Bonjour tout le monde !
Voici le nouveau chapitre de "Just like the ocean under the moon". Je pensais vous le poster plus tôt mais j'ai eu une semaine vraiment vraiment longue, avec énormément de déplacements à faire et pas toujours l'envie d'allumer mon PC le soir.
Ce chapitre-ci, justifie le rating M au début. Si vous n'êtes pas majeure, soit 18 ans, ne lisez pas ce début de chapitre. Merci.
Merci à vous toutes de votre soutien au chapitre précédent. Merci de me lire, vous êtes mon seul moteur.
Merci à Marion pour sa correction !
Prenez soin de vous, et bonne lecture !
=X=
Chapitre 17 : Les projets d'un homme
Point de vue de Bella.
Il était là, me surplombant, m'embrassant avec une assurance que je ne lui aurais pas imaginé. L'étincelle dans ses yeux m'avait ébranlée, alors qu'il m'avait regardée dans la salle de bains comme si j'étais la plus belle chose qui puisse exister. Comme si rien, ni personne, ne comptait pour lui.
La façon dont il me jurait vouloir me protéger, que je ne risquerai rien avec lui.
La manière dont ses mains courraient sur ma peau, la rendant douce sur leur passage. Et ses lèvres charnues, douces, tendres. Sa légère barbe naissante autour de sa mâchoire, le rendant plus viril. Me faisant découvrir un homme, que je n'avais pas soupçonné sous ses allures naïves. Ses mains étaient partout sur moi, m'enivrant d'un sentiment sans pareil : d'être quelqu'un, pour lui. Sa bouche couvrait chaque centimètre de mon corps nu étalé sous lui, mes mains n'étaient que de béton, trop lourdes, et mon sang liquéfié, incapable de couler dans mes veines. Je ne devenais que lourdeur, envahie par les battements rapides de mon cœur.
Sa peau chaude couvrait la mienne, me faisant bouillir de l'intérieur. Il me caressait, comme s'il avait frôlé de la soie. Ses yeux brûlants me faisaient sentir comme une déesse, comme celle qu'il avait choisi. Ses doigts s'aventurèrent plus bas, me faisant frissonner, alors que sa langue vint chatouiller une petite zone affreusement sensible derrière mon oreille.
- Oh...
Je sentis son majeur et son index entrer en moi, me faisant vibrer. Mille sensations, et pas assez d'esprit pour toutes les ressentir...
Il accentua les allers et retours, butant sur un point sensible. Je ne pouvais plus trouver mon souffle, écrasée par le plaisir qui grimpait. Et cette... ce plaisir intense, ce... oh mon dieu... Je ne pus me retenir de crier plus fort lorsque la boule menaçante dans mon bas ventre explosa littéralement.
- Tu es si belle... J'ai tellement envie de te faire sentir spéciale...
Sa main quitta mon centre chaud, alors que je rouvrais les yeux. Ses pupilles étaient dilatées, son souffle chaud et court mourant sur mon visage. Il me regardait, comme si j'étais une chose précieuse, comme s'il voulait se fondre en moi, attirer mon attention. Je le sentais contre ma cuisse, avec la même envie qui m'animait. Il bascula sur moi, alors qu'il se trouvait simplement en boxer, s'installant entre mes jambes. Sa bouche reprit possession de la mienne, sa langue combattant la mienne avec une force dont je ne l'imaginais pas capable. Je le sentis alors, insistant, appuyant contre mon centre palpitant.
Lui, qui apprend à lire chez moi... Qui a besoin de réconfort... Qui...
Non. C'est mal... Je ne peux pas me laisser aller avec lui, aussi agréable fut ce plaisir, et ce jeu avec ses doigts divins... Ses yeux flatteurs, son corps généreux et ses mains tendres. Son attention virile, le plaisir procuré. Précis, déterminé. Mon corps tremblant sous ses caresses, ses baisers.
Je reculai ma tête de la sienne, rompant le baiser. Il haleta, comme un animal qui venait d'arrêter une course folle. Son torse bougeait rapidement, alors qu'il m'observa.
