Salut à tous ! Une semaine s'est écoulée, il est donc temps pour moi de poster le 3ème chapitre pour éviter toute attente inutile. Il est assez long mais il m'a permis d'installer progressivement l'intrigue. Le titre de ce chapitre est une petite référence à un livre d'un grand auteur, Ernest Hemingway (bien que le chapitre ne porte pas du tout sur le thème de ce livre^^). Pour comprendrez pourquoi j'ai utilisé ce titre au cours du récit.
Toutes les précisions sur les noms des nouveaux personnages sont données en bas de page, dans la partie Notes.
Avertissement : T (bien que ce chapitre pourrait être classé tout bêtement K)
Disclaimer : Tout l'univers de One Piece appartient à Eiichiro Oda et il n'y a rien à ajouter.
S'il y a la moindre question, remarque, critique ou suggestion concernant ce chapitre ou même les précédents, n'hésitez pas en m'en faire part.
Let's go ! bonne lecture.
Pour qui sonne le glas ?
La maison de pension de l'île de Casprin était l'un des endroit les plus accueillants de tout l'archipel. Le propriétaire du lieu, un homme aux tempes grisonnantes et à l'impressionnant nez en forme de trompette veillait à ce que ses clients ne manquent de rien. C'était un homme aimable et cordial, qui n'hésitait pas à chasser les troubles fêtes de son établissement dès qu'il y avait du grabuge. Réputé pour ses eaux thermales et sa nourriture riche et abondante, cette maison de pension affichait toujours complet à la pleine saison. C'est précisément dans cet endroit que Nami, Usopp, Sanji et Chopper décidèrent de se reposer.
- Ah, Nami-swan, tes idées sont tellement merveilleeeeuuuuses ! Roucoula Sanji en gigotant comme une anguille près d'une grande piscine entourée de longs arbres aux feuilles multicolores.
- C'est vrai que c'est hyper sympa ici, avoua Usopp en se vautrant sur l'un des transats mis à disposition.
- Le guide parle de cette maison de pension, c'est ce qui m'a décidé, sourit Nami en feuilletant le petit livre qu'elle avait en main. Cela intéressera Robin, les fondations de cette maison remonte à plus de huit siècles.
- C'est le paradis, s'extasia le petit renne, allongé sur un moelleux coussin qui rappelait ceux qu'utilisaient les habitants de Skypiea.
- Nami-swan de mon cœur, appela Sanji d'une voix qui se voulait séduisante, un petit plongeon ça te dit ?
Nami soupira et posa son livre. Sanji sautait autour d'elle comme un cabri, l'empêchant de poursuivre sa lecture.
- Ma Vénus de rêve veut-elle que je l'aide à enfiler son maillot ? Proposa-t-il avec enthousiasme.
Elle se leva et regarda Sanji tourbillonner près du rebord de la piscine.
- Sanji, retourne toi, dit soudainement Nami.
- Que je me retourne, mon ange adoré ?
- Oui, s'il te plait, minauda-t-elle. Je vais suivre tes judicieux conseils. Je vais me changer.
- Bien sûr, mon sucre d'orge ! S'écria-t-il en se retournant d'un seul coup, un cœur dans l'oeil. Je ne suis là que pour exaucer tes…ouaaah !
Nami lui donna un coup de pied bien placé qui l'envoya directement dans la piscine.
- Tu voulais un plongeon, le voici, lui dit-elle d'une voix mielleuse.
Sanji réapparut quelques secondes après, émergeant de l'eau. Complètement trempé mais on ne peut plus ravi, il lança :
- Nami-swan a un coup de pied si incomparable…
- T'as vraiment les neurones qui débloquent, mon pauvre vieux, constata Usopp en hochant négativement la tête.
- Vous croyez qu'ils ont des glaces à la fraise ici ? Demanda Chopper en se passant la langue sur la bouche.
- Nous avons tout, déclara une voix grave derrière eux.
Le propriétaire tendit une énorme glace à la fraise au petit renne, émerveillé devant le cornet de glace.
- Ouah, super ! Merci !
