Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Marvel et à celui qui a eu la brillante idée de faire ce film.
Note : Troisième partie de I Want You By My Side … Et ce n'est toujours pas la fin. Finalement cette fic sera plus longue que prévue. Au moins quatre parties, si ce n'est pas cinq. En ce qui concerne celle-ci, le début est beaucoup plus sérieux que les parties précédentes, mais ça va devenir plus léger par la suite. Huum … Que dire d'autre … Ah oui, encore un grand merci à Cerise. Et aussi ATTENTION LEMON (encore xD). D'ailleurs je m'excuse d'avance pour l'absence de longueur de mes lemons. Ils sont vraiment courts, je m'en rend compte, mais bon ... Bref, je crois que c'est tout. Donc bonne lecture et pensez aux reviews, ça fait toujours plaisir.
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Part Three
Il ne pouvait pas croire ce qu'il venait de se produire. Assis sur le sol, la tête dans les mains, il peinait à admettre ce qu'il venait de se passer. Et pourtant, la réalité avec toute sa dureté ne cessait de s'imposer à lui. Il essayait de la repousser, de toutes ses forces, il essayait. Et à chaque fois, c'était comme un coup qu'il prenait dans le creux du ventre. Il savait qu'il aurait dû l'empêcher de partir. Tout faire pour le retenir. Il n'avait pas pu.
Quelqu'un entra dans la chambre. Il releva la tête. Espérant que ce soit lui. Lui. Mais ce n'était que Raven. Il la sentit plus qu'il ne la vit s'agenouiller sur le sol pour le prendre dans ses bras. Tout n'était que brouillard. Brusquement une chape de fatigue s'abattit sur lui. Lourde. Ses épaules s'affaissèrent en même temps que ses paupières se fermaient. Il voulait dormir. Juste dormir. Oublier … Dormir …
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Il était trempé. Ses cheveux dégoulinaient sur son visage. Ses vêtements collaient contre sa peau. Sa peau qui ruisselait. Et il avait froid. Le vent qui accompagnait la pluie le transperçait. Un peu plus à chaque fois. Mais il ne bougeait pas. Depuis des heures il était debout, immobile. Il avait perdu la notion du temps. Il regardait, incapable de prendre une décision. Il regardait la lumière à la fenêtre de Charles. Il voulait partir. Mais il voulait rester. Il ne savait plus.
La lumière finie par s'éteindre. Il n'y avait plus que l'obscurité. Tout autour de lui. Plus aucun espoir. Lentement, il se laissa tomber par terre. Les larmes ne tardèrent pas à se mêler à la pluie. Il ne savait plus …
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L'ambiance était tendue. Bien évidemment, tout le monde était au courant du différend qui avait opposé Charles et Erik la veille. Et personne n'osait ouvrir la bouche, trop gêné pour ne serait ce faire une remarque sur la pluie qui était tombée toute la nuit. Ainsi, Raven semblait vouer une admiration sans limite à son bol de céréales qu'elle ne quittait pas des yeux. Hank buvait son café, tout en veillant soigneusement à ne pas regarder Charles. Sean, lui, ne pouvait s'empêcher de fixer le télépathe qui pour sa part n'avait qu'une envie. Etre seul. Le malaise ambiant ne pouvait être pire. C'est du moins ce que tous pensais avant qu'Alex ne fasse irruption dans la pièce.
« Quand Erik se barre, Charles perd espoir ! »
Le télépathe vira subitement au blanc translucide. Il déglutit lentement alors qu'Alex, qui ne s'était pas attendu à ce qu'il se trouve dans la cuisine, souhaitait plus que tout disparaitre. Hank se cacha encore un peu plus dans son café, son nez touchait presque le liquide chaud, mais il n'en avait rien à faire. Raven, elle, fusillait le maladroit du regard en lui promettant silencieusement une mort lente et douloureuse. Sans un mot, Charles quitta la table. Quand il fut parti, Alex, rouge pivoine, se laissa tomber sur une chaise. Trois paires d'yeux accusateurs se tournèrent automatiquement vers lui.
« Je pensais qu'il était dans sa chambre … » tenta-t-il de se défendre.
Hank secoua la tête d'un air navré. Il s'empressa de finir son café avant de rejoindre son laboratoire. Au moins là il était sûr d'être tranquille. Et surtout de ne pas entendre les bêtises des autres.
