Salut tout le monde !
Un petit chapitre vite fait bien fait, avant de partir au boulot. Donnez-moi du courage par review lol
Je vous remercie TOUTES et tous de vos messages géniaux ! Vous êtes de plus en plus nombreuses à me laisser vos ressentis, et j'adore ça ! Vous avez fait dépasser la barre des 500 reviews, j'en ai encore la tête qui tourne à chaque fois ! Merci à vous !
Je vous souhaite une bonne lecture, merci à Marion pour sa correction ! A très vite !
Tiffany
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Chapitre 14 : Le goût d'une première fois
Point de vue d'Edward.
Et voilà ! Ce n'était pas très facile, mais j'ai réussi je crois ! Bon... C'est pas écrit très droit, mais ça fait deux pages et à la fin, c'est un peu mieux.
B-E-L-L-A...
Et j'espère qu'elle sera contente...
Esmé entra dans la chambre.
- Edward, ton amie est là... Le dîner est prêt !
- Ah, chouette ! Oh, ça tourne...
- Attends, ne te lève pas si vite... Je vais t'aider !
Ma tante vint m'aider à me redresser.
- Tu n'as pas beaucoup marché ces derniers jours... Carlisle a raison, tu devrais venir en bas plus souvent pour faire quelques pas... Tu vas t'engourdir à force de faire le seul trajet : chambre-salle de bains...
On se fiche de ce que Carlisle pense !
- Viens, on y va...
- Attends, faut que j'amène cette feuille là !
- Je te l'attrape...
Esmé attrapa la feuille et posa son regard dessus.
- Non ! Regarde pas ! C'est un secret !
Je veux pas qu'elle regarde ! C'est un secret entre Bella et moi ! Elle n'a pas à le regarder ! Non, non ! NON !
- D'accord... Excuse-moi, je n'ai rien vu, c'est promis... Allez viens, on descend...
Bella était en bas des marches, à discuter et à rire avec Carlisle. Pas avec elle !
- Bella...
- Oh ! Edward !
Elle a un joli sourire sur son visage. J'aime bien quand elle sourit, parce qu'elle est encore plus jolie. Même si elle est très belle sans sourire aussi ! Esmé m'aida à descendre jusqu'à elle et elle s'approcha pour me prendre dans ses bras.
Carlisle ne me fera pas de mal tant qu'elle est là...
- Je suis contente de te voir en dehors de ta chambre...
- Je suis content que tu sois là, toi !
Elle me serra plus fort, et j'embrassai sa joue doucement. Elle a la peau vraiment douce...
- Tu m'as manqué, parce que t'es pas venue hier...
- Je suis désolée, j'avais beaucoup à faire en ville... Des rendez-vous à la banque, et avec des amies entre autres...
- Mais tu es quand même là ce soir !
- Oui, et je reste avec toi pour ce repas !
- Je vais servir les apéritifs au salon, Carlisle, tu viens m'aider ?
- Je vais venir vous aider, Mrs Cullen...
- Oh non ma chérie ! Reste avec Edward, il est content de te voir je crois...
- D'accord... sourit Bella.
Faut que je lui montre ce que j'ai fait !
- Tu t'es entraîné à lire ?
- Un peu, mais j'ai fait ça hier faut que je te montre !
J'espère qu'elle va aimer... J'espère qu'elle va aimer... J'espère qu'elle va vraiment aimer !
- Qu'est-ce que c'est ?
- J'ai essayé d'écrire Bella, c'était pas très facile et au début j'ai mal fait mais en fait à la fin t'as vu, c'est presque bien... Tu aimes ? J'espère que tu aimes, parce que j'ai mis longtemps pour le faire...
- Tu... tu as fait ça tout seul ?
- Toute la nuit ! Je voulais que j'en fasse un bien, pour que tu sois contente ! Est-ce que tu es contente ?
- C'est... Merci beaucoup... C'est beaucoup de progrès pour toi, d'avoir fait ça tout seul...
Elle se mit à pleurer. Est-ce que j'ai mal fait ?
- Pourquoi tu pleures ? Tu n'es pas contente ?
- Si... si... c'est... c'est très émouvant... de voir ça...
- Pourquoi ?
- Parce que tu ne sais ni lire ni écrire et tu passes une nuit à écrire mon prénom pour me faire plaisir... C'est très... c'est parfait...
- Alors, j'ai fait bien ?
- Oui, très bien ! C'est parfait ! Je veux bien le garder...
- Je suis content, alors, c'est pour toi...
Elle s'approcha de moi et me prit dans ses bras.
- Merci Edward... Merci infiniment...
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Point de vue de Bella.
