Yep Yep ! Bonsoir à toutes !

Je vous remercie toutes pour vos adorables messages sur le précédent chapitre. On avait laissé Edward en mauvaise posture, le revoici... toujours en mauvaise posture lol

Je poste ce chapitre en plein vol, à peine terminé. A partir de demain je n'aurai pas d'accès internet pendant une quinzaine de jours, aussi je tenais à vous envoyer ça, même sans correction (j'espère que ça craindra pas trop trop) pour vous remercier d'être encore là fidèles au poste.

Merci encore une fois à Tiphaine pour les réponses à mes questions médicales.

Je vous souhaite de bonnes vacances, profitez-en bien et soyez heureuses (-x) !

Tiftouff.

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Chapitre 23 : Qu'un souvenir

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Edward.

« - Plus haut maman ! Plus haut ! Maman !

- Non Edward, tu vas déjà bien assez haut comme ça !

- Encore ! Encore !

Et elle riait, elle aussi, encore et encore.

- On ne va pas tarder à y aller mon chéri ! Nous devons revenir à la maison avant qu'il ne rentre...

- Non maman ! Encore ! Encore !

Et je m'envolai, encore plus haut, plus loin, plus vite, le vent sur mon visage, inspirant l'odeur du soleil chaud.

- Tiens-toi à la corde Edward ! Si tu te lâches et que tu tombes, tu pourrais aller à l'hôpital et nous ne voulons pas ça ! Retiens-toi !

- Mais maman, je peux toucher les nuages ! Regarde ! Regarde maman ! Je les touche! Encore ! Plus haut maman !

La balançoire qui finit par s'arrêter, immobilisée par les bras frêles mais forts de cette jeune et jolie maman.

- Nous devons rentrer chéri ! Il se fait tard et ton père sera bientôt là. Tu sais qu'il déteste quand le dîner n'est pas prêt à son retour...

Dans ses bras, aussi léger que du coton, en admirant son sourire délicat.

- Un jour je toucherai les nuages maman ! Je prendrai l'avion et je mangerai les nuages !

Comme cet avion au-dessus de nous, volant au loin, qui emmène des gens heureux jusqu'à l'océan.

- Personne ne peut manger les nuages, Edward...

- Moi je peux ! Je prendrai l'avion et on volera dans le ciel ! Avec toi maman, d'accord ? On ira jusqu'au ciel tous les deux ! Que tous les deux sans papa !

- Tu es si rêveur mon garçon... tellement pleins d'espoirs...

La petite maison se dressa devant nous, alors que nous revenions de la forêt où maman avait installé une balançoire avec deux cordes et une planche.

- Oh non...

- Quoi ?

- Papa est rentré...

Comme un violent orage et une tempête imprévus qui fracassent le ciel, brisant une journée parfaite. Une journée où nous étions seulement deux. L'image de ce père froid, assis dans son fauteuil, dans un parfait silence. Le silence de la mort, ou presque.

- Où étiez-vous ?

- Je... Edward et moi faisions une petite balade...

- J'ai presque touché les étoiles, papa !

- Va dans ta chambre...

- J'ai presque volé jusqu'au ciel ! Maman m'a poussé et...

- VA DANS TA CHAMBRE EDWARD !

Je détestais. Je le détestais. Et je le détesterai toujours. Toujours, caché sous les coussins et sous la couette et dans le placard, parce que j'entendais moins maman crier. Tous les jours, tous les soirs, tout le temps. Elle criait, et criait toujours. Elle a toujours crié. Toujours. Mais pas assez fort. Non, jamais assez fort. Jusqu'à ce qu'elle se taise. Et quand elle s'arrêtait, il y avait ces pas lourds dans l'escalier, qui résonnaient même dans le placard, la porte qui s'ouvre et qui grince. Je détestais les portes qui grincent et je détesterai toujours les portes qui grincent. Et peu importe que le gros coussin soit sur ma tête, il me trouvait toujours.

- Tu auras beau te planquer sale gamin, je te retrouverai toujours ! Toujours, tu m'entends ?

Et ça partait, et je criais aussi. Pas assez fort non plus. »

- Pourquoi as-tu choisi ce souvenir de nous deux, Edward ?

- Parce que je voulais vraiment qu'on prenne l'avion tous les deux !