- Mr Jisha, toujours à votre service, lança le propriétaire avec un sourire digne d'un présentateur de spectacles pour pirates en herbe. N'oubliez jamais la devise de la maison : « Bien servir pour mieux servir rend service au service ». (1)
Une énorme goutte apparue derrière les têtes des quatre mugiwara.
- Bien servir pour… c'est n'importe quoi, murmura Usopp, effaré tandis que Sanji sortait de la piscine.
- Excusez moi mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Demanda Nami, perplexe.
Le sourire de Mr Jisha s'agrandit.
- En gros, cela veut dire que le service n'est pas compris. La glace plus le déplacement, cela nous fait quatre berrys.
Un silence s'installa.
- Hein ? S'écrièrent-ils au bout d'un moment.
- Eh oui, c'est ainsi que fonctionne le monde, dit Mr Jisha faussement dépité. Vous croyez que ça pousse sur les arbres les pourboires ?
Nami eut un sourire des plus onctueux à son encontre.
- Bien, puisqu'il est temps de payer…
Sa tempe battant dangereusement, elle s'avança vers le propriétaire. Son climat tact était à présent dans sa main droite. Son visage ressemblait davantage à celui d'une furie qu'à celui d'une jeune navigatrice bien sage (si tentée que « sage » soit un mot qui lui convienne).
- …c'est mon jour de bonté !
Pour éviter d'assister à cette scène d'une rare violence, passons dès à présent à une petite devinette récréative…
- Ouaaah ! Pas mon nez ! Pas mon nez en trompette ! POOONN !
Vous êtes prêt ? Voici la question…
- La glace de Chopper n'a aucun goût, on dirait qu'il n'a fait que rajouter des petits morceaux de fraise dans une glace sans couleur ni saveur, Nami-swan…
Pourquoi Sir Amami fait-il trembler de peur ses adversaires ?
- VOLEUR ! TU PROFITES DE LA CREDULITE DES GENS POUR LEUR VENDRE DES PRODUITS DE MAUVAISE QUALITE ! C'EST DIGNE D'UN PIRATE CES METHODES !
- Je ne voudrais pas casser l'ambiance, mais nous sommes aussi des pirates…
Réponse : parce qu'il a tendance à leur faire sucrer les fraises (sucrer les fraises = tremblement de peur, tremblement nerveux) (2)
- VOILA CE QUE TU PEUX EN FAIRE DE TES MORCEAUX DE FRAISES A QUATRE BERRYS !
- Nami-swan est si belle quand elle est en colère !
- Euh, Nami, tu crois que c'est une bonne idée de le lui faire avaler ?
- POOONN !
Après ce moment de plaisanterie aussi fine que l'est le morceau de viande englouti par le capitaine Monkey D. Luffy et aussi amusante que les blagues pittoresques de Grapille - dont la boutade aura fait oublier momentanément le délicat passage du paiement par Nami - il est temps de retourner à notre récit.
Nami rangea son climat tact et se rassit sur le transat, reprenant sa lecture. Dans un élan de générosité et convaincu par les propos percutants de la navigatrice, Mr Jisha déclara :
- Vous avez de la fanfe, f'est gratuit pour fette fois.
Son sourire évoquait cette fois la dentition d'un souffre-douleur après un rapide et bref passage dans un bar louche (3). Avec humilité et, semble-t-il, compréhension, il s'écroula sur le beau massif de rosiers.
- C'est beau le contact social, soupira Usopp qui avait pris soin de s'éloigner de Nami le plus vite possible.
- Oh, ils ont des glaces à l'orange ! S'exclama Chopper en consultant une carte qui était tombé de la poche de Mr Jisha. Et à trois berrys !
- Chopper, dit Nami d'une voix légère, si tu ne veux pas te retrouver toi-même sur la carte, je te conseille d'oublier les offres promotionnelles sur les glaces.
Chopper déglutit, jeta la carte loin de lui et se cacha derrière l'un des grands arbres aux feuilles colorées.
- Il n'y a pas à dire, cette journée est bien agréable, commenta-t-elle en s'étirant quelque peu et en continuant la lecture de son guide.
« Viffement la morte-faifon » pensa Mr Jisha en retournant aux pays des songes.