- Stop... Edward... Attends... On ne peut pas...
- Quoi ?
Il se recula sur ses genoux, comme brûlé.
- Pourquoi ?
- Parce que... je...
C'était bon, trop bon... Mais tu es si... même si j'ignorais que tu pouvais faire tout ça, tu restes...
- Parce que je suis un idiot, c'est ça ?
- Quoi ?
Je me redressai, attirant contre moi ma serviette tombée au sol, soudain gênée alors que quelques minutes auparavant je venais de connaître un plaisir intense.
- J'suis bête, je sais pas bien lire ni écrire, j'ai pas d'argent, c'est ça qui te bloque ?
- Je n'ai jamais dit que tu étais un idiot... je...
- Je comprends pas Bella... Alors je suis certainement un idiot pour pas comprendre... Mais je t'embrasse, tu me repousses, et ce soir tu veux bien qu'on fasse l'amour, et puis après tu arrêtes tout...
Il passa sa main dans ses cheveux, l'air perdu, et je me sentis encore plus mal. Je veux le préserver, et je ne fais que m'empêtrer moi-même dans mes sentiments... Est-ce que je veux Edward ? Est-ce que je suis prête à le voir de cette façon, et plus comme un petit garçon qui apprend à avoir une vie correcte ?
Je n'en sais rien...
- Edward, je... je ne sais pas ce que je veux... Tu me plais mais...
- Te fatigue pas, je suis idiot, j'ai compris... c'est pas très grave...
- Edward, attends...
Il renfila ses vêtements, et frotta son visage, avant de quitter la chambre. Non mais c'est pas possible ! Quelle conne, mais quelle conne ! La porte d'entrée claqua, et je sautai dans mon pantalon gris en coton et ma chemise. J'attrapai une veste à la va-vite, espérant le rattraper. Tenter de m'excuser, de lui faire comprendre que sa présence est à double-tranchants. Parce que oui, j'ai réellement voulu être avec lui de cette façon. Et non, je ne le trouve pas idiot. Mais ce n'est pas encore naturel pour moi de penser à lui, de le voir, de cette façon.
C'est moi l'idiote, uniquement moi et moi seule. Je dévalai les escaliers, scrutant chaque couloir d'étages.
- Edward ? Edward, viens s'il te plaît... J'ai besoin de te parler... Edward ?
J'arrivai au hall d'entrée, aux boîtes aux lettres quand j'entendis un reniflement. Je me tournai, pour découvrir Edward assis dans le recoin du mur, tapi dans l'ombre.
- Edward... Je suis si désolée... Excuse-moi, je... Je ne sais pas exactement comment appréhender tout ça avec toi...
Il renifla de nouveau, et se racla la gorge bruyamment. Il dissimulait sa tête derrière ses bras, et avec l'obscurité de l'endroit, je ne pouvais pas l'apercevoir. Je ne veux pas le blesser, c'est certain...
- Je comprends rien...
- Edward... S'il te plaît...
Je m'agenouillai devant lui, espérant trouver les mots. Mais comment faire ? Comment me rattraper ?
- J'aime pas...
- Quoi ?
- J'aime pas... J'aime pas comprendre, putain !
Il mit un grand coup dans le mur à côté de lui, s'agitant, me faisant reculer. Ses colères... Sa façon dont il n'arrive pas à les gérer... Et je l'embrouille encore plus...
- Je suis désolée, je... j'en ai envie... mais... Je ne sais pas... Je te suis très attachée, tu comptes pour moi...
- Alors pourquoi tu... pourquoi tu veux pas ?
- Je sais pas...
Il releva la tête.
- Parce que, moi quand je te dis que je t'aime, c'est pas une blague... Je veux vraiment être avec toi, je sais que je le veux... Et bon sang Bella, j'étais au paradis en te touchant... Tu étais encore plus belle que d'habitude... Tu as les lèvres douces, et tu es comme de la soie... Bella, je veux vraiment te montrer que je ne suis pas un crétin...
