Bonsoir les amies !
Me voici avec un nouveau chapitre, tout chaud, tout juste sorti du four. Lol
A peine l'ai-je envoyé à ma béta, qu'elle me le renvoie corrigé. N'est-elle pas merveilleuse ! Donc plein de gros bisous à toi, So. Et merci infiniment pour ta gentillesse ma belle.
Quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas attendre une minute de plus, il fallait absolument que je vous poste ce chapitre. Je trouvais que c'était une bonne façon de vous remercier pour les messages très chaleureux que vous m'avez envoyés.
Sinon, j'ai bien compris que vous en vouliez à Edward. Lol Et c'est légitime. Mais peut-être que parfois les apparences sont trompeuses. Ce chapitre vous dira si vous avez eu raison ou pas d'être en colère contre lui.
Je tiens à remercier aussi les sans-comptes qui m'enchantent comme toujours avec leurs reviews.
Merci donc à :
Lea - Death Eternity – Urbangirl – LFX – Lo – Lilou – jOhanna – Lola – Stephaniie – Laccro - Louiiisaa659 – PatiewSnow – Filligstar – Aulandra17 – Ilonka – Audrey -
Et
Yellowstone69 -Scarpy -Zellie Marcy qui ont un compte mais pour qui il m'est impossible de répondre puisque les messages privés n'ont pas été autorisés.
Je voulais aussi faire un coucou à ma p'tite rebelle, Nadège.
Sur ce, bonne lecture.
Bon week-end en avance.
Et surtout, profitez de la vie !
Chapitre 15
Après avoir croisé le regard plein de fureur d'Edward, je ne savais pas ce que je devais faire pour rattraper les choses.
Mais en le voyant se diriger droit vers nous, les poings serrés, je savais très bien que rien ne pourrait atténuer sa déception et sa colère. Le mal était fait.
Instinctivement, j'avais cessé de danser. Toute mon attention n'était dirigée que vers lui. Je n'arrivais pas à me soustraire à son regard étincelant de colère.
Sentant mon trouble, James se sépara légèrement de moi et me dévisagea.
« Il y a un problème ? », demanda-t-il, légèrement inquiet.
« Je crois que oui. », fis-je d'une voix tremblante.
Il m'observa en fronçant les sourcils. L'incrédulité et la crainte marquaient son visage jusque là si serein.
« Comment ça ? »
J'ouvris la bouche pour pouvoir lui répondre mais l'occasion me manqua ; Edward n'était plus qu'à quelques mètres de nous.
« Edward arrive. », eussé-je tout juste le temps de lui dire.
« Et quel est le problème ? », fit-il ne se départissant pas de son sourire charmeur.
« Le problème ? Tu demandes quel est le problème ? Espèce d'enfoiré ! Enlève tes sales pattes de ma petite amie ! », cria Edward en pointant un doigt rageur dans sa direction se moquant éperdument des gens qui nous entouraient.
D'ailleurs ces derniers cessèrent de danser, intrigués par ce qui se passait. Etre une nouvelle fois au centre de toutes les attentions n'était pas vraiment ce que je souhaitais.
« Faut se calmer, Edward. Nous ne faisions rien de mal. », fit calmement James qui avait toujours une main dans le bas de mon dos.
La peur ne me permit pas d'agir. J'étais complètement tétanisée. Et je m'en voulais de ne pas faire un pas pour mettre cette distance nécessaire entre nous, ce geste qui, peut-être, apaiserait un peu Edward.
« Je t'ai dit d'enlever tes mains d'elle ! », insista Edward, la mâchoire serrée.
James rit et resta stoïque devant sa fureur.
Précipitamment Edward me tira à lui. J'hoquetai sous la soudaineté du geste et me retrouvai collée contre son torse tandis que ses bras m'encerclaient fermement montrant ainsi aux yeux de tous que je lui appartenais.
« Si je me rappelle bien, il y a peu de temps encore, cela ne te posait pas de problème que mes mains soient posées sur l'une de tes petites amies, Edward. », chuchota-t-il afin que seuls Edward et moi-même puissions entendre. « Je pense même avoir fait plus que cela. »
« Espèce de connard ! », fit-il en me lâchant avant de le pousser violemment.
James fit quelques pas en arrière mais parvint à rester debout.
Il passa nerveusement une main dans ses cheveux et rit véritablement mal à l'aise.
« Mais reprends-toi, Edward. Que t'arrive-t-il ? Pourquoi s'emporter pour si peu ? »
Edward s'avança précipitamment vers lui et le poussa à nouveau.
« Touche là à nouveau et je te démolis. Je n'hésiterai pas une seule seconde. T'as compris ? »
« Oh, quel dommage. », fit James, faussement contrit. « J'ai pris tellement de plaisir à sentir son petit corps contre le mien, sa peau si douce sous mes doigts et… ce parfum…Ah, ce parfum… », déclara-t-il en fermant brièvement les yeux et en inspirant exagérément.
« Et tu sais quoi ? Je crois même qu'elle a aimé me sentir si proche d'elle. Allez, ne sois pas si égoïste, Edward. Laisse la moi juste pour quelques heures. Ça nous rappellera le bon vieux temps. »
« Va te faire foutre. », fit Edward en se jetant littéralement sur lui et en lui assénant un coup de poing en plein dans le nez.