« T'es vraiment qu'un abruti ! »
Il lança un regard suppliant à Raven. Mais son visage demeurait dur. Elle ne tarda pas à se lever, abandonnant son bol sur la table. Quand il la sentit s'approcher de lui, Alex tressaillit. Dieu seul savait ce qu'elle allait lui faire. Avec ses deux doigts, elle lui attrapa l'oreille qu'elle pinça fortement.
« La prochaine fois, tu tourneras sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler. »
Une grimace de douleur déforma le visage du jeune homme. Cependant, il se retint de protester. S'il y avait bien une chose qu'il avait apprise, c'était de ne pas contredire Raven. Puis sans un regard pour les deux garçons elle quitta elle aussi la cuisine. Piteusement, Alex tourna la tête vers Sean. Son ami se leva pour venir s'assoir sur ses genoux. Tendrement, il déposa un baiser sur l'oreille meurtrie de son compagnon avant de descendre sur ses lèvres.
« J'ai bien aimé la rime … »
Un sourire ne tarda pas à naitre sur le visage d'Havok. Il passa sa main sur les joues du roux avant de l'embrasser, un peu plus fougueusement.
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Un léger coup, frappé contre le bois de la porte de sa chambre, tira Charles de ses pensées. Avant qu'il n'ait eu le temps de répondre, Raven pénétra dans la pièce. De sa démarche gracieuse, elle s'approcha du lit dans lequel il était à moitié allongé pour s'installer près de son frère. Il posa un regard remerciant vers elle avant de passer son bras autour de ses épaules. Tout en prenant sa véritable apparence, bleue, elle nicha sa tête dans son cou. Depuis qu'Erik et les trois autres garçons étaient entrés dans leur vie, ils avaient perdu cette habitude. Se retrouver tous les deux. Discuter de tout et de rien. Se prendre le bec. Se réconcilier. Et ils auraient tous les deux menti en affirmant que ces moments de complicité ne leur manquaient pas. Ils avaient vécu seuls, ensemble, pendant de nombreuses années. Ils avaient toujours été là l'un pour l'autre. Tout partager. Aujourd'hui, ils se retrouvaient.
« Est-ce que tu l'aime ? »
La mutante brisa un silence confortable. Jamais auparavant, elle ne s'était inquiétée des sentiments que son frère pouvait avoir pour Erik. Ils paraissaient si évidents ! Mais depuis leur dispute … Elle avait compris, la veille quand elle avait retrouvé Charles prostré au sol, qu'il n'était plus de temps de jouer les entremetteuses. Son frère avait besoin d'elle. Il avait besoin de sa sœur, pas d'une quelconque organisatrice de mariage.
« Je crois … »
Raven déposa un baiser sur sa tempe avant de se serrer un peu plus contre lui. Maternellement, elle commença à caresser ses cheveux. D'habitude, les rôles étaient inversés. C'était toujours lui qui la consolait. Qui la rassurait. Petite fille, elle faisait très souvent des cauchemars, alors elle avait énormément de mal à s'endormir. Charles avec bienveillance la prenait contre lui, lui lisait une histoire et restait avec elle jusqu'à ce qu'elle trouve le sommeil. Parfois, il restait même toute la nuit auprès d'elle. Gardien de ses songes.
« Il va revenir, j'en suis sûre. »
Aujourd'hui c'était son tour. Un moyen de le remercier pour le grand frère génial qu'il avait toujours été.
« Raven ? »
« Oui ? »
La jeune femme ferma les yeux. Un long silence s'installa. Il n'était pas pesant. Au contraire, il paraissait plutôt agréable. Pendant un long moment, ils restèrent ainsi, sans parler. Charles réfléchissait. Il ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'Erik reviendrait. Il savait qu'il ne devait pas. Mais il était comme ça. Candide.
Il l'attendrait. Toute sa vie si il le fallait. Mais il l'attendrait. Erik reviendrait, il en était sûr.
« Merci. »
Raven sourit.
« De rien, tu sais très bien que mon épaule et moi on sera toujours là le jour où t'aura besoin. »
Ce fut au tour de Charles se sourire. Il laissa sa tête retomber contre celle de sa sœur alors qu'un nouveau silence s'installait.
