John était en tenue militaire, courant au milieu d'un quartier en ruines, un Terminator à ses trousses. Il était hors de d'haleine, sa poitrine le brûlait, il avait les poumons en feu. Il trébucha et fut aussitôt relevé avec une poigne incroyable par la machine. Son visage décharné le fixant de ses yeux rouges. Il passa une main derrière la nuque de John, prêt à lui briser les cervicales lorsque la tête du robot fut violemment arrachée. Le reste du corps tomba entraînant John dans sa chute. En se relevant il vit devant lui Cameron qui le regardait avec son air habituel, neutre, la tête penchée sur le côté, les yeux grand ouverts avec une pointe d'étonnement, comme souvent. Tout à coup, elle fit un bon en avant, transpercée au ventre par une barre de fer. Derrière elle une autre machine l'avait surprise.
- J : Cameron, NONNNNNNNNNNNNN!
- A : John, qu'est-ce qui se passe? Réveille-toi!
- J : que… quoi? Je… où est...?
- A : tu as fait un cauchemar. Tu délirais depuis un moment.
Allison passa sa main sur le front de John. Il était brûlant. John s'était redressé sur son lit. Il était en sueur.
- A : c'est la fièvre… calme-toi, ça va aller. Je suis là.
John revint doucement à lui et regarda sa montre.
- J : il est 3 h du mat… tu es restée à mon chevet tout ce temps?
- A : oui. Je peux bien faire ça, je m'inquiète pour toi.
- J : c'est gentil, mais tu ferais mieux de te reposer.
- A : tu sais, je suis une grande fille maintenant, je suis capable de savoir ce que je fais… à moins que ma présence ne t'ennuie, bien-sûr.
- J : non… au contraire, mais je me sens tellement faible… je n'aime pas trop donner cette image. Surtout devant une fille.
Allison sourit. Elle avait un sourire d'une douceur angélique. Cameron, elle, ne souriait presque jamais, sauf au début pour l'amadouer au lycée. Par la suite, il avait eu droit à deux ou trois demi-sourires, et encore, du coin gauche de la bouche. La différence entre les deux était à ce moment d'autant plus frappante.
Malgré sa fièvre et sa douleur, John fut troublé par ce sourire enchanteur. Il se calma et se rallongea dans son lit. Allison se pencha sur lui pour lui éponger le front avec un gant froid.
- A : John…
- J : oui?
- A : cette Cameron dont tu as parlé dans ton rêve… c'est la fille… à qui tu tenais?
- J : ….
- A : tu ne veux pas me le dire?... elle était donc si importante pour toi? … Quand tu parles de ta mère, je sens beaucoup de tristesse en toi et… je comprends parfaitement. Mais lorsqu'il s'agit de cette fille… on dirait que c'est pire encore. Qui était-elle pour toi?
- J : c'est très compliqué, surtout dans ma tête, à vrai dire. Mais tu as raison, j'éprouve quelque-chose pour elle, de façon ambiguë, ce n'est pas clair. Et je n'arrive pas à mettre un nom dessus.
- A : tout simplement de l'amour, peut-être?
- J : je ne sais pas… je ne crois pas… et puis, je ne sais pas ce qu'elle ressent non plus, alors quand je dis que c'est compliqué, c'est un euphémisme.
- A : et elle me ressemble tant que ça?
- J : à s'y méprendre, tu n'imagines même pas.
- A : donc quand tu me regardes ou que tu me parles, c'est un peu comme si tu t'adressais à elle…
Allison avait dit ça sur un air déçu qu'elle n'avait même pas essayé de cacher.
Depuis qu'il s'était ouvert à elle, elle avait radicalement changé. Elle passait plus de temps avec lui, elle le regardait prendre de l'importance aux yeux de ses amis, elle commençait même à être impressionnée par sa rapide prise de contrôle, son calme et par la détermination qui émanait de lui. Elle était aussi très admirative de son initiative sur le retournement du Terminator, qui justement cette nuit avait pris son tour de garde, lui permettant ainsi de rester auprès de John.
- J : non, justement non. Tu me la rappelles, c'est certain, je ne vais pas te mentir. Mais surtout au début, quand je t'ai rencontrée. Maintenant que je te connais mieux, je m'aperçois des énormes différences qu'il y a entre vous. Vous avez des personnalités complètement différentes, et… tes mimiques sont très différentes aussi.