KO, James vacilla et tomba. Edward en profita pour se mettre à califourchon sur lui et à le frapper sans discontinuer. C'était comme si il était pris dans une espèce de transe que rien ni personne ne pouvait stopper.
Sous la violence des coups, je portais instinctivement une main à ma bouche. Mes oreilles bourdonnaient, le sang palpitait dans mes tempes et l'oxygène commençait à me manquer. Les gens qui nous entouraient et qui nous observaient crièrent d'effroi.
Je me sentais tellement inutile. Que pouvais-je faire ? Lui crier d'arrêter ? Oui, c'était sans doute ce que je devais faire. Je devais au moins essayer.
« Edward ! Je t'en prie, arrête ! », l'implorai-je en me tenant derrière lui.
Ces mots n'eurent pas l'air de l'atteindre puisqu'il continua encore et encore ses attaques.
Je regardai tout autour de moi espérant voir quelqu'un me venir en aide. Le soulagement m'étreignit lorsque je vis Carlisle arriver précipitamment vers nous.
« Mais tu es complètement fou, Edward ! », fit Carlisle les dents serrées. « Mais qu'est-ce qu'il te prend ? Arrête ça tout de suite. »
Ce dernier sépara difficilement James d'Edward. Puis finalement, Edward lâcha prise et se releva. Carlisle s'agenouilla auprès de James et n'eut qu'à constater l'évidence : il était vraiment mal en point ; son nez était en sang, alors que l'une de ses arcades sourcilières était fendue et que ses lèvres étaient enflées. On pouvait dire qu'il n'était plus que l'ombre de lui-même.
Tout s'était passé tellement vite que j'eus encore du mal à réaliser ce qu'il venait de se produire sous mes yeux. C'était comme si j'avais fait un cauchemar éveillée.
Haletant, Edward les regarda avec haine.
« Je pense que tu devrais t'en aller, Edward. », fit Carlisle en le regardant avec horreur.
« T'en fait pas, j'en ai fini avec lui. Je pense qu'il a compris le message, maintenant. », dit-il en essuyant son front humide d'un revers de la main.
Pris d'un moment de lucidité, il remarqua le silence pesant qui s'était installé dans la salle et tous les yeux braqués sur lui. Il resta un moment hébété à regarder tous ces gens mais ne fit rien pour se soustraire à leur vue.
Après de longues secondes où le temps semblait s'être arrêté, Edward posa enfin ses yeux sur moi. Je n'arrivai pas à décrire ce qu'il ressentait à mon encontre. Il affichait un regard neutre, très difficile à interpréter.
Ce dont j'étais certaine, c'est que j'étais choquée et très ébranlée par ce que je ne venais de voir de lui, par cette colère exacerbée que je connaissais mais que j'avais tenté d'effacer de ma mémoire. Sans oublier le fait que nous avions, en quelques minutes seulement, gâché la soirée qui devait être un moment favorable pour Edward et moi de nous afficher en tant que couple et qu'on nous considère comme tel.
Tout au fond de moi, je ne pouvais pas ignorer la petite voix qui me disait que tout ceci était entièrement de ma faute. A cause de ma précipitation et de mon impulsivité, j'avais plus que tenté le diable. C'est pourquoi, je me sentis encore plus mal pour James. Si je ne m'étais pas servie de lui, nous n'en serions pas là à l'heure actuelle.
Plus je regardai James, plus je culpabilisai. J'aurais voulu lui dire à quel point j'étais désolée mais les mots restèrent bloqués dans ma gorge.
« On y va. », m'ordonna Edward de but en blanc m'étant ainsi fin à mes pensées.
Je reportai mon attention sur Edward et remarquai que la lueur dans son regard avait changé. Elle ne reflétait plus seulement la haine, qui avait considérablement diminuée, elle représentait un profond malaise en plus d'une tristesse furtive.
Et bizarrement, je ne pensais plus à James, à mes regrets le concernant. Je ne pensais qu'à Edward, qu'à ce que je lui avais fait subir. Me voir avec un autre avait dû manifester en lui une douleur bien plus vive que je ne l'avais imaginée. En même temps, il fallait être aveugle pour ne pas l'avoir remarqué.
« Edward, je… », commençai-je, désolée.
« Pas maintenant ! », me coupa-t-il sèchement. « Je n'ai plus envie de nous donner en spectacle. Je crois qu'on en a déjà fait assez pour ce soir. »
Je n'insistai pas et commençai à me diriger vers la sortie, tête basse.
Edward, sur mes talons, empoigna ma main et pressa le pas.
Je regardai discrètement à droite et à gauche et remarquai les regards durs que nous portaient les nombreuses personnes témoins de notre incartade. Puis dans un coin de la pièce, je surpris Rosalie et Jessica en train de discuter tout en nous observant.
Je fus intriguée par leur proximité. Apparemment, elles se connaissaient.
Sous l'intensité de leur regard, je baissai les yeux et essayai de maintenir le rythme que m'imposait Edward.
Nous récupérâmes vite nos affaires avant de sortir. Et pareils à des automates, nous nous dirigeâmes vers la voiture sans un mot.