Qu'est-ce que j'ai fait ?
- Edward, je...
- Tu sais, je veux apprendre à lire pour savoir ce qui se passe après la mort, pour maman. Mais je veux aussi apprendre à lire et à écrire pour apprendre des choses, pour être plus intelligent et pour t'impressionner...
- Je...
Mon dieu...
- Je n'ai pas besoin que tu m'impressionnes... Tu es très important pour moi, et je suis heureuse, honorée que tu me fasses confiance et que tu me vois ainsi... Mais je ne suis pas sûre de le mériter, ou d'être prête à ça... Je... Je t'aide à lire, à écrire... et c'est un peu comme enseigner tout ça à un jeune garçon... et... Mais ne va pas croire que je te trouve idiot ou que sais-je. Au contraire, tu veux t'en sortir, tu veux apprendre, c'est une preuve d'une grande intelligence.
Il renifla, eut un spasme, me faisant me sentir coupable. Pourquoi dois-je tenir de tels propos ? Si je me voyais de l'extérieur, je m'enfermerais dans une cave avant d'aggraver la situation pour lui.
- Je t'aime, Bella...
Mon cœur manqua un battement. Puis deux.
- Edward...
- Je t'aime, je pense à toi tout le temps, je voudrais être avec toi, te faire l'amour, te faire sentir comme la plus belle femme du monde...
Mon cœur grimpa directement dans ma gorge, me faisant sentir comme une bombe d'émotions. Il ne peut pas me parler comme ça...
- J'aime te regarder, parce que tu es douce jusque dans ta voix, dans tes yeux. Ta voix, c'est la plus belle voix du monde et je crois que j'aimerais m'endormir en t'écoutant me raconter des histoires. Je voudrais vraiment faire toutes ces choses que font les hommes pour leur copine. Je voudrais juste m'élever, te dire à quel point tu comptes... Que tu me crois, parce que j'ai l'air bête, mais j'ai envie de toi, souvent. Je sais que tu m'as dit que c'était mal, mais je peux pas faire autrement... Tu es... magnifique... et les femmes que j'ai connu ne sont pas comme toi...
Que répondre lorsqu'un homme vous dit de telles choses ? Que faire, alors que même si vous savez que ce n'est pas bien, vous ne pouvez pas vous empêcher de le vouloir ?
- Je sais pas ce qu'il faut que je fasse pour que tu me prennes au sérieux... Si je dois être plus « dur », apprendre des tas de choses, arrêter de me raser...
Je ne pus retenir le rire qui me trahit, avant de poser ma main sur son bras.
- J'ai besoin que tu sois ce que tu es, j'ai surtout besoin de savoir moi-même ce que je veux... Sois certain qu'une femme qui entend ce genre de mots ne peut pas rester insensible...
- Je suis un homme...
- Je sais, mais... j'ai eu tendance à l'oublier, je crois... Tu veux bien me pardonner ?
- Ouais, mais arrête de changer d'avis tout le temps, ça me donne mal à la tête...
- Je te demande pardon, Edward... murmurai-je. Viens, remonte à la maison... je te promets d'être meilleure pour toi...
Je le sentis hésitant, avant qu'il ne prenne ma main et se lève. A la lumière de l'entrée, je pus apercevoir ses yeux cerclés de rouge. Je le fais pleurer, moi qui m'étais jurée de tenter de lui offrir une vraie vie après tout ce qu'il a traversé...
Nous regagnâmes l'appartement en silence, et je me faufilai à la salle de bains pour me rhabiller plus convenablement. Quand je revins, il était dans le salon, assis en tailleur sur le canapé avec un magasine dans les mains. Je pris place à ses côtés.
- Qu'est-ce que tu fais ?
Il tenait entre ses paumes un magasine de voyage, ouvert sur un article sur des petits déserts tropicaux magnifiques. Un hamac blanc planté entre deux palmiers, des températures suffocantes et une mer turquoise à proximité. Le paradis, loin de tout, loin des soucis.
- Si j'ai de l'argent un jour, je t'emmènerai là-bas...