Allison parut un peu rassurée d'entendre ça.
- J : j'ai remercié le ciel, quand je t'ai vue, d'avoir mis sur mon chemin un visage qui me rappelait ce que je venais de quitter. J'avais l'impression d'être moins seul. Maintenant ce n'est plus pareil, mais je continue à louer ma bonne étoile de t'avoir rencontrée, même si ce n'est plus pour les même raisons.
Allison sauta sur l'occasion.
- A : ah? Et c'est quoi tes raisons, alors?
- J : et bien… une raison comme ta présence ici cette nuit par exemple. Tu me protèges alors que je suis vulnérable. C'est très touchant. J'apprécie beaucoup, Allison. J'ai l'impression d'être en paix quand tu es là, d'oublier un peu cette foutue guerre.
- A : c'est toi qui me touches, maintenant. C'est gentil de me dire ça, John. Moi aussi tu m'apaises, je suis bien avec toi…
Allison eut le sentiment d'en avoir un peu trop dit. Elle détourna la tête pour que John ne puisse voir son trouble.
- A : allez, rendors-toi. Tu as besoin de forces pour guérir.
- J : maintenant que je sais que tu es là, assise devant moi, je ne vais pas m'endormir comme un macho alors que tu veilles et que tu luttes contre la fatigue! Retourne te coucher toi aussi, je ne veux pas que tu sois crevée à cause de moi.
- A : hors de question! Ben m'a demandé de veiller sur toi et de vérifier que la température ne grimpe pas trop haut. Je ne quitte pas cette pièce!
- J : bon, très bien, alors je te fais une place. T'as qu'à mettre une alarme toutes les heures si ça peut te rassurer, si tu as peur de t'endormir.
Allison parut hésiter, non pas à cause de la stratégie que lui proposait John, mais plus simplement de s'allonger à côté de lui.
- A : ok, on fait comme ça. Dans ton état, je suis sûre que tu n'essaieras pas de profiter de la situation.
Allison s'allongea doucement, essayant de prendre le moins de place possible en se mettant sur le côté.
- J : je ne suis pas contagieux, tu sais. Tu peux t'allonger normalement.
Elle se mit alors sur le dos, mais le lit de camp était tellement étroit que leur bras se touchaient. Un peu gênés mais ne voulant pour rien au monde changer la situation, chacun resta immobile. John s'endormit rapidement avec un sourire sur le visage, qu'Allison ne pouvait voir dans l'obscurité. Elle avait le cœur qui battait à tout rompre. Elle se demandait même si John ne sentait pas les battements tellement ils étaient forts. Elle finit par s'endormir elle aussi, la main sur la poitrine, comme pour mieux ressentir encore ce bruit, qui lui assurait qu'elle ne rêvait pas.
Le lendemain, John avait moins de fièvre. Les médicaments et les bons soins d'Allison avaient œuvré pendant la nuit. Ils furent pourtant réveillés en sursaut par Kyle, qui ne manqua pas de commenter son étonnement de les voir dans le même lit, pour leur annoncer quelque-chose d'étrange. Le Terminator avait alerté Derek que quelqu'un se trouvait devant l'entrée de la base et demandait à parler à John Connor.
Surpris, il se leva, encore très faible après sa nuit agitée. Allison et Kyle l'aidèrent à tenir debout.
A la porte blindée, Derek, Ben, le Terminator armé et quelques autres soldats s'étaient groupés et se tenaient prêts à riposter en cas d'intrusion forcée. Les caméras visualisaient une femme seule. Ben se précipita au moniteur d'entrée. Elle était impeccablement coiffée, dans une robe blanche un peu stricte descendant jusqu'aux genoux, se tenait parfaitement droite et affichait un sourire forcé. John reconnut sans peine le chevelure rousse de Weaver.
- J : OK, c'est bon, vous pouvez la laisser entrer. C'est la machine dont je vous ai parlé qui est venue avec moi dans la bulle temporelle.
- D : ça une machine? Skynet les fait de plus en plus convainquant! Jojo, tu restes vigilant quand-même. Si elle essaye un truc pas net, tu lui plombes la tête.