A quelques kilomètres de là, dans une profonde forêt…
Accompagné de Zoro, Robin et Franky, Luffy chantonnait d'un air guilleret le refrain suivant :
T'es du genre à voler les recettes,
Mais c'est pas grave, on t'en veux pas,
Du moment qu'on fait la fête,
Et qu'on mange tous tes petits plats.
Tipiak ! Pirate !
De la semoule ou du poisson,
Ou même de la cervelle de mouton,
T'as tout piqué, tout chapardé,
Même la cuisine des petites mémés.
En court-bouillon ou en sachet,
Rien n'est de toi, tu le fais exprès;
Captain Igloo est devenu barge,
Car ses poissons ont pris le large.
Tipiak ! Pirate !
Du riz collant, du sakedon,
Ou même des vieilles boîtes de thon,
T'as tout copié, tout emprunté,
Car tu ne sais pas cuisiner. (4)
- Luffy, tu peux pas te taire deux secondes ? Se plaignit Zoro, lassé. T'as pas arrêté de nous casser les oreilles depuis tout à l'heure avec tes chansons débiles.
- Oh yeah, Tipiak, pirate ! Poursuivit Franky en prenant une pose grotesque.
- Et toi l'encourage pas ! S'écria l'épéiste, outré.
Robin se mit à rire.
- Bah, Zoro, t'es pas marrant ! Dit Luffy en le fixant d'un regard accusateur. Il n'y a rien dans cette forêt, faut bien se distraire un peu.
- Et t'es obligé de nous faire partager ta distraction ? Râla le bretteur. Le silence, tu connais ?
Luffy sourit et lui répondit d'une voix insolente :
- Non, heureusement. Tipiak, pirate…
Leur périple dans la forêt ne dura qu'un petit quart d'heure. En sortant des bois, ils découvrirent plein de petites maisons triangulaires surmontées de curieux objets. Par exemple, une clé de sol était suspendue sur la première maison, une croix de couleur verte sur la deuxième, un losange rouge sur la troisième, etc. Chaque demeure possédait un arbre aux feuilles multicolores, donnant à la ville une atmosphère bucolique. Etrangement, il ne semblait y avoir personne dehors, comme si le village dormait encore.
Beaucoup plus loin, près de la rive, un immense navire était amarré. On pouvait apercevoir des guirlandes et des serpentins suspendus à ses cordages et les voiles étaient peintes de toutes les couleurs. Des lampions étaient entreposés un peu partout sur le bateau et une tête d'oiseau dont les yeux formaient deux spirales dorées constituait la figure de proue. Le bateau ressemblait à une sorte de caravelle fêtant le carnaval.
- Quel bateau gigantesque, constata Franky, admiratif du travail du charpentier.
- Ce doit être le navire de Tokbaz, dit Robin. Il nous avait parlé d'une embarcation de ce type et c'est la seule qui soit amarrée dans les environs.
- Trop cool ! S'écria Luffy, ébloui.
- Je me demande s'il y a des guerriers forts là bas, dit Zoro. Ce capitaine Sakaku doit être drôlement puissant pour avoir une prime de 400 million sur sa tête.
- Ils ont trop de bol, y a plein de trucs pour faire la fête, se renfrogna Luffy. Moi aussi, j'ai envie que notre bateau soit comme le leur.
- On a pas besoin de ces froufrous ridicules, répondit l'épéiste pour tenter de le dissuader.
- Si ce n'est que ça, on peut toujours en rajouter, dit Franky. Mais c'est vrai que pour un bateau pirate, ça la fout mal.
- Ce n'est plus la peine, notre capitaine est déjà parti, les informa Robin.
En effet, Luffy courait vers le bateau et criait à tue tête :
- Fiesta !
- Il y a des fois où j'ai envie de tout laisser tomber…soupira Zoro, excédé.
Alors qu'il filait telle une flèche vers le navire, Luffy ne vit pas la personne qui se trouvait juste devant lui. Sans faire attention, il se cogna durement contre celle-ci et fut éjecté quelques mètres plus loin.
- Ouah, qu'est-ce qui s'est passé ? Se demanda Luffy en se relevant et en se dépoussiérant.
