Bonjour tout le monde, et bon dimanche à vous !
Voici un nouveau chapitre pour cette fanfiction. Le délai d'une semaine entre chaque publication me semble "faisable" alors on peut imaginer une MaJ tous les week-ends, sauf divers aléas.
Merci à vous d'être toujours là, au poste : erika shoval, ulkan13, Imaginaire-de-kiki, Maryfanfictions (Je ne suis pas sûre en fait que Jasper lui-même sache sur quel pied danser vis-à-vis de son cousin...), Elodie pixie B, Shiriliz, Linaewen'Z, soraya2107, tia 63, halay, vinie65, Grazie, Pattenrond, mlca66 (hum en fait au début de cette histoire il y a déjà un passage qui explique pourquoi Jasper n'est plus médecin :) et à titre personnel, oui on essaie de faire aller. Ma tante se remet peu à peu même si les nouvelles ne sont pas toutes joyeuses, et on continue de vivre avec :) merci), nini54 (Edward a beaucoup d'affection pour Bella), aussidagility, aude77, sarinette60, EdwardxBella, katner, lena -lna933-, kikinette11, Anais88, calimero59, Mariefandetwilight, Nini Hathaway, Bellaeva et Lily-Rose-Bella.
Et merci à toutes les personnes derrière leurs écrans, qui viennent cliquer ici :)
Un grand merci à Marion, pour sa correction attentive et juste. Et aussi un merci à Andrea, qui m'a permis de lancer cette histoire en discutant longuement du sujet avec moi :)
Bon dimanche, à très vite !
Prenez soin de vous.
Tiftouff19
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Chapitre 12 : L'accidenté
Point de vue de Bella.
Heureusement que le docteur Cullen m'avait donné une plaquette de somnifères, parce que je ne supportais plus de m'endormir en entendant le bruit de cette balle tomber dans le haricot en métal. Je l'entendais partout, tout le temps, et revoyais régulièrement ce qui s'était déroulé sous mes yeux voilà une dizaine de jours maintenant.
Ce pauvre Edward, opéré à vif pour se faire retirer une balle dans l'épaule... Cette flaque de sang monstrueuse sur le sol du salon des Cullen, et l'odeur de rouille du liquide rouge.
- Baya ? Baya !
- Bella !
- Hein ? Quoi ?
Je chassai de derrière mes yeux ce corps étendu sur le sol, pour voir Siobhanne qui me fixait sourcils froncés, et la petite Helen qui tirait sur mon pull. Ok. La crèche, le boulot, les enfants. Rien d'autre.
- Oui Helen ?
- Il y est où mon doudou ?
- Dans le casier, ma pépette !
- Ah yé veut mon doudou !
- Non, les copains ne l'ont pas, tu n'en as pas besoin... Va jouer ma puce !
- Et mon susu ?
- La sucette non plus, elle reste dans le casier avec ton doudou, elle se repose... Tu la retrouveras quand maman arrivera...
- Elle y est où maman ?
- Au travail !
- Hein ?
- Elle est au travail...
- Yé attends maman, moi !
Je lui souris alors qu'elle partit s'asseoir entre la petite cuisine en bois et le fauteuil pour donner le biberon aux bébés.
- Tu étais partie où, exactement ?
Je n'avais pas raconté un mot de ce qui s'était passé, à Siobhanne. Je tentais de respecter la demande du docteur Cullen, de ne rien divulguer sur cette affaire à personne. Et quand quelqu'un se fait tirer dessus, c'est rarement une bonne affaire... Je pouvais presque comprendre pourquoi Jasper me parlait d'une histoire sordide.
Parce que ça l'est. Réellement.
- Nulle part... Je crois que je suis juste fatiguée...
- Tu es bizarre depuis une grosse semaine... Si tu es malade, tu devrais prendre un congé...
- Non...
Je ne veux pas rester seule, à repenser à tout ça...
- Non, faut que je me reprenne... J'ai juste... des soucis familiaux...
Sio arqua un sourcil.
- Un souci familial ? Et tu ne veux pas m'en parler ?
- Non, je t'assure, rien de grave... Juste... Alice et... et son nouveau copain qui... Il est bizarre...
Autant prendre le premier prétexte venu, et puis ce n'était pas totalement faux... Jasper n'est pas quelqu'un qui m'inspirerait confiance à première vue.
- Oh... Je vois...
Le petit Teddy se mit à pleurer dans la chambre des bébés, et je notai son heure de réveil.
- Je vais le changer, murmurai-je, trop contente de m'échapper.