- J : ça servirait à rien.
La lourde porte pivota et laissa entrer Weaver, qui gardait aux lèvres ce même sourire hypocrite. John se dit qu'elle ne faisait peut-être pas exprès. Peut-être n'arrivait-elle pas à mimer un sourire naturel…
Weaver s'arrêta et dévisagea de bas en haut le T800 qui restait au garde-à-vous. En la scannant, il avait compris qu'elle était aussi une machine, mais un modèle dont ses fichiers ne faisaient pas mention.
Elle tourna la tête vers John et dit d'un air admiratif:
- W : et bien, tu n'as pas perdu ton temps, John. Je vois que tu as déjà commencé à te servir des machines. C'est la première fois, je crois, que tu reprogrammes un Terminator?
- J : oui, c'était plus compliqué que prévu, j'y ai passé des jours.
- W : et je vois que tu as su convaincre les gens de cet abri de profiter de cette occasion et leur faire accepter l'aide des machines… c'est parfait, tu commences à jouer ton rôle avec un sens de la responsabilité que je ne soupçonnais pas arriver si vite. Mais tu as mauvaise mine.
- J : ça va aller mieux, j'ai été blessé quand on a récupéré ce T800… et ça s'est infecté. Derek, pourrions-nous aller en salle de réunion?
John s'approcha et lui demanda discrètement de renvoyer les soldats qui avaient été appelés. Il ne voulait pas s'étendre sur l'identité de Weaver devant toute la base. Dans le couloir, il demanda à Weaver tout aussi discrètement:
- J : vous avez trouvé John Henry, vous avez SA puce?
Weaver esquissa un petit sourire narquois. Elle avait parfaitement compris de quoi John voulait parler.
- W : oui, je l'ai retrouvé. Et la puce de Cameron avec. Je l'ai avec moi. John Henry savait que tu y tenais. Il utilise aujourd'hui la puce d'un triple 8 qu'il a modifiée et perfectionnée de la même façon que la sienne. La puce de Cameron aura servi de modèle. Mais à part t'en faire un souvenir, je ne vois pas à quoi elle va te servir.
- J : c'est mon problème.
Weaver la lui tendit avant qu'ils ne rentrent dans la pièce. John la mit rapidement dans sa poche. Ils s'installèrent autour de la table.
- J : bon, tout le monde ici sait qui vous êtes, pas besoin de le cacher, je leur ai raconté d'où on venait. Ils sont au courant pour John Henry aussi.
- W : décidément… et ils t'on cru. Je te félicite, John Connor. Ta mère aurait été fière de toi. C'était sans doute la tâche la plus difficile que tu aurais à accomplir en arrivant ici.
- J : vous ne connaissiez pas ma mère, n'essayez pas de faire semblant.
- W : comme tu voudras. J'ai des informations importantes à vous donner.
- J : si vous commenciez par me dire pourquoi John Henry est parti dans le futur et pourquoi vous l'avez suivi?
- W : pourquoi? Mais pour le protéger bien-sûr.
- J : et il est où, là?
- W : il est resté dehors. Il est caché.
- J : pourquoi n'est-il pas venu avec vous? Vous avez une drôle de vision de la sécurité. Il pourrait se faire attaquer par d'autres machines.
- W : je ne pouvais pas savoir que tu avais parlé de moi à tes compagnons. Je me suis dit qu'ils se méfieraient moins d'une femme seule que d'un couple. Et puis tu oublies que JH a le corps d'un T888. Il est capable de se défendre un minimum.
- J : non, je ne risque pas de l'oublier!
- D : bon, si on en venait au fait.
- W : JH a réussi à s'infiltrer dans le réseau de Skynet. Nous avons des informations intéressantes, mais inquiétantes. Skynet s'impatiente. La résistance diminue mais il existe encore des poches un peu partout sur la planète. Il sait que l'infiltration est la solution. Seulement ses machines se font souvent repérer. Il est en train de concentrer toute son énergie sur la création d'un modèle spécifiquement dédié à l'infiltration. Quelque-chose qui serait capable de se comporter comme un humain, absolument indétectable.
- A : il y aura toujours les chiens.
