Bonjour à toutes et à tous,
permettez-moi de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année ! Soyez heureuses (-x) !
Je vous remercie toutes infiniment pour tous vos adorables messages. La fin du précédent chapitre vous a surprise, mais j'aime la surprise :) En fait, c'était surtout un énorme pas de fait pour Edward, qui a "osé" être un homme si je puis dire. Mais, vous savez, comme je dis toujours : c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses. Donc... Attendons de voir !
Je remercie Marion pour sa correction.
Prenez soin de vous. Tiffany.
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Chapitre 15 : Le refuge
Point de vue de Bella
Dire que le baiser d'Edward ne m'avait pas surprise serait mentir. Parce que, tout aussi agréable que c'est de se sentir désirée, la situation était encore trop... bizarre. Trop... soudaine... Pas raccord, en fait.
Je rompis notre étreinte, avec autant de douceur que possible. Je ne peux pas le blesser une nouvelle fois...Ce serait un énième coup de poignard pour lui...
- Edward, je...
Il se figea.
- C'était pas bien ?
- Non... enfin si... si... mais...
- Je devais pas le faire, c'est ça ?
Hum... Comment dire...
- C'est juste que... comment dire ?
Il resta immobile, accrochant mon regard avec une détermination que je ne lui connaissais pas encore.
- C'est... soudain... et... et terriblement imprévu et...
À la vérité, j'avais été tellement obnubilée par les retards qu'Edward avait accumulé intellectuellement, que je n'arrivais pas à le voir, malheureusement, autrement que comme « un enfant »... Même si le terme n'était pas du tout exact et qu'il était physiquement bel et bien un homme avec des atouts incroyables, il m'était difficile, presque impossible, d'imaginer que lui puisse me regarder de la sorte. Qu'il ait envie de m'embrasser. Qu'il ait des désirs d'homme.
Alors certes, c'est un peu une impression stupide mais Edward était comme un petit garçon recherchant de l'affection là où il peut la trouver. Mais je n'aurais pas pensé à « ce genre d'affection là »...
- Je veux pas que tu sois en colère...
- Non... Non Edward... Je ne suis pas en colère...
Comment être en colère contre un homme qui a envie de vous embrasser, de la façon la plus sincère possible ?
- Je comprends pas... Je ne suis pas beau ?
- Non, ça n'a rien à voir avec ça... Tu es beau... très beau même...
Il eut un petit sourire timide.
- Mais... je veux être sûre que... comment dire ? Que tu ne te trompes pas, tu comprends ?
Je déglutis, consciente de mon demi-mensonge.
- On ne se connaît que depuis peu de temps, et je suis celle qui t'apprend à lire et à écrire. Je t'ai hébergé... J'aimerais que tu ne confondes pas une sorte « d'admiration » avec un véritable sentiment amoureux...
Il fronça les sourcils.
- C'est compliqué...
Je ne pus m'empêcher de sourire devant sa mine songeuse. Je m'avançai vers lui, et embrassai sa joue.
- Ne t'en fais pas, tu comprendras la différence au fil du temps... Si je te manque souvent, si tu as envie de ce temps passé ensemble, ça sera plus de l'amour, qu'une admiration... Mais c'est trop tôt pour le dire, tu saisis ?
- Je crois... souffla-t-il. Et toi ?
- Moi ?
- Oui... Toi... Est-ce que ça... enfin... c'était bien pour toi ?
Et bim...
- C'était... étonnant...
- Et ?
Ses yeux semblaient pleins d'espoir. Pourquoi tout ceci est tellement compliqué ?
- Parce que tu sais, j'ai aimé t'embrasser... Tu es douce et gentille, même quand tu m'embrasses... Je me suis senti bien... Mais je sais pas si toi c'était pareil, et je voudrais savoir ce que tu penses...
- C'était... bien... j'ai... j'ai aimé... aussi... murmurai-je.
Parce que dire l'inverse serait mentir, et que je ne pouvais pas nier que m'être faite embrasser n'était pas la plus désagréable des tortures.
- Parce que tu sais, je pense tout le temps à toi... Et t'embrasser fait partie des choses auxquelles je pense quand je pense à toi... Je sais que j'suis pas super intelligent et tout, j'sais même pas lire ou écrire, mais tu es belle...
Son compliment heurta mon cœur de plein fouet. Savoir qu'il pense à moi tout le temps, qu'il me trouve belle... Il faudrait être un cœur de pierre pour y rester insensible...
- Merci Edward...
- Pourquoi ?