La dernière demi-heure de travail fut trop longue à mon goût, et je n'étais pas vraiment mécontente de me retrouver dans mon véhicule. J'allumai le moteur et pris la route pour rentrer chez moi. Je devrais vraiment me reprendre...Ne plus penser à ça... Siobhanne se contentera certainement de cette explication quelques jours, mais ça ne durera pas.
Et Jasper ne m'avait donné aucune nouvelle, contrairement à ce que m'avait promis le docteur Cullen. En réalité, je ne l'avais pas revu. Alice et lui avaient eu un rendez-vous en milieu de semaine, qu'il avait annulé pour « rester surveiller l'état de santé d'Edward » alors que le docteur était de garde à l'hôpital.
Ma sœur avait aussi été secouée par ce qui s'était produit sous nos yeux, mais elle tentait de philosopher en se disant qu'il avait été sauvé et qu'il était entre de bonnes mains. En fait, elle ne voulait plus en parler et quand nous nous retrouvions seules, elle ne cessait de monopoliser la parole pour me raconter à quel point Jasper était un amant formidable et attentif. Elle semblait n'avoir aucun doute sur son avenir avec lui, et ne pouvait s'empêcher de me répéter à quel point elle se sentait « fusionnelle » avec lui, depuis l'accident.
Car c'était ainsi que nous en parlions. « L'accident ».
Je pilai, heureuse qu'il n'y ait pas eu de véhicules derrière moi, à l'embranchement du chemin qui menait à la villa des Cullen. Après tout, Edward a vécu chez moi, a volé mon argent et je l'ai vu se faire opérer à vif... ça me donne bien le droit d'avoir des nouvelles, non ? Je tournai à gauche puis grimpai le chemin de terre. Je fus surprise d'être arrêtée par un homme qui tenait un talkie-walkie. Le grand portail qui était ouvert le soir de l'accident était désormais clos. L'homme tapait contre ma vitre, et je l'abaissais.
- Bonjour madame ! Vous êtes sur une propriété privée !
- Je voudrais voir le docteur Cullen !
- Êtes-vous attendue ?
- Non, mais...
- Alors je ne peux pas vous laisser passer, madame... Je vais vous demander de faire demi-tour. Je suis désolé !
- Mais attendez, je suis... Je voudrais voir le docteur et... Je dois m'entretenir avec lui...
- Je suis navré madame, ce n'est pas possible. Faites demi-tour, s'il vous plaît !
- Je veux le voir...
L'homme se redressa légèrement.
- Vous ne pouvez pas. Je suis désolé !
- Je suis Isabella Swan... Bella Swan... Je ne leur veux aucun mal, je suis une patiente du docteur Cullen... Je voudrais avoir des nouvelles de son neveu, Edward...
Il soupirait, et accrochait son talkie-walkie à sa ceinture.
- Attendez ici...
Il retourna dans son petit cagibi et prit son téléphone. Après une petite minute, il revint me voir.
- Vous pouvez y aller...
- Merci !
Il m'ouvrit le portail et je m'engageai sur le chemin tortueux. Je me garai devant la maison et toquai contre la porte. Le médecin vint m'ouvrir, un léger sourire triste sur le visage.
- Bonjour Bella !
- Bonjour docteur... Veuillez excuser mon intrusion...
- Entrez, je vous en prie !
Il s'effaçait pour me laisser entrer. La maison était calme, étrangement calme par rapport à la dernière fois. A quoi m'attendais-je ? A des cris, une nouvelle opération ? Non...
- Pardonnez mon service de sécurité, mais j'ai dû renforcer les mesures... Ils ont ordre de ne plus laisser passer personne, même si un deuxième véhicule semble suivre l'un des nôtres ou la voiture de Jasper... Avec mon frère en liberté...
- Je comprends...
Quand je pense à la façon dont Alice m'a faite suivre la voiture de Jasper... ça en était presque pathétique...
- Comment allez-vous ?
- Un peu fatiguée... J'ai eu de la peine à fermer l'oeil depuis...
- C'est compréhensible, vous avez vécu une expérience traumatisante...
Il me conduisit jusqu'au salon. Il n'y avait aucune trace de l'opération, plus de sang. Il me semblait que la moquette beige de la fois précédente avait été remplacée par un blanc plus clair. Ont-ils réellement changé le sol ? Avec tout ce sang...
- Vous prendrez quelque chose ? Un thé ? Un café ?
- Un verre d'eau, merci...
