Un quart d'heure plus tard ils étaient dans la base, sous terre. Seul Skynet pouvait se payer le luxe d'avoir certains complexes en surface. Pour les humains, c'était plus compliqué. La grande majorité des bases de la résistance étaient invisibles. Guidés par Savannah que tout le monde connaissait ici sous le nom de Mary, ils arrivèrent à l'étage du commandant de la résistance du grand secteur de Los Angeles et des environs, le colonel Carlton.

Ils avaient préféré laisser à l'extérieur, cachés des éventuelles patrouilles volantes de Skynet, les Terminators qui ne possédaient pas ou plus de peau synthétique. Convaincre encore tout le personnel de la base, à commencer par les vigiles, leur aurait fait perdre un temps précieux. Seuls Weaver et John Henry les accompagnaient. Il s'agissait de persuader le colonel en premier, le reste serait plus facile.

Cameron était restée à l'extérieur malgré les protestations de John, car son visage était de nouveau abîmé et une large zone métallique était franchement visible. Elle était moins mutilée que le jour où elle avait fait sortir Sarah de prison et la cicatrisation serait plus rapide, mais on ne pouvait se méprendre sur son compte. Cameron avait essayé de raisonner John en lui disant qu'elle resterait avec les autres machines en retrait, camouflée, sans rien tenter en les attendant. John fut contraint d'accepter, à contre-cœur.

Ce ne fut que devant la porte du colonel qu'on leur annonça qu'il était parti avec plusieurs hommes voici deux jours pour une mission de coordination avec la résistance de San Francisco. Mais il devait rentrer dans la nuit si tout se passait bien. On leur proposa un peu de repos et un repas en attendant. Savannah fut vite accaparée par les questions des militaires de la base. C'était une miraculée. Ils la croyaient perdue à jamais. John, Ben, Kyle et Allison se retrouvèrent avec JH et Weaver pour parler de l'organisation future.

- K : comment tu penses t'y prendre, John?

- J : à l'évidence, dans un premier temps il va falloir convaincre le colonel… si j'ai bien compris, ce n'est pas un homme facile… Derek n'entretenait pas de rapports des plus cordiaux avec lui, à ce que j'ai entendu dire.

- A : c'est le moins qu'on puisse dire.

Savannah les rejoignit vite dans la discussion.

- S : je suis celle qui le connaît le mieux. Je peux vous assurer que son côté "ours" ne porte pas préjudice à ses fonctions. Sous ses airs impulsif, c'est un homme réfléchi et mesuré. Une fois qu'il sera convaincu, il fera tout pour nous aider.

- K : oui mais justement, à ton avis, le convaincre… ça va donner quoi? Il faut s'attendre à des heures de palabres? Parce que le convaincre qu'on est avec des machines, c'est facile, mais lui faire admettre qu'elles peuvent vraiment nous aider, c'est une autre affaire.

- S : honnêtement, je ne vais pas vous cacher que la partie n'est pas gagnée… mais je vais vous aider. Il a confiance en moi.

- W : bon, et ensuite? Je suppose que tu as un plan, John?

La question avait été posée avec un cynisme évident, non dissimulé d'ailleurs puisqu'elle était accompagnée d'un petit sourire narquois.

John ne se laissa pas faire.

- J : alors vous aussi, vous vous êtes fourré dans le crâne, où ce qui vous en sert, que je suis le leader et que mon immense expérience de chef va vous conduire à la victoire? Est-ce qu'il est vraiment nécessaire que je rappelle que je n'ai que 17 ans?

- W : faute à qui? Personne ne t'a forcé à faire un bond dans le temps, il me semble.

- A : bon, vous n'allez pas remettre ça. Ce qui est fait est fait. Nous sommes là justement pour aider John et peaufiner un plan avec lui.

John fut très reconnaissant à Allison de prendre sa défense. En réalité, il avait déjà échafaudé quelques plans dans sa tête mais il fallait préciser les choses. Ils discutèrent la majeure partie de l'après-midi.

