Chapitre 1
J'avais 4 ans à l'époque. Le lendemain, maman m'a conduit chez Carlisle... Il m'a fallu me séparer de mon frère et de ma sœur. Je ne devais plus avoir de nouvelle d'eux. Durant tout le voyage, je me remémorais les blagues d'Emmett, sans succès… Pourtant, il y en avait tant… Mais même elles ne pouvaient interrompre mes larmes. Ma mère me regardait dans le rétroviseur, inquiète. Plusieurs fois, elle me posait des questions. Lorsque j'arrivais chez Carlisle, je sortis gentiment de la voiture. Je sautais dans les bras d'Esmée, cette deuxième maman qui elle, ne m'abandonnerait jamais. Elle a dû remarquer mes yeux rougis par mes pleurs, mais n'en fit aucun commentaire. Elle se contenta de me serrer contre elle, comme une vraie mère devait le faire. J'allai ensuite voir Carlisle et lui fit un baisé sur la joue avant de l'avertir que je serai dans mon antre. Puis, je fis un calin à ma maman et je partis, retrouvant aisément le chemin qui me menait à ma petite maison.
La clarté aurait pu m'aveugler étant humaine. J'entendais toujours ce ruisseau dans lequel Kiwi et moi, nous nous étions baignés tant de fois… Les fleurs habitaient la clairière tout entière… Je me souviens, l'an dernier, je m'amusais à capturer les papillons pour les relâcher ensuite, pour les voir voler, m'imaginant que je les rejoignais haut dans le ciel, à l'abri de tous les malheurs du monde. J'aurais donné tant pour avoir leurs ailes, en ce moment même, pour aller retrouver Kiwi et Emmett… Il me regardait faire, en échappant un rire lorsque je tombais malencontreusement. Il chassait les grizzlis, non loin de cet endroit. Qu'est-ce que je n'aurais pas sacrifié pour qu'ils se tiennent là, en cet instant? Plus tard, Carlisle vint me voir.
- Tu sais, ils ne veulent que ton bonheur. Ils vous adorent, même si tu crois que c'est le contraire, qu'ils vous détestent.
- S'ils m'aimaient, ils ne m'auraient pas séparé d'Emmett. Ils sont au courant qu'il m'est impossible de vivre sans mon frère, sans ma jumelle.
- Je te comprends. Mais ils ne souhaitent que te protéger. Tu ne peux pas les blâmer.
- Si… maintenant, je dois me débrouiller toute seule. Ils m'ont laissé ici. Si ce buveur de sang arrive, ils ne pourront plus m'aider. Et alors, il me tuera.
- Nous sommes là. On ne t'abandonnera jamais, Bella.
- Je sais. Mais le vampire, il était très méchant. Et je ne veux pas qu'ils retrouvent Kiwi… Pas Emmett, par contre. Je suis sure que si Emmett se bat contre lui, c'est mon frère qui gagnera. Il est fort, Emmett. Mais Kiwi… C'est un ange, elle ne ferait jamais de mal à quelqu'un.
Il me réconforta pendant quelque temps pour ensuite m'apprendre qu'Esmée m'avait fait des pâtes.
Pendant 12 ans, j'ai habité avec eux. J'ai commenc l'école, je me suis fait des amis. Mais à chaque fois que je rentrais, je ne pouvais m'empêcher de jeter des coups d'œil anxieux vers le téléphone, espérant que ma famille m'appellerait. Je n'ai bien entendu pas écouté mes parents : je me suis informé sur Emmett et Kiwi, m'assurant qu'ils allaient bien, par les sites internet. J'ai versé une tonne de larmes lorsque j'ai appris que Dakota s'était fait kidnapper, un an plus tard. J'ai payé des chercheurs pour la trouver, ils touchent toujours un revenu d'ailleurs, mais il n'y a aucune trace, à croire que c'est l'œuvre de vampire. Bien sûr que c'est eux. La seule preuve que j'ai qu'elle est bien vivante, c'est les marques qui se créent peu à peu sur mon corps, accompagné d'une vive douleur… Je dois donc tous les jours m'asperger de fond de teint pour que mes cicatrices et mes bleus ne paraissent pas. Heureusement, grâce à Carlisle, mon mal est quelque peu atténué.