L'homme qu'il venait de percuter était immense, très gros et coiffé d'une énorme cloche sur la tête. La fameuse petite spirale dorée était dessinée dessus. Il possédait deux petites clochettes à ses oreilles. Son visage bouffi et sa langue sortant de sa bouche lui donnait un air de parfait demeuré. Il fixa Luffy avec étonnement :
- Ding dong, il y a quelqu'un ?
Le capitaine le regarda, perplexe. Ils se contemplèrent en silence de longues minutes, surpris. Cette situation aurait pu durer fort longtemps si Zoro, Robin et Franky ne les avaient pas rejoints.
- Tu fais quoi, Luffy ? Le questionna Zoro, arborant son visage méfiant à l'encontre du personnage incongru.
- Ding dong, qui êtes vous ?
Voyant que personne ne disait rien, intrigué par l'étrange allure du bonhomme, Luffy se présenta :
- Je suis Luffy, capitaine et futur seigneur des pirates. Ça c'est Zoro, Robin et Franky. Et toi, t'es qui ?
Le gros Blier est parti ?
Assisse sur un grand canapé décoré avec des guirlandes et des confettis, une jeune fille était confortablement assisse. Elle se trouvait dans une grande salle de réunion mise à disposition aux membres les plus importants de l'équipage. D'apparence, la jeune fille était plutôt jolie. Elle portait une longue robe s'arrêtant à ses genoux et des bottes de couleur noire. Un fouet attaché à sa ceinture, elle était coiffée d'un chapeau à plumes doté du même signe distinctif que sur les autres couvre-chefs, à savoir la spirale dorée. Ses longs cheveux étaient noués bizarrement, formant deux petites mèches relevées à leur extrémité. Munie d'un éventail, elle ajouta :
- Quel dommage que nous ne puissions pas intervenir.
Les deux personnes présents dans la pièce étaient le cuisinier et le médecin du bord. Le premier portait une toque de cuisine sur la tête où était peint non seulement la spirale mais aussi une tête de mort accompagnée d'une fourchette et d'un couteau. Il était vêtu d'un grand costume blanc qui remontait jusqu'à ses yeux, cachant la partie inférieure de son visage et portait un tablier propre. Le second, habillé d'un pardessus et coiffé d'un chapeau haut de forme, était de petite taille, la barbe en pointe, le visage émacié. A la place de son nez mutilé, un cache-nez en bois retenu par une ficelle rendait le personnage encore plus sinistre. Faisant tourner sa canne, il prit la parole :
- Vous êtes bien pressée, ma chère Reijin. Nous ne sommes pas là pour nous défouler, nous sommes ici en mission.
- Je le sais, Dr Yudoku, pesta-t-elle. Je n'ai pas besoin que vous me le rappeliez. Je trouvais dommage que cette situation ne nous permette pas d'en profiter un peu.
- Apprenez à faire la part des choses, comme il est coutume de faire lorsque l'on coupe un gâteau en trois parts égales, dit le cuisinier d'un ton des plus sérieux.
- Je me passerais fort bien de vos métaphores culinaires, Ougi Genyu, dit Melle Reijin, agacée. Je me demande juste pourquoi le capitaine veut récupérer cette garce dans notre équipage.
- Vous êtes aussi dure que l'est le jambon cru avant d'être coupé en tranche, déclara le cuisinier Ougi en fronçant les sourcils.
- Il est important d'avoir cette fille dans notre équipage, fit remarquer Yudoku en lissant les poils de sa barbe. Elle semble posséder des connaissances en matière de cartographie et de navigation. Cela va nous être très utile pour localiser ce que nous recherchons.
- Pff, même pas de cobayes à se mettre sous la dent, s'énerva Melle Reijin en donnant un coup de pied à une chaise. Tu parles d'un voyage ennuyeux.
- Le début d'une nouvelle ère commence, vous devriez être contente, décréta une voix criarde.
La porte était ouverte. Sir Amami leur sourit. Il croqua dans une grande tablette de chocolat, si bien que l'on se demandait comment il arrivait à ne pas souffrir pas avec toutes ses dents gâtées. Le Dr Yudoku et le cuisinier Ougi se turent immédiatement. Melle Reijin arborait une expression intimidée.
- Si vous le dîtes, dit-elle d'une petite voix. Mais pourquoi Tokbaz ne nous a pas ramené quelque un d'autre à la place ?
