Salut à toutes et à tous ! Désolé pour ce retard mais étant très occupé en ce moment (c'est un euphémisme -_-'), je n'ai pas eu une seconde à consacrer à la suite de l'histoire. Ce chapitre est un petit peu plus court que les précédents. J'espère pouvoir vous donner le chapitre six le moins tard possible.
L'avancée de l'histoire n'est pas flagrante mais ce chapitre me permet de mettre en place des éléments importants à venir dans les prochains chapitres.
Bonne lecture.
Entrée en scène du vice-amiral Sakeshi
La maison du vieux sage Mellière se trouvait un peu à l'écart du petit village, à quelques kilomètres environ de l'hôtel. Le vieux bonhomme les avaient aidés à transporter les blessés jusqu'à chez lui. Zoro, Robin, Franky et Usopp - ce dernier de nouveau conscient - étaient autour d'une vieille table en bois et demeuraient silencieux. Mellière était parti dans la cuisine préparer du thé. Si Sanji était parvenu à se rétablir de ses blessures grâce aux bons soins de Chopper, enfin réveillé, ce n'était pas le cas pour Luffy. Il était atteint d'une maladie très étrange : son corps était parcouru de tremblements nerveux, sa peau avait considérablement pâlie et il crachait très régulièrement du sang. La couverture jusqu'au menton, les yeux fermés, la respiration saccadée, il ne ressemblait plus du tout au jeune homme énergique et joyeux du Thousand Sunny. Le renne au nez bleu restait assez pessimiste sur son état.
« Qu'est-ce qui a bien pu lui arriver ? Se demanda celui-ci, inquiet pour son ami. C'est la première fois que je vois de tels symptômes chez un patient ».
Il appliqua un gant froid sur le front de Luffy. Ce dernier remuait dans son sommeil et murmurait des paroles inaudibles.
« Je vais faire de mon mieux pour le remettre sur pied, pensa le renne, décidé à employer les grands moyens. Même si je ne dois pas en dormir pendant des jours ».
Dans le salon, l'ambiance était assez tendue. Sanji avait fini par rejoindre les autres : il semblait partagé entre le désespoir d'avoir perdu sa chère Nami-swan et la honte d'avoir été battu par son kidnappeur. Mellière finit par revenir de la cuisine, un grand plateau sous le bras. Après avoir distribué les tasses de thé à chacun, il s'assit en tailleur sur un gros coussin rouge rembourré. Il se racla la gorge et déclara :
- Bien, je pense qu'il est temps d'éclaircir un peu la situation. Je suppose que vous avez des questions à me poser à propos du capitaine Sakaku et de sa bande. Je vous écoute.
- Vous savez où ils ont emmené Nami ? Demanda Usopp en rentrant directement dans le vif du sujet.
- Hélas, je ne sais pas grand-chose sur leur prochaine destination. Toutefois, j'ai appris récemment une information capitale qui peut sûrement vous aider. Selon plusieurs témoins rescapés, Sakaku serait à la recherche d'une arme très dangereuse recensée dans d'anciens livres sur l'Histoire de Grand Line.
- Mais pour quelle raison a-t-il enlevé Nami ? S'étonna Franky. S'il veut cette arme, il n'a pas besoin d'une aide extérieure pour la trouver.
- Sakaku connaît le pouvoir de cette arme mais pas son emplacement exact, répondit Mellière. N'ayant pas quelqu'un de suffisamment doué pour localiser parfaitement les îles et leurs coordonnées dans son équipage, il a sillonné les mers à la recherche d'un cartographe. Finalement, un de ses membres a réussi à en dénicher un. Ou plutôt une.
- Cette arme ne correspondrait-elle pas à la légendaire main du diable (1), présente dans de nombreux récits de voyageurs ? Intervint Robin d'un ton sérieux.
Tout le monde la scruta, perplexe. Seul Mellière demeurait songeur.
- Hum, c'est une possibilité en effet, avoua-t-il. Cependant, comme vous l'avez souligné, cela reste une légende. Personne n'a jamais découvert cette main et je doute que Sakaku la recherche. Si c'est le cas, je ne pense pas que la Marine restera les bras croisés.
- La main du diable ? Répéta Usopp. Qu'est-ce que c'est ?