- Mais tu sais que ça n'arrivera pas, chéri, n'est-ce pas ?

- Je veux être avec toi...

- Nous ne pouvons pas... Je suis morte mon chéri !

- Alors je veux mourir moi aussi ! C'est trop dur en bas...

- Je suis morte. Je ne suis plus physiquement avec toi, et je ne le serai plus jamais ! Je suis devenue poussières, alors que tu as la vie devant toi...

- Je veux devenir poussières alors ! Je veux rester avec toi !

- Je te l'interdis ! Je ne t'ai pas mis au monde pour que tu décides de mourir ! Tu as la vie devant toi, avec cette si douce jeune femme ! C'est avec elle que tu dois prendre ton avion pour aller sur l'île comme tu le souhaites... Tu ne peux pas faire ce voyage avec un souvenir... Est-ce que tu comprends ?

- Tu n'es qu'un souvenir ?

- Oui, et je le serai toujours.

- Je ne veux pas...

- Je serai toujours là, dans ton coeur, auprès de toi. Et tu pourras me voir à chaque fois que tu fermeras les yeux, ou à chaque fois que tu t'endormiras. Je serai toujours avec toi, à chaque fois que tu en auras besoin. Mais je ne suis qu'un souvenir désormais... Tu dois vivre avec.

- Alors tu m'abandonnes encore une fois ?

- Non... Je te rends service... Tu ne mourras pas ! Pas aujourd'hui... Pas après tout ce qu'elle a fait pour toi. Rien que par respect pour elle, tu dois vivre !

Une lumière blanche, et une chambre froide, et un visage flou. Un joli visage de femme, penché sur moi.

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Bella.

De longues heures, de si longues heures avant de voir enfin un quelconque mouvement si faible sous ses paupières. Un simple et si infime mouvement, qui a pu alerter les médecins sur son retour d'entre les ombres.

Et quand, enfin, ses deux yeux se sont ouverts sur les miens, mon cœur s'est remis à battre. Vite, fort. Entier.

- Ne bouge pas, ne parle pas, les médecins vont t'examiner... Je suis là... Ne me refais plus jamais ça, tu m'entends ? Plus jamais...

Les minutes suivantes ne furent qu'une succession de défilés de médecins, infirmières auprès de la famille Cullen. Tout ce que j'en retins était que l'état d'Edward s'était stabilisé, qu'il allait vivre et c'était désormais bien tout ce qui comptait. La seule information de ma journée : Edward est vivant.

Les minutes défilèrent, dans le calme presque angoissant de la chambre sans que je ne puisse bouger. J'aurais pu, j'aurais certainement dû regagner ma chambre mais je ne pouvais pas. Il fallait que je reste ici, près de lui, au cas où. Juste au cas où. Il a besoin de moi. Je ne peux plus le laisser, même une seconde. Il a besoin d'être encadré, encore plus que ce que je n'imaginais.

- Bella, vous devriez aller vous reposer... m'annonça Carlisle.

- Pour une fois, je suis d'accord avec lui : il est réveillé, tu vas te reposer maintenant ! Trancha Charlie, qui lui non plus n'avait pas bougé d'un pouce depuis des heures.

Mais rien ne comptait plus que son visage adorable, blessé. Un médecin entra à nouveau dans la pièce.

- Monsieur Cullen a besoin de se reposer, vous devriez le laisser... Je vous demande de sortir !

Peu à peu, je sentis plus que je ne vis les gens quitter la petite chambre blanche. Mais j'étais incapable de bouger, incapable de faire le moindre pas hors de son regard. Il fallait que je reste là, et c'est tout. Pour veiller à ce qu'il se réveille à nouveau.

- Miss Swan ?

- Je vais rester...

- Vous avez vécu un épisode traumatique, le repos vous sera bénéfique...

- Laissez-moi deux minutes avec lui... Je vous promets que je vais me coucher ensuite...

- Bella...

- Non, papa... S'il te plaît...

Il soupira, et quitta la petite chambre en dernier, sans protester. Et c'était ce que j'attendais de lui. Qu'il ne dise rien, pour une fois.

Je me penchai sur Edward, qui gardait ses yeux rivés devant lui.

- J'ai eu si peur... Pourquoi me fais-tu ça ?