J'attrapai sa main doucement.
- Pour me dire tout ça... Je suis très touchée par tes mots...
- Il faut dire la vérité ! Il faut toujours dire la vérité...
Il s'approcha de moi et m'enlaça quelques instants.
- Tu sais, je crois que nous devrions retourner en bas, et tu devrais présenter tes excuses à ton oncle...
Je le sentis se raidir contre moi.
- Carlisle te veut du bien. Il veut te protéger et te donner tout ce que tu mérites... Il n'a pas hésité une seconde pour te retirer cette balle, et t'héberger... Crois-tu qu'il se serait donné toute cette peine, s'il ne t'aimait pas ?
Il ne me répondit pas.
- Veux-tu faire quelque chose pour moi, Edward ?
- Tout ce que tu veux !
- Viens avec moi en bas, et reprenons ce dîner comme s'il n'avait pas été interrompu...
J'attrapai sa paume, bien décidée à ne pas lui laisser le choix. Il me suivit, docilement, et nous rejoignîmes le salon. Son oncle et sa tante étaient revenus à table, et mangeaient quelques toasts. Quand il nous vit, Carlisle se leva.
Je sentis Edward se raidir et s'arrêter en le voyant.
- Mon dieu Edward, je suis désolé de t'avoir parlé ainsi... Je ne voulais pas te dire ça, je ne sais pas ce qui m'a pris... Je me fais tellement de soucis pour toi, que...
- C'est pas grave... marmonna Edward, la voix rauque.
- Je voudrais que tu te sentes chez toi ici, que tu restes avec nous. Que tu reprennes quelques bases scolaires pour...
Esmé sembla voir le regard apeuré d'Edward. Trop de choses à la fois...Elle posa son bras sur celui de Carlisle.
- Carlisle... Reprenons ce dîner en oubliant ce qui s'est passé... On verra le reste plus tard...
L'oncle et le neveu échangèrent un regard incertain, avant de prendre place autour de la petite table.
..
.
Le dîner se déroula sans heurts, et dans une ambiance relativement conviviale malgré le « froid » ambiant entre Carlisle et Edward. Le médecin et son épouse me questionnèrent longuement sur mon métier, mes envies, mes ambitions.
- Vous prendrez un café ? Un thé avant de partir ?
- Un thé...
- Je vais faire bouillir de l'eau, sourit Esmé.
Nous restâmes seuls avec l'oncle d'Edward, qui faisait tournoyer sa cuillère dans le gâteau aux fraises.
- Carlisle ?
Il releva la tête vers Edward, surpris comme moi qu'il lui adresse la parole.
- Je veux aller quelques jours chez Bella !
Monsieur Cullen m'observa, et j'opinai.
- Mais...
- Je suis d'accord pour l'accueillir... Bien évidemment, il vous donnera des nouvelles et vous pourrez venir aussi souvent que vous ne le souhaitez...
- Quand ?
- Je serai en vacances dans une quinzaine de jours, je serai disponible deux semaines... S'il veut venir à ce moment-là...
- Bon... D'accord...
Edward parut soulagé. Sous la table, je fus surprise de sentir sa main se poser sur ma cuisse, et chercher ma paume.
- Je voudrais déjà que ça soit fini les quinze jours !
Son regard sincère m'ébranla. Et m'angoissa, aussi. Un peu... Alors que nous terminions le thé, Jasper entra, suivi par ma sœur.
- Oh bah t'es là frangine ?
- Surprise !
Jasper nous fit la bise comme Alice, avant de s'installer avec nous. Tout avait l'air de rouler entre eux deux. Ils passaient le plus clair de leur temps ensemble, Alice allait de temps en temps le voir au garage et tentait d'apprendre quelques affres de la mécanique, tandis que Jazz se pliait de bonne grâce aux défilés de mode de ma sœur.
Le temps s'étira, jusqu'à presque 23h30.
- Je vais rentrer, il se fait tard...
Les Cullen se levèrent d'un même mouvement.
- Merci d'être venue, Isabella...
- Merci pour l'invitation, souris-je.
Edward me raccompagna jusqu'à l'entrée.
- Tu reviens demain ?
- Oui, je passerai un petit peu... Moins longtemps, je dois aller chez mon père...
- Oh, d'accord...
- Passe une bonne nuit, et sois plus... cool, avec ton oncle ok ?
- J'vais essayer...
- C'est déjà beaucoup...
Je lui embrassai la joue une dernière fois, avant de saluer les Cullen et ma sœur.