- Une arme terrifiante, mentionnée déjà dans les livres il y a plusieurs siècles, expliqua Mellière. La main du diable permet à son possesseur n'annihiler les pouvoirs d'un fruit du démon. Il rend aussi invulnérable et intouchable son porteur. En résumé, cela rend pratiquement invincible celui qui l'utilise. Mais cette arme n'est pas sans contrepartie. Selon les textes, celui qui la trouve doit se trancher la main et revêtir la nouvelle. Il doit également faire un serment devant un autel sacrificiel où il jure fidélité à son arme. Si le remord le prend, la main du diable s'autodétruit avec son possesseur.
Usopp était terrifié. Zoro eut une expression dédaigneuse et Franky croisa les bras en fronçant les sourcils. Robin reprit la parole.
- Il est possible que le capitaine Sakaku ait réussi à se procurer un manuel sur l'existence de la main du diable et de son emplacement, affirma-t-elle. Ce qui n'est guère étonnant puisqu'il a capturé notre navigatrice pour savoir où se situait la cachette de l'arme.
- Et alors ? Dit Zoro. Ça signifie quoi ?
- A moins que Kokaishi-san refuse de collaborer, cela signifie que le capitaine Sakaku arrive au terme de son voyage, déclara Robin d'une voix neutre.
Tout le monde regarda le climat-tact posé dans un coin de la pièce. Tout cela ne présageait rien de bon.
- Mais le vieil homme nous a dit que cette arme n'existait peut-être pas ! paniqua Usopp.
- La capture de Kokaishi-san démontre qu'il sait où l'objet se trouve, dit-elle d'un ton catégorique. Ce n'est pas certain qu'il s'agisse de la main du diable mais c'est la seule arme très dangereuse qui est supposée exister.
- Ma Nami-swan est en grand danger ! S'écria Sanji d'une voix attristée. Si je retrouve ce gros bouffi, je lui ferais avaler sa cloche.
- Laisse tomber cuistot ringard, vu la façon dont tu as été rétamé par cette même cloche, déclara Zoro, sarcastique. Place aux professionnels.
- Tiens, les artichauts poussent vite cette année, déclara ironiquement Sanji.
- Les coups de katanas aussi, répondit sombrement Zoro en dégainant ses sabres.
- Bon, comment va-t-on faire pour retrouver Nami ? Lança Usopp d'une voix forte en couvrant les bruits de la bagarre qui s'engageait entre l'épéiste et le cuisinier.
- Ça sert à rien de le répéter, Long-nez, on n'en sait rien, dit Franky. A moins que le vieux ait une petite idée ?
- Hum, oui, dit Mellière en se frottant la pointe de sa barbe grise. Les artichauts iraient très bien avec une vinaigrette fait maison.
- C'est pas du tout le sujet ! S'insurgèrent Usopp et Franky, consternés.
- Vous n'aimez pas les artichauts ? S'écria Mellière, abasourdi.
- Mais qu'est-ce qu'il raconte celui là ? Crièrent à nouveau le sniper et le charpentier.
- Au fait, qu'est-il arrivé aux villageois ? Demanda soudainement Robin. Nous n'en avons pas croisé un seul lorsque nous avons commencé à visiter l'île de Casprin.
Mellière prit un air grave. Il ferma les yeux pendant un moment puis les rouvrit.
- Ils n'existent plus.
- Hein ?
Zoro et Sanji arrêtèrent de se battre pour prêter attention à ce que disait le vieux sage.
- Pour être plus clair, reprit ce dernier, ils ont été transféré dans un monde parallèle, une sorte d'illusion permanente. Comme ils ne peuvent ni être vu ni être entendu ni regagner leur village, c'est comme s'ils avaient disparu totalement de la surface de la terre.
Tout le monde écarquilla les yeux à part Zoro et Robin.
- C'est là tout le problème, poursuivit Mellière en soupirant. Sakaku a un pouvoir suffisamment puissant pour réduire à néant un village voire une ville entière. Il s'est constitué d'un équipage fort et dévoué qui n'hésite pas à accomplir les sales besognes à la place de son capitaine. Savez-vous à combien est mise à prix le second de l'équipage, Sir Amami ?
- L'espèce de gars en sucre ? Se rappela Sanji en allumant une cigarette. Aucune idée.
- Il a une prime sur sa tête ce type ? S'étonna Franky. A voir sa dégaine, j'aurais jamais cru.
- 200 millions de berrys, annonça Mellière.
