Note de l'auteur

Dans ce chapitre, je vous fais un petit cours de mythologie égyptienne^_^!

Toutefois, l'Ile du Ba n'est pas à prendre en compte, car comme l'île sur laquelle Isis n'a pas le droit d'aller n'est pas proprement nommée, c'est moi qui me suis permise de lui donner ce nom. De même que d'inventer l'archipel qu'elle forme avec celle du Ka, qui elle par contre est bien réelle dans la mythologie, tout comme le redoutable serpent qui l'habite.

Et pour ceux qui s'y connaisse un peu en mythologie et en anciennes croyances égyptiennes, ils comprendront sûrement cette histoire du Ba et du Ka^_^

Sûr ce, bonne lecture!


Chapitre 3

-Personnellement, je doute que la disparition d'Anzu, ainsi que ta présence ici soient des coïncidences, déclara Honda à l'adresse d'Atem, après que lui et les autres de furent remis des émotions que le retour du Pharaon leur avait provoqué.

-Effectivement. C'est lié, confirma justement le concerné.

Ils étaient tous installés dans le salon des Mutô, et le grand-père avait préparé du thé pour les requinquer un peu.

-Moi, ce que je n'arrive pas à comprendre: c'est comment tu peux être là? Surtout avec ton propre corps, et même ton bronzage égyptien naturel à faire pâlir de jalousie n'importe qui, déclara Jonouchi.

Ce fut le grand-père qui répondit à la place d'Atem.

-Voyons mon garçon – Il serait étonnant que quelque chose puisse être impossible aux dieux égyptiens, expliqua posément le vieil homme.

-Ce sont eux qui t'envoient? - demanda aussitôt Yûgi au Pharaon

-Oui, répondit celui-ci. Ils se sont dit que se serait quand même plus pratique que je revienne dans le monde des vivants à part entière, plutôt qu'en tant qu'esprit.

-Et aussi parce que tu es la raison de l'enlèvement d'Anzu. Je me trompe? - renchérit Yûgi en le regardant droit dans les yeux.

-Non, répondit Atem de la même manière en se disant que Yûgi n'était décidément pas sa réincarnation pour rien, car il avait encore tout comprit avant les autres.

-Ah oui, Anzu! - s'écria soudain Jonouchi en se levant d'un bond. Qu'est-ce qui lui est arrivé? Qui l'a enlevé? - ajouta t-il à l'adresse du Pharaon.

Durant le silence pesant qui suivi, ce dernier regarda chacun de ses amis à tour de rôle, avec une expression à la fois navrée et anxieuse, avant de finalement révéler qu'il s'agissait d'Anubis.

-ANUBIS? - crièrent t-ils tous en cœur, les yeux exorbités de surprise.

-Mais... mais... je croyais qu'il était mort celui-là, balbutia nerveusement Jonouchi l'air indécis.

-Bien sûr que non, réfuta Atem. Anubis est un dieu. Il ne peut pas mourir. Il était seulement retourné dans la Douat.

-Et qu'est-ce qu'il veut cette fois? - interrogea Honda.

-À ton avis? - intervint le grand-père. Il veut la même chose que la dernière fois: c'est-à-dire une revanche.

-Bien entendu, confirma le Pharaon. Car en plus d'avoir le défaut d'être immortel, Anubis a également ceux d'être rancunier et mauvais perdant.

-Et il s'en prend à Anzu dans l'unique but de te faire réagir et intervenir, c'est ça? - comprit Jonouchi.

-Évidemment.

-Où l'a t-il emmené selon toi? - demanda Yûgi.

-Dans son royaume bien entendu. La Douat qui, soit dit en passant, est très similaires au Royaume des Ombres.

-Qu'est-ce qu'on attend pour y aller alors? - s'impatienta Jonouchi en faisant frapper son poing dans son autre main ouverte.

-Ce n'est pas si simple, s'empressa de le tranquilliser Atem. Il faut savoir que la Douat n'est pas aussi facile d'accès que le Royaume des Ombres. Seul Anubis peut y aller et venir, ou y faire entrer et ressortir quelqu'un de bien vivant, comme bon lui semble.