- Tu es gentil, souris-je.
J'appuyai ma tête contre son épaule non blessée.
- Je crois que ça serait bien qu'on soit là-bas. Y aurait pas Anthony, pas de drogue, pas d'armes, pas de SDF, personne. On pourrait être là-bas tous les deux, dans le sable ou dans l'eau, on pourrait réfléchir à nous deux. Peut-être que je ne penserai plus à Anthony, et que je serai mieux pour toi...
Être seul à seule. Juste lui et moi, sans cet hypothétique cinglé qui nous rend dingues.
- C'est un bon plan...
Il referma le livre, et me regarda.
- Je vais tout faire pour que ça se réalise. Si je t'emmène sur une île, tu m'aimeras peut-être plus...
- Ce n'est pas une question d'île ou pas...
- Alors, faut que je fasse quoi ?
Essayer, je suppose.
- Tentons d'être juste... ensemble... On ne se connaît que depuis quelques temps, et tu as l'air de croire que je suis quelqu'un de bien pour toi...
- Tu es quelqu'un de bien pour moi... J'ai envie de te faire des cadeaux, que tu ris et souris tout le temps...
Je craque...
- Je vais faire au mieux pour nous, pour toi. Pour pas que tu ais peur d'être avec moi... Je veux que tu vois que je suis un homme, pas juste un crétin qui a été dans la rue longtemps...
Si j'avais su être plus claire avec moi-même, Edward n'aurait sans doute pas ce sentiment vis-à-vis de lui. Si j'avais su ne pas céder à ses mots touchants et innocents, il n'en serait pas à ce stade de dévalorisation.
- Je ne pense pas ça de toi...
Edward se redressa un peu.
- Alors, ils font quoi les vrais hommes, à part arrêter de se raser et vouloir du sexe tout le temps ?
Je ne pus m'empêcher de sourire.
- Et bien... Ils se plaignent dès qu'ils ont un petit bobo, mais tu as plutôt été docile malgré une balle dans ton épaule...
Il regarda sa blessure.
- Et après ?
- Sinon ben... ils font des projets...
- Comme aller sur une île, par exemple ?
- Oui, par exemple...
Il tourna les pages, et s'arrêta sur une petite île peu peuplée, admirant les images de plages étendues, de fleurs colorées, d'oiseaux tropicaux.
- Est-ce que vouloir tout faire pour t'emmener là-bas, c'est un bon projet ?
- J'adorerais y aller...
- Je crois que ça serait bien... Tu sais, personne pour nous embêter... Anthony ne nous trouverait pas là-bas...
- Certainement, souris-je.
Bien que ce soit triste, en réalité. Passer sa vie à fuir l'assassin de sa mère...
- Je voudrais y avoir une petite maison. Tu sais, pas grand chose hein. Mais par exemple une petite cabane en bois avec un lit, une cuisine, et des livres. Je crois que ça suffirait.
- Ce serait moins gris qu'ici... J'aimerais ça aussi...
- Alors, on peut essayer d'y aller tous les deux...
Il tourna une nouvelle page, pour arriver sur les deux pages centrales. Là, en format paysage se trouvait une magnifique photo d'une plage de nuit, inondée par une pleine lune blanche. Le noir de l'océan scintillait sous le reflet de la planète nocturne, rendant l'endroit magique, presque irréel. Ce n'est pas à Forks qu'on pourra voir un tel spectacle de la nature...
- C'est beau... murmurai-je.
- Oui... Le jour où on sera tous les deux à voir l'océan sous la lune, on aura réussi... Plus d'Anthony, plus de choses bizarres, plus rien. Je serai heureux...
- Je te souhaite de l'être, tu le mérites plus que quiconque...
Il m'adressa un magnifique sourire, qui contaminait ses yeux, et nous passâmes le reste de notre soirée à admirer des paysages tropicaux paradisiaques.