Le silence fut total pendant quelques secondes. Puis tout le monde s'exclama (sauf Robin mais est-il besoin de le préciser ?^^) :
- C'est une blague ?
- Etant grand amateur de plaisanteries, je suis au regret de vous dire que non, dit Mellière. Mais celle là en est une : vous connaissez la différence entre le perroquet du capitaine Nemo et…
- 200 millions, mais c'est la cata ! Cria Usopp en s'agitant dans tous les sens. On est foutu, foutu, foutu !
- Ça va, on a l'habitude, répliqua Zoro en positionnant ses mains derrière sa tête.
- Vous coupez toujours les phrases des… commença Mellière.
- Et puis, Senchou-san ne laissera jamais un compagnon derrière lui, surtout Nami, déclara Robin d'une voix sereine.
- Que veux tu dire par « surtout Nami », Robin adorée ? L'interrogea Sanji, perplexe.
L'archéologue eut un petit sourire en coin.
- Rien du tout, Cook-san, je disais ça sur le ton de la conversation.
Si le cuisinier ne remarqua rien, trois personnes autour de lui s'échangèrent un regard éloquent à ce sujet.
- Tu te sens bien Papy ? Cria Franky en voyant le vieux sage faire le poirier, ses chaussons rouges sur ses oreilles, imitant un pachyderme bien connu (2). Imitation plus toute neuve d'ailleurs.
- Qu'est-ce qui faut pas faire pour capter votre attention ! Cria Mellière qui finit par se casser dignement la figure par terre.
Il est temps de nous mettre en route, lança une voix calme.
Les yeux fermés, un léger sourire aux lèvres, un jeune homme aux cheveux bruns habillé d'une longue veste de la Marine monta à bord d'un gigantesque bateau de guerre. Un homme à la barbe mal rasée et tatoué de deux balances dorées sur les deux joues le suivait de près.
- Vice-amiral Sakeshi, croyez vous que cela soit nécessaire d'intervenir ? Dit celui-ci. Après tout, nous ne savons pas si cette arme existe réellement.
- Nous ne sommes pas là pour intervenir, lieutenant Raishido, déclara le jeune homme d'une voix douce. Nous partons simplement en mission de surveillance et de repérage. Notre but n'est pas de mettre à feu et à sang l'archipel de River Citadel. (3)
- Mais qu'allez vous faire si nous croisons le capitaine Sakaku et son équipage ? Demanda Raishido, incrédule.
- Nous appliquerons avec passion la justice des hommes, répondit Sakeshi avec un sourire inébranlable.
Raishido le fixa, interrogateur. Le vent souffla doucement sur le visage de Sakeshi, illuminé par quelques rayons du soleil. Il semblait parfaitement serein.
- Tout dans ce monde se doit d'obéir au destin, dit le vice-amiral en faisant signe à ses hommes de larguer les amarres. Le soleil doit briller pour nous faire vivre ; la mer doit onduler pour nous faire voyager ; les livres doivent exister pour nous instruire ; la Marine doit rendre justice pour apporter la paix.
- Vous voulez dire que nous devons rester passifs ? S'exclama Raishido, interloqué. Alors pourquoi nous déplacer dans ce cas ?
Sakeshi ne répondit pas. Il sourit aimablement au lieutenant et lança :
- Raishido, quel est le destin d'un pirate selon toi ?
Le lieutenant demeura pensif quelques secondes. Les questions du vice-amiral étaient toujours assez déroutantes. Toutefois, par politesse et par respect, il se voyait obligé d'apporter une réponse.
- Chercher des coffres aux trésors et naviguer sur les mers, non ?
Sakeshi était silencieux. Il respira à pleins poumons, histoire de se revigorer. Puis il se tourna vers Raishido. Ses yeux fermés et son petit sourire auraient intrigués n'importe qui.
- Ta conception du pirate est assez amusante, ria-t-il. Toutefois, elle est dans l'erreur. Tu t'es placé du côté du corsaire et non du côté du marine. Ton analyse ne pouvait être qu'erronée. La vérité et la justice ne correspondent pas à cela, heureusement.
- Mais alors quelle est la réponse ? S'empressa de demander Raishido.
Sakeshi s'accouda tranquillement au rebord de son navire. Alors qu'il regardait ses hommes manœuvrer son navire, il sourit largement cette fois ci :
- Le capitaine et son équipage doivent être massacré et coulé avec le bateau. Voilà ce qu'est le destin d'un pirate.