Arrivés au véhicule, Edward m'ouvrit la portière, et je m'installai avec empressement dans l'habitacle. Il la referma violemment et fit le tour de la voiture avant de s'installer à son tour derrière le volant.
Toujours dans un silence oppressant, il mit le moteur en marche et quitta avec hâte le parking.
Je regardai devant moi, n'osant rien dire, encore chamboulée par ce que je venais de vivre.
Cependant, alors que je pensais qu'il resterait muré dans son silence tout comme moi, il prit la parole.
« Ça va ? Satisfaite de la soirée ? Tu as vu ce que tu m'as fait faire ? », fit-il sèchement.
Je tournai vivement la tête dans sa direction. Le choc vite dissipé grâce à ses paroles, je réalisai que même si, de toute évidence, ce qui venait de se produire était de ma faute, je n'étais pas la seule coupable dans cette histoire. Et pourtant, pour lui, je l'étais. Je trouvai incensé qu'il le pense. Car s'il n'avait pas fricoté avec son ex, la soirée aurait pu se dérouler tout autrement, et nous serions sûrement en train d'en profiter en ce moment même.
Je fus tellement estomaquée par la rudesse de son ton et ses paroles ironiques que je ne réussis pas à trouver les bons mots pour exprimer tout mon ressenti.
« Tu peux me dire ce qu'il t'est passé par la tête pour avoir agi ainsi ? Qu'est-ce que tu essayais de faire ? Me provoquer, c'est ça ? Ça te plaît de me mettre hors de moi, de me voir souffrir ? Parce que si c'est ce que tu voulais, je tiens à te féliciter, tu as réussi haut la main. », fit-il en tapant le volant violemment avec son poing déjà bien blessé.
Je retins le sursaut que mon corps voulut émettre et restai muette. Parce que si je lui disais tout ce que je pensais, je n'étais pas sûre de pouvoir freiner ma colère qui semblait monter crescendo.
Me voyant sans réaction, il me regarda à son tour et planta ses iris assombris dans les miens.
« Pourquoi tu ne dis rien ? Mais à quoi joues-tu, bon sang ? », s'agaça-t-il en se pinçant l'arrête du nez. « Peut-être qu'il disait vrai, alors. Peut-être que tu as apprécié d'être si proche de lui. Que tu as aimé lorsqu'il t'a touché et qu'il avait son visage collé au tien. », continua-t-il avec dégoût.
Ses paroles furent bien pires que n'importe quel coup qu'il aurait pu me porter. J'étais blessée sur bien des points. Et le fait qu'il me juge alors que lui-même avait fait je ne sais quoi avec cette Jessica était tout bonnement grotesque. C'était assurément l'hôpital qui se fichait de la charité.
Ne pouvant plus me contenir, je relâchai toute cette frustration que j'avais accumulée et la lui balançai à la figure. Qu'il fut en colère ou pas, rien ne pouvait atténuer cette détermination opiniâtre qui m'habitait.
« Et c'est toi qui me dit ça ? », fis-je, d'une voix tremblotante dû à mon irritation sous-jacente. « Je n'aurais pas dansé avec lui si tu ne t'étais pas enfui avec cette Jessica. J'ai fait ça pour te blesser, c'est vrai. Je voulais que tu ressentes ce que moi je supportais en te voyant avec elle. Imagines-tu une seule seconde ce que j'ai pu ressentir en te voyant sortir de je ne sais où, débraillé avec ton ex, qui plus est ? Ne t'est-il pas venu à l'esprit que cela aurait pu me toucher, me peiner de te voir si proche d'elle ? », lançai-je à quelques centimètres de son visage, les larmes brouillant ma vision. « Alors oui, j'ai dansé avec James mais j'avais des raisons de le faire. Je suis juste désolée pour lui de l'avoir fait vu comment tu l'as massacré. »
Il ne dit rien pendant de longues secondes, réalisant sûrement que j'avais raison. Je vis d'ailleurs ses doigts se décrisper du volant et sa mâchoire se détendre.
« Je suis désolé. », dit-il finalement. « Je suis désolé de t'avoir laissé seule. Je ne voulais pas que tu te sentes ainsi, crois moi. Je sais à quel point ça peut faire mal. », fit-il d'une voix bien plus douce, en me regardant furtivement.
« Tu n'avais pas le droit de me faire ça, Edward. », ne pus-je m'empêcher d'ajouter malgré sa culpabilité. « Tu n'avais pas le droit ! On ne laisse pas celle qui soit disant est importante à ses yeux pour partir avec une ex. »
Il me regarda une nouvelle fois visiblement en conflit avec lui-même.
« Qui t'a dit que Jessica était mon ex ? », demanda-t-il en reportant son attention sur la route afin de cacher son trouble.
« Peu importe qui me la dit. », répondis-je, agacée. « Arrête de détourner la discussion et réponds à ma question, s'il te plaît. »
« Je devais… lui parler. », déclara-t-il alors que je pensais qu'il allait éluder comme souvent.
« Lui parler ? », m'interloquai-je. « Et qu'est-ce que tu avais de si important à lui dire qui ne pouvait pas attendre ? », fis-je plus exaspérée qu'en colère.