- Il semble que cette navigatrice possède toutes les qualités requises en matière de cartographie, dit Sir Amami en engloutissant un énorme morceau de chocolat. Après plusieurs mois de recherche, Tokbaz a enfin réussi à la trouver. Si ça n'avait pas été le cas, nous aurions été obligé de le lyncher pour son incompétence. Heureusement, alors qu'il rentrait pour annoncer sa défaite, il est tombé par hasard sur le bateau des mugiwara. Et là, après avoir fait la connaissance avec cet imbécile de Monkey D. Luffy, il a remarqué que la navigatrice de son équipage avait l'air très doué en cartographie. Nos efforts sont enfin récompensés.
- Quel est le nom de l'île sur laquelle nous devons accoster ? Questionna Yudoku.
- L'île de Fort-Bravent, répondit Sir Amami. Le capitaine Sakaku souhaite s'y rendre le plus rapidement possible. Nous ne connaissons pas parfaitement les coordonnées sur la localisation de cette île mais nous possédons des informations sur la zone où elle se situe. Une carte correctement tracée nous aiderait à nous orienter le plus précisément vers l'objet.
- Mais vous êtes certain que cet équipage de pirates ne va pas réagir lorsque nous allons leur enlever leur camarade, comme lorsqu'on ne modère pas la cuisson pour le coq au vin ? Lança Ougi d'une voix grave.
- Aucune importance, ria Sir Amami en finissant entièrement sa tablette. Laissons les s'exciter. Ça ne changera en rien ce qui va se passer.
- Mais ne me dîtes pas qu'elle va faire partie de l'équipage quand même ? S'alarma Melle Reijin en agitant son éventail.
- Voyons, je pensais que vous connaissiez mieux le capitaine Sakaku que ça, dit Sir Amami. Il va simplement l'utiliser. Au moment où l'île pointera son bout de son nez, nous nous en débarrasserons dans un lieu isolé. Comme ça, pas de témoins, pas d'ennuis.
- Je me ferais un plaisir de la tuer, déclara Melle Reijin d'un ton féroce.
- Serait-il possible de conserver le corps ? Interrogea Yudoku. Il me manque un humain pour ma dissection. Les marines que nous avons récupérés n'étaient d'aucun intérêt.
- Dîtes plutôt que c'est parce que c'est une fille ! S'exclama Melle Reijin en pointant son doigt vers lui. Vieux pervers !
- A moins que vous vous portiez garante pour ma prochaine expérience, ma chère ?
- Dans tes rêves, vieux bouc, rétorqua-t-elle. J'ai pas besoin de me faire reluquer par un individu de ton espèce.
Sir Amami eut un petit rire désagréable et avala trois gâteaux à la fraise sortis de sa poche.
- Toujours aussi bon, ces petits gâteaux, commenta Sir Amami en se tournant vers Ougi.
- Ma cuisine est aussi parfaite que la cerise l'est sur le gâteau, dit Ougi en s'inclinant avec respect. Personne ne peut me surpasser.
Un homme habillé d'un grand costume blanc et coiffé d'un chapeau de carnaval où apparaissait la spirale dorée fit irruption dans la pièce.
- Sir Amami, le capitaine vous demande.
- Très bien, j'y vais. Et vous, ajouta-t-il en s'adressant aux trois autres, essayez de bouger un peu. Vous devriez faire un tour dans le coin, ça vous occuperait.
Sir Amami leur sourit une dernière fois et quitta la pièce. Melle Reijin se mit à soupirer de soulagement.
- Ce mec me file la chair de poule. Heureusement que je ne le vois pas souvent et que le navire est grand.
- Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à attendre le retour du gros Blier, annonça Yudoku en se dirigeant vers la porte. Prévenez moi lorsque la fille sera ici.
Melle Reijin leva les yeux au ciel.
- Vieux dégoûtant… Ougi, tu veux faire une partie de…
- J'ai beaucoup de travail, aussi long que la préparation d'un dîner pour cent cinquante personnes, répondit celui-ci d'un ton sans réplique. A plus tard.
Il s'éclipsa à son tour.
- Lâcheur, murmura-t-elle pour elle-même. Vivement un peu d'action…
Pardon ?