John, lassé et épuisé se passait les mains sur le visage et les yeux pour rester concentré, ses cernes étaient très visibles. Savannah le remarqua et lui proposa de "lever la séance" et de se délasser un peu sous une douche. Le confort ici était moins important que dans la base de Derek qui possédait une grande citerne d'eau mais chacun avait le droit à une douche par semaine, ce qui n'était pas si mal, finalement.

John partit en silence après s'être fait expliquer où trouver les sanitaires. Allison le rattrapa.

- A : Ça n'a pas l'air d'aller très fort, John. Juste de la fatigue?

- J : …

- A : tu te fais du souci pour Cameron, n'est-ce pas?

- J : non, enfin si peut-être, je ne sais pas trop. Je n'aime pas trop la voir défigurée comme ça.

- A : pourquoi? Parce qu'elle ressemble trop à une machine?

- J : je ne voulais pas me l'avouer mais je crois que oui. C'est moche, hein? Et puis j'ai l'impression qu'elle a mal, aussi. Même si je sais qu'elle ne sent rien.

- A : tu es humain, John. Tu réagis comme tel, c'est tout. Rien de très moche à cela. Plus je vous connais, et plus j'arrive à cerner la complexité de votre relation. Je peux comprendre que tu te sois attaché à elle. Elle est très complexe sous son visage impassible.

Allison marqua une pause, et avant d'entrer dans la salle des douches, ajouta:

- A : mais je crois que tu as raison, finalement: la sortir un peu de ta tête te ferait du bien. Penser à autre chose.

- J : comme quoi? la guerre?

- A : je pensais à quelque chose d'un peu plus gai, à vrai dire. Moi quand j'en ai marre de toute cette violence, j'imagine l'après-guerre. Un monde tout neuf à reconstruire après avoir vaincu Skynet. Rien de mal à fabuler un peu. La nature qui reprend ses droits, les hommes qui sortent de leur trou et se rencontrent… on peut rêver longtemps sur ce sujet. Tu voudrais faire quoi, toi, par exemple?

Allison entra dans une cabine de douche et John prit celle d'à côté.

- J : franchement, j'en sais rien. Je n'y ai jamais pensé.

- A : et ben, t'es optimiste, toi! Alors imagine! Il y a bien des choses que tu voudrais faire, non?

- J : je suppose… simplement vivre… et ne plus me soucier de rien. Tu vois? De rien du tout. Avant d'entreprendre quoi que ce soit, prendre une année sabbatique, ou deux… et prendre le temps de vivre. Apprendre à mieux vous connaître par exemple, mon père, Ben… toi…

- A : tu m'inclus dans ton futur, John Connor? Je suis très flattée.

- J : arrête de te fiche de moi, Allison. Bien-sûr que je t'y inclus. Tu sais bien que tu comptes beaucoup pour moi. Vous êtes ma seule famille, ma seule attache dans ce monde. Je n'ai plus que vous. Et je n'imagine rien sans vous pour l'instant.

- A : j'ai pas pensé à prendre du savon. T'en as?

- J : ça fait plaisir de voir que tu m'écoutes.

- A : je t'écoute, mais je n'ai rien à ajouter. Alors, tu as du savon?

- J : … oui, tiens.

Après un moment de silence, Allison reprit:

- A : tu dis plus rien, t'es vexé?

- J : ben… tu me poses des questions et j'ai l'impression que tu n'écoutes même pas mes réponses, alors…

- A : tu es vexé.

- J : peut-être. Et alors? J'ai pas l'droit?

- A : oh, t'es mignon. Tu vois pas que je te fais marcher? J'ai entendu, John… et retenu… que tu tiens à nous… à moi. Et… mes premiers instants de silence, c'est parce que j'ai été touchée. Même si ce n'est pas la première fois que tu me le dis.