« Je devais régler certaines choses avec elle. Je ne pensais pas que cela prendrait autant de temps. Encore une fois, je suis désolé de t'avoir laissé seule. », murmura-t-il. « Mais pourquoi ne pas être restée avec Alice ? »
Comme si le fait d'être restée avec Alice aurait réglé le problème…
« Et bien, Alice avait certainement autre chose à faire que de me chaperonner toute la soirée. Tu ne crois pas ? »
Le silence retomba. Je croisai les doigts sur mes genoux et les fixai. Je me sentais vide de l'intérieur, j'avais envie de pleurer. Il n'avait pas réussi à me convaincre. En même temps, il n'avait pas fourni tous les arguments dont j'avais besoin pour être rassurée.
« Tu sais qu'il n'y a que toi qui compte pour moi. Je te l'ai assez souvent répété. », fit-il au bout d'un moment me prenant au dépourvu.
« Tu as eu une drôle de façon de me le montrer ce soir. », dis-je en essayant de retenir les sanglots qui menaçaient de s'échapper.
Il posa une main sur ma cuisse et me la caressa de manière réconfortante.
« Je suis désolé. Mais je peux te promettre qu'il ne s'est rien passé entre Jessica et moi. Il faut que tu me croies. », insista-t-il avec une once d'inquiétude dans la voix.
« Alors peux-tu m'expliquer pourquoi lorsque vous êtes revenus vous aviez l'air peu présentable ? »
Il inspira, et je vis sa pomme d'Adam bouger alors qu'il déglutissait.
« Ce n'est pas ce que tu crois. Nous n'avons rien fait. »
« Alors explique-moi. »
« C'est compliqué. »
« J'ai besoin de bien plus que de cette réponse, Edward. »
« Je sais. », admit-il. « Je… Je voulais la voir avant qu'elle ne vienne te parler. Je savais très bien qu'elle n'était pas venue à cette soirée par hasard. »
« Et… euh… que voulait-elle me dire ? », demandai-je ne comprenant toujours pas où il voulait en venir.
« Et bien, des choses que je préfère garder pour moi. », dit-il avant de se racler la gorge. « Je t'ai déjà dit que j'avais fait des choses dont je ne suis pas très fier, et elle est au courant de certaines d'entre elles. »
« Je n'ai pas besoin que tu me ménages. Je pense avoir déjà encaissé pas mal de choses. Alors une de plus ou de moins... », fis-je avec lassitude.
« C'est parce que je tiens à toi que je veux t'épargner. Ecoute… Je te demande juste de me faire confiance. »
« Je n'ai pas envie de l'être. Et je te le répète, je ne suis pas aussi fragile que tu le penses. Je veux savoir même si c'est difficile à entendre. J'en ai besoin sinon il y aura toujours ce fossé entre nous et je ne pourrais m'empêcher d'avoir des doutes. Je n'ai vraiment pas besoin de ça. »
Il s'agita nerveusement dans son siège et relâcha la tension qu'il avait sur ses épaules.
« J'ai honte, tu sais. Tellement honte. Et peur que… que tu me vois bien pire que tu me perçois déjà. »
« Je te promets que non. Après tout ce que nous avons vécu comment peux-tu même y songer ? », fis-je d'une voix étranglée par l'émotion tout en secouant la tête.
Il enleva la main qu'il avait posée sur ma cuisse et la passa sur son visage.
« C'est en rapport avec ce qu'a dit James tout à l'heure. »
J'avais complètement occulté ce qu'il avait dit étant trop bouleversée pour en saisir les mots.
Cependant, petit à petit tout me revint en mémoire et sous l'effet de la surprise, j'écarquillai les yeux et tournai ma tête vivement dans sa direction.
« Tu veux dire que… »
« Oui. », me coupa-t-il. « James et moi n'avons pas fait des choses qui me rendent fier aujourd'hui. »
« Donc vous êtes amis ? »
« Nous l'étions. », rectifia-t-il. « Nous avions travaillé ensemble il y a quelque temps de cela. On s'entendait plutôt bien. On est même devenu amis et … hum… nous profitions de tout ce que pouvait nous apporter le pouvoir, en quelque sorte. »
« Et donc des femmes. », soufflai-je.
Il se lécha la lèvre inférieure et hocha la tête tout en fixant la route.
« J'avais comme qui dirait un manque d'estime envers les femmes. Elles n'étaient que des objets sexuels à mes yeux. Mes relations avec elles ne duraient jamais bien longtemps… Mais ça… c'était avant que je ne te connaisse. », dit-il en me souriant légèrement.
Gênée, je rougis et me mordillai les lèvres. Mais bien vite, je me repris, afin de ne pas perdre le fil de la discussion.
« Donc avec Jessica, vous… »
« Elle a connu James avant moi et il me l'a présentée, il y a quelques mois de cela. Mais je te promets que depuis le jour où je t'ai vue dans ce musée, j'ai cessé ce genre de relation. A partir de ce moment là, il n'y avait que toi qui comptais et personne d'autre. Rien que toi. Tu m'entends ? », déclara-t-il avec conviction tout en plantant son regard dans le mien.