Je ne pouvais pas croire qu'il ait essayé d'écrire mon prénom.
Juste mon prénom...
Plus de cinquante lignes de mon prénom. Au début, les lettres étaient à l'envers, dépassaient les lignes. Ensuite, il s'était visiblement entraîné à faire chaque lettre séparément, ayant le plus de mal avec le « B ».
Mais il y est arrivé... Même si c'était maladroit et mal formé, il y était arrivé...
Je glissai le papier dans ma poche de jeans, le cœur léger. Rendre visite à Edward était une chose qui me paraissait essentielle maintenant. La journée, je ne pensai qu'au moment où j'allais emprunter ce chemin forestier et même si désormais, je me verrouillais de l'intérieur dans mon véhicule au cas où Anthony soit dans les parages, j'avais plaisir à venir ici.
- On va rejoindre ta tante et ton oncle ?
Il opina, avant de me guider jusqu'au salon. Il semblait faible sur ses jambes, et extrêmement pâle. Mais il souriait.
- Installez-vous, qu'est-ce que je vous sers, Bella ? Un petit cocktail ?
- Volontiers, merci...
Elle me servit un verre à cocktail, avec une tranche d'orange à l'intérieur.
- Merci !
- Edward ? Pas d'alcool en tout cas, avec tes médicaments... Je t'ai acheté du coca !
Sa tante lui tendit un verre, avant de servir son oncle. Edward était assis à côté de moi dans le sofa beige, devrais-je dire collé contre moi. Son regard fuyait le contact visuel avec son oncle, qui sembla passablement agacé de son attitude. Esmé revint de la cuisine avec un plateau de toasts et nous en offrit.
- Merci...
- Alors Bella, vous travaillez en crèche, c'est ça ?
- Absolument...
- Depuis longtemps ?
- Depuis trois ans, exactement...
- Et ça vous plaît ?
- Oui, énormément... Mais j'envisage une nouvelle orientation...
- Vraiment ? Qu'aimeriez-vous faire ?
- J'aimerais devenir auxiliaire puéricultrice, et travailler dans un service de relations entre mères et enfants !
- C'est un secteur qui recrute énormément, m'informa Carlisle. Vous devriez passer vos examens rapidement...
- J'aimerais m'y lancer, effectivement. Mais mon employeur ne veut pas m'aider à financer cette formation, qui va être coûteuse en temps et en moyens... Il me faudrait quitter mon emploi, pour avoir le temps nécessaire...
- Je comprends tout à fait ! Néanmoins, persévérez dans cette voie, c'est un emploi merveilleux et d'ici quelques temps, ils vont assouplir les conditions des examens ! Profitez-en ! C'est un beau métier !
- Je sais, j'adore m'occuper des enfants, et plus généralement des gens autour de moi.
Edward s'appuya un peu plus contre moi, souriant.
- Elle s'occupe bien des gens... c'est une gentille, Bella...
- Je crois que Carlisle et moi n'avons pas vraiment eu l'occasion de vous remercier d'avoir pris soin d'Edward quand il y a eu la tempête de neige... Nous étions tellement inquiets de le savoir à la rue... Vous avez été une bénédiction pour lui, et nous vous en sommes très reconnaissants de l'avoir fait venir chez vous, de l'avoir soigné...
Ils sont si gentils... Pourquoi Edward fuit leur présence ?
- Je vous en prie... C'était assistance à personne en danger... Et je suis fille de shérif, alors... souris-je.
- Comment va votre sœur ?
- Très bien, elle passe beaucoup de temps avec Jasper...
Carlisle me sourit.
- Oui, effectivement ! Nous ne voyons plus beaucoup notre fils !
- Oh vous savez, avec Alice... Elle est très... disons... envahissante !
Le médecin eut un petit rire.
- Enthousiaste, plutôt !
- Non, envahissante je vous assure !
Esmé me donna un nouveau toast.
- Et vous avez une autre sœur, je crois ?
- Oui, Rosalie... Elle est en couple avec Emmett McCarthy !
- N'est-il pas policier ?
- Oui, il est le bras-droit de mon père...
- Je crois le connaître, un homme gentil...
- Absolument ! J'adore Emmett ! Il est comme un grand-frère pour moi, même s'il peut se trouver très taquin parfois... souris-je.
En fait, depuis qu'il était entré dans la vie de ma sœur, je n'imaginais plus qu'il ne soit plus avec elle un jour.
- J'aurais aimé que maman quitte Anthony et aille avec un autre homme et qu'elle ait d'autres enfants que juste moi... ça aurait été mieux, hein ?
Nous interrompîmes notre discussion, suite aux paroles d'Edward. Esmé baissa les yeux, et Carlisle se racla la gorge. Bon... D'accord... Au moins, c'est clair...