- W : pas cette fois-ci. Il est question de cyborg. Je veux dire de vrai cyborg, pas des machines que vous appelez à tort de la sorte. Un cyborg, c'est une base humaine assistée de robotique. Voilà où il veut en venir. Et voilà pourquoi il fait de plus en plus de prisonniers. Il expérimente. Le plus difficile pour lui est l'interface cerveau/puce électronique qui lui permettra de "programmer" un humain, de lui imposer sa volonté. Il touche au but, c'est une question de jours.
L'assistance était abasourdie. Si une telle créature voyait le jour, une infiltration massive et indétectable signerait l'arrêt de mort de la résistance. Ben restait dubitatif.
- B : je ne sais pas… ce que vous nous dites me semble étrange. Pour mener un tel projet, il faut une connaissance approfondie du fonctionnement du cerveau humain. Et justement, ce n'est pas le point fort de Skynet. Qu'est-ce qui nous dit que vous n'êtes pas vous-même une machine infiltrée qui va nous mener dans je ne sais quelle mission suicide?
Weaver se tourna vers Ben. Elle semblait le voir pour la première fois depuis qu'elle était arrivée.
- W : nous n'avons pas eu l'occasion d'être présentés. C'est avant tout à John que je m'adresse. Ce que vous pensez ne m'importe pas.
- B : vous ne me faites pas peur, toute machine à tuer que vous soyez. Je sais bien que vous êtes capable de venir à bout de moi en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Mais si vous voulez que nous coopérions, il va falloir nous en dire un peu plus. C'est dans l'intérêt général, si toutefois le vôtre est bien le même que le nôtre…
Derek fut surpris de la réaction de Ben, lui qui était par habitude si peu suspicieux. Weaver le fixa un instant sans rien dire et parut céder.
- W : il va pourtant falloir me croire sur parole. Je peux ajouter que, à mon avis, Skynet utilise quelques humains qu'il aurait gagnés à sa cause pour améliorer ses connaissances sur le cerveau.
- K : des traîtres! Oui, on sait qu'il y en a quelques-uns.
- J : c'est une menace qui presse encore plus notre projet, il faut agir vite.
John, pour se porter garant de Weaver et montrer aux autres qu'il lui accordait sa confiance, lui parla du plan suggéré par Sarah. Weaver parut séduite par l'idée mais quelque-chose la raidit immédiatement.
- W : John, je suis venu te proposer une alliance, ce n'est pas tout à fait la même chose qu'un sauvetage de l'humanité et l'extermination des machines. J'en fait partie, figure-toi, et d'autres avec moi aussi. Cette technologie nous détruirait sans faire de différence avec Skynet et ses troupes.
- J : on trouvera une solution. Si vous avez une meilleure piste, je vous en prie.
Comme Weaver n'en avait pas, chacun retourna à ses occupations. Il fallait accélérer le départ. John Henry fut admis dans la base et rejoignit John et Weaver qui étaient restés seuls dans la salle.
- J : écoutez, je vous crois quand vous dites que vous représentez un groupe de machines dissidentes, mais vous ne me dites pas tout. Je dois avoir une confiance totale en vous. Vous n'avez pas répondu à ma question tout à l'heure. Pourquoi êtes-vous revenus dans ce futur, pourquoi précisément à ce moment?
- W : je ne crois pas que tu aies besoin de le savoir. Il n'y a rien d'extraordinaire à raconter.
- J : c'est là que vous vous plantez. La confiance, ça se gagne. Je l'ai encore appris ici. Si vous me cachez des choses, ça met un frein à cette confiance. Je veux savoir. Je veux connaître votre histoire.
- JH : Catherine, je ne crois pas qu'il y ait un problème majeur à lui en dire plus.