La bile me montait à la gorge. J'essayai tant bien que mal de contenir mon malaise. J'avais du mal à réaliser ce qu'il venait de me révéler. Est-ce qu'un homme pouvait changer son mode de vie et ce qu'il était ? Etais-je la bonne personne qui réussirait à l'empêcher de faire volte-face ?
« C'est pour éviter ce genre de regard que je n'ai rien voulu te dire. », fit-il, peiné.
Je fermai les yeux et secouai la tête.
« C'est juste que je m'interroge, c'est normal il me semble. », fis-je d'une voix voilée par l'inquiétude. « Donc tu me certifies qu'avec Jessica c'est de l'histoire ancienne ? » demandai-je en ravalant les sanglots qui menaçaient de me submerger à tout moment.
Je ne pouvais pas m'empêcher de douter. C'était plus fort que moi. En même temps, j'étais en droit de soupçonner certaines choses. Parce que, preuve du contraire, je ne le connaissais pas suffisamment pour avancer dans notre relation aveuglément. J'en apprenais un peu plus chaque jour et l'accumulation de toutes ces révélations ne faisait qu'accroître mon inquiétude déjà bien persistante.
Il souffla et me regarda quelques instants avant de se reconcentrer sur la route.
« Je te promets que c'est terminé entre nous depuis bien longtemps. Je voulais lui parler pour qu'elle ne fasse rien d'insensé mais aussi pour clarifier certaines choses. Je ne voulais pas qu'elle te raconte ce qu'elle savait de mon passé. Notre couple est déjà assez bien fragilisé comme ça pour en rajouter une couche. Mais il est vrai, que je ne pensais pas que les choses tourneraient de cette façon lorsque j'ai pris la décision d'aller discuter avec elle. »
« C'est-à-dire ? », demandai-je avec appréhension.
« Elle m'a menacé de tout te dire sauf si je lui donnais une seconde chance. Elle est devenue hystérique quand je lui ai dit qu'elle ne m'intéressait plus et qu'elle n'avait jamais été rien d'autre qu'un amusement à mes yeux. Elle a ignoré mes paroles et s'est jetée sur moi. Je l'ai repoussée et j'ai tenté de la calmer, en vain. Alors, ne pouvant rien faire de plus pour la calmer, je suis parti. »
La boule qui s'était formée dans le creux de mon ventre se dissipa peu à peu. J'avais vraiment envie de le croire. Même s'il restait certaines zones d'ombre. C'est pourquoi je préférais tout de même rester méfiante. Il me restait certainement encore une multitude de choses à découvrir à son sujet. Et rien que d'y penser, ça me donnait le tournis.
« Tu me crois ? », demanda-t-il en me regardant avec crainte.
Je hochai simplement la tête et fixai le paysage à nouveau.
« J'ai vraiment besoin de te l'entendre dire. », se désespéra-t-il.
« Oui, je te crois. Enfin, il me faut juste un peu de temps pour pouvoir digérer tout ça. »
« Oui, je comprends. », concéda-t-il, quelque peu soulagé.
Le reste du trajet se fit en silence. Trop accaparée par la discussion que nous venions d'avoir, je n'avais pas remarqué que nous étions déjà arrivés.
Après avoir fait le code pour ouvrir le portail, nous le franchîmes. Il gara la voiture devant la maison et en sortit.
Il m'ouvrit la portière et m'aida à sortir de la voiture. Une fois debout en face de lui, il me prit dans ses bras et me serra contre lui.
« Je suis désolé pour t'avoir dit toutes ces choses désagréables tout à l'heure. Mais te voir dans les bras d'un autre et surtout dans ceux de James m'est insupportable. J'en souffre tellement. Je ne veux te partager avec aucun autre. Je ne veux même pas qu'on pose les yeux sur toi. Je ne veux qu'il y ait que moi. »
Mon cœur se gonfla immédiatement d'amour et mes lèvres me brûlaient de lui dire exactement ce que je ressentais pour lui.
« Tu sais très bien que c'est le cas, Edward. », lui souris-je timidement en posant l'une de mes mains sur visage. « Je regrette juste d'avoir danser avec James. Je ne pensais pas que ça prendrait de telles proportions. Mais j'étais tellement dévastée de te voir avec une autre. »
Il me fixa tristement et m'embrassa le front.
« Tu sais, tu n'as pas à être désolée pour lui. Il le méritait de toute façon. C'est un salopard de première. », cracha-t-il, acerbe.
Je voulus lui dire que même s'il l'était, il ne méritait probablement pas ce qu'il lui avait infligé ce soir. Mais avant que je puisse lui dire ces paroles, son téléphone portable se mit à sonner.
Il me regarda d'un air contrit et prit l'appel en s'excusant auprès de moi.
Nous pénétrâmes dans la maison. Edward se retira dans son bureau tandis que je décidai de monter prendre une douche.
Arrivée à la salle de bain, j'enlevai les épingles qui retenaient mon chignon et me déshabillai en toute hâte. Une fois nue, je me précipitai sous la douche et me lavai en frottant bien mon visage afin d'enlever toutes traces de maquillage. Tout en faisant ceci, je m'évertuai à ne penser à rien. Chose que j'eus du mal à faire au vu des évènements récents.