- Les choses étaient... compliquées, pour ta maman, Edward... murmura Carlisle, sans le regarder dans les yeux.
- Pourquoi ?
- Parce qu'elle... qu'elle était toute seule et...
- Pourquoi tu l'as pas aidé, toi ? Pourquoi tu nous as pas aidé ? Hein ?
- Edward ! Le reprit Esmé.
- Non ! Non ! Je veux savoir pourquoi tu l'as pas aidé ! Tu savais qu'il était malade hein ! Tu nous as laissé avec lui et t'es jamais venu nous voir ! JAMAIS ! TU L'AS TUE PUTAIN !
- NE REDIS JAMAIS CA EDWARD ! JAMAIS ! JE NE VEUX PLUS ENTENDRE CA ENCORE UNE FOIS !
Edward s'était levé pendant les paroles de son oncle, qui hurla.
- TU VAS ME LE REPROCHER TOUTE MA VIE ? JE NE POUVAIS PAS PREVOIR CE QUE FAISAIT ANTHONY ! JE N'AURAIS JAMAIS IMAGINE QU'IL IRAIT TUER TA MERE ! JE NE SAVAIS PAS CE QUE VOUS SUBISSIEZ AVEC LUI ! TU NE VAS JAMAIS ARRÊTER DE ME LE REPROCHER ? TU VAS ME LE REPETER TOUTE MA VIE POUR QUE JE CRAQUE ? TU VEUX QUOI, EDWARD ? QUE JE MEURS A MON TOUR POUR QUE TU TE SENTES MOINS RESPONSABLE ? POUR QUE TU ME CROIS HONNÊTE ?
Le médecin se leva, bousculant la table du salon dans un geste nerveux et quitta le salon, visiblement éreinté.
- Edward !
Mais il quitta aussi la pièce, nous laissant seules avec Esmé. La tante d'Edward retenait avec peine ses larmes, reniflant discrètement.
- Excusez-nous... Excusez ce... cet écart de conduite de mon mari... Il est... un peu sur les nerfs depuis que... depuis qu'Anthony est venu ici et... et il a peur... Il ne pensait pas, jamais qu'il puisse faire ce qu'il a fait et... Il ne veut pas qu'il trouve Edward... Et c'est... le savoir dans les coins...
- Je vous en prie...
Mais les peurs d'Edward sont légitimes...
- Je devrais... Vous devriez aller voir votre époux... Je vais tenter de voir si je peux faire quelque chose pour Edward...
Elle se leva, et pressa ma main.
- Vous êtes son ange-gardien, Bella...
Je me dirigeai vers la chambre d'Edward, dont les battants de la baie vitrée étaient ouverts. Edward était debout, surplombant la forêt, seulement illuminé par la pleine lune. Sa respiration était forte, plus forte que le vent qui se levait.
Je m'avançai précautionneusement vers lui, venant à son niveau et m'appuyant contre la rambarde du balcon.
- Des fois, je voudrais passer ma jambe par-dessus ce balcon, me mettre debout et sauter ! Ça serait comme voler, et tout oublier...
- Tu sais que si tu faisais ça, voler ne durerait qu'un instant, et tu pourrais t'écraser en bas...
- C'est aussi ce que je voudrais !
Oh non seigneur... je ne peux pas entendre ça ! JAMAIS !
- Ne redis, ne refais JAMAIS ça ! Je ne veux PAS t'entendre tenir de tels propos, aussi malheureux sois-tu ! Je ne PEUX PAS concevoir que j'essaie de t'apprendre à lire et à écrire, et que tu veuilles en finir ! Qu'est-ce que je ferais si tu faisais ça ? Je t'ai déjà vu l'épaule ouverte et en sang dans ce maudit salon, et cette vue m'était insupportablement douloureuse ! Je ne veux pas que ça se reproduise, parce que... bon sang... Qu'est-ce que je ferais si je ne pouvais pas venir te voir, le soir ?
Il se tourna face à moi, et je ne maîtrisais aucun de mes propos.
- Bella...