Il se dirigea vers la cuisine et revint deux minutes plus tard avec deux verres d'eau.
- Asseyez-vous, je vous en prie !
- Merci...
Je pris place sur le sofa dans les tons beige et écrus, et pris une gorgée de mon verre d'eau.
- J'imagine que vous venez prendre des nouvelles d'Edward ?
- Oui... Je n'ai pas eu de nouvelles par Jasper... Il a seulement vu ma sœur, et je crois qu'elle a été choquée, trop choquée pour reparler de ce sujet... Comment va-t-il ?
- Je veille sur son rétablissement, et Jasper prend le relais quand je suis de garde... Il se remet doucement, mais il est vraiment très fatigué... Ce qui est normal... Il a subi une lourde opération avec tout l'inconfort possible...
- Mais il... Il va bien ?
- Il récupère...
- Est-ce que je peux... aller le voir ?
- Oui, j'imagine que oui... Il vous a réclamé à son réveil...
Je me levais pour le suivre, le cœur étrangement serré. Le fait qu'il m'ait réclamé... ait voulu me voir, moi...
Il toqua contre la porte de la chambre, attendit quelques secondes avant d'actionner la poignée. J'apercevais la grande baie vitrée ouverte, donnant sur un joli balcon qui surplombait la forêt. Vivre ici, avoir cette vue, c'était un peu comme dominer la nature. Et l'endroit était tout simplement majestueux... Carlisle s'avança doucement, ses pas étouffés par la moquette grise, et il atteignit le balcon.
Je m'avançai timidement jusqu'à eux, tentant d'être discrète.
- Ton attelle s'est défaite, laisse-moi la remettre...
Edward apparut alors dans mon champ de vision, assis sur un coussin moelleux dans un confortable fauteuil en osier. Ses jambes étaient étendues devant lui, et un plaid lui tenait chaud. Carlisle repositionnait l'attelle bleue marine sur le pull noir de son neveu.
- Je te laisse, Bella est venue te voir...
Il passa une main discrète dans les cheveux d'Edward, mais je ne pus m'empêcher de remarquer le mouvement de recul de ce dernier.
- D'accord... A tout à l'heure...
Le médecin quitta la pièce, et je m'avançai.
- Bonjour Edward...
Il parut surpris de me voir, puis, j'ignorai vraiment pourquoi, il sembla plus serein. Son sourire semblait se décrisper.
- Bella ? Tu étais partie quand je me suis réveillé...
Je souris timidement, m'asseyant sur le deuxième fauteuil en osier à sa gauche. L'air était agréable, et quelques oiseaux chantaient au loin.
- Je suis désolée... Comment te sens-tu ? Est-ce que tu as mal ?
Je ne savais pas vraiment par où commencer. Après tout, je ne connaissais pas vraiment Edward, hormis ces quelques jours passés en sa compagnie pendant les intempéries.
- Oui, un peu encore... Mais Jasper dit que c'est normal, que c'est une blessure par balle et que ça fait mal...
J'imagine, oui...
- J'ai eu peur pour toi... C'était très impressionnant... Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que quelqu'un t'a tiré dessus ?
Il mit un certain temps avant de me répondre.
- C'était James, mais il l'a pas fait exprès je crois... Je savais pas qu'il allait rentrer maintenant, alors j'ai cru que c'était Anthony qui était là... Je me suis levé et j'ai pointé l'arme vers la porte de la cave... Il a eu peur, peut-être qu'il m'a pas reconnu et il a sorti son pistolet et il a tiré... Après, il est parti en courant...
« Pas fait exprès », hein ? Je n'aime pas ce James... Je ne l'aimais pas beaucoup déjà, rien qu'à l'idée qu'il profite de la naïveté d'Edward pour lui faire prendre de la drogue. Mais si en plus il manie des armes à feux...
- Pourquoi tu avais une arme ?
- Mais parce qu'il est dehors maintenant, et qu'il a promis de me tuer !
- Qui ? James ?
- Non, Anthony...
Ainsi donc, il tentait de se protéger de son père. Et il s'était donc armé pour ça... pour se défendre...
- Où est ton arme ?
- Dans la cave, j'ai eu tellement mal quand il m'a touché que je voulais juste qu'on m'enlève la balle... Je voulais pas mourir... Je veux pas mourir !
J'attrapai sa main, et la serrai doucement.
- Tu ne vas pas mourir, d'accord ? Tu es en sécurité ici, ton oncle assure ta protection... Tu as très bien fait de venir voir Carlisle... Il saura t'aider...