Je fus tout de même contente et soulagée que nous nous soyons expliqués et ayons trouvé un semblant de calme après cette fin de soirée mouvementé.
Une fois la douche prise, je m'enveloppai dans une serviette blanche et, avec une autre, frictionnai mes cheveux.
Lorsque j'eus terminé, je voulus enfiler ma chemise de nuit mais ne la trouvai pas.
Après quelques minutes infructueuses à la chercher partout dans la pièce, je soupirai et me résignai à abandonner mes recherches. Je réfléchis un instant et me rappelai finalement que je l'avais posée sur une chaise qui se trouvait dans la chambre.
Alors tout en me brossant les cheveux, j'ouvris la porte et me dirigeai vers la chambre.
Quand j'y pénétrai, je vis Edward assis sur le lit, la tête baissée et les mains enfouies dans sa chevelure bien plus en bataille qu'à l'accoutumé.
Je l'observai, intriguée par son abattement visible.
Je pensais que nous avions réglé certains problèmes il y a à peine quelques minutes de cela et je ne comprenais pas pourquoi il semblait si affecté.
« Edward ? », l'appelai-je d'une voix hésitante. « Tu vas bien ? »
Il releva vivement la tête dans ma direction, les yeux étincelants de colère, les traits crispés par la rage qu'il essayait de contenir.
« Est-ce que tu me prends pour un imbécile ? »
Troublée, je ne compris pas immédiatement ce qu'il voulait dire.
Ce fut lorsque je vis ma pochette joncher le sol et une carte qu'il tenait dans l'une de ses mains que je compris.
Sous le coup de la surprise, je lâchai ma brosse à cheveux qui tomba avec fracas sur le sol. Les mains devant ma bouche, je le regardai horrifiée.
« Juste une danse pour me rendre jaloux, rien de plus, hein ? » fit-il, tranchant. « Mais tu te fous de moi ! »
« Ce n'est pas ce que tu crois. Laisse-moi tout t'expliquer, Edward. », fis-je en mettant une main devant moi afin de l'apaiser.
« M'expliquer quoi ? », hurla-t-il tout en se levant brusquement.
Je sursautai et reculai de quelques pas. J'avais peur, tellement peur de ce qu'il pouvait me faire surtout nous sachant seuls, sans témoins.
Il redevenait sous mes yeux l'Edward du début, le bourreau, celui qui m'avait fouetté avec sa ceinture. Il avait cette même rage effrayante en lui.
« Je… », tentai-je de me défendre sans y parvenir vraiment. « S'il te plaît, Edward. »
« S'il te plaît, quoi ? Tu t'y prends vraiment mal pour me convaincre. », vociféra-t-il en s'approchant dangereusement de moi tandis que je reculai encore un peu. « Comment veux-tu que j'ai confiance en toi ? »
« Je ne voulais pas la prendre. Mais… mais… Enfin, je… », bégayai-je tant j'étais apeurée.
« Est-ce lui qui te la mise dans ton sac ? », me questionna-t-il tout en tendant la carte afin que celle-ci soit sous mes yeux.
« Non. », soufflai-je.
« Non ? », dit-il, outré. « Donc il te l'a proposée et tu l'as acceptée sans arrière pensées ? Sans penser à moi. C'est ça que tu veux me dire ? »
Les mots me manquaient. Je ne savais pas quoi lui dire. J'étais trop secouée pour penser de façon cohérente. J'avais l'impression que quoi que je dise rien ne pourrait le convaincre de me bonne foi.
« Quoi… tu nous veux tous les deux ? C'est ça que tu veux ? C'est une chose qui te plairait, qui t'exciterait ? », dit-il, avec dérision alors qu'il s'éloignait enfin de moi.
« Non ! Tu sais bien que non, Edward ! Je… Je ne veux que toi ! Rien que toi ! Il n'y a que toi qui compte pour moi. Je te conjure de me croire ! », l'implorai-je, éperdue, en m'approchant lentement vers lui.
Il rit et secoua la tête, dépité.
Il resta de dos à moi, inerte, les poings serrés pendant un certain temps.
Et contre toute attente, il se retourna et vint vers moi avant de m'empoigner les bras avec force et de me plaquer contre le mur qui se situait derrière moi.
Ses mains quittèrent mes bras et vinrent encadrer mon visage. Il planta ses yeux noircis de désir et de colère mêlés dans les miens.
Je pouvais sentir son souffle chaud balayer mon visage tellement il haletait. Une boule se forma dans ma gorge due à l'angoisse que me procurait sa proximité.
Nous nous regardâmes un moment sans rien dire. Le temps semblait s'être arrêté. Ma bouche s'assécha et mon corps trembla dans l'expectative.
Ses yeux dans les miens, je remarquai qu'ils dégageaient toujours ce ressentiment. Mais pas seulement. Je pus y déceler de la peur aussi.
« Je suis à toi, Edward. », fis-je dans un souffle afin de lui prouver mon attachement et de le faire fléchir.
Soudainement, il pressa ses lèvres contre les miennes. Ce baiser était féroce, dénué de douceur.
Je pouvais sentir son désespoir, sa faim de moi rien qu'à travers ce baiser fiévreux.