J'avais rencontré ma meilleure amie, Alice, dans un camp pendant l'été, parce que Carlisle devait suivre une de ses patientes qui était atteinte d'une maladie incurable. On connaissait tout l'une de l'autre, sauf ce qui était en lien avec mes parents. Carlisle et Esmée s'occupaient très bien de moi, je les aimais comme ma propre famille. À mon anniversaire de 16 ans, Carlisle m'a fait le plus beau cadeau qu'on pourrait m'offrir : la liberté. Il m'a procuré un billet d'avion pour retrouver Emmett, m'assurant que j'étais maintenant assez grande pour survivre aux poursuites des vampires. Bien entendu, il m'avait entrainé dans ce but, mais ce n'est qu'à cette journée que j'ai découvert pourquoi il m'apprenait à combattre, à me servir de mes pouvoirs.
J'ai donc pris l'avion, pour aller vivre en Californie, endroit où tout le monde baignait dans la beauté. Esmée m'avait donné les clés d'une maison, située à côté de celle d'Emmett, sur la plage. On m'avait inscrit dans son école, une école de riche. J'avais si hâte de le revoir enfin.
3 octobre 1919
Ma nouvelle maison était magnifique, j'avais une gouvernante, bien entendu, pour passer inaperçu, normal dans cette ville. Elle s'appelait Dorotha, très gentille. Elle m'avait procuré des vêtements chez les meilleurs couturiers… Je reprenais l'école demain, et ça me faisait peur.
Et donc, je me retrouvais seule, sortant de ma Porsche . Lorsque je pris mon courage à deux mains, et avançais vers cette masse d'étudiants, vêtue d'un chandail à manche courte gris avec un foulard et d'un jean noir, avec mes gants blancs et ma veste, cheveux lissés, voir légèrement ondulée, remontée en arrière grâce à un joli serre-tête et maquillée d'un fard à joue rose-pêche, d'un rouge à lèvres légèrement brillant, je fus pour le moins heureuse de constater que les gens de cette ville s'occupaient plus de leur petite personne que de moi, je pus donc arriver saine et sauve au bâtiment d'accueil, bien que quelques regards me suivaient des yeux. On me donna mon horaire, ainsi que mon emploi du temps et mon numéro de casier. Je n'eus pas le temps d'attendre bien longtemps que la cloche sonnait… Je pris mon livre d'anglais et j'allai à mon cours, au bâtiment 4, au cinquième étage. Je pris une place sur un des bureaux restants et écoutais le professeur parler des grands classiques de la littérature anglaise. Quelques étudiants se retournaient quelques fois vers moi, mais je tentais de les ignorer. Plusieurs m'abordèrent. À la fin du cours, Penn, le garçon qui était assis à côté de moi, me proposa de me conduire à mon prochain cours. J'acceptais avec mon plus beau sourire, contente de rencontrer des personnes gentilles comme lui. Plusieurs personnes nous regardèrent partir, dont une qui avait l'air de m'en vouloir à mort. Je demandais timidement pourquoi à Penn.
Elle a peur de se faire voler son territoire. Elle a bien remarqué tous les regards qui se posent sur toi. Ici, Miss Denali est la reine du lycée, son père est le directeur d'une compagnie de mannequinat, donc elle est riche. Les gens l'acceptent pour son physique, elle a par contre la réputation de coucher avec tout le monde. Je te conseille de ne pas la fréquenter.
Nous continuâmes notre chemin, parlant de tout et de rien. Il me présenta à son amoureuse, Roxanne. Elle était très gentille et spontanée. Je fis aussi la connaissance d'Olivia et de Matt. Ils étaient tous très gentils, et cela allégea le regard tueur que je sentais dans mon dos.
La mâtinée se passa dans le même style. Aucun Emmett à l'horizon. J'allai manger à la cafétéria en compagnie de Penn et ses amis, regardant de tous les côtés.
Roxanne : Alors Bella! D'où viens-tu?
Moi : De Forks, une petite ville de Seattle.