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La première chose qui frappa Erik quand il ouvrit les yeux fut le froid. Il était trempé et le fait d'être allongé sur un lit de feuilles mouillées n'aidait pas vraiment. En tremblant, il se rassit. Il lui fallut plusieurs minutes pour se souvenir de comment il s'était retrouvé là. Puis la dispute avec Charles lui revint en mémoire. Il avait quitté le manoir, sans pour autant s'éloigner. Il ne voulait pas mettre trop de distance entre le télépathe et lui. Il était donc resté à regarder la lumière qui filtrait de la fenêtre de son homme. Le reste était plus flou. Il avait dû s'installer dans le premier bosquet qu'il avait trouvé, histoire d'être un peu à l'abri de la pluie. Un peu. En grimaçant, il se releva. Ce n'était pas la première fois qu'il dormait à même le sol, mais c'était toujours aussi douloureux. Alors qu'il quittait le bosquet qui lui avait fait office de chambre d'hôtel, il remarqua qu'il était en fait sous la chambre de Charles. D'un pas rapide, il s'en éloigna pour retrouver le couvert des arbres. Il avait besoin de réfléchir.
Qu'était-il en train de faire ? Epouser Charles n'était-ce pas une grosse erreur qu'il regretterait toute sa vie ? Il n'était pas le genre d'homme à s'engager. Il n'était pas le genre d'homme à aimer. Alors si tout était si simple, pourquoi ne partait-il pas ? Tout simplement … Pourquoi donc n'arrivait il à partir ? Pourquoi ? Dépité, il se prit la tête dans les mains. Il ne pouvait pas vivre sans Charles. Cette vérité se frayait tendancieusement un chemin à travers ses idées désordonnées. Il ne pouvait pas vivre sans lui. C'était effrayant. Surtout pour quelqu'un qui avait toujours eu l'habitude de vivre seul. Il se laissa tomber sur le sol.
Il sentait une présence près de lui. Avec lui. Mais ce n'était pas angoissant. C'était plutôt l'inverse. Apaisant. Il ressentait … Charles. Pendant un moment, il crut que le télépathe s'était introduit dans son esprit. Toutefois c'était différent des autres fois. Ce n'était pas dans sa tête. C'était dans son corps entier. Une sensation. Douloureuse. Charles avait mal. Il pouvait le sentir. Il pouvait lire la déception dans les yeux qu'il ne voyait pas. Subitement, il ressenti le besoin pressant d'être près de lui. Avec lui. Il dut se faire violence pour ne pas se précipiter à l'intérieur et le serrer dans ses bras.
Il savait ce qu'il voulait. Il savait qu'il était prêt à aimer. Il ferait tout pour le récupérer. Même ramper devant lui.
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La journée avait été très calme. Les préparatifs du mariage étant mis entre parenthèses pour le moment, Raven avait pu passer une bonne partie de la journée blottie contre son frère. En fin de journée, elle l'avait finalement quitté pour aller préparer à manger. Sean et Alex avaient passés la journée enfermés dans leur chambre et Hank dans son laboratoire. L'ambiance avait donc été morose. Tout comme le moral de Charles. Même après le départ de sa sœur, il était resté dans son lit, à broyer du noir. Il n'avait même pas fait l'effort de descendre pour le dîner que Raven s'était évertuée à préparer. Il savait qu'elle ne lui en voudrait pas. Il n'avait pas faim de toute façon. Cependant, il était bien conscient qu'elle ne lui laissait qu'un sursis. En effet, dès le lendemain, il était certain qu'elle l'obligerait à quitter la torpeur confortable dans laquelle il s'était installé. Que ça lui plaise ou non.
Rapidement, la nuit tomba. Il allait encore pleuvoir cette nuit. Charles espérait qu'Erik était à l'abri au moins. Il entendit les enfants rejoindre leurs chambres et le manoir devint mortellement silencieux. Presque effrayant. Il n'y avait jamais fait attention auparavant. Mais maintenant qu'il était seul, une boule s'était formée dans le creux de son estomac. Appréhension … Le télépathe évita de justesse la crise cardiaque quand il deux coups furent frappés contre sa fenêtre. D'un bond, il se leva de son lit pour allumer la lumière. Il resta un moment près de l'interrupteur, se demandant s'il n'avait pas rêvé. Mais le bruit se produisit à nouveau. Il essaya de distinguer l'extérieur, mais il faisait trop sombre dehors. Lentement, Charles se rapprocha de la fenêtre qu'il ouvrit brutalement. Et franchement, il ne s'était pas attendu à découvrir un Erik trempé, flottant de quelques mètres au-dessus du sol. Instinctivement, il se recula, les yeux ronds.