Il ne répondit pas, gardant le silence, me heurtant à son mutisme blessant. Je passai ma main dans ses cheveux.

- Je t'aime... Est-ce que ça ne te suffit pas ? Reste avec moi s'il te plaît... Reste avec moi...

Je le vis déglutir, et une larme roula sur sa joue.

- Elle ne veut pas que... que je meurs...

Qu'est-ce qu'il raconte ?

- Qui, Edward ? Qui ne veut pas que tu meurs ?

- Maman...

Sa voix mourut dans un sanglot, et les pleurs roulèrent comme l'on ouvre les vannes. Il semblait ne plus pouvoir s'arrêter, et je me sentis démunie. Si démunie. Si seule face à sa peine. Peu importe que ce qu'il me raconte ait du sens, sa souffrance en avait pour lui et nous devions trouver des solutions à sa douleur.

- Alors écoute-la, et respecte ses paroles. Elle sait mieux que quiconque ce dont tu as besoin.

Et je ne sus pas quoi faire d'autre, pour lui remonter le moral, à part éponger ses larmes chaudes qui roulèrent en silence...

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Edward n'était plus le même depuis sa tentative de suicide, et quelque part, on pouvait dire qu'une partie de lui-même était vraiment mort dans cet acte. « L'enfant » naïf qu'il était avait été enterré, laissant place à un homme de l'ombre, triste et solitaire. Il avait quitté l'hôpital après quelques jours en observation, mais sous la constante surveillance de Carlisle.

Les psychologues que nous avions consulté estimèrent tous qu'il fallait qu'il change d'environnement, c'est pourquoi nous avions emménagé temporairement à la villa des Cullen. Je m'y sentais plus en sécurité, et moins esseulée face à la souffrance de mon petit-ami. Nous étions constamment en compagnie de quelqu'un : que ce soit Esmé, le docteur Cullen ou Jasper et Alice. Parfois, il arrivait à Rosalie et à Emmett de venir me rendre visite. Plus rarement, je recevais celle de Charlie qui se montrait souvent bougon et désagréable. Mais je serrai les dents autant que je le pouvais, parce que je n'avais pas en plus besoin d'une scène de mon père.

Les rares fois où il redevenait l'incroyable père aimant que j'avais connu étaient lors de mes visites à la maison. Je peinais à me l'avouer mais je devais bien le reconnaître : seconder Edward, et pourtant dieu savait à quel point j'aimais le faire, était parfois dur. Le voir errer constamment, comme une âme en peine, devenait un spectacle douloureux. Retrouver ma maison d'enfance était comme un havre de paix, une douce parenthèse. A chacune de mes visites, je n'entrai que pour « quelques minutes », qui se transformaient très rapidement en de longues heures en compagnie de mes sœurs et de mon père à faire toutes ces choses que nous faisions avant. La cuisine, des essayages d'habits, des manucures et autres matchs de baseball en compagnie de Charlie.

Je me sentais coupable de rentrer tardivement chez les Cullen, trouvant Edward endormi dans le lit. Mais son oncle et sa tante savaient m'apaiser. Ils savaient que j'avais besoin de recharger mes batteries afin d'être plus efficace pour aider Edward, même s'il nous semblait être à court d'idées pour tenter de lui redonner le sourire.

Mon travail m'aidait à ne pas sombrer également : les enfants étaient une source incroyable de bonheur, de joie, de légèreté et pendant mes quelques heures de présence auprès d'eux, je redevenais aussi une enfant, insouciante et loin des tourments.

Je venais de quitter mon travail, et atteignis la villa des Cullen. Le gardien à l'entrée me laissa passer, et je rejoignis le garage, puis le salon. Carlisle et Esmé terminaient leur collation dans un calme tout à fait relatif et impressionnant à la fois. Ils avaient des airs de statues de cire parfaites, comme figées par le temps et l'angoisse. Et pourtant, ils vivaient ou tentaient de le faire correctement malgré les événements.

- Bonsoir Bella !

- Bonsoir Esmé, bonsoir Carlisle !

- As-tu passé une bonne journée ? S'enquit la femme de maison, en me tendant une tasse de thé au citron fumante.

Mon grand plaisir...

- Merci... Oui, c'était une bonne journée... Comment va Edward ?