Olivia : Alors c'est pour ça que tu es toute blanche. Et pourquoi as-tu déménagé?
Denali : Et pourquoi trainez-vous avec cette petite ringarde?
Surprise, je me retournais vers… Denali. Elle affichait un sourire à mille dollars et me regardait du haut de ses talons aiguilles.
Matt : Parce qu'elle est cool.
Moi : Et toi, pourquoi tu m'insultes alors que tu ne sais même pas mon nom? crachais-je avec toute la haine qu'il m'avait été donné. Elle allait voir de quoi j'étais capable. Je n'étais pas la sœur d'Emmett pour rien. Et je n'allai certainement pas lui faire honte.
Denali : Pour te faire comprendre que tu n'es pas le bienvenu. On ne veut pas de pauvre tache comme toi, ici. Et après, on se demande pourquoi on t'a abandonné. C'est logique, même tes parents sont trop bien pour toi…
Ses trois acolytes éclatèrent de rire. Pff. Elle ne pouvait même pas attaquer sans des comparses pour acquiescer à ses insultes.
Rox : Tu sais, j'ai connu des tas de filles comme toi, mais je n'ai toujours pas compris ce que les garçons vous trouvent. À, j'allai oublier... En fait, je le sais, ils veulent seulement avoir des ITS.
Pas touchée du tout, elle réattaqua comme si de rien n'était. On devait le lui avoir servi souvent.
Denali : Ça doit être dur de devoir trainer avec cette pauvre gamine… Regardez là, elle n'est même pas capable de se défendre toute seule.
Toute l'école nous regardait maintenant. J'essayais de trouver une réplique qui lui en boucherait un coin quand un grand homme musclé fit son apparition, accompagné de deux acolytes. Toute l'école se retourna vers lui. Je relevais donc la tête pour voir son visage. Ses yeux pétillants d'humour, ses cheveux blonds et sa façon de sourire qui me donnaient envie de sourire à mon tour. Instinctivement, un sourire apparut sur mon visage, un sourire éclatant que remarqua Miss Denali.
Denali : Alors, on a le coup de foudre pour Emmett, à ce que je vois. Laisse-moi t'avouer quelque chose. Il n'en a rien à faire de toi, tout comme moi. Tu auras de la chance s'il pose une seconde les yeux sur toi. C'est un territoire occupé et réservé, petite garce. Ne t'avise jamais de le regarder.
Insulte qui fila comme de l'eau sous les roches. Comme si Emm pouvait être avec elle… Il n'est pas imprégné, ça se voit clairement. Et il ne peut pas être si méchant. Sous ses aires de gros durs se sont toujours caché un nounours plein de sentiments, mon protecteur.
Moi : Pourquoi? Tu as peur que la petite nouvelle te le vole? Pauvre-toi… Tu n'as pas pu le mettre dans ton lit pour assouvir tes hormones… Je te plains. Il ne posera jamais les yeux sur toi, sois-en certaine. Alors je n'en ai rien à faire de tes conneries. Maintenant, excuse-moi…
Je partis, la laissant planter là, pendant que toute l'école me félicitait. Je passais près d'Emmett, qui m'applaudissait aussi, le sourire aux lèvres. Il me rattrapa doucement par le bras. Je le fixais, interrogative.
- Attends-moi.
- Ne fais pas une scène, Emm.
Il me regarda, les yeux pétillants, empreints de colère cependant.
- Aimes-tu mieux que je la tue pour t'avoir insulté? À toi de choisir. Mais je ne la laisserais pas faire. On ne te touche pas, pas devant moi. Ça me manque de te protéger.
Je le regardais dans les yeux, ses yeux qui m'avaient tant manqué… Cette phrase, je rêvais de l'entendre… Je m'effondrais dans ses bras, il referma doucement les siens autour de moi, m'embrassant le front. Puis, il se dirigeait à grands pas vers elle, furieux…
- Tanya, ça suffit. J'ai le droit de trainer avec qui je veux. On est à l'école, il n'y a aucune hiérarchie... Bella et Roxanne ont raison. Tu as sauté quasiment tous les mecs du lycée, alors si tu en veux plus, vas faire ta pute ailleurs. Et ne t'avise jamais plus de parler à Bella. J'espère que c'est clair.