« Tu … voles ? »
Le pouvoir de l'amour. L'allemand se mit une baffe mentale pour cette pensée.
« Non, ce n'est qu'un champ magnétique. »
Son visage se tordit en une grimace. C'était la première fois qu'il faisait ça, et il n'était pas certain de tenir très longtemps. Constatant son manque de stabilité évident, Charles l'invita à entrer d'un signe de tête.
« Merci »
Un silence lourd et gêné s'installa. Les deux hommes se faisaient face, sans oser se regarder dans les yeux. Charles ne savait pas bien quoi dire. Il ne savait pas s'il était heureux de le voir ou s'il lui en voulait. Il ne savait pas s'il voulait l'embrasser ou le gifler. Aussi décida-t-il de ne rien faire.
« Je suis désolé. »
Erik n'était pas mieux loti que son homme. Toutefois, il était bien conscient que c'était à lui de faire un effort et de parler. Se mettre à nu. Comme jamais.
« Je ne veux pas te perdre. Je n'aurais pas dû réagir comme ça. Et je sais que je n'ai aucune excuse. »
Charles croisa les bras. Il ne savait plus comment prendre que son partenaire lui disait. Devait-il le croire ou Erik risquait-il une nouvelle fois de réagir pour le moins violement ? Voyant le visage de son homme rester désespérément fermé, l'allemand fit un pas vers lui avant de planter son regard dans le sien.
« Crois-moi. Je … S'il te plait. Pardonne-moi … »
Les traits suppliants d'Erik lui déchirèrent le cœur. Néanmoins, il ne céda pas.
« Je ne sais pas, Erik. Donne-moi une raison de te croire. Donnes moi une raison de croire que cette fois ça sera différent. »
L'allemand resta muet. Il y avait des choses qu'il ne pouvait pas faire. Qu'il ne pouvait pas dire. Il se contenta de rester immobile, une lueur douloureuse dans le regard. Il savait ce que Charles avait besoin d'entendre. C'était compréhensible. Mais il ne pouvait pas.
« Je veux me marier avec toi parce que … »
Il se tut. Il ne pouvait pas. Il avait essayé. Les mots ne passaient pas. Des larmes de frustration naquirent au coin de ses yeux. Il baissa la tête, dépité. Cependant, la main de Charles ne tarda pas à la lui remonter. Ils se regardèrent dans les yeux.
Je t'aime.
Le télépathe sourit. D'un pas, il dévora la distance qui le séparait d'Erik. Leurs lèvres se rencontrèrent, se redécouvrirent. Ils ne tardèrent pas à s'enlacer, à la fois tendrement et passionnément. Pour finalement rester blottis l'un contre l'autre.
« Je ne veux plus être loin de toi. »
Erik se sépara de son amant pour vriller son regard dans le sien.
« Etre séparé de toi n'a jamais été une option. »
Charles sourit avant de l'embrasser à nouveau. Très vite, ils éprouvèrent le besoin d'aller plus loin. Les mains de l'allemand glissèrent sous la chemise de son compagnon. Cependant, ils furent vite interrompus. En effet, Erik dû subitement arrêter ce qu'il faisait. La faute à une série d'éternuements qui n'eurent pour unique conséquence que de l'exaspérer. Le visage du télépathe ne tarda pas à se teindre d'inquiétude. Il posa la paume de sa main contre le front de son homme.
« Mon Dieu Erik ! Me dis pas que t'as dormi dehors ? Forcément trempé comme tu es, t'as attrapé quelque chose ! »
Le malade sourit avant d'embrasser à nouveau son compagnon.
« T'es pas bien. Je veux pas être malade moi. »
Erik adopta un air boudeur. Il était extrêmement frustré. Sans prendre en considération les protestations de son amant, le télépathe commença à lui retirer ses vêtements.
« Je peux savoir ce que tu fais là ? »
Charles ne prit pas la peine de répondre. Quand l'allemand fut complétement nu, il l'entraina avec lui dans la salle de bain où il fit couler un jet d'eau chaud.
« Je prendrais une douche uniquement si tu viens avec moi … »
Le télépathe leva les yeux au ciel. Cependant, il ne protesta pas et s'exécuta. Après tout, il en mourrait d'envie.