L'immense navire de Sakaku naviguait tranquillement sur les flots, aidé par une légère brise. La visibilité était excellente et la mer très calme. En somme, c'était de très bonnes conditions pour la navigation. Nami, dans sa cabine, ne s'était toujours pas servie de sa table de travail. Sur son lit, elle semblait complètement anéantie. La vision d'un Luffy en train d'agoniser ne la quittait plus.
« C'est pas possible, il faut que je me reprenne. Luffy et les autres ne voudraient pas me voir dans cet état là. Il faut que je fasse un effort ».
Elle tenta de se relever. Prisonnière de l'équipage de Sakaku, n'ayant plus son climat-tact, elle se sentait particulièrement vulnérable. Soudain, elle entendit frapper à la porte. Elle demeura silencieuse, espérant que la personne s'en aille. Il en fut tout autrement.
La porte s'ouvrit. C'était Ougi, le cuisinier du navire. Il portait un plateau sous le bras.
- J'ai pensé qu'une collation pendant votre travail pourrait vous aider, comme le lait aide à la composition des crêpes, dit celui-ci d'un ton grave. La prochaine fois, répondez moi juste lorsque je frappe à la porte.
Nami le remercia brièvement. Ougi posa le plateau sur la table. Il s'agissait d'un assortiment de petits gâteaux fait maison, des petites tartines garnies de confiture et d'autres de chocolat et des petits biscuits secs. Un thé parfumé s'échappait de la petite bouilloire en porcelaine. Joliment présenté, le plateau attira l'attention de Nami. Elle devait avouer : ses émotions lui avaient ouvert l'appétit. Pourtant, elle ne comprenait pas le geste du cuisinier. Pourquoi s'efforçait-t-il de lui préparer avec autant de soin une tel goûter ?
- Pour quelle raison faîtes vous tout ça ? Demanda-t-elle au cuisinier, perplexe. Je suis votre prisonnière et vous m'offrez une collation ?
Ougi hocha la tête. Ses yeux, seule partie visible de son visage, la scrutèrent avec attention.
- Peu importe que vous soyez un membre d'équipage, un prisonnier ou un amiral, répondit-il. Le but d'un cuisinier est d'élaborer la cuisine la plus parfaite qui soit. Et ceci avec n'importe qui. Je ne suis pas là pour vous juger ou vous humilier. Je suis ici pour cuisiner.
- Pourquoi travaillez vous avec Sakaku dans ce cas ? S'étonna Nami en espérant l'attendrir. Vous ne voulez pas monter votre propre restaurant et vivre de votre passion ?
Ougi la fixa en fronçant les sourcils.
- Je vois à quoi vous faîtes allusion. Non, je ne quitterai pas le capitaine Sakaku. C'est lui qui a cru en mes capacités de cuisinier alors que tout le monde semblait septique à mon sujet. J'ai pu réaliser mon rêve, celui de travailler à bord d'un navire en tant que cuisinier personnel du capitaine. Je n'ai de compte à rendre à personne d'autre qu'au capitaine Sakaku.
Ougi se dirigea vers la porte. Il déclara avant de la refermer :
- Si j'étais vous, je commencerais mon travail de cartographie sans tarder. L'impatience du capitaine est comme une moutarde forte qui monte progressivement au nez : au bout d'un moment ça brûle. Je vous servirais votre dîner dans trois heures. En attendant, bon courage.
Et il s'éclipsa. Nami s'avança vers le plateau. Affamée, elle décida de manger sans plus attendre.
« C'est absolument…délicieux ! Commenta-t-elle, ravie. J'ai rarement mangé quelque chose d'aussi bon ».
Elle se corrigea.
« Non, Sanji nous prépare des choses aussi bonnes…je me demande d'ailleurs qui serait le meilleur entre les deux… ce serait sûrement match nul… »
Elle finit rapidement son quatre heures. C'était vraiment excellent. Grâce à cette nourriture, son moral revenait. Sa confiance aussi. Elle était décidée à ne pas se laisser faire.
- Avec un peu de chance, j'arriverai bien à dénicher une barque pour m'enfuir de ce bateau…pensa-t-elle tout haut en s'essuyant la bouche.
- A ta place, je renoncerais à ce projet, ricana une voix féminine derrière elle.
Nami se retourna. Melle Reijin venait de rentrer dans la pièce. Elle tenait un fouet à la main et la fixait avec malveillance.
