Pardonné moi mon petit retard! je vous laisse apprécier (ou pas) le chapitre cinq :p
En tout cas je suis quand même un petit peut déçu du nombre de reviews :( par rapport au nombre de lecture. C'est tellement important pour moi d'avoir vos impression pour pouvoir m'améliorer. En tout cas, Merci à ceux qui font l'effort :)
Bonne lecture
Chapitre 5 : Une bêtise comme une autre
Lisa s'était de nouveau réfugiée dans la salle sur demande, oubliant son estomac. Elle ne réalisait pas ce qu'elle venait de provoquer. Se laissant tomber dans les bras de Morphée, elle ne sut rien de ce qu'il se passait en ce moment quelques couloirs plus loin, par sa faute. Du moins, pour l'instant.
oOo
Se tenant au mur pour ne pas succomber au tournis qui la prenait, Hermione rigolait, les larmes coulant librement sur ses joues rougies.
Elle ne savait même pas pourquoi elle riait.
— Tu es complètement soûle Granger !
Drago amorça un pas dans sa direction, vacillant de plus belle, ce qui eut pour effet de faire rire encore plus la jeune fille.
Il finit par se joindre à elle [l'effet d'alcool étant contagieux], lui offrant un visage qu'elle pensait inexistant chez lui. Elle s'arrêta de rire, scrutant l'adolescent en face d'elle.
— Tu sais, j'avais jamais remarqué à quel point tu pouvais être séduisant, dit-elle, souriant de plus belle.
— Oh oh ! Je tacherais de m'en souvenir. C'est très flatteur venant de la fille la plus coincée de Poudlard, articula le Serpentard.
— Je ne suis pas coincée !
Hermione était devenue rouge de colère. C'était fou comme l'on pouvait passer du rire à la colère, de la passion et aux pleures quand on était ivre.
— J'ai toujours aimé te voir en fureur Granger. Ton petit nez se fronce. Tu n'en es que plus belle.
Les deux Préfets-en-chefs se regardèrent intensément, ne remarquant pas qu'ils n'étaient séparés que de quelques millimètres.
Hermione se noya bien vite dans ses yeux bleus qui faisaient tant jaser, cherchant où pouvait bien se trouver l'océan dont elles parlaient toutes. Plissant les yeux pour tenter d'ajuster sa vue, elle remarqua une once de gris. Pas si bleus que ça. Les dires de la gente féminine n'étaient qu'affabulations finalement. Il avait autant les yeux bleus qu'elle avait les yeux verts.
Ses idées n'étaient plus claires, son état d'ébriété ne l'aidant absolument pas. Puis comme si son cerveau avait bloqué sur cette information, elle répéta dans un souffle.
— Je ne suis pas coincée… Tu veux un secret ? J'en ai juste l'air...
Sans attendre sa réponse, la Gryffondor plaqua ses lèvres sur celle de Malfoy, ôtant les millimètres qui les séparaient.
Drago fut d'abord surpris, puis finit par répondre au baiser de la jeune fille. Au moins quand il l'embrassait, il ne voyait plus le décor tourner autour de lui.
Reprenant son souffle, il l'observa. Elle avait les joues légèrement rosies, et ses lèvres étaient plus rouges qu'à la normal.
Il se mit à regarder ses cheveux bruns, ses yeux noisette qui brillaient d'un désir interdit.
Il ne savait pas si c'était cette sensation d'ivresse qui le fit faire ça, mais sous une impulsion, il se jeta à son tour sur elle, sur sa bouche. Elle ne le repoussa pas.
Ils entrèrent tout en titubant et s'embrassant dans une des nombreuses classes qu'offrait le château.
Le Serpentard la jeta presque sur une des tables.
Leurs gestes étaient sauvages, presque bestiaux.
Il ne fallut pas longtemps avant que leurs vêtements ne tombent au sol, créant une atmosphère des plus étranges.
Ils ne prirent pas le temps aux caresses et autres préliminaires, chacun désirant assouvir un besoin qu'ils ignoraient eux même.
Dans un geste brusque, Drago commença la danse, ne souhaitant pas perdre plus de temps.
