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Chapitre 6 :
Sélèna était perdue elle aussi. Elle ne savait pas non plus quoi penser. Pourquoi Aiolos connaissait ce chevalier d'Or ? Elle avait bien sentie qu'il avait un secret mais n'avait jamais voulu lui demander. Elle aurait du lui révéler le sien.
Avec lui elle se sentait tellement femme ! Elle n'avait peur de rien et n'aurait jamais voulu quitter ses bras. Des bras puissants, bronzés qui l'entouraient et lui faisaient tout oublier. Plus rien n'existait alors. Il n'y avait plus d'armée, de plan de bataille, de désespoir.
Et à cause de Sills tout était fichu. C'est lui qui avait amené son armure en Grèce, la suivant un jour. Il disait s'inquiéter pour elle. Mais il avait bien rit ensuite. Sélèna était sûre qu'Aiolos avait eu peur d'elle. Et si il connaissait les chevaliers d'ors, ceux-ci lui expliqueraient bien trop vite qui elle était en réalité.
Tout était brisé en elle. Elle avait rêvé d'un bonheur interdit, s'en était approché trop près et s'était brulé les ailes. Pourquoi n'avait t'elle pu être une femme normale, libre d'aimer l'homme de son choix, d'aimer Aiolos ? Elle ne pouvait oublier son visage, le désespoir se lisant sans peine sur ses traits. Sélèna aurait voulu s'arracher le cœur plutôt que de lui faire autant de peine. Elle se sentait tellement mal elle-même.
Son frère, battu par sa sœur quand elle avait appris ce qu'il avait fait, ne la laissa pas en paix. Il la força à suivre les plans de bataille de Minos. Pire, il la força à révéler tout ce qu'elle savait sur les alentours du Sanctuaire, dans les moindres détails. Il ne lui accorda aucun répit, la menaçant de révéler sa liaison aux trois juges qui ne manqueraient pas de la condamner. Au contraire Sélèna fut félicité pour son entreprise et son esprit d'initiative. Choses que la spectre méprisait à présent.
Toutes les nuits Sélèna pleurait en silence. Elle ne savait plus que faire. Elle avait goûté au bonheur et ne pouvait plus vivre sans. Elle avait toujours cru que sa vie lui convenait. Mais à présent elle savait que ce n'était pas la seule manière de vivre. Elle voulait revoir Aiolos, au risque de se blesser encore plus. Elle avait besoin de s'expliquer. Cependant jamais Sills ne la quitta des yeux. Il était une ombre surs ses pas. Même le chant de douleur des morts du Tartare ne lui redonnait pas le baume au cœur. Au contraire il lui semblait que c'était son propre cœur qui criait.
Le jour de la bataille surprise arriva trop vite. Sélèna avait envie de mourir sur le champ de bataille. Tout serait alors si simple. Mais son frère à ses cotés lui ôtait cette idée. Elle était la seule personne qu'il lui restait. Leurs parents étaient morts depuis si longtemps. Elle ne pouvait décevoir la dernière personne qui comptait encore sur elle, la seule qu'elle pouvait encore aimer. Qu'est ce qu'elle aurait aimé n'être qu'une statue de pierre, incapable du moindre sentiment.
Les armées d'Hadès partirent au petit jour, tentant de passer inaperçu pour mener une frappe rapide et la plus meurtrière possible avant que l'ennemi ne puisse réagir. Sélèna suivit le mouvement, agissant comme un mouton. Elle commença par détruire seulement les maisons, tuer les animaux, saccager tout ce qu'elle pouvait mais sans tuer d'humains.
Minos le remarqua rapidement d'ailleurs. Il ne pouvait se permettre qu'un spectre fasse échouer son plan. Il profita de son inattention pour lui lancer une attaque de manipulation. Sélèna se sentit alors débarrassée de toute culpabilité, de tout remords. Elle vivait pour tuer. Le sang qui gouttait à présent sur ses doigts la ravissait. Elle n'était qu'une machine de destruction et de peur. Ses yeux verts virèrent au rouge profond et sanglant. Elle allait se venger. Elle avait oublié la raison de cette colère mais elle s'en ravissait.
Les soldats du Sanctuaire arrivèrent les premiers. Puis les chevaliers. Le combat se déroula au bas des marches du Sanctuaire. Il n'y avait plus d'ordre aucun. Les armures des chevaliers d'Athéna contrastaient sous le soleil avec celles d'Hadès. C'était d'ailleurs le seul moyen de reconnaître les alliés des ennemis. La survie ici ne dépendait pas tant de l'agilité au combat et de l'expérience mais plutôt de la chance et de l'instinct. Souvent un chevalier se retrouvait devant une dizaine du camp adverse. Beaucoup de chevaliers des deux cotés tombèrent d'un coup lâchement porté dans le dos. Les attaques étaient retournées à l'envoyeur, touchaient d'autres cibles que celles visées ou allaient détruire les murs. Les ordres des dirigeants fusaient de partout. Mais le bruit de la bataille empêchait souvent toute compréhension. Il fallut vite passer par dessus les corps morts pour continuer de se battre. La place devenait rouge, les armures se tentaient peu à peu. Le carnage était total et le chaos indescriptible.
Au milieu de tout ça Sélèna réussissait à s'en sortir. Elle taillait tout ce qui passait à portée, foudroyant ennemis comme alliés. Sills se rapprocha d'elle et lui cria directement dans l'oreille :
- Trouve les chevaliers d'ors. C'est eux qu'il faut abattre en premier !
Puis il repartit combattre dans un autre groupe qui s'opposait au chevalier de l'aigle, apparemment blessé. Sélèna chercha des yeux un reflet doré. Elle vit de loin une armure d'or avec des ailes, un homme de dos qui tiraient de grandes flèches dorées. Elle courut aussi vite que possible, se frayant un chemin parmi la masse, posant les pieds dans le sang frais. Elle tuait tout ceux qui passaient devant elle, sans distinction. En approchant elle distinguait plus nettement le chevalier du Sagittaire. Il avait des cheveux blonds assez voyants d'ailleurs ! Et une tignasse qu'elle aurait pu reconnaître entre toutes. Pourtant rien ne l'avait préparé au choc qu'elle eut quand il se retourna, annihilant le sort de Minos.
- NON ! Pas toi !