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Je rangeai mon appartement, Siobhanne affalée sur mon canapé. Edward devrait arriver au cours du week-end, et je voulais que le salon soit bien, pour pouvoir tirer le canapé comme nous le souhaitions.
- Et sinon, on sort samedi ?
- Non... Je ne peux pas...
- Pourquoi ? Tu vas quelque part ?
- J'ai... un invité... murmurai-je, en ramassant ma veste tombée du porte-manteau.
- Et c'est qui ?
Mais l'interphone sonna, l'interrompant.
- Oui ?
- Isabella ? C'est Carlisle...
- Docteur Cullen ?
- Est-ce que vous pouvez descendre ?
- Oui, bien sûr...
Tiens... Que me veut-il ? Je quittai mon appartement pour rejoindre le rez-de-chaussée et le hall d'entrée. Le médecin était derrière la porte vitrée, et faisait les cent pas.
- Bonjour Carlisle...
- Ah Bella ! Je suis content de vous trouver ici... J'ose espérer ne pas vous déranger ?
- Non... Qu'est-ce qu'il se passe ?
Je remarquai alors la luxueuse Mercedes noire garée sur le parking à côté de ma vulgaire camionnette. Et Edward à l'intérieur.
- Anthony est revenu à la maison, Esmé était seule et...
- Oh mon dieu ! Est-ce qu'il lui a fait du mal ?
- Non, non mais il a commencé à fureter dans le salon... Il a profité d'une inattention du gardien pour passer... Et je n'aime pas le fait qu'il commence à tricher, à se cacher pour pénétrer dans le domaine... Fort heureusement, Jasper est arrivé à ce moment-là et il l'a mis dehors.
Oh mon dieu... Mais...
- A-t-il vu Edward ?
- Non, mais Edward l'a entendu... Il a reconnu sa voix. J'ai jugé bon de l'éloigner quelques temps. Je vais aller déposer plainte au commissariat, mais Edward ne veut plus être à la maison pour l'instant et il est hors de question qu'il retourne dans la rue... Jasper a plus envie de passer du temps avec votre sœur qu'avec son cousin... Même si je sais qu'il prendrait Edward en cas de nécessité... Je pense qu'éloigner Edward est une solution saine, tant qu'Anthony rode...
- Bien sûr...
- Je sais que c'est avec trois jours d'avance, mais...
- Il n'y a pas de problème...
- Je vais vous laisser un chèque, pour vous aider à acheter la nourriture qui sera nécessaire et...
Je l'arrêtai immédiatement.
- J'achète souvent des portions pour deux... Ne vous en faites pas...
- Isabella...
- Je vous en prie...
- Merci Isabella... Je n'ai pas de mots pour vous exprimer ma reconnaissance...
- Nous voulons tous les deux la même chose, la sécurité d'Edward...
Carlisle alla informer Edward qu'il pouvait venir. Il sortit un sac d'affaires du coffre, et me l'avança. Edward s'approcha et m'enlaça.
- Comment tu te sens ?
- Il était là... Il me cherche...
- Tu vas rester ici quelques temps, d'accord ?
Je caressai son dos pour tenter de le réconforter. Sa prise sur moi était forte, à tel point que je crus qu'il allait me briser la nuque. Le Docteur avait un regard désolé, et attristé.
- Voici son sac... Je préfère ne pas m'attarder dans les parages, j'ignore où Anthony se trouve à l'heure actuelle et je ne voudrais pas qu'il...
Est-ce que ce cinglé irait jusqu'à le suivre ? À les persécuter ?
- Nous allons vite monter à l'étage. Donnez-moi son sac...
- Merci Bella... Je vous appellerai et n'hésitez pas à m'appeler même la nuit s'il y a quoi que ce soit...
Il me tendit une carte avec ses numéros de téléphone personnels, avant de saluer Edward. Ce dernier regarda derrière lui, et je l'invitai à rejoindre mon appartement, avant de nous enfermer dedans.
- Voilà... Désolée, tout n'est pas prêt mais je ne m'attendais pas à te voir si vite...
Edward semblait totalement replié sur lui-même, observant l'endroit comme un petit animal qui découvre un nouveau lieu. Il regarda Siobhanne qui était toujours sur le canapé.
- C'est qui ?
- Siobhanne... Ma meilleure amie. Elle vit dans l'appartement en-dessous. Je travaille avec elle... Viens, entre... Tu veux un chocolat ?
Mais il resta sur place, ne pouvant détourner son regard de ma meilleure amie.