- Il me soigne...
- Oui, il est gentil...
Le silence s'imposait entre nous, apaisant. Silence qu'il rompit de lui-même.
- Je voulais pas voler ton argent...
- Edward...
- Mais je devais retourner dans la rue, comme ton père a dit... Tu ne pouvais pas me garder avec toi, et j'ai eu peur alors... parce que je n'avais plus à manger après et...
- Shh... c'est oublié, d'accord ?
Après tout, Jasper m'a remboursé cette somme même si ce n'était pas à lui de le faire. Et Edward est vivant... Alors, disons que je peux passer par-dessus cette erreur de parcours... en espérant qu'elle ne se reproduise pas...
- Est-ce que tu as aimé la fleur ?
- Oui, elle était très jolie, souris-je.
Il me rendit un joli sourire à son tour, et reportait son attention vers l'horizon.
- Je suis content... J'ai acheté une fleur pour maman aussi, j'ai été la mettre sur son cercueil... Elle en aurait voulu une très fort... elle adorait ça mais il voulait pas qu'elle s'en achète parce qu'il disait qu'elle en avait pas besoin, et qu'elle le méritait pas... pourtant, elle méritait toutes les fleurs du monde maman... Et si j'avais beaucoup d'argent, je lui en achèterais tout le temps...
Sa voix se perdait dans le silence, et je déglutissais, mal à l'aise. Il a l'air d'avoir tellement aimé sa maman, et de l'aimer encore... c'est injuste...
- Je suis sûre qu'elle a aimé cette fleur, et elle sait que tu voudrais lui offrir des fleurs. Elle doit en être contente...
- Tu crois ?
Sa voix était pleine d'espoir, comme ses yeux. Comme si ce que je lui racontais sur sa maman était la vérité. Comme si c'était ce qu'il avait besoin de savoir.
- J'en suis certaine... elle doit te voir, et t'entendre...
- Est-ce qu'elle sait que James m'a tiré dessus ?
- Certainement... Et ça doit la rendre triste...
- Je veux pas qu'elle le soit...
- Elle sait que tu l'aimes, alors elle n'est pas malheureuse...
Edward me souriait, et je remarquais que sa main ne lâchait pas la mienne. Au contraire, il la serrait encore plus. Pourtant, il semblait si réticent au contact, et plus particulièrement au contact de son oncle...
- Je suis content que tu sois venue me voir...
- Je suis contente de voir que tu vas mieux...
- Est-ce que tu vas partir ?
- Je suppose que je peux rester un peu avec toi, si tu veux bien...
Il opina vigoureusement, et je décidai de m'installer plus confortablement. Je me laissais aller contre le coussin, et observais le profil de mon nouvel ami.
- Tu as été au travail ?
- Oui, j'ai été garder les enfants...
- Et comment ils sont ?
Je lui détaillais alors toute ma journée, étonnée par son intérêt pour les choses ennuyeuses comme le protocole d'hygiène ou la façon dont je change une couche chez un bébé.
- Et tu n'as pas peur de les casser ?
Je ne pus m'empêcher de sourire.
- Au début si, j'avais peur... Mais ils sont solides, et j'essaie d'être la plus douce possible...
- Et tu travailles tous les jours ?
- Oui, sauf le week-end bien sûr...
- Alors, tu vas revenir me voir le week-end ?
- Tu veux que je revienne ?
- Oui... J'aime bien quand tu discutes... Tu as une jolie voix et j'ai envie de l'entendre encore...
Mon cœur se serrait dans ma poitrine.
- Merci...
- Alors ? Tu vas revenir ?
- Oui, je vais essayer de revenir te voir demain...
- Alors, demain n'arrivera pas assez vite...
Son sourire s'élargissait. Une longue heure était passée, seulement entrecoupée par la visite du médecin qui amena ses cachets à Edward contre la douleur. Il se mit à bâiller de plus en plus fréquemment, certainement éreinté.
- Tu devrais aller t'allonger...
- Oui...
Il se releva difficilement, et je l'aidai du mieux que je pus. Il devait probablement passer une grande partie de ses journées allongé ou assis, et son équilibre sur ses jambes en pâtissait. Carlisle rentra dans la chambre, alors que j'aidais Edward à se coucher sous la couverture.
- J'apporterai ton dîner dans une heure mais j'aimerais que tu descendes avec nous... Tu verras autre chose que ta chambre et ce balcon, et je pourrais te faire marcher un peu...
- Je suis fatigué...
Edward fermait déjà les yeux.
