Bonjour à tous ! Je suis plus que désolée pour l'attente... J'espère que vous ne m'en tiendrais pas rigueur et que la suite va vous plaire. Elle est, comme à mon habitude, un peu courte...

Bonne lecture *-*


/ Du côté d'Ash/

La panique s'empara d'Ash, mais il su faire preuve d'un sang froid incroyable. Son expression restait impénétrable. Il réfléchit quelques instants, se demandant s'il n'avait pas rêvé, s'il avait réellement écrit cette lettre. L'avait-il fait ? Observant ses mains, son infime espoir fut réduit au silence : une trace d'encre avait tâché le blanc de sa peau. Son désarroi commença à s'emparer de son être, à paralyser ses membres. Il parut avoir froid pour la première fois de sa vie. Jamais auparavant, il n'aurait cru pouvoir se sentir aussi seul et glacé. Si les hauts seigneurs du Nightworld détenaient ce bout de papier, ç'en était fini de l'irrésistible et ténébreux Ash. Qui aurait cru qu'il se mènerait à sa propre perte à cause de l'Amour ?

Comment cela avait-il pu se produire ? C'était invraisemblable.

Bien. Il ne fallait pas céder à la panique et agir méthodiquement. Et surtout, retrouver ce bout de papier. Celui qui l'avait dérobé ne devait pas être bien loin mais comment le retrouver ?

Ash s'assit un instant et se prit la tête entre les mains. Après cinq minutes de total repli sur lui-même, il fuya. D'un bond par la fenêtre, il se retrouva à l'extérieur et s'engouffra dans la pénombre, déterminé.

/POV Mary-Lynette/

Certainement pas moi.

Jamais, jamais je n'aurais cru devenir celle que je suis.

C'est drôle, cela fait un an que je ne t'ai pas vu, Ash. Une année atrocement longue et dénuée de sens. Mais pour laisser ton souvenir me hanter encore plus profondément jusqu'à m'en brûler la peau, je suis allée en haut de la colline aux étoiles. Mais tu n'es pas venu. Et tu sais quoi ? Ce jour-là, il a plu. Il a même neigé. J'étais trempée. Mais je suis restée. Et tu n'es pas venu. Je t'ai attendu.

Le lendemain, tu n'étais toujours pas là. Il pleuvait encore. Et je ne savais pas. Je ne savais pas que des larmes perlaient de mes yeux. Roulaient sur mes joues. Je ne savais pas que j'étais allongée sur le sol. Recroquevillée sur moi-même. Je ne savais pas que je perdais la tête. Que je ne m'en remettrais pas. Je ne réalisais pas. Mais tu n'es tout de même pas venu.

Je ne sais pas ce qu'il m'est arrivé. J'ai perdu confiance. J'ai tout perdu.

Je ne sais pas ce qu'il est advenu de moi.

Je ne savais que ton absence.

Je t'avais perdu.

Je sens les étoiles qui me piquent les yeux. Je ne cherche même plus à les cacher, elles sont en moi, tout comme toi tu l'es. Tu es une part de moi. Et comment t'oublier ? Toi qui occupes mes pensées depuis plus d'un an, depuis la seconde où je t'ai connu.

Toutes ces gouttes d'eau maintenant déversées, tous ces puits sans fond que j'ai puisé, je ne pourrais jamais les oublier, ils sont mon quotidien. La preuve de mon amour pour toi. Il est sans limite. Et personne ne comprendra jamais ce que je ressens réellement. C'est une folie, un délit. Cependant, c'est ma plus belle connerie. Souffrance et Bonheur en un même mot. L'alliage de l'Amour. Rien n'effacera ça, rien n'équivaudra jamais ce sentiment. Il est Magistral. Suprême. Radical. Il change le monde. Tue aussi. Supporter ce lourd fardeau, en silence. Oublier et passer son chemin. La seule chose à faire. Je suis seule ce soir. Encore. Enfin, pas tout à fait. Puisque tu hantes mes pensées, je ne sais pas si on peut réellement dire que je le suis.

Je pense à toi. Tout le temps. Sans relâche. Et plus le temps passe, plus je m'accroche à ton souvenir. J'ai l'impression qu'à jamais il ne me restera que des souvenirs. Plus de bons moments à venir.

Sans lui, je ne retrouve pas le bonheur. Même lorsque je souris, c'est faux. Parce que je suis incapable d'être heureuse s'il n'est pas là.

Je rêve à un point inimaginable, de manière exceptionnelle, je n'ai jamais autant désiré, je le convoite plus que toute autre chose sur Terre, plus même que de garder la vie, je rêve de me blottir dans ses bras.

- Mary-Lynette, c'est toi ?

Je n'eus pas le temps de me retourner pour décrouvrir l'identité de mon locuteur. L'individu était trop rapide. Je sombrai.