Quand il sépara ses lèvres des miennes, ma respiration était en lambeaux. Pas seulement parce que j'avais été privée d'oxygène pendant un certain temps, mais aussi parce que je me sentais perdue, déboussolée, apeurée car ignorante sur ses intentions.
Qu'allait-il faire ?
Alors que nous nous observions, il roula ses hanches contre moi pour que je puisse sentir le désir qu'il ressentait à mon égard. Je fermai les yeux et gémis.
Ses mains fourragèrent furieusement mes cheveux humides tandis que son bassin se frottait au mien.
Tout comme lui, je ne pus m'empêcher de lui saisir sa chevelure et d'écraser ma bouche contre la sienne avec véhémence. Il semblerait que mon corps agissait indépendamment de mon cerveau.
Néanmoins, ma petite voix intérieure me convainquit qu'il aimerait sûrement que je lui montre que mon désir pour lui était sans faille et que lui seul pouvait me procurer une si forte convoitise.
Cependant, il saisit mes poignets et les plaqua contre le mur puis enfouit son visage dans mon cou. Je ne pouvais plus bouger. C'était comme si mon corps était pris dans un étau. Ses dents mordillèrent la chair qui se trouvait là. Un frisson de plaisir parcourut de part en part mon corps déjà bien allumé par ses assauts.
Il le fit encore et encore avant que ses canines ne mordent véritablement ma peau.
Un cri de douleur mêlé au plaisir jaillit de ma bouche sans que je ne puisse le contrôler.
Je commençai à me sentir oppressée. La panique, la douleur dans mes poignets et mon cou en furent certainement la cause.
« Edward… », suffoquai-je. « S'il te plaît, tu… tu me fais mal. »
Une fois les paroles prononcées, je commençais presqu'à regretter des les avoir dites. Parce qu'après tout j'avais aimé le sentir si proche de moi, même si cela voulait aussi dire souffrir. Cette douleur finalement était supportable et confirmait juste l'ampleur de sa passion.
Il regarda vers moi les yeux brillants et sauvages, désarçonné par l'évidence de mes propos et libéra mes poignets endoloris.
Sans plus attendre, il m'ôta la serviette d'un coup sec et ouvrit son pantalon pour en sortir son sexe palpitant. Il me prit par les fesses, me souleva brusquement et, en un seul coup de rein, me remplit.
Il gémit fort, en fermant les yeux à nouveau, et bascula la tête en arrière.
Mon sang chantait dans mes veines et pulsait dans mes oreilles. C'était un sentiment grisant. On n'entendait dans la chambre que le bruit de nos respirations haletantes et nos gémissements gutturaux étouffés pour un bref instant par le baiser incandescent qu'il me donna.
« Tu es à moi ! Tu m'entends ! A moi et à personne d'autre ! », souffla-t-il contre ma bouche tandis qu'il allait et venait en moi. « Tu m'appartiens. Ne l'oublie jamais. »
Ses paroles auraient pu paraître effrayantes pour le commun des mortels mais aussi étrange que cela puisse paraître, j'en jouissais pleinement. J'aimais le fait qu'il me montre sa possessivité. Bien sûr, je comprenais les gens qui subissaient les affres de la jalousie. Pourtant, à cet instant précis, elle m'excitait.
Son obsession m'inspirait différentes sortes d'impressions. Je la trouvais à la fois touchante, effrayante, étouffante. Je ne pouvais pas m'empêcher de me dire que tout ceci était trop extrême. Mais rapidement, je me rendis compte que c'était ce que j'aimais chez lui. Et qu'avoir attisé sa jalousie m'avait montré à quel point il tenait à moi.
Ses coups étaient profonds, intenses illustrant parfaitement ses états d'âme. Je m'accrochai à lui, la respiration commençait à me manquer.
Tandis que des larmes coulaient sur mes joues, je fus frappée par l'énormité de mon amour pour lui, par la profondeur de mon engagement envers lui. Je savais que je l'aimais mais pas de cet amour infini, dévastateur. J'aimais cet homme inconditionnellement.
Ces sentiments vertigineux m'accablèrent. J'ignorais comment pouvoir les surmonter. Alors, ne me sentant pas assez forte pour y faire face, je me laissai volontiers engloutir par eux, par le sentiment exquis de sa possession. Et c'était fort, c'était puissant, comme je n'aurais jamais pu imaginer que cela puisse être.
Je m'accrochai à ses épaules afin d'être au plus près de l'homme que j'aimais. Tout comme lui, j'enfouis mon visage contre son cou et inspirai son odeur enivrante. J'aurais voulu que mon corps nu rencontre sa peau. J'étais frustrée de ne pas pouvoir le toucher comme je le désirais. Mes doigts intrépides tentèrent tant bien que mal de trouver ce qu'ils voulaient tant. J'abandonnai ma tâche laborieuse et me contentai de la peau de son visage, de son cou, de ses mains sur moi, de son sexe battant inlassablement en moi.
Je commençai à me sentir défaillir tant mon corps et mon esprit enduraient tant de choses.
Cependant, je me complaisais dans la façon dont nos corps ne faisaient plus qu'un et la manière dont cette connexion charnelle nous transcendait.