- Bella ?
- Oui ?
Je m'agenouillais devant le matelas, pour mieux entendre sa voix qui partait déjà dans le sommeil.
- Tu te rappelles quand j'étais chez toi, tu m'as dit d'imaginer la lune qui brille sur la mer quand j'ai peur...
- Oui, c'est vrai, je m'en rappelle...
- Je le fais tout le temps et ça marche...
- Tu vois ? J'ai de bonnes idées...
- Est-ce que tu le fais, toi ?
- Quelquefois...
- Et tu... tu i... imagines quoi ? Demanda-t-il en bâillant.
- Tu devrais te reposer, Edward ! Trancha Carlisle.
- Je reviendrai t'expliquer demain ce que j'imagine... D'accord ?
- Merci...
J'hésitai à me pencher vers lui pour déposer un baiser sur sa joue. Mais son air endormi de petit garçon soulagé, presque heureux de dormir dans un lit si confortable, me fit craquer et je l'embrassai doucement sur la joue.
- Dors bien... murmurai-je.
Mais il ne répondit rien, déjà arrivé au pays de Morphée.
.
Carlisle referma la porte derrière nous.
- Vous êtes un ange, avec lui... D'une patience formidable... Il est si renfermé avec nous trois... très isolé...
- Son histoire m'a touchée...
- Vous pourriez lui en vouloir pour avoir volé votre argent...
Je me contentai de lui sourire pour toute réponse.
- J'aimerais revenir demain, si vous n'y voyez pas d'inconvénients...
- Je n'en vois aucun, il n'a pas arrêté de me parler de vous à chaque fois qu'il était réveillé... Sa déception a été grande quand il ne vous a pas vu à son réveil après l'opération... Vous avez eu un geste formidable pour lui, l'héberger en plein hiver... sans le connaître...
- Il a suffisamment vécu de choses atroces, je crois...
- Nous sommes d'accord... Soyez certaine que si vous avez besoin du moindre service, je serai là pour vous !
- Merci docteur Cullen !
Il me raccompagna jusqu'à la porte d'entrée.
- Vous êtes quelqu'un de bien, Bella...
- Merci...
- A demain soir, alors...
- Bonne soirée !
.
.
Je me sentais impatiente, à monter les escaliers qui menait jusqu'à la chambre d'Edward. Durant ma pause à dix heures, j'avais été dans un petit kiosque à journaux, pour trouver des brochures de voyages. Edward devait s'évader de son quotidien et son passé sordides. Aussi, j'avais la solution pour l'aider...
L'épouse du docteur Cullen m'avait ouvert la porte, et après avoir bu un thé en sa compagnie, une femme charmante d'ailleurs, elle m'avait autorisée à aller voir son neveu. Comme hier, je trouvais Edward assis sur son fauteuil à observer la forêt.
- Salut Edward !
- Bella !
Je me penchai vers lui et déposai un rapide baiser sur sa joue.
- Comment tu te sens, aujourd'hui ?
- Je t'attendais, et je craignais que tu ne viennes pas me voir...
- Non... Ne t'en fais pas... Regarde ce que je t'ai apporté !
Il se redressa, regardant avec intérêt ma poche. Je sortis les cinq magasines sur les îles, les paysages aquatiques et en ouvrais un au hasard.
- J'achète souvent des magasines comme ça, pour rêver devant les paysages et m'imaginer ailleurs qu'à Forks... Les images sont magnifiques...
Je rapprochais mon fauteuil du sien, et tournais les pages.
- C'est où, ça ?
- A Saint Martin...
- Wow, c'est trop beau ! Je voudrais y aller !
- Il y a pleins de petites îles magnifiques, regarde... Je rêverais d'avoir une petite île privée, tu sais avec ma propre plage... Sans être dérangée...
- C'est à ça que tu rêves quand tu as peur ?
J'acquiesçai.
- Oui... Oui, je m'imagine sur une plage, seule... A regarder le coucher de soleil... Je suis allongée dans un hamac planté entre deux palmiers, et je me dis que c'est un bonheur simple que je voudrais connaître...
- Je le voudrais aussi...
Je remarquais ses yeux vert, dont la couleur semblait briller aujourd'hui plus qu'à l'accoutumée.
- Je vais te les laisser, il y a certainement pleins d'articles intéressants que tu devrais lire ! On voyage autant avec les photos que les récits des journalistes ! Tu vas voir, on apprend pleins de choses et...
- Bella...
- Oui ?
- Je sais pas lire...
Qu...Hein ?