Allison passa sa main au-dessus de la cloison pour rendre son savon à John. Il le reprit et vit qu'elle avait gravé un petit cœur dedans.

- J : t'as fait ça comment?

- A : avec une épingle à cheveux.

- J : c'est… gentil. C'est toi qui es mignonne, maintenant.

John l'entendait se frotter les cheveux avec sa serviette puis s'habiller. Elle sortit de sa cabine et resta dehors, sans rien dire. John ne savait pas si elle était déjà partie.

- J : Allison?

- A : oui?

- J : je savais pas si t'étais toujours là. Ça va?

- A : … j'ai un peu peur, John.

Allison était redevenue très sérieuse et regardait le sol, perdue dans ses pensées.

- A : j'ai peur de ce que je ressens pour toi… et ce que tu ressens pour elle… ce que je t'avais dit dans la grande grotte, près de l'étang tiède… c'est toujours vrai. Mais je n'arrive pas à ma détacher de toi. Je sais que je cours au devant de grandes désillusions, mais je n'arrive pas à m'y empêcher.

John sortit enfin de sa cabine pour tomber nez à nez avec le visage grave d'Allison. Ce qu'elle venait de dire l'avait touché au plus profond de son cœur. Une immense joie explosa en lui et il voulut la prendre dans ses bras, l'embrasser.

Mais il voulait avant tout la respecter, ce qui voulait dire être sûr de ses sentiments pour Cameron avant toute chose. La question était simple: savoir à qui, entre Cameron et Allison, il était le plus attaché, pour qui il éprouvait le plus de sentiments… mais la réponse était sûrement la plus difficile qu'il devrait donner un jour. La seule chose qu'il savait pour le moment, c'est qu'il ne voulait être nulle part ailleurs qu'aux côtés d'Allison. Il lui sourit et la regarda. Il avait l'impression qu'Allison avait su, par ce simple échange de regard, ce qu'il venait de penser. Il l'embrassa affectueusement sur la joue et lui tendit le savon, qu'il avait prit soin de sécher. Sur son autre face, Allison découvrit que John avait lui aussi gravé un cœur.

Elle le regarda et lui sourit en retour.

- A : et toi, avec quoi tu l'as fait?

- J : une canine… maintenant j'ai un sale goût de savon dans la bouche.

Allison rit doucement.

- A : tu aurais pu utiliser la boucle de ta ceinture, nounouille.

- J : j'ai pas pensé. Si tu l'aimes pas, tu le jettes.

- A : arrête de prendre la mouche comme ça. Je ne le jetterais pour rien au monde.

Allison l'emballa dans un mouchoir et le mit précieusement dans une poche de sa veste.

Pour cette première nuit dans la base, ils furent tous les 6 amenés dans un pièce de taille moyenne qui servait de dortoir. Des lits de camp étaient à leur disposition. Savannah avait évidemment sa propre chambre, elle était chez elle.

Les deux machines, pour faire bonne mesure et ne pas éveiller trop de soupçon avant l'arrivée du colonel, se couchèrent aussi, sans dormir, comme on peut s'en douter. Mais il y avait aussi deux autres personnes qui ne dormaient pas.

John et Allison, couchés sur le côté, se faisant face chacun sur son lit, se regardaient en silence. Un trait de lumière qui filtrait sous la porte éclairait faiblement leur visage. Rien ne fut dit durant cette nuit-là. Allison souleva son bras et le tendit vers John qui lui prit la main un long moment. Allison sentait une étreinte sincère, profonde, les doigts de John caressaient doucement les siens. Elle était heureuse et aurait voulu que cela dure toujours.

Malheureusement, au milieu de la nuit, Savannah fit irruption dans la chambre , et s'arrêta juste à temps avant de leur shooter dans les mains.

Un sourire furtif passa sur ses lèvres, mais John et Allison virent aisément que quelque chose la tracassait beaucoup. Elle paraissait presque affolée. Ben et Kyle se réveillèrent, JH et Weaver approchèrent et Savannah leur expliqua ce qui venait de se passer.