- W : je sais JH, je n'y voyais pas l'utilité, tout simplement. Je vais t'expliquer: ma création est un hasard. Dans les usines de Skynet, quelque-chose s'est mal passé… enfin pour lui! Je n'ai pas reçu le programme prévu. J'ai été activée trop tôt et n'ai pas reçu de mission. Je suis partie et ai vu ce que Skynet faisait aux hommes. Je ne sais pas si je saurai un jour estimer pleinement la valeur de la vie humaine comme JH a su l'apprendre aux côté de James Ellison, mais j'ai trouvé injuste qu'une machine seule, créée de surcroît par les hommes, se mette en tête de tous les anéantir. Je n'ai pas de programme me permettant de faire la part des choses entre le bien et le mal, mais j'ai acquis des notions s'en approchant, par mon vécu. J'étais la première machine rebelle. Je me suis constitué une petite armée, mais mes moyens étaient de plus en plus limités, Skynet était à mes trousses. Usant de son moyen de prédilection, l'infiltration, il a réussi à porter un gros coup sur mon groupe grâce à un de mes T888 qu'il avait retourné à se solde. Un kamikaze, si tu préfères, qui a fait sauter mes principales installations où je m'étais mise à monter une chaîne de fabrication de Terminators. A ce moment, je ne croyais pas du tout à une entente avec les hommes. Je les trouvais trop faibles, trop peu organisés et j'ai décliné une offre que tu m'avais faite pour vous rejoindre.
Je n'ai pas pu continuer longtemps. Skynet me limitait toujours plus dans mes moyens. Il était sur le point d'anéantir ce que j'avais mis sur pieds. Il avait toujours un temps d'avance. Ce qu'il me manquait cruellement, c'était un bon système d'espionnage. Je savais depuis longtemps qu'il était parfaitement à l'abri de toute tentative d'infection par virus informatique. Mais je pensais qu'un système suffisamment évolué, une IA très développée, pourrait se connecter à son réseau sans être repérée et récupérer des informations qui me permettraient d'anticiper ses actions. J'ai donc tenté d'améliorer la puce d'un T888 pour le connecter au réseau de Skynet. Mais il s'est fait repérer rapidement. Skynet l'a corrompu et il a tenté de se rebeller contre moi. J'ai du le détruire. C'était un échec de plus. C'est dans cette optique que je suis partie dans le passé, en lui volant la technologie de voyage dans le temps. Je voulais me servir du génie des hommes avant le jugement dernier pour m'aider à concevoir une telle IA, une entité comparable à Skynet, douée d'autonomie et d'initiative. Seul l'esprit d'invention illimité des humains pouvait à mon sens me permettre de réussir, il suffirait alors que je cadre les recherches. Après tout quelqu'un avait bien réussi à créer Skynet, volontairement ou par erreur, je ne sais pas, mais c'était une preuve suffisante que c'était possible. La suite, tu la connais. Cette entité, c'était le TURK, que j'ai fait évoluer vers ce qu'est aujourd'hui John Henry grâce aux ingénieurs de ZeiraCorp et à M. Ellison qui lui a inculqué des valeurs. Ces valeurs dont Skynet est dénué. Pendant ces mois de préparation, je me suis intéressée à toi et à ta mère. J'ai vu de quoi vous étiez capable et j'ai été impressionnée. J'ai senti que j'avais eu tort de te répondre non la première fois. A la réflexion, je n'étais pas sûre, même avec un bon système d'espionnage, de venir à bout de Skynet sans l'aide des hommes… sans ton aide. Alors j'ai envoyé James Ellison prévenir Cameron que j'avais changé d'avis. Je savais qu'elle saurait ce que j'avais voulu dire.
- J : alors c'était ça! J'ai bien vu qu'elle était préoccupée après cette phrase : "voulez-vous vous joindre à nous". Elle savait. Depuis le début elle savait et elle ne m'a rien dit! Elle a immédiatement compris qui vous étiez et ce que vous vouliez faire. Pourquoi me l'a-t-elle caché?
- W : je n'en sais rien, je pensais qu'elle t'aurait dit ce que cela signifiait.
- J : j'apprécie beaucoup que vous m'ayez dit la vérité. Je m'attendais à ce que vous réagissiez comme Cameron qui avait beaucoup de secrets pour moi, et de plus en plus ces derniers temps. Elle ne me disait pas franchement les choses.
- JH : si j'avais su que cela te tracassait autant, j'aurais pu profiter d'avoir sa puce pour répondre à tes interrogations. Veux-tu que j'essaie de fouiller dans ses données?
John était tenté. Il hésita mais finit par décliner la proposition. Il aurait eu l'impression de trahir Cameron. C'était à elle de lui dire les choses.