- Il dort, il était un peu agité, je lui ai donné un léger calmant...

Et c'était honteux à avouer pour lui, mais il lui arrivait parfois de lui donner des médicaments pour le faire dormir, et ne plus le voir errer comme un fantôme prêt à craquer. Un animal...

Carlisle connaissait mon point de vue à ce sujet, et ma répulsion pour ce genre de traitement mais il était parfois préférable qu'un homme dorme, au lieu de penser. Et Edward ne protestait pas, ce qui rendait l'acte plus acceptable. Lui aussi préférait dormir, plutôt que penser.

- Je sais ce que vous en pensez, Bella...

- Nous en avons déjà discuté... Ne revenons pas dessus...

Il opina, et replongea dans la lecture de son journal.

- Edward m'a parlé de votre appartement aujourd'hui, longuement...

Je me tournai vers Esmé.

- Ah oui ?

- Il aime cet endroit, je crois qu'il s'y sent plus à l'aise qu'ici...

- Pour tout vous avouer, et même si j'adore vivre dans votre splendide maison, j'aime le petit confort de mon appartement...

Elle me sourit, poliment, douce.

- Je vais discuter avec lui pour savoir s'il voudrait y revenir... Progressivement un après-midi ou deux, et puis s'y réinstaller tranquillement...

- Il considère vraiment votre maison comme la sienne, il n'a pas cessé de me dire qu'il n'avait pas peur d'être avec vous là-bas...

Il est si touchant...

- J'imagine que nous pourrons y revenir d'ici quelques jours...

- D'accord... Il m'a aussi beaucoup parlé de votre voyage...

- Notre voyage ?

- Oui, il dit qu'il vous emmènera au bord de la mer, parce que vous voulez voir le soleil se coucher sur l'océan et que vous rêvez de dormir dans un hamac entre deux palmiers...

Je me sentis rougir, comme une petite adolescente.

- Oui, effectivement...

- Ce n'est pas un mauvais rêve, n'ayez pas honte...

Le docteur Cullen me sourit.

- Vous êtes ce qui est arrivé de mieux à Edward, ne le laissez pas tomber...

- Je ne le ferai pas, vous avez ma parole ! Si j'avais dû abandonner, je ne l'aurais pas recueillie pour l'héberger quand il dormait dans la rue...

- Vous aurez notre gratitude à jamais pour ce geste... Et si vous avez besoin de quoi que ce soit, nous veillerons à votre confort...

- C'est gentil, mais tout va bien... J'ai simplement besoin qu'Edward aille mieux... Je vais monter le voir...

Je me levai et m'apprêtai à quitter la pièce quand un frisson glacé parcourut mon dos.

- Carlisle ?

- Oui ?

- Avez-vous eu des nouvelles du père d'Edward ?

Je croisai son regard, devenu sombre et froid. Il était en fait instant la parfaite copie de son frère. Mon Dieu... Ils se ressemblaient tant dans ces moments-là, que je ne pouvais qu'imaginer aisément le malaise d'Edward face à cet oncle...

- Non aucune, mais je crois qu'il sait se faire oublier...

- Vous pensez que...

- Nous l'en empêcherons ! Il ne peut plus approcher cet endroit, et tant que vous y serez, vous serez en sécurité. L'interdiction sera étendue à votre appartement et à tous les endroits que vous fréquentez...

- Et... et pour son agression...

- La police enquête, Bella... N'ayez aucune crainte...

Combien de fois ai-je entendu cette phrase, de la part de mon père ? Cette sentence qu'il prononçait mécaniquement, pour ne pas avouer qu'il n'avait aucune piste et que les choses seraient bien plus compliquées que ce que les victimes imaginaient.

- Je monte voir Edward...

- Nous vous appellerons pour le dîner...

Je quittai ce salon devenu trop glaciale pour atteindre la chambre d'Edward. Il était allongé sur le lit, parfaitement immobile les yeux ouverts et les bras le long du corps. Si je n'avais pas perçu son souffle, j'aurais pu craindre à sa mort. Mais peut-il plus mourir qu'il ne l'est déjà ?

Il faut que je le ramène à la vie, une seconde fois.

Je m'installai près de lui, faisant grincer le matelas moelleux.

- Salut Edward...