Hermione ne savait plus quoi penser de ce qu'il se produisait. Son esprit était encore embrumé par la fumée inhalée. Elle n'avait pas l'impression de faire une bêtise. La seule chose qu'elle voulait en cet instant, c'était vivre le moment présent. Un mal de tête fit son apparition, elle décida alors de fermer les yeux, se concentrant sur la chaleur que produisait les mains expertes du jeune homme, sur son odeur au-dessus d'elle, un peu sauvage, piquante. Sur le contact de sa peau humide et le mouvement des muscles de son dos sous ses doigts. Sur les sensations qu'elle n'avait jamais éprouvées auparavant. En oubliant presque la table trop dure sous son dos.
oOo
Un léger rayon de soleil vint caressa la peau nue d'Hermione.
Elle ne comprit pas pourquoi. Habituellement, les rideaux de son baldaquin ne permettaient pas l'intrusion d'une quelconque lumière et celui-ci était ordinairement plus confortable. Elle ne voulait pas se lever aujourd'hui, sentant un mal de tête horrible arriver. Elle ne se souvenait plus de la fin de sa ronde, ni de la façon dont elle était rentrée, comme si quelqu'un lui avait lancé un oubliette.
Papillonnant des yeux, elle s'étirait de toute sa longueur quand sa main se heurta à quelque chose de dur, provoquant un grognement de mécontentement.
Les yeux maintenant grands ouverts, elle tourna la tête lentement, ayant peur de ce qu'elle allait découvrir.
En voyant les cheveux blonds du Serpentard, Hermione se mit à hurler de terreur, le faisant sursauter et tomber lourdement de la table.
— BORDEL ! Ça va pas bien dans ta tête ! hurla-t-il en se relevant.
— Tu...Tu...Tu es nu ! dit-elle d'une voix hystérique, le pointant du doigt.
Toisant la Gryffondor comme si elle était folle, il ramassa son caleçon qui trainait sur le sol et commença à le remettre en continuant de l'observer.
— J'ai plus vraiment de souvenirs de ce qu'il s'est produit la veille. Mais je suis sûr d'une chose, vu comment tu es vêtu. On t'a déjà dit que tu étais bien foutue Granger ?
Il la dévorait librement des yeux alors qu'Hermione rougissait à vue d'oeil en se rendant enfin compte qu'elle était elle aussi nue. Tentant de se cacher avec ses mains, elle chercha ses vêtements, paniquée, alors que le jeune homme qui lui faisait face était de nouveau habillé et présentable.
— Tourne-toi ! Je t'interdis ne serait-ce que de reposer ton regard de pervers sur moi !
— Si tu veux mon avis, j'ai dû voir bien plus de...
— Tais-toi ! Tais-toi, tais-toi, tais-toi ! Je ne sais pas ce qu'il s'est passé hier soir, mais c'est la plus grosse connerie de toute ma vie à en juger par le manque évident de vêtement sur nous !
— Parce que tu crois que je suis enchanté ? J'ai été souillé par une sang-de-bourbe ! cracha-t-il. Merlin soit loué que tu sois à peu près bien foutu, ça rattrape la donne !
— Retire ce que tu viens de dire immédiatement !
— Plutôt crever, retourne ronger tes livres, t'es bonne qu'à ça !
Il commença à se diriger vers la porte afin de se rendre au petit déjeuner, puis se retourna assenant une dernière parole.
— Si j'étais toi je me dépêcherais. Les cours ne vont pas tarder à commencer, et que je n'entende pas parler de cette histoire, tu le regretterais amèrement sois en sûre.
Tournant le dos, il claqua violemment la porte derrière lui, où il entendit nettement les sanglots de la jeune fille.
Drago marchait en direction de la grande salle, totalement déconnecté. Il n'avait pas été honnête avec elle, car il se souvenait parfaitement de cette nuit. La potion l'avait enivré d'une façon assez violente, mais pas suffisamment pour un habitué comme lui. Il en fallait plus pour qu'il arrive au trou noir .Il fallait croire que les nombreuses soirées entre Serpentard était assez bénéfiques par moment, contrairement à Granger qui n'avait jamais dû être ivre de sa vie.
La vérité, c'était qu'il n'arrivait toujours pas à comprendre pourquoi il l'avait fait. Il se souvenait encore du sentiment d'impatience et du besoin d'assouvir ce désir. Il n'y avait rien eu de tendre dans leurs actes, mais ce qui le dérangeait réellement, c'est qu'il avait aimé coucher avec elle, sentir son souffle saccadé sur son cou, ses mains qui s'étaient baladées dans son dos, et ses jambes qui s'étaient attachées à lui comme si sa vie en dépendait.
Perdu, c'était ce qu'il ressentait. Maintenant, il fallait oublier pour reprendre une vie normale.
oOo
Hermione s'était rhabillée aussi vite qu'elle le pouvait, séchant ses larmes difficilement.