Luffy, Zoro, Robin et Franky étaient toujours en compagnie du mystérieux bonhomme. Suite à la réponse de ce dernier sur son identité, ils étaient tous rester coi.
- Ding dong, qu'est-ce que vous avez ? S'étonna l'homme en agitant la cloche sur sa tête.
- Tu…tu peux répéter ce que tu viens de dire ? Balbutia Franky, abasourdi.
- Ding dung dong, on me surnomme le gros Blier, enchanté, je suis venu chercher Nami la navigatrice.
Nouveau silence. Luffy semblait le plus étonné de tous.
- Eh la grosse cloche, d'où tu connais Nami ?
- Baka, il ne la connais pas, dit Zoro en fronçant les sourcils, sa main sur ses katanas. Il est venu la capturer je suppose.
- Eh merde, moi qui croyait qu'on allait enfin être tranquille, lança Franky en faisant craquer les jointures de ses doigts. Il va falloir nous débarrasser de ce gros vite fait bien fait.
- Il a pas l'air méchant pourtant, dit le capitaine en contemplant le gros Blier, dubitatif.
- Luffy, attention ! Cria Robin.
Trop tard, le gros Blier envoya valser Luffy près d'une maison qui fut en grande partie endommagée.
- Ding dong, Nami la navigatrice ne semble pas ici alors dégagez.
- Espèce de…commença Zoro en sortant ses katanas.
- Cloche-ferme !
Une énorme cloche tomba sur Zoro, Robin et Franky, les emprisonnant. Le gros Blier leva ses deux mains et dit :
- Il est temps de sonner les cloches ! DOOOOONG !
Avant même que les mugiwara n'ait pu réagir, le gros Blier donna un violent coup sur la grande cloche qui résonna fortement. Luffy sortit des décombres, furieux.
- Gomu gomu no…
Le gros Blier le fixa quelques secondes, sans comprendre.
- Ding dong, que fais tu ?
- …pistolet !
Le coup de Luffy fut arrêté par le gros Blier avec ses deux énormes mains. Les bras du jeune homme commencèrent à vibrer bizarrement, suivi par son corps pris de soubresauts.
- Hhééééé cc'eeesstt quuuoooi ceeee trrruuucc ? Réussit-il à articuler alors qu'il tremblait violemment sans pouvoir s'arrêter.
- Au plaisir, ding ding !
Le gros Blier les laissa et bondit vers la petite forêt. Luffy, toujours secoué de tremblements, frappa le sol. Aussitôt, les vibrations de son corps cessèrent.
- Ouah, ça craint son pouvoir, dit-il en reprenant ses esprits.
Luffy se tourna vers la cloche qui enfermait ses compagnons et la brisa à coup de poings. Il découvrit Zoro, Robin et Franky complètement - c'est le cas de le dire - sonnés.
- Bon les gars, moi je vais aller botter le cul de la grosse cloche ! Elle s'est tirée là bas !
N'attendant pas la réponse de ses compagnons encore groggy, il fonça comme un dératé vers la forêt.
- NAMI ! FAIS GAFFE A LA GROSSE CLOCHE !
A la maison de pension…
- Vous n'avez pas entendu un bruit ? Demanda Nami auprès de ses compagnons.
- Non, répondirent Usopp et Chopper en chœur.
- C'est peut-être le bruit de mon cœur qui bat à cent à l'heure pour toi, Nami-swan, dit Sanji dans une nouvelle tirade enflammée.
«Ding…ami !…dong, ding…Nam…mi ! Ding… » (5)
- Maintenant que tu le dis, j'entends quelque chose mais c'est pas très audible, déclara le snipper en tendant l'oreille.
- J'arrive à entendre les voix, dit Chopper. On dirait un son de cloche qui se déplace, suivi par…oh !
- Quoi ? S'inquiéta Nami. Tu as entendu quelque chose de précis, Chopper ?
- Je n'en suis pas sûr mais j'ai l'impression que c'était la voix de Luffy.
- Luffy ? Répéta Nami, surprise.
« Ding, Dong, Ding, Dong…Nami, planque toi, y a une grosse cloche qui approche ! »
- Ah oui, c'est bien Luffy ! Avoua Usopp. Dis donc, t'as une bonne ouïe, Chopper.