« J'ai tellement besoin de toi. Ne me fais pas ça. Ne m'abandonne pas à ton tour. », gémit-il contre ma peau retenant difficilement un sanglot.
L'entendre si éperdu, si incertain m'incita à l'étreindre avec encore plus de vigueur.
« Jamais Edward ! Jamais ! », gémis-je.
Les larmes continuaient de couler librement sur mes joues sans que je ne puisse les arrêter. Il leva enfin son visage vers le mien et captura une larme avec sa bouche.
« Ne pleure pas. », souffla-t-il contre mes lèvres.
Je pris son visage en coupe et plantai mes yeux dans les siens. Ils étaient tellement expressifs que je vis tout de suite ce que je voulais y découvrir.
L'amour.
Il m'aimait, j'en étais sûre. De façon démesurée certes, mais il m'aimait. Ce n'était pas la première fois qu'il me regardait de cette façon. Mais plus qu'un regard, j'aurais véritablement souhaité qu'il me dise ces mots d'amour. Peut-être n'était-il pas prêt tout comme moi je ne l'étais pas.
Ce constat me soulagea. Malgré sa déception, il éprouvait pour moi autre chose de bien plus fort.
« Je suis à toi. », répétai-je avec toute la conviction dont j'étais capable à ce moment là.
Il me regarda longuement, les lèvres tremblantes, les yeux adoucis.
« Je… », commença-t-il avant de finalement planter ses lèvres frémissantes sur les miennes.
Il accéléra la cadence, allant toujours plus profondément en moi. Nos gémissements de plus en plus sonores reflétaient la profondeur de notre passion.
Je commençai à suffoquer. Ma libération se rapprochant, mon corps commença à se crisper et mon sang à brûler dans mes veines. Je m'accrochai à lui vaguement consciente de qui se passait.
Sa langue dans ma bouche, ses mains emprisonnant fermement mes hanches, je sentis mon corps approcher de son apogée.
Il battit encore plusieurs fois en moi avant que mon corps cède et que l'orgasme se propage en lui avec une force implacable. Je gémis dans sa bouche tandis qu'il continuait encore et encore de se mouvoir en moi.
Puis après quelques coups supplémentaires, il détacha sa bouche de la mienne et les yeux mi-clos, bascula la tête en arrière et vint en moi en criant mon nom.
Il posa son front contre le mien, et nous tentâmes tant bien que mal de retrouver notre souffle.
Quelques instants plus tard, Edward me posa délicatement sur le lit et s'allongea à mes côtés.
Je mis ma tête contre son torse et il me serra étroitement contre lui. Je pouvais sentir l'humidité le recouvrant à travers sa chemise. Les yeux fermés, je me concentrai sur les battements de son cœur qui essayait de reprendre un rythme normal.
« L'entends-tu ? », souffla-t-il.
Je ne dis rien. Au lieu de cela, je l'enserrai avec plus de fermeté.
« C'est ce que tu fais pour lui. », fit-il tout en frôlant mon dos du bout des doigts, propageant ainsi des étincelles sur ma peau.
J'hochai la tête, trop émue pour dire quoi que ce soit. Je savais exactement ce qu'il voulait dire, parce que je ressentais exactement la même chose pour lui. La force qui nous rassemblait vibrait tout autour de nous, presque palpable.
Je me redressai et mis, là, un baiser plein d'amour indicible et de tendresse.
« C'est la même chose pour moi, Edward. », lui avouai-je en regardant dans la profondeur de ses yeux verts.
Nous nous sourîmes complices avant que je me repositionne contre son torse et me laisse envelopper par son parfum, sa chaleur...
Plus sereine grâce à ses paroles, je me laissai bercer par la douce mélodie de son cœur et fermai les yeux, en priant Dieu que plus rien de fâcheux ne nous arrive.
Nous n'avions jamais connu la plénitude dans notre relation. Et j'avais envie que cela change. J'avais envie de tourner cette page, et que les difficultés que nous rencontrions fassent place aux moments joyeux que nous méritions. Car, comme tout à chacun, nous aspirions aussi à notre part de bonheur.
Je le sentis caresser mes cheveux avec application. Et ce fut ainsi que je m'endormis, comblée, dans les bras réconfortants de l'homme que j'aimais plus que ma propre vie.
Alors ? Toujours avec moi ? Je n'ai perdu personne en cours de route ? lol Allez, avouez que vous auriez aimé être à la place de Bella. ^^ Celles qui l'auraient souhaité, lèvent la main. Bien haut pour que je puisse compter. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7… Pfffiou, j'abandonne, il y a trop de monde. Il y en a même plus que je ne le pensais. Petites coquines. ^^ Lol
J'espère que ce chapitre vous a plus. Comme toujours, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.
Je voulais vous rappeler que j'ai commencé à écrire une nouvelle histoire, « Contre tous préjugés ». Si vous ne l'avez pas encore lue, et bien vous pouvez toujours le faire maintenant ou un autre jour. Quoi qu'il arrive, elle sera toujours là. lol La suite ne devrait pas tarder à être postée, enfin je l'espère.
Bonne soirée et à très vite…
Sandrine