Elle n'arrivait toujours pas à croire ce qu'il s'était passé. Son cerveau, qui se souvenait habituellement de tout, refusait de fonctionner. C'était le vide sidéral. Un trou béant qui l'effrayait.
Bien sûr ce n'était pas sa première fois, elle avait déjà eu des relations physiques avec son petit copain Ron.
Puis, comme un électrochoc, elle se sentit encore plus mal.
— Par Merlin, j'ai trompé Ron, se parla-t-elle toute seule.
Sentant les larmes revenir, elle tenta de se rassurer.
— Calme toi ma grande, il n'est pas obligé de savoir. Et puis on a forcément dû se protéger. Ça ne voulait strictement rien dire.
C'était évident pour elle. Elle était quelqu'un de responsable. Elle s'était forcément protégée comme à chaque fois qu'elle le faisait avec Ron.
De toute façon, c'était la seule solution possible pour son esprit.
Remontant dans ses appartements de Préfète-en-chef, son mal-être revint au galop.
Elle avait couché avec Malfoy, ce sale fils de mangemort. Celui qui la rabaissait depuis son arrivée à Poudlard.
Si seulement elle pouvait se souvenir de ce qu'il s'était réellement passé. Peut-être s'étaient-ils juste retrouvés nus dans la même pièce sans rien faire. Cette hypothèse lui sembla tout à fait grotesque.
Le désespoir s'étant emparé d'elle, elle s'effondra sur son lit, pleurant, encore et encore.
oOo
Descendant les escaliers, Lisa se concentrait pour ne pas trébucher de nouveau tout en gardant bien en place la cape d'invisibilité.
Ce jour-ci serait le bon, elle ferait avaler la potion de retardement à Pansy.
Elle avait décidé de la suivre de nouveau toute la journée, espérant qu'elle se détache de ses amies rien que cinq petite minutes. Elle la stupéfixerait juste le temps de lui donner la potion.
Si ce n'était pas le cas, elle passerait au plan B, qui consistait à se faufiler dans la maison des Serpentard en plein milieu de la nuit, lorsque tout le dortoir serait dans un profond sommeil.
Quentin lui avait dit un jour que sa mère avait la fâcheuse manie de dormir la bouche ouverte. Elle aurait dû y penser plus tôt.
Cachée dans un couloir sombre, elle venait de repérer Pansy.
La journée allait être encore très longue..., se dit-elle en lui emboitant le pas une fois de plus.
Elles arrivèrent enfin au niveau d'une porte qu'elle reconnut comme étant la classe de métamorphose. Tous les Serpentard venaient d'arriver, alors que Lisa remarquait tout juste leurs camarades de classes, les Gryffondor.
Un noeud se forma dans son ventre en voyant son père, son oncle et sa marraine.
En les observant de plus près, elle put nettement distinguer les yeux rougis qu'offrait sa marraine. Se pouvait-il que ce soit de sa faute ? Elle avait fini par se rendre compte ce matin qu'elle n'avait pas lancé la bonne potion.
Lisa eut tout de même un léger sourire en se disant que par sa faute, Hermione avait dû prendre la première cuite de sa vie, et une méchante. Cette potion d'enivrement était bien connue pour sa grande efficacité. Tout le monde savait que l'alcool déliait les langues ou changeait les comportements. La pauvre avait dû se découvrir sous un autre jour.
Entrant dans la classe, Lisa ne put résister à la tentation et resta auprès de sa famille. Cela lui faisait une drôle d'impression de ne pas avoir sa mère comme professeur, mais surtout de voir son père à son âge.
Elle fronça les sourcils en voyant sa marraine sursauter alors qu'oncle Ron avait posé sa main discrètement sur sa cuisse pour la caresser. Par Merlin, elle avait oublié ce détail ! Ils sortaient encore ensemble. Ne pouvant retenir une grimace de dégoût, elle détourna le regard.
— Hermione ? Tu vas bien ? chuchota Ron.
— Bien sûr ! Pourquoi en serait-il autrement ?
— Je ne sais pas, tu sembles complètement déconnectée aujourd'hui. Et tu avais les yeux rouges ce matin...
— Je t'ai déjà dit que mes allergies m'ont démangé toute la nuit, je n'ai pas cessé de me gratter !
— Oui mais tu étais biza...