- Tu peux garder tes compliments, je m'en fous royalement, dit Chopper en se tortillant joyeusement.
- Qu'est-ce qu'il a encore fichu ? Dit Sanji, soupçonneux, en allumant une cigarette.
- Il a peut-être découvert un trésor dans le…commença le petit renne.
- Luffy ! On est ici ! S'exclama Nami d'une voix forte.
Alors qu'elle se dirigeait vers la sortie du jardin, le gros Blier apparut dans son champ de vision.
- Ding Dong, y'a quelqu'un ?
Nami écarquilla les yeux et recula précipitamment.
- Mais qu'est-ce que…
- DILINGDILINGDILING ! Bingo ! C'est la fille que recherche le capitaine.
Le gros Blier se pencha pour la saisir mais elle l'évita d'un mouvement ample. Elle se saisit de son climat tact. Elle allait l'utiliser mais Sanji arriva à toute vitesse en sautant vers l'ennemi.
- Pas touche à Nami-swan, bouffon dégénéré, cria-t-il. Gigot !
Son attaque n'eut aucun effet. Le gros Blier leva sa main et écrasa le cuisinier comme un vulgaire insecte.
- Sanji ! Crièrent Nami, Usopp et Chopper.
- Ding dong, hors de ma vue, lança le gros Blier en éjectant Usopp et Chopper loin de lui.
Le renne percuta le tronc d'un arbre et Usopp se retrouva dans le massif de roses, les épines lui éraflant tout le corps. Mr Jisha accouru pour connaître la cause du tumulte.
- Quand même, vous n'allez pas faire toute une histoire pour une glace à la…
Il s'interrompit lorsqu'il vit le gros Blier s'avancer vers la navigatrice à pas lourd. Dans son instinct de protéger ses clients - mais surtout sa belle propriété - il sortit plusieurs longs pistolets de sa poche.
- Ha, on fait moins le malin maintenant ! Lança-t-il en le défiant du regard. Prépare toi intrus à déguster !
Il tira deux coups de feu mais les balles ricochèrent sur le ventre de l'adversaire. Le gros Blier s'approcha de lui et le domina de toute sa hauteur.
- Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça va être ma fête…
Effectivement, Mr Jisha fut impitoyablement écrasé, ses pistolets avec. Nami, entre-temps, était parvenue à créer un nuage juste au dessus du gros Blier.
- Avis d'orage, annonça-t-elle avec froideur.
Il leva les yeux et vit un énorme nuage sombre juste au dessus de lui.
- Prends ça… Thunderbolt Tempo !
Un éclair jaillit du nuage et le foudroya. Ce dernier avait ouvert grand les yeux, décontenancé. La jeune navigatrice s'aperçut avec horreur qu'il tenait toujours debout.
- C'est pas vrai…se lamenta-t-elle.
- Ding dong, tu vas payer cet affront, ta dernière heure est arrivée ! Cria le gros Blier, pour la première fois hors de lui.
Il leva sa main. Nami se protégea, priant pour qu'elle soit sauvée. La première personne qui lui vint à l'esprit fut son capitaine. Elle se mit alors à hurler :
- LUFFY !
S'attendant à périr écrasée, elle entendit un grand bruit puis un sifflement rapide près de son oreille.
- DOOOOOONNNGGG !
Le gros Blier fut éjecté en arrière avec une violence inouïe. Luffy venait d'arriver. Il avait démoli la palissade qui protégeait le jardin en entendant hurler sa navigatrice et s'était positionné juste devant elle. Ses yeux reflétaient une immense fureur.
- Pas touche à Nami, t'as pigé grosse cloche ?
Le gros Blier était affalé par terre. Luffy se tourna vers Nami et lui sourit. Pas de son immense sourire habituel. Cela ressemblait plus à un sourire réconfortant.
- Ça va Nami ? Demanda-t-il. T'es pas blessée ?
- Non, tout va bien, répondit-elle en souriant à son tour.
Il l'aida à se relever.
- Tu es arrivé à temps, comme toujours, lui fit-elle remarquée.
- Ah bon ? S'étonna-t-il en grattant sa joue, légèrement gêné.