Et il partit sur cette phrase, me prenant tranquillement par les épaules pour m'emmener dehors, sifflotant joyeusement, sous les yeux de toute l'école.
- Tu sais très bien qu'on n'a pas le droit, me chuchota-t'il, une fois à l'extérieur.
- Et puis quoi, ce n'est pas comme si tu risques de mourir en me côtoyant. Nos parents ont essayé de nous séparer, et kiwi s'est fait enlever. Elle se fait battre. On est fort lorsqu'on est unis, pas le contraire.
Il soupira…
- Allez, viens là, me dit-il en m'ouvrant ses bras.
Je m'y précipitais, désireuse de retrouver cette sensation de sécurité qui ne m'avait pas habité depuis des siècles. Il me serra fort dans ses bras, embrassant mes cheveux. Je flanchais.
- Je suis désolé. Je n'aurais pas dû venir, je le sais. Mais tu me manques et j'ai besoin de mon grand frère.
- Tu m'as manqué aussi. Ne t'en fais pas. On s'en est toujours sortis. Kiwi reviendra sain et sauf, je t'en fais la promesse… J'ai engagé des vampires pour la retrouver.
- Qui ça? Tu as côtoyé des vampires?
- Du calme, j'ai appelé Carlisle pour lui demander, il y a deux ans. Il a accepté et m'a dit vers qui je devais me tourner.
- Tu as appelé Carlisle… Tu ne voulais pas me parler, à moi?
- Bien sûr que si… je lui ai demandé, mais il m'a dit que c'était déjà très dangereux de l'appeler lui, alors il ne voulait pas me mettre plus encore en danger.
Il me serra plus fort dans ses bras.
…
- Tu connais Emmett McCarthy?
Emmett venait de me conduire à mon prochain cour, que je partageais avec Roxanne.
- Bien sûr, c'est mon voisin. Pourquoi?
- Bien, disons que, bien qu'il soit populaire et qu'il parle à tout le monde, il ne crée pas des liens avec n'importe qui. Il est plutôt réservé. Et, tout à l'heure, vous aviez l'air très proche.
- Oh au fait, merci de m'avoir défendu devant Denali.
- Ce n'était rien, tu sais. Je déteste son égocentrisme.
Notre cour commença et nous nous concentrâmes.
…
Penn me reconduisit chez moi. Le soir venu, je fis mes devoirs, regardant furtivement la maison d'Emmett, attendant que les lumières se ferment. Lorsque ce fut le cas, j'attendis encore une demi-heure et, ne pouvant résister, me téléportais dans la chambre d'Emmett. Il faisait un noir de chien, j'avançais tranquillement, mais arrivait inévitablement à tomber. Je lâchais un juron et Emmett éclata de rire.
- Ferme là et dit moi plutôt où je dois aller, imbécile.
- Pff... On vient juste de se retrouver et tu recommences déjà tes vieilles habitudes.
- Et c'est toi qui me dis ça… Je suis la seule personne qui supporte tes ronflements. Même Kiwi, qui dort à point fermé, ne veut pas dormir avec toi. Et puis, je suis bien dans les bras de mon gros nounours de frère.
J'arrivais avec peine jusqu'à son lit et m'engouffrais dans ses couvertures. Il m'amena à lui, enserrant ses grands bras protecteurs autour de moi. Cette sensation m'avait manqué… Cette sécurité m'avait manqué.
- Est-ce que ta mère vient te réveiller?
- Non, tu n'auras pas besoin de te cacher.
Il tapota mes bras.
- Qui t'a fait ça?
- C'est Kiwi.
Il respira fort.
- J'ai tellement peur pour elle. Devoir se faire maltraiter comme ça, c'est… J'ai moi-même du mal à ne pas courir pour aller la serrer dans mes bras, et tuer ces vampires… Comment fais-tu, toi, alors que tu ressens sa douleur?
- Je ne peux rien faire. Je t'aime mon nounours.
- Fais de beaux rêves.