C'est donc ensemble que les deux hommes se glissèrent sous le jet d'eau. Tout en se souriant, ils s'enlacèrent. Ils ne tardèrent pas s'embrasser. Un baiser humide. Ils fermèrent les yeux. Charles délaissa les lèvres de son partenaire pour son cou. Il y déposa mille et un baisers tout en laissant son compagnon ébouriffé ses cheveux mouillés. En sentant le plaisir monté lentement en lui, Erik s'agrippa aux épaules du télépathe. Xavier grimaça en sentant les ongles s'enfoncer dans sa peau, néanmoins il ne cessa pas de l'embrasser. L'allemand, qui devenait de plus entreprenant, plaqua son amant contre la paroi de la douche. Cette fois, Charles arrêta son activité, au plus grand déplaisir de son partenaire. Un sourire étira les lèvres du télépathe.
« C'est à moi de m'occuper de toi. »
Tout en prononçant ces mots, il repoussa doucement son compagnon contre l'autre paroi. Un grognement satisfait s'échappa des lèvres d'Erik. Un Charles dominateur, voilà qui pouvait être intéressant. Alors qu'il commençait à caresser le corps pressé contre le sien, le télépathe se décolla de lui.
« Ne bouge pas. Laisse-moi faire. »
La lèvre supérieure de Charles se retroussa en un sourire mutin. Irrésistible. L'allemand du se faire violence pour ne pas bouger. Satisfait, le télépathe l'embrassa une nouvelle fois. Toutefois le baiser fut bref. Rapidement, sa bouche descendit sur le torse, finement musclé de son homme. Il prit soin d'embrasser chaque centimètres carrés de sa peau, alors que ses mains malicieuses glissait jusqu'à son bas-ventre. Erik se mordit la lèvre inférieure en sentant des doigts experts effleurés son point sensible. Charles se colla un peu plus contre lui ainsi, il put sentir son membre en érection contre sa cuisse. Ce qui était diablement excitant. Les mains du télépathe, qui étaient jusqu'à lors immobiles commencèrent à caresser, tout d'abord délicatement, puis un peu plus rapidement. La respiration de l'allemand, déjà saccadée se fit irrégulière. Sans qu'ils ne les contrôlent, ses bras s'enroulèrent autour des épaules de son homme qui ne s'en formalisa pas. Tandis que la main gauche de Charles continuait ses caresses, la droite descendit encore plus, ce qui ne fit qu'augmenter le plaisir d'Erik. Le télépathe ne tarda pas à entrer un doigt dans son intimité. Puis un deuxième. Pour compenser la douleur engendrée, il redoubla ses caresses. Quand ses yeux croisèrent ceux, débordants de désir, de son partenaire, il le pénétra, en douceur.
Le corps d'Erik se cambra. Sa tête bascula en arrière. Charles commença les mouvements de va et vient. Les gémissements ne tardèrent pas à remplir la salle de bain. Tant pis si des oreilles indiscrètes étaient à l'affut … Des larmes de plaisir commencèrent à couler sur les joues de l'allemand. Rapidement, les mouvements du bassin du télépathe s'accélèrent. Progressivement. Une nouvelle fois, les ongles d'Erik pénétrèrent la chair. Ce qui ne freina pas les ardeurs de Charles. Bien au contraire. Se sentant lui aussi perdre pied, il ferma les yeux. Un cri étouffé parvint à franchir la barrière de ses lèvres. Toutefois, il n'y prêta pas la moindre attention. Cette dernière étant exclusivement accordée à son amant. Chaque coup que le télépathe portait à sa prostate, se propageait dans tout le corps d'Erik. D'elle-même sa tête se baissa pour se poser l'épaule de son compagnon. Le corps de Charles se pressa un peu plus contre celui de son partenaire. Une vague de plaisir ne tarda pas à les emporter tous les deux, balayant tout le reste au passage. Leurs gémissements se mêlèrent, comme leurs corps l'étaient. Leurs deux visages se tordirent en une expression de jouissance pure.
Ils restèrent un long moment sans bouger, l'un dans l'autre. Mélangé. Finalement, et presque à contrecœur ils se séparent. Néanmoins, ils s'embrassèrent une nouvelle fois, amoureusement. Alors que leur corps humides, à la fois par la sueur et par le jet d'eau qui coulait toujours, étaient collés l'un contre l'autre, Charles murmura au creux de l'oreille de son homme.
« Je t'aime. »