- Merci Luffy, le remercia Nami. Je croyais pouvoir me défendre contre ce type mais j'ai tout raté, j'ai l'impression d'avoir été un boulet…
- Tu n'es pas un boulet, rétorqua Luffy, d'un ton catégorique.
Nami le fixa intensément.
- Si tu le dis…
- C'est certain même. Nami, tu sais bien que tu comptes parmi mon équipage, tu es celle qui…
- STOP ! Coupa Sanji, furieux. Tu me piques mon rôle là !
Le cuisinier venait de se relever, se tenant les côtes.
- L'enflure, il m'a pas loupé…
- Où sont Usopp et Chopper ? Demanda Luffy, sortant subitement de ses pensées.
- Ils ont été assommé, lui apprit Nami. Ils sont là bas.
- Dong…
Luffy, Nami et Sanji se tournèrent vers le gros Blier qui venait de se relever, une aura sombre autour de lui.
- Dong…dong…dong….dong…dong…dong…dong…dong…dong… dong…dong ! Les douze coups ont sonné, vous allez morfler !
- C'est ça, je t'attends, grosse cloche ! Lança Luffy en cognant son poing dans sa main droite.
- Bien dit, approuva Sanji en se préparant à une nouvelle offensive.
Nami, inquiète, les observa faire face au colosse coiffé de sa cloche.
- Ding dong, vous allez goûter à mon fruit du démon, kane kane !
Notes :
(1) Pour sortir un truc pareil, j'avais dû boire avant -_-'
(2) Promis, j'ai eu honte en l'écrivant…c'est la dernière fois que je sors ce genre d'abomination.
(3) La comparaison, sans commentaire…
(4) Pur délire. Je ne sais pas pourquoi, c'est venu en l'écrivant. Dès que je me suis dit : « Pirate ! », j'ai pensé « Tipiak ! ». Ah c'est sûr, on vole pas haut mais bientôt vous serez habitué…^^
(5) Vu qu'il est impossible de changer la taille du texte, je fais appel à votre imagination.
Pour les nouveaux noms : traduction du japonais au français
Melle Reijin : reijin = belle, séduisante femme
Ougi Genyu : ougi = secret
genyu = huile de mauvaise qualité, non raffinée
Dr Yudoku : yudoku = vénéneux, toxique
Mr Jisha : jisha = valet, laquais, serviteur
Pour le fruit du démon du gros Blier, kane = cloche, clochette, carillon
Auteur : Quatrième chapitre la prochaine fois !
Franky : Et nous ? Tu nous as laissé en plan ou quoi ? Pourquoi on apparaît pas à la fin ?
Auteur : Une chose à la fois. Vous avez été sonné par la cloche du gros Blier, vous mettez du temps à vous relever, c'est logique. Là, je me concentre sur le combat entre Luffy, Nami, Sanji et ce nouveau pirate.
Sanji : Je tiens à porter une réclamation. Pourquoi c'est Luffy qui a le beau rôle et pas moi ?
Auteur : Parce que mon histoire s'inscrit dans une romance et non dans un panégyrique de la perversité.
Sanji, énervé : Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Que je suis pervers ?
Auteur : Disons que tu n'es pas un parangon de vertu…
Zoro, sarcastique : C'est même un gros emmerdeur obsédé…
Nami, intervenant pendant que Sanji et Zoro se battent : Cette dernière scène a-t-elle germée dans ton imagination stérile ou tu as encore voulu me ridiculiser ?
Auteur, faussement peiné : Elle ne te plaît pas ?
Nami, embarrassée : Euh…si, c'est bien mais…
Auteur, avec un sourire machiavélique : Tu veux que je l'enlève et que je la remplace ? Avec quelqu'un d'autre que Luffy volant à ton secours ?
Nami, effrayée : Non, non, c'est parfait. J'attends de voir la suite…
Luffy : Moi aussi, je vais me défouler sur la tronche de la cloche, ça va me calmer…
Auteur : Très bien, puisqu'il n'y a plus de questions, Chopper, je te laisse annoncer la fin…
Chopper, en prenant la feuille que l'auteur lui met entre les sabots : Moi ? Bon, je vais essayer de faire de mon mieux… « J'espère que ce chapitre vous a plu. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé. Sur ce, à la prochaine ».