-De bien vivant? - répéta Honda perplexe.

-Disons que cette fameuse Douat n'est rien de plus ni moins que l'Au-Delà, le Monde des Morts, ou encore l'Hadès si tu préfères.

-Comment vas t-on faire pour sauver Anzu dans ce cas là? - s'inquiéta Yûgi.

-Pour le moment, le seul moyen que j'aie pour, comme qui dirait, « choper » Anubis; c'est lorsqu'il vient dans le monde matériel pour faire le plein d'énergie. Et pour ça, j'ai besoin de savoir où les momies modernes ont été retrouvées, afin de voir s'il suit un schéma particulier.

-Oh là! Attends une seconde! - s'emballa Honda. Tu es en train de nous dire que c'est Anubis qui se cache derrière ces momies.

-Oui, répondit tout bonnement et calmement Atem.

-Mais pourquoi il fait ça? - interrogea Yûgi.

-Et bien pour faire simple – tout comme les humains qui se nourrissent comme ils le font – Anubis lui, se nourrit d'âmes humaines, et surtout de leurs noirceurs. Et même si ce n'est pas vital à un dieu de se nourrir, ça lui permet néanmoins de rester au sommet de sa puissance.

-Je comprends, cependant il y a un détail qui me chagrine.

-Quoi donc?

-Si tu n'as plus le Puzzle du Millénium: Comment est-ce que tu vas battre Anubis?

Atem le regarda avec un étrange regard à la fois triste et affectueux.

-Ne t'inquiète pas pour ce détail, lui dit t-il en se levant, et avant d'ajouter: Avant de déclarer la chasse à l'Anubis ouverte, il faut que je vois quelqu'un. Toutefois, je sais que ça ne pas vous plaire; mais il faut que j'y aille seul.

-T'as raison, ça ne nous plaît pas, bougonna Jonouchi.

Le Pharaon réprima un rire, et quitta la la maison des Mudô en laissant derrière lui ses amis de mauvaise humeur et encore un peu choqués.

Mais à peine s'était t-il engagé dans la première ruelle, qu'il entendit une voix féminine et familière.

-Pourquoi tu ne leur as pas dit? Tu n'as quand même pas l'intention de le leur cacher? - lui demanda cette voix, qui en fait appartenait à la jeune femme qui se tenait derrière lui, et qui semblait être apparue comme par magie.

C'était une jeune femme d'une beauté époustouflante, se situant environ entre vingt cinq et trente ans. Et à en juger par le teint de sa peau semblable à celui d'Atem, ainsi que ses longs cheveux noirs, il était bien entendu évident qu'elle était égyptienne. Elle avait également en commun avec le Pharaon la forme des yeux, sauf que les siens étaient un peu plus petits et plus féminins, et dont les iris étaient teintés de bleu marine. Elle était aussi vêtue à la façon des reines de l'Ancienne Égypte.

-Je peux savoir ce que tu fais là Nephthys? - répliqua Atem au lieu de répondre, et sans même se retourner.

-Je venais seulement voir si tout se passait bien pour toi, c'est tout, expliqua t-elle en ayant cependant l'air triste.

-Tiens donc! Tu t'inquiètes pour moi. C'est nouveau ça, lança le Pharaon sans toujours se retourner et non sans sarcasmes.

-Tu es toujours furieux après moi à ce que je vois.

-Mets-toi à ma place ne serait-ce qu'une seconde. Comment veux-tu que je réagisse?

-Mais je t'ai pourtant expliqué pourquoi j'ai fait ça.

-Exact. Mais comme ta version des faits est aussi la seule qui existe, étant donné que c'est également celle que tu as raconté à mon père – il n'y a rien qui prouve qu'elle soit vraie. Et moi, je dois juste m'en contenter, termina t-il, avant de continuer son chemin en laissant seule une Nephthys passablement désemparée.


Pendant ce temps là, quelque part dans un archipel se trouvant plus précisément dans le monde des dieux égyptiens, Horus l'Ancien s'était réunit sur l'Ile du Ba avec Osiris et l'ancien pharaon Akunumkanon, tous deux fraîchement arrivés de l'Au-Delà.