- La vie est belle, Edward... Chaque jour, chaque seconde mérite d'être vécue... Alors je sais l'horreur que tu as vécu... Je sais que ce que tu as vu doit t'empêcher de dormir et c'est bien normal... Je ne te demande pas d'oublier tout ça, j'aimerais juste que tu... tu libères ta tête de toutes ces choses noires... Ton oncle est réellement gentil, Edward... Il t'a opéré sans hésiter pour te retirer cette balle, et fait de son mieux pour te protéger. Il ne te veut pas de mal, jamais... Ne reste pas sur le fantôme de ton père. Il ne mérite pas que tu lui prêtes attention... Ces gens, ici, t'aiment et sont tous prêts à t'offrir un toit, de la chaleur, de l'amour et un certain confort... Tu ne peux pas te contenter de rejeter Carlisle, juste parce qu'il ressemble énormément à Anthony... Je sais que ta mère voudrait que tu restes proche des gens qui t'aiment et tiennent à toi... Ton oncle et ta tante ne te veulent que du bien... Tous les gens dans cette maison ne veulent que ton bien-être... Tu ne trouveras pas d'issue dans la haine, la colère... Ni dans la rue, et encore moins la drogue et que sais-je encore...
Je tentais de retrouver un semblant de respiration. Ai-je vraiment dit ça ? Comment va-t-il réagir ?
- Nous sommes là, pour te donner une chance... Saisis cette occasion, et n'éloigne pas les gens qui t'aiment... Si nous sommes là, c'est pour toi. Parce qu'on t'aime tous et qu'on sait que tu vaux bien mieux que la vie que tu mènes actuellement au milieu de la drogue et des armes... Si je suis là, si nous sommes là, c'est parce qu'on a envie que tu ais une belle vie...
Sans que je ne m'y attende, alors, lorsque je croisais enfin son regard, ce dernier était empli de larmes.
- Je fais toujours mal les choses... Je veux pas être comme lui... Je veux pas...
Ses sanglots roulèrent sur sa peau, me faisant me sentir coupable. J'ai été trop dure... trop directe... j'aurais dû... Je sais pas...être plus... calme...
- Je suis désolée, Edward... Je ne voulais pas te faire de mal...
- J'sais pas qu... quoi faire... J'sais pas co... comment faire p...pour être m... mieux... hoqueta-t-il.
Je ne pus m'empêcher de l'attirer dans mes bras.
- Tu fais ce que tu peux, Edward, je le sais... Tu veux déjà apprendre à lire et à écrire, c'est un très grand pas...
- Je veux rester avec toi !
Je passai ma main dans son dos, pour l'apaiser.
- Je suis là...
- Tu es... tu es gentille...
- Toi aussi tu es gentil...
- Je veux rester avec toi Bella... S'il te plaît... Je suis gentil quand je suis avec toi...
- Tu es gentil tout le temps...
- Moi j't'aime bien, Bella... Je veux que tu restes avec moi !
Oh seigneur...
- Comment peut-on... comment j'peux rester avec toi ?
- Edward, je... si tu veux, je suis en vacances dans dix jours... Si tu veux venir à la maison le temps de mes vacances... Passer quelques jours... Tu voudrais ça ?
- Oui, comme ça on lirait tous les jours et je progresserai vite !
- Je n'en doute pas...
Il eut un petit sourire, et appuya son front contre le mien. Mon cœur s'accélérait. Pourquoi un homme si beau, avec un tel physique et une telle gentillesse au fond de lui, souffrait tant ? Je voudrais changer sa vie. Claquer les doigts et tout reprendre à zéro pour lui. Avec sa mère, sans son père. Il n'aurait jamais souffert, n'aurait jamais vu ce qu'il a vu, et nous nous serions connus dans d'autres circonstances.
- On va faire ça, d'accord ? Un stage lecture... Toi et moi, ça va aller... Tu sauras lire très vite, j'ai confiance en toi !
- Tu es formidable, Bella...
Ses yeux étaient d'un vert profond et intense, brillants sous la pleine lune.
- Tu devrais redescendre, et au moins dire « pardon » à ton oncle... Il a beaucoup de peine pour toi, et il voudrait que tu ailles mieux...
- Reste avec moi, alors...
- C'est juré...
J'enlaçai sa nuque plus fortement, me serrant contre lui. Sa main naviguait avec tendresse sur mes côtes, me causant des frissons sur tout le corps. Bizarrement, j'avais hâte d'être à ce séjour avec lui chez moi... Si ça pouvait lui donner de l'espoir...
- Bella ?
- Oui ?
- Tu sais... Je t'aime bien, c'est pas assez...
- Pour ?
Mon cœur se serra, comprimé dans ma poitrine. Je me sentais si bien dans ses bras... Il est si doux...
- Je t'aime beaucoup Bella... Et des fois, c'est comme ma colère mais j'ai envie de t'embrasser... Je fais ce que je peux pour pas le faire, comme la colère...
Euh... wow... c'est...
- Edward, je...
Mais il me coupa la parole, déposant ses lèvres sur les miennes doucement. Je fermais les yeux, sa main calant ma nuque. Sa bouche était douce, hésitante et légère contre la mienne.
Avec la saveur d'une première fois.