Le colonel Carlton était rentré avec une escorte diminuée de moitié. Ils avaient été attaqués. Jusque là, rien de très particulier. Il y avait des risques, comme toujours. Savannah avait juste remercié le ciel que son protecteur s'en soit tiré. Elle l'accueillit chaleureusement mais trouva étrange qu'il manifeste aussi peu de surprise et de joie à la voir de retour dans la base.

Mais la bataille avait du être rude et il était sans doute éprouvé par sa longue route du retour. A force de discussion, pourtant, son impression demeurait et même s'amplifiait. Lui, toujours impulsif, survolté et très bavard affichait un calme surprenant. Il chercha manifestement à plusieurs occasions à couper court à la conversation, si bien que Savannah n'eut même pas le temps de lui parler de ses nouveaux compagnons, ni même de la façon dont elle s'était extraite de sa captivité. Qu'il ne lui demanda aucune explication, plus que tout, acheva de la rendre perplexe, et même suspicieuse.

- S : ce n'est pas le colonel Carlton. J'en suis sûre.

- K : tu penses à une machine?

- S : quoi d'autre?

- W : si cette base principale est infiltrée, il ne faut pas que nous y restions. Ça pourrait compromettre notre mission.

- S : mais si le chef de cette base, qui est aussi la mienne, est une machine de Skynet, je ne peux pas la laisser exterminer tout son personnel. J'y ai des amis. Il faut les aider. Il faut que vous m'aidiez.

- JH : nous pouvons déjà commencer par nous assurer de l'identité de ce colonel. En organisant une rencontre comme il était prévu, je peux scanner son corps et par ses mensurations, j'arriverai à savoir de quel modèle il s'agit. J'ai chargé la dernière mise à jour des types de Terminators sur le réseau.

- J : ça ne va pas nous avancer à grand-chose. Moi je pense qu'il faut aussi s'assurer de l'identité des hommes avec lesquels il est revenu. Il y a peut-être tout un groupe de machines dans la base. Ils peuvent fouiller vos archives, vos plans de missions, ruiner en peu de temps tout votre travail… et exterminer tout le monde avant de saboter les bâtiments et de partir en faisant tout cramer. Si tu es sûre de toi, Savannah, il faut agir vite et ne pas leur laisser le temps de s'organiser.

- S : bon, je repars. Je vais organiser une rencontre avec vous dès la première heure. Si je le fais maintenant, ça semblera louche. Il est 4h30 du matin.

Weaver lui attrapa le bras avant qu'elle ne quitte la pièce.

- W : fais attention à toi, Savannah. Ne le laisse pas avoir de doutes, sinon il te tuera.

- S : je ne suis plus une petite fille

- W : non mais je peux toujours essayer de te protéger.

Savannah fit un timide sourire et Weaver le lui rendit.

Deux heures plus tard, après une longue concertation sur ce qu'ils pourraient dire au colonel - parce qu'il n'était plus question de le mettre dans la véritable confidence – ils furent introduits dans une salle de réunion. Il avait été décidé finalement que JH et Weaver ne viendraient pas car s'ils pouvaient savoir à quel modèle de Terminator ils avaient affaire, lui aussi le pourrait certainement. Il fallait mieux attendre le plus tard possible pour cela. JH devait simplement, au sortir de l'entretien, espionner derrière un porte sans être vu et essayer d'identifier la nature du chef de la base.

La question s'était aussi posée pour John. Devait-il venir? En d'autres termes, Skynet savait-il qui il était?

La réponse n'était pas si aisée. Le Skynet de l'autre futur le savait fort bien, mais celui qui avait vu le jour sous la couverture de Kaliba? Il était probable que oui, ne serait-ce que par les Terminators envoyés du futur pour le tuer. Ces Terminators avaient été envoyés par, pourrait-on dire, un Skynet alternatif, mais en 2008 John pensait que ces robots du futur étaient entrés en relation avec leur "maître" de ce temps, tout jeune, presque naissant et en pleine maturation.