La dite-archipel était en réalité seulement constituée de deux îles. L'Île du Ka et l'Île du du Ba.

Isis aurait bien aimé se joindre à eux; mais malheureusement elle ne put rien en faire, car elle était interdite de séjour sur L'Île du Ba à cause de la magie qu'elle employa contre son frère Seth autrefois. Et le redoutable serpent qui vivait sur l'Ile du Ka rendait celle-ci trop dangereuse; même pour les dieux.

Les cinq grands dieux égyptiens étaient en fait tous frères et sœurs, ainsi que les enfants de deux des premières et anciennes divinités: Geb, dieu de la terre, et Nout, déesse du ciel. Et de leur union naquirent dans cet ordre: Osiris, Horus l'Ancien, Seth, Isis et Nephthys.

L'aîné Osiris fut proclamé roi et prit pour épouse sa sœur Isis, avec laquelle il eut un fils prénommé Horus le Jeune. Toutefois, il eut aussi avec son autre sœur Nephthys, qui elle était marié à Seth, et que Osiris prit une fois par mégarde Isis, un autre fils. Et c'est de cette union à la fois incestueuse et adultère que naquit Anubis.

-Comme tu le sais mon frère, s'adressa Osiris à Horus, je t'ai demandé de venir te joindre à moi et à Akunumkanon ici présent, et avec lequel je dois discuter de nos fils respectives, car tu as toujours fait preuve d'une grande sagesse aussi bien dans tes choix que dans tes conseils.

Ils étaient tous trois assis dans l'un des jardins intérieurs du grand palais recouvrant presque entièrement l'île.

-Oui bien entendu, répondit calmement Horus; Tout comme tu avais demandé à notre sœur Nephthys d'être également présente. Mais à la place, elle a préféré aller dans le monde des mortels pour voir ce qui s'y passe. Et ce malgré mon conseil lui disant de ne rien en faire.

-Comment peut-on lui en vouloir? Vu la situation, c'est la mère et non la déesse qui est en elle qui pense et agit. Il lui est impossible de rester de marbre face aux différents opposant Atem et Anubis, discouru Osiris avec une pointe de compréhension dans la voix pour sa sœur.

-D'ailleurs, cette bataille entre ces deux là me rappelle beaucoup toi et Seth il y a de cela fort longtemps, sembla s'amuser Horus.

-Espérons seulement que ça ne se terminera pas pareil, s'inquiéta plutôt Osiris.

-Voyons, tu sais bien qu'à cause de la malédiction que ça ne peut pas se finir de la même façon, réfuta sagement Horus.

-Et à ce propos, intervint enfin Akunumkanon, avez-vous réellement l'intention de faire ce que vous avez dit si jamais mon fils réussit?

-Évidemment! - répondit Horus. Lorsqu'il s'agit d'une promesse, les dieux sont obligés de l'honorer. C'est une erreur de la part des mortels de croire que nous pouvons faire absolument tout ce que nous voulons.

-Pour ma part, je ne pense pas qu'Anubis s'en prenne à cette fille par hasard, affirma Osiris.

-C'est même sûr, convint Horus. Il est clair et net que Atem a beaucoup d'affection pour cette fille. Et pas seulement en tant qu'amie.

Akunumkanon laissa échapper un drôle de petit rire. Les dieux le regardèrent d'un air assez surpris.

-Qu'il y a t-il donc de si drôle? - lui demanda Horus.

-Rien. Au contraire, c'était plutôt un rire amer et dépité, expliqua l'ancien pharaon, avant de poursuivre: Ce que je veux dire par là, c'est que de son vivant Atem n'a jamais aimé aucune femme. Il n'a jamais, comme qui dirait, trouvé l'âme sœur. Mais là où c'est le plus tragique, c'est qu'une fois qu'il l'eût enfin rencontré, il a fallu qu'ils soient non seulement séparés par la vie et la mort, mais aussi par plusieurs millénaires.

à suivre