Nous deux, affalés dans un hamac au bord de la plage...moi, calée dans les bras d'Edward... A pouvoir sortir sans craindre ce fou qui le cherche. Sans toutes ces choses qui le retiennent des années en arrière, Edward pourra passer par-dessus tout ça, continuer à avancer.
Et je serai avec lui, pour tous ces pas dans l'inconnu...
.. ::..
Point de vue d'Emmett.
- Et vous êtes certain de ce que vous dites ?
- Oui... c'était un règlement de compte entre la bande de Vassilli et celle de Miller...
- Miller, comme James Miller ?
- Oui... Ecoutez, j'ai plus rien à voir avec eux et j'aimerais que ça reste comme ça... J'ai refait ma vie, j'veux plus avoir affaire à ces mecs...
On va les coincer... on va les coincer ces fumiers ! Tuer un pauvre gamin... C'est ignoble !
- Avec qui ?
- Les mêmes têtes que d'habitude... Avec un nouveau du côté de Miller... Un mec apeuré, qui erre... Dans la rue depuis pas mal de temps à ce que j'ai compris... Pas eu une vie facile sans doute. James l'a pris sous son aile...
- T'as son prénom ?
- Non, jamais vu de toute ma vie. Juste entendu parler de ce gars par Fred, mais rien de plus.
- Sûr ?
- Certain ! Je vous mens pas. Je n'ai plus d'intérêt à le faire.
- Tu pourrais nous le décrire ?
- J'l'ai jamais vu j'vous dis...
- Et tes ex-petits copains là, y en a pas un qui pourrait nous le décrire ?
- Vous avez coffré la moitié de mon gang, et l'autre moitié s'est tirée aux quatre coins du pays... Je sais pas ce qu'ils font.
- Pas même Benjamin ?
- Vous pouvez toujours essayer...
Le père de ma Rose se redressait, et soufflait.
- On va lancer un mandat d'arrêt contre James Miller et Laurent Vassilli, Emmett... Tu vas me convoquer Benjamin Tios dans les plus brefs délais...
- Ok chef !
Je regagnai le bureau, et lançai les demandes pour les mandats ainsi qu'une convocation pour Tios. Tous ces mecs qui touchent à la drogue et toutes ces saletés devraient croupir en taule ! Je veux que ma ville soit propre, clean. Je ne veux pas craindre pour la sécurité de ma Rosalie. Ni pour la sienne, ni pour ses sœurs. Et quand elle et moi aurons nos enfants, je veux qu'ils puissent aller jouer au parc sans craindre de tomber sur des seringues ou des détraqués.
Je ne peux pas imaginer la souffrance de ces parents qui ont vu leur petit garçon mourir en pleine rue.
- Emmett ?
- Ouais chef ?
- J'ai besoin de toi dans le bureau...
Lorsque je pénétrai dans la pièce, le docteur Cullen était assis, à côté d'un homme qui lui ressemblait fortement. De loin, on pourrait sans doute les confondre.
- Mc Carthy est le futur shérif de la ville, il m'assiste dans chaque entretien ! Bon, trêve de présentations... Le docteur Cullen fait le nécessaire pour que vous ne l'importuniez plus, et malgré tout cela, vous continuez de vous rendre à son domicile tous les jours.
- Je veux m'assurer qu'Anthony ne puisse plus venir chez moi, et malgré mes plaintes, il continue à roder...
- Mon frère ici présent m'empêche de rencontrer mon fils !
- Votre fils ?
Le docteur empêche son frère de voir son enfant ?
- Edward !
- Quel âge a votre fils ?
- Vingt-cinq ans...
- Docteur Cullen, empêchez-vous ce garçon de voir son père ?
Le médecin sortit de ses gongs.
- Mais enfin Charlie ! Anthony a tué ma belle-sœur ! Vous êtes en face d'un ASSASSIN ! Et vous voudriez qu'Edward soit à son contact ?
Charlie se pinça l'arrête du nez. Quel mic-mac... Peu après la sortie de prison d'Anthony Cullen, nous avions reçu des ordres très précis, comme garder un œil sur lui à distance. Il devait répondre d'une visite au commissariat régulièrement mais nous n'avions pas encore pu l'interroger que Carlisle Cullen était venu ici nous parler de lui plus de trois fois, et déposer des plaintes.