- Viens, Edward... Tu ne risques rien... Installe-toi...
Il s'avança jusqu'au canapé, difficilement, son bras toujours replié dans une écharpe. Je préparai les boissons dans la cuisine.
- Sio, tu veux boire quelque chose ?
Elle s'approcha dans la cuisine.
- Ce type me fait peur...
- Il a quelques difficultés à s'ouvrir...
- Il a un regard flippant...
- Sois tranquille avec lui, il est gentil...
- Ton père serait ravi de savoir que tu l'héberges... Et comment tu vas faire demain pour aller bosser ? Tu vas le laisser là après qu'il t'ait volé ton argent ? Qui te dit qu'il ne va pas partir encore une fois ?
- Sio, tu...
Mais j'aperçus Edward dans l'encadrement de la porte de la cuisine. Il sembla soudain triste.
- Je ne veux pas te voler ton argent encore ! Murmura-t-il.
Je m'approchai de lui et attrapai sa main.
- Oui... Je le sais... Je sais que tu ne le referas pas...
- Je voulais pas le faire la première fois...
- C'est bon Edward...
- Je vais rentrer chez moi, conclut Siobhanne.
- Oui... On se voit au travail !
Elle quitta mon appartement, nous laissant seuls.
- Viens, viens prendre ton chocolat... Ne reste pas debout...
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Point de vue d'Edward.
Les gens ne me croiront plus jamais. Ils vont toujours penser que je veux voler Bella, mais c'est pas vrai. Je veux pas partir d'ici, parce qu'Anthony ne sait pas où je suis, alors je ne risque rien. Bella s'installa avec moi sur le canapé.
- Alors... Il est venu ?
Oui, et je l'entendais encore parler à ma tante...
- Oui... Je voulais descendre mais j'ai entendu que sa voix était pas comme celle de Carlisle... Alors je suis resté caché... J'ai fermé la porte de la chambre très doucement, pour pas qu'il entende tu sais, mais je suis resté l'oreille collée et j'ai entendu parce qu'il parlait fort.
« -Où est-il ?
- De qui tu parles, Anthony ?
Anthony... Anthony... Ce prénom que je déteste... Et pourquoi Esmé l'a laissée rentrer ici ? Elle veut me donner à lui, c'est ça ?
- Edward ! Tu sais, mon foutu fils ? Où est-il ?!
- Je n'en ai pas la moindre idée...
Pendant un moment, il n'y eut que le bruit de pas sur le carrelage.
- Vous avez décidément une très jolie maison... Cependant, un brin prévisible. Pas un meuble n'a bougé de place...
- Tu n'es pas le bienvenu, ici !
- Et pourquoi ça ?
Sa voix était calme, trop calme. Comme quand maman le contrariait. Généralement, après, elle prenait « une bonne volée »... Je ne veux pas qu'il touche à Esmé ! Elle n'a rien fait !
- Nous avons une ordonnance du juge, tu n'as pas le droit d'être ici !
- Pour la dernière fois, où est Edward ?
- Je ne sais pas...
- Comment ça « tu ne sais pas » ? C'est mon FILS Esmé ! MON FILS ! J'ai tous les droits sur lui !
- Il est majeur ! Il est adulte ! Il ne veut pas te revoir, et nous empêcherons que cela se produise, tu m'entends ?
Et il a rit. Comme quand maman lui disait ce qu'elle pensait. Il a rit très fort.
- Tu vas faire quoi ? M'attaquer avec ton tisonnier ? Avant que tu ne puisses esquisser un pas, ma belle, le tisonnier sera enfoncé au fond de ton estomac... Je te conseille de...
Et la porte avait claqué.
- Sors d'ici, tocard !
- Oh, mon cher neveu !
- Casse-toi d'ici ! Tout de suite !
- Vous êtes décidément, très malpolis !
- Et toi tu nous casses les couilles ! Tire-toi Anthony ! Les flics sont en route !
Et Anthony a rit. Encore. Me faisant trembler.
- Oh... Comme j'y crois...
- Crois ce que tu veux, mais je t'ai vu par la fenêtre ! Tu te crois malin, mais je le suis plus que toi... T'es un putain de meurtrier, et je te jure que moi, les meurtriers, j'en fais mon affaire si la justice ne le fait pas !
- C'est un peu gonflé de ta part, surtout sachant que tu as participé à l'euthanasie de cette pauvre femme à l'hôpital... Hey oui, mon pauvre Jasper... Les nouvelles circulent !