Il fixait toujours son regard sur le plafond, soupirant à peine plus fort que d'habitude.

- Bonsoir...

Je remarquai les deux cachets donnés par Carlisle, posés en évidence sur la table de chevet. Il ne les a pas pris.

- Tu ne dors pas ?

- J'en ai marre de dormir...

- Carlisle pense que ça te fait du bien...

- Ca ne marche pas, en fait...

Evidemment, cela aurait été bien trop simple. Deux cachets et hop, on oublie ! Non, ce n'est pas ça la vraie vie.

- J'en ai un peu marre d'être ici, que dirais-tu si on revenait à l'appartement tous les deux ?

Il tourna son visage vers moi, ses traits pour la première fois détendus depuis trop longtemps.

- C'est vrai ?

- Oui, j'aimerais rentrer chez moi... J'adore ton oncle et ta tante, et la villa est splendide mais... je ne me sens pas vraiment à l'aise ici...

- Est-ce que tu as nettoyé la salle de bains ?

- Oui... Il y a une semaine déjà...

Il reporta à nouveau son attention sur le plafond.

- Je ne veux pas voir le sang... C'était comme le sang de maman...

Je me penchai vers lui, et caressai son front avant de l'embrasser doucement.

- Ce n'était pas son sang. Et il n'y est plus...

- Je ne prendrai plus de bain...

- Une douche par jour suffira...

- Bella ?

- Oui ?

- Tu m'aimes encore ?

Mon cœur se serra et des pleurs grimpèrent à mes yeux sans attendre. Je les ravalai, espérant être discrète.

- Oui, je t'aime encore...

- Je veux que ça s'arrête, alors...

Je caressai ses cheveux et son front, espérant l'apaiser.

- Alors reprends-toi en mains, cesse de rester sur ce lit à longueur de journée... Viens à table avec nous plutôt que de manger tout seul ici... Participe à la vie... Un peu... Au moins pour moi...

Son regard capta alors le mien, et j'y plongeai sans concession. Pour la première fois depuis sa sortie de l'hôpital, il m'attira à lui et m'embrassa. Doucement, tendrement. Mais il initia ce baiser, et y fit passer tant d'amour que j'aurais pu en tomber. Les choses allaient basculer, se bousculer pour que la vie reprenne son cours, ou du moins qu'elle ne continue.

Ce soir-là, à table, quatre assiettes furent remplies.

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Charlie.

- Chef ! Chef !

- Quoi ?

- Le Sherif Christopher Sanders au téléphone...

Merde ! Jamais bon quand il s'appelle celui-là !

- Je le prends ! Oui Shérif Sanders ? Charlie Swan à l'appareil !

- « Bonjour ! J'ai appris que vous enquêtiez sur la mort de ce gamin à Forks... »

- Oui, des éléments ?

- « On a arrêté un dénommé James dans un trafic de drogues aux portes de la ville... »

- Putain ! C'est pas vrai ? On le cherche depuis des mois au Mexique !

- « Il traînait ici, il y a eu un accident il y a peu entre sa voiture et un particulier... On était en poste aux alentours des bars de la ville parce qu'on savait que des choses louches se tramaient... Il n'a rien vu venir ! Il a essayé de se tirer, on lui est tombés dessus ! »

- Vous êtes efficaces !

- « Il est impliqué dans de sordides affaires, ce type ! »

- Le meurtre d'un enfant ici... On cherche aussi un éventuel complice...

- « Vous pouvez envoyer un de vos hommes pour l'interrogatoire ? Il sera jugé ici pour trafic de drogues, détention et revente de stupéfiants... »

- Je vous enverrai l'officier Mac Carthy. Efficace et professionnel ! Il prendra le premier avion demain !

- « On vous le garde au chaud ! »

- Beau boulot, merci Sanders !

On va l'avoir ce salopard ! On va l'avoir !

Je composai le numéro de portable de mon gendre. Il répondit rapidement et je l'informai de son prochain départ pour aller interroger notre principal suspect. Mais la satisfaction de ma journée fut d'appeler les parents de ce pauvre enfant tué en pleine rue, pour les informer que le présumé coupable de cette affaire venait ENFIN d'être interpellé.

On va les avoir ! Et lui et son complice ne quitteront plus jamais la prison !