17 octobre 1919
- Hey Bella, qu'est-ce que tu fais ici?
Nous étions au Gymnase, deux semaines plus tard. Les cheerleaders pratiquaient en même temps que les footballeurs. J'attendais Emmett qui m'avait promis de m'emmener à la fête foraine, après. Il savait que j'adorais y aller, tout comme lui. J'étais donc sur les bancs…
- Salut Roxanne, j'attends Emmett.
- Tant qu'à t'ennuyer toute seule dans ton coin… Viens m'aider... Tu te connais en Cheerleading?
- Bof, un peu, je connais quelqu'un qui en faisait.
Quelqu'un qui est présentement occupé à se tourner les pouces dans une pièce sombre, redoutant l'arrivée des buveurs de sang – alias, ma sœur. Je m'approchais d'eux et les regardais… Ils étaient bons, non qu'ils ne méritent pas un autre qualificatif, mais leur chanson était trop lente.
- Alors qu'en dis-tu?
Je me mordis les lèvres.
Mon téléphone sonna, je m'excusais auprès d'eux et m'éloignais.
-Allo.
-Alors, comment est-ce que ça se passe dans ta nouvelle école?
C'était Alice.
- Lili, tu peux arrêter de crier?
- Oh, désolé. Je suis juste trop excité!
- Pourquoi?
- Cet été, mes parents ont accepté que je vienne te rendre visite à Newport. Je ne serai pas seule, mais bon. Mes parents ont réservé des chambres dans le plus magnifique des hôtels. J'ai que trop hâte de te revoir!
- Comment ça, tu ne seras pas seule?
- Ben, Bella… Ils ne t'ont jamais vu, tu crois sérieusement qu'ils m'auraient laissé y aller toute seule? Ils viennent aussi, ainsi que mon frère et Lucas. D'ailleurs, j'ai assez hâte de te présenter mon frère. Je suis sure que…
- Alice..!
- Bin, quoi? Tes seules depuis un bail! Et en plus, vous êtes pareils… Complètement! C'est déments de chez déments, quoi! Alors toi, ça va?
- Ouais, j'adore cet endroit, si ce n'est que mes parents me manquent. Mais je suis vraiment bien ici. J'ai hâte que tu viennes me retrouver cet été.
- Moi aussi. Bisou. Je dois y aller. Mon amoureux arrive!
Je raccrochais.
- Bella, j'ai fini… Je me lave et je suis prêt!
- Où allez-vous?
- À la fête foraine. Il m'a promis de m'y emmener. Tu me donneras des nouvelles de ta coré? Lui dis-je, essayant de ne pas faire attention aux regards jaloux qui me sciaient en deux.
…
Je me suis vite intégré et Tanya ne m'a plus jamais parlé. Penn, Rox et Olivia sont devenus des amis précieux, comme Angela, à Forks. Je continuais d'ailleurs à lui parler. J'appelais souvent Carlisle et Esmée, leur parlant de tout et de rien, ils étaient en quelque sorte, mes parents, les seuls qui ne m'ont jamais abandonné.
Bien entendu, plusieurs vampires firent leur apparition. Mais aucun n'utilisait des tactiques spéciales pour m'attirer dans leurs crocs. Plusieurs agissaient par petit groupe, me suivant dans des recoins de Californie, espérant m'attirer dans leur rang. Dans ces cas là, je les faisais simplement exploser, ne prenant pas la peine de me retourner. D'autres agissaient en me traquant, dans la forêt, pendant nos parties de chasse, à moi et Emmett. Nous nous faisions alors un grand plaisir à les réduire en poussière. Les suicidaires agissaient seuls, et je leur demandais alors par quels moyens ils voulaient mourir. Rares étaient ceux qui me parlaient, quand c'était le cas, je prenais subtilement des informations dont disposaient les vampires contre moi, afin de m'assurer qu'Emmett n'était pas dans les conversations. Bref, j'étais connu dans le monde vampirique, et je devais alors faire attention aux moindres informations que je donnais. Une chance que Carlisle m'ai appris à me battre, auquel cas, jamais je n'aurais survécu jusqu'ici.