- Si les nouvelles circulaient bien, tu aurais dû apprendre que j'ai été reconnu innocent par la justice, contrairement à toi. Je te conseille donc de décarrer vite fait avant que je ne t'attrape par la peau du cul !
Jasper est un héros !
- Je sais qu'Edward n'est pas loin... Vous ne pourrez pas m'empêcher de le voir...
- C'est ça, et ma grand-mère fait du taekwondo ! Allez, barre-toi ! »
- Et qu'est-ce que tu as fait, ensuite ? Me demanda Bella.
- Je me suis caché contre le lit par terre, je voulais pas fermer les volets parce que je voulais pas qu'il me voit le faire, alors j'ai fait comme si j'étais pas là jusqu'à ce que Jasper vienne me voir... Je suis content que Jasper soit venu parce qu'il aurait pu faire du mal à Esmé... Mais c'est mieux maintenant que je suis là, parce qu'Anthony il sait pas où je suis...
Elle soupira, et passa sa main dans mon dos. C'est rassurant d'être avec elle... Elle est toujours gentille, douce.
- Tu ne crains rien ici...
- Je sais... Carlisle a dit que c'est bien si je viens un peu avec toi, pour me changer les idées...
- Il a raison... Demain je travaille jusqu'à 15h mais après, je vais revenir ici immédiatement... Je vais demander à Alice de passer te voir, avec Jasper si elle le souhaite...
Je veux pas être tout seul.
- Est-ce qu'un jour je pourrai venir voir où tu travailles ?
- Oui, si tu veux, tu pourras venir...
- Pourquoi les gens sont pas tous comme toi, Bella ?
Si le monde était gentil comme elle, tout irait bien mieux.
- Je ne sais pas...
Elle m'a sourit. J'aime quand elle fait ça.
- Allez, qu'est-ce que tu veux faire ?
- Je voudrais bien essayer de lire ! Je me suis entraîné !
- C'est vrai ? Voyons ça... Hum... Quel livre pourrais-tu lire ?
- Un que t'aime bien...
- Alors voyons voir... Non, ça c'est compliqué, hum... Le monde de Charlie ! On va prendre la première page, et essayer de voir les mots que tu reconnais...
- D'accord !
Et j'ai vu des mots. Beaucoup, que je connais. « Le », « La », « un », « une », « des », « de », « je »... Bella avait l'air contente.
- Tu progresses vraiment vite, Edward !
- C'est parce que tu m'apprends très bien, aussi !
Elle a souri, et s'est approchée de moi. Elle m'a prise contre elle, dans ses bras, et j'ai senti sa bouche contre ma joue et ses mains froides caresser mon dos.
- Je suis sûre que quand ton oncle va revenir te chercher, tu pourras lire et écrire des petites phrases !
- Tu crois ?
Ça serait vraiment génial si elle arrivait à m'apprendre tout ça...
- J'en suis certaine ! Je vais préparer le dîner, j'avais prévu des raviolis, tu aimes ?
- J'aime tout ce qui se mange...
Elle eut une grimace.
- Même les cuisses de grenouilles ?
- Euh...
Elle éclata de rire.
- Je plaisante, Edward...
- J'espère... parce que beurk...
- Je te taquine...
- Tu veux bien me montrer comment on fait des raviolis ?
- Ah oui, super facile viens !
Elle attrapa une petite boîte dans un placard.
- Regarde, tu attrapes la petite languette, tu tires. Tu verses dans un plat, tu rajoutes du fromage râpé dessus, et tu mets au micro-ondes... Simple, pas vrai ?
- Ouais, ça a l'air...
Elle est vraiment belle quand elle est comme ça. Quand elle rit et s'amuse. Ses yeux pétillent, et son sourire me donne envie de rire.
- Bella ?
- Oui ?
- Tu es belle...
- Oh, je... merci, c'est gentil...
- Je sais que c'est pas bien, qu'on peut pas hein, mais des fois, quand t'es comme ça, j'ai envie de t'embrasser...
Je sais qu'elle veut pas, qu'on se connaît pas. Mais j'en ai envie, parce qu'elle a les lèvres encore plus douces que ce qu'elles en ont l'air. Et c'est bien de l'embrasser, ça fait du bien.
Elle marcha vers moi, et sans que je m'y attende, a frôlé mes lèvres avec les siennes.
- Mais... je croyais que... t'as dit que...
Elle m'a fait un clin d'œil, avant de se retourner et d'attraper des assiettes.
- Tu réfléchis trop, Edward... Allez, à table, champion !