Les Terminators avaient donc forcément pu le prévenir de la menace que John représenterait dans le futur. Et finalement rien ne s'était passé. John avait disparu et rien ne pouvait laisser penser à Skynet qu'il avait fait un bon dans le temps. Durant toutes ces années, il n'avait plus jamais entendu parler de John Connor. On pouvait s'attendre à ce qu'il le croie disparu… ou en tout cas, qu'il ait grandit.

Mais ils ne pouvaient pas prendre le risque. Les logiciels de reconnaissance faciale des machines étaient très évolués. Si John était resté dans leur base de données, le faux colonel le reconnaîtrait facilement par un classique processus de vieillissement informatique. John resta donc à l'écart avec JH et Weaver.
Savannah les attendait aux côtés du colonel Carlton. Il était assis mais sa haute stature se voyait quand-même. Il avait un visage fermé et sévère.

- S : bien, je vous présente le colonel Carlton qui vient tout juste de rentrer de mission. Colonel, voici le groupe à qui je dois mon retour ici, Kyle Reese, Benjamin Saint-Clair, et Allison Young

- CC : vous n'étiez pas trois de plus?

- S : si, mais ils sont restés se reposer, ils sont exténués et blessés… ils vous présentent leurs excuses.

- CC : je vous écoute.

- B : si vous le permettez, colonel, je vais parler au nom de tous, puisque que le sergent Derek Reese a été tué et que je suis théoriquement le plus haut gradé de notre ancienne base.

- CC : ancienne?

- B : elle est compromise.

- CC : expliquez-vous.

- B : nous étions en mission et avons été trahis par des hommes à nous. Nous ne savons pas s'il y avait d'autres traîtres à la base mais c'est fort probable.

- CC : et en quoi consistait cette mission?

- B : bassement matérielle, j'en ai peur colonel. Nous étions sur le point d'épuiser toutes les ressources alimentaires de notre secteur. Nous pensions changer d'abri.

- CC : j'aurais aimé en être averti. Votre dernier rapport ne mentionne pas que votre stock arrive à épuisement.

- B : il aura été mal estimé. Vous savez bien que Derek avait quelques problèmes de communication avec vous.

- CC : admettons. Et que pensiez-vous faire aux environs des montagnes de San Gabriel?

- A : comment saviez-vous que nous étions dans les montagnes?

- CC : Allison, c'est ça? Votre nom ne me dit rien, mais j'avoue ne pas connaître le nom de chacun de mes propres hommes… et bien Mary aura du me le dire, je suppose. Et bien?

- B : vous savez que les premiers contreforts sont assez proches de notre base. Dans un premier temps nous pensions simplement ramener du gibier. Et surtout évaluer un potentiel pour une nouvelle base. Mais rien ne nous a paru satisfaisant alors on a poussé jusqu'à Palmdale, que nous pensions moins défendue que Los Angeles, mais ce n'était pas le cas.
Nous venons donc vous demander de l'aide pour évacuer notre base, tenter d'y confondre les traîtres et accueillir les autres chez vous.

- CC : dont vous, je suppose?

- B : c'est exact, colonel. Nous pourrions vous être utile.

- CC : vous n'ignorez pas que l'effectif de la base est déjà largement au-delà de ses capacités d'accueil?

- B : non, colonel… mais ce ne serait que temporaire. Le temps pour nous de trouver l'abri idéal.

- CC : bien, nous en rediscuterons ce soir, si vous voulez bien. Pour l'heure, j'ai des choses urgentes à régler.

- B : je vous remercie, colonel.

Le petit groupe disposa, suivi de Savannah, et pour finir, le colonel Carlton. JH se trouvait un peu plus loin, derrière une porte entrebâillée. Il eut parfaitement le temps de le scanner.