- Il est hors de question qu'Edward approche Anthony ! Il est fragile !
Anthony se leva, son visage changeant du tout au tout en une seconde.
- MAIS C'EST MON FILS TU M'ENTENDS ? MON FILS TU NE PEUX PAS M'EMPECHER DE LE VOIR !
Je l'arrêtai avant qu'il ne lève le poing sur son frère, Charlie s'interposant entre eux deux d'autorité.
- HE HO ! ON SE CALME LA !
Je l'immobilisai contre le mur d'un geste vif et brutal, pour le calmer, les mains derrière le dos.
- TU TE TAIS D'ACCORD ? SI TU VEUX JOUER A CELUI QUI CRIE LE PLUS FORT, JE NE SUIS PAS SÛR QUE TU EN SORTIRAS VAINQUEUR, CLAIR ?
- LACHEZ-MOI !
Je renforçai ma poigne.
- C'est moi qui dis quand je lâche les gens, pas l'inverse !
Charlie s'approcha.
- Il vous est clairement stipulé que vous ne DEVEZ pas approcher la demeure de votre frère, ni approcher votre fils à moins de cent mètres ! Une seule erreur de votre part, et c'est retour à la case prison dans la demi-heure !
- J'AI LE DROIT DE VOIR MON FILS !
- Pas s'il ne le souhaite pas !
- Edward ne veut pas te voir, espèce de crétin ! TU AS TUE SA MERE DEVANT SES YEUX !
Cet homme me dégoûte...
- Et maintenant tu dégages, allez ! Et qu'on te revoit pas traîner dans les parages, ni aller vers chez les Cullen !
- JE SUIS UN CULLEN !
Le médecin devint rouge, et Charlie dut l'immobiliser à son tour. Cet homme d'habitude si calme et si maître de lui perdait son sang froid comme à chaque fois qu'il est venu se plaindre de lui ici.
- TU AS CESSE D'ETRE UN CULLEN LE JOUR OU TU AS LEVE TA MAIN SUR TA FEMME ET TON FILS ! NE PENSE MEME PLUS A APPROCHER EDWARD ! JE T'EN EMPECHERAI PAR TOUS LES MOYENS ! CE N'EST PLUS TON FILS !
J'éloignai Anthony Cullen de son frère, parce que ce dernier semblait au point de faire exploser le commissariat. Je l'expédiai à l'extérieur.
- Nous enregistrons la plainte ! La justice te rattrapera ! Dégage ! Sois sûr qu'on fera des rondes !
Il me sembla entendre des noms d'oiseaux voler, mais je fermai les portes du commissariat, pour retrouver le docteur et mon beau-père en pleine discussion animée.
- Faites-en ce que vous en voulez Charlie, mais à l'époque le psychiatre qui a vu Edward après l'emprisonnement de son père a réussi à lui soutirer qu'Anthony a juré de le tuer comme sa « minable de mère »...
- Nous surveillerons ses allées et venues. Je vais envoyer deux hommes le suivre en permanence...
Le médecin se leva.
- Ce qu'Elisabeth et ce pauvre garçon ont subi est d'une atrocité sans nom... Les coups, les gifles, les claques, sans parler des brûlures diverses sur Edward... Il a mis longtemps avant de pouvoir simplement supporter un tee-shirt sur son dos...
- La décision de sa libération est une aberration. Nous tenons compte du passif de votre frère !
- Surveillez-le ! Edward ne doit pas être en contact avec lui... Il est fragile, et a des phases d'angoisses et de colères terribles... Il ne DOIT PAS le voir...
- Soyez sans crainte ! Nous y veillerons !
Carlisle Cullen attrapa son manteau et le passa, dans un geste d'une colère intense.
- Qu'il n'arrive rien à Edward, sinon je ne vous promets pas de ne pas me venger moi-même !
Il quitta le commissariat, sans rien ajouter de plus.