— Monsieur Weasley ! Mon cours n'est-il pas assez intéressant pour que vous y portiez un semblant d'intérêt ? Ou alors voulez-vous distraire l'ensemble de vos camarades avec vos histoires ? fit McGonagall.
Le jeune homme devint aussi rouge que les couleurs de sa maison. Il détestait être le centre d'attention. D'autant plus quand les Serpentard se moquaient de lui. Il était si gêné qu'il ne remarqua pas qu'un Serpentard en particulier ne riait pas, semblant observer la personne qui se trouvait à ses côtés.
Voyant que Ron ne réagissait pas à la remarque de McGonagall, Harry lui donna un coup de coude pour l'inciter à répondre.
— Non, professeur, dit-il, tout penaud.
— Bien, j'ose espérer une meilleure attention de votre part dorénavant.
Ron Weasley acquiesça, toujours aussi rouge, alors qu'à quelques mètres de lui, Lisa se retenait à grande peine pour ne pas rire. Que son oncle pouvait être drôle quand il ressemblait à une tomate ambulante !
Elle trouvait cependant qu'il n'avait pas forcément tort. Sa marraine avait un comportement étrange. Elle semblait totalement ailleurs, comme si le cours était le cadet de ses soucis.
La métamorphose se termina ensuite dans un silence le plus total.
oOo
La fin de journée se passa sans incidents. Lisa s'était rendue dans les cuisines durant le cours de divination de la Serpentard, son ventre commençant à se faire remarquer. Comme elle s'en était doutée, les elfes ne lui posèrent aucune question, bien trop préoccupés par le bien-être de leur visiteuse. Elle avait ensuite attendu la fin du cours de divination, puis s'était remise à suivre Mme Parkinson en toute discrétion.
Après le dîner, la jeune fille sortit, accompagnée de Millicent. Alors que Lisa se voyait déjà devoir se faufiler tard dans la nuit dans leurs dortoirs, Millicent annonça une nouvelle qui ne pouvait pas mieux tomber.
— Je te laisse là Pansy, je vais à mon rencard.
— Vu ton sourire, la nuit risque d'être torride !
— À demain, fit Millicent avec un clin d'oeil qui voulait tout dire.
Pansy rigola alors que son amie disparaissait dans les couloirs.
C'était l'occasion rêvé pour Lisa. Elles marchèrent encore un peu, arrivant vers les cachots. Pensant au mal que Quentin lui avait causé, une vague de colère monta en elle. N'y tenant plus, elle prit sa baguette et chuchota un Stupéfix sur la Serpentard, qui se prit le sortilège de plein fouet. Voulant être sûre qu'elle ne la voit pas, elle enchaina :
— Obscuro !
Un bandeau vint se mettre devant les yeux de Pansy, rassurant Lisa.
Ne voulant plus perdre une seconde de plus, vérifiant que c'était la bonne fiole, elle sortit la potion de retardement de fécondité.
Pour s'assurer que personne ne voit son visage, Lisa passa juste son bras en dehors de la cape d'invisibilité.
Concentrée, elle se penchait vers Pansy, la potion en évidence.
— Qu'est-ce que...
Sursautant à l'entente de cette phrase, Lisa lâcha la fiole, qui se brisa sur le sol froid du château. Vidant son contenu.
Tout en reculant, elle ne remarqua pas qu'elle marchait sur la cape, la faisant glisser et la dévoilant aux yeux du fantôme qui lui faisait face.
Celui-ci observa un moment la scène, puis la fiole brisée. Avec un sourire sadique, il se mit à crier, parcourant les couloirs :
— AU MEUTRE ! AU MEUTRE !
Lisa ramassa à la va-vite la cape de son père et s'enfuit en courant, laissant Pansy tel quel.
Le baron sanglant était vraiment le pire fantôme qu'elle connaissait, malgré le fait qu'elle admettait que la situation pouvait faire penser à un empoisonnement.
Elle entendait encore ses cris, il allait ameuter toute l'école. Il fallait qu'elle se cache, et vite.
Passant trois fois devant le passage de la salle sur demande, Lisa fut étonnée de ne pas voir de porte apparaitre. Se souvenant subitement de la conversation entre Millicent et Pansy, elle en conclut que le couple occupait déjà les lieux.
C'est paniquée qu'elle se remit à courir.
Au bout de quelques minutes de course intensive, elle heurta brutalement quelqu'un. La faisant tomber.
S'attendant au pire, Lisa leva les yeux, observant avec horreur la personne en face d'elle qui la regardait étrangement.
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