- Le capitaine Sakaku m'envoit vérifier ton travail, dit-elle avec délectation. J'ai droit à dix coups de fouet s'il n'y a aucune progression.
Nami déglutit. Elle bredouilla, surveillant de près le fouet de la nouvelle arrivante :
- J'allais m'y mettre, j'avais besoin de temps pour…
Melle Reijin leva sa main et la gifla. Nami cria et s'écroula sur le lit.
- Du temps, tu en as déjà suffisamment ! Cracha Melle Reijin avec hargne. Tu crois que tout le monde va se plier à tes ordres, t'apporter des petits gâteaux et autres ?
Nami se releva doucement. Inquiète, elle tenta de s'excuser pour échapper à la sentence.
- Je suis désolée, je vais faire de mon mieux… AIE !
Melle Reijin la prit par les cheveux et la poussa vers la table de travail avec violence.
- Ta gueule, sale garce, cria-t-elle. Tu crois que tes pardons suffiront ?
- Non, je sais, s'écria la navigatrice apeurée, je vais tout de suite faire mon travail…
- Avec tes airs de petite allumeuse, tu me dégoûtes ! Lança Melle Reijin. T'as intérêt à avoir correctement avancé avant ce soir ! Mais avant…
- NON ! Cria Nami, effrayée, alors que le fouet de Melle Reijin se levait dangereusement.
[Serais-je assez sadique pour m'arrêter là ? Non, comme même pas je pense…^^]
Le fouet allait s'abattre sur Nami mais la main de Melle Reijin fut bloqué par quelqu'un, apparu soudainement derrière elle.
- Cela suffit, Melle Reijin, dit une voix criarde.
Cette dernière se retourna. Elle vit Sir Amami, se tenant sur son parapluie, la tenir avec force.
- Vous êtes ici pour l'intimider, pas pour la tuer, déclara Sir Amami dans un sourire où ses dents gâtés étaient très visibles. Vous ne voulez pas faire échouer notre mission, j'imagine ?
Melle Reijin ne dit rien. Elle rangea son fouet et jeta un regard meurtrier à Nami qui se releva péniblement du sol.
- Je suis simplement les consignes du capitaine…
- Ho ho, je n'en suis pas si sûr, sourit l'homme-sucre. Son but était que vous la menaciez, it's all. Laissons travailler notre nouvelle navigatrice maintenant.
Melle Reijin sortit avec colère mais elle n'ajouta rien d'autre. Sir Amami se retourna une dernière fois vers Nami et lui dit :
- La prochaine fois, il se peut que personne ne soit là pour vous aider. Un petit conseil : dépêchez vous de commencer la carte que veut le capitaine. L'archipel de River Citadel approche à grands pas.
Il ferma la porte dans un bruit sourd. Nami se sentait acculée. Sans ses amis, elle n'avait aucune chance de lutter.
Ça y est, tu ouvres les yeux ! S'exclama joyeusement Chopper en regardant Luffy. Non, attends, ne bouges pas trop, tu es encore faible…
Luffy regarda le renne puis contempla le plafond. Il était enfin conscient bien que très fatigué.
- J'ai fait un cauchemar horrible, dit-il. J'ai rêvé que Nami se faisait enlever par une grosse cloche et par un vieux nain barbu…
Chopper prit une mine contrariée. Luffy se pencha vers lui.
- Nami est là, hein ?
Chopper ne savait pas quoi faire ni quoi dire. Luffy pensait que l'enlèvement de Nami était un cauchemar alors que tout était bien réel. Comment allait-il le prendre ?
- Luffy, Nami… elle a vraiment été enlevé, lui apprit Chopper. Le bateau de Sakaku est partit avec elle il y a plusieurs heures déjà…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Luffy écarquilla les yeux. Une rage commença progressivement à l'habiter. Sans qu'il puisse se contrôler, il hurla :
- SAKAKU, ENFOIRE !
Notes :
(1) Robin étant très calée en Histoire et archéologie, elle connaît forcément mieux que quiconque ce genre d'armes
(2) C'est assez pathétique d'en arriver là^^
(3) River Citadel : Archipel de Grand Line où sont regroupées les îles de Détaing, Fort-Bravent et Mildesane.
Nami : C'est tout ? Le chapitre est déjà fini ?
Auteur : Oui. J'essayerai de faire plus long la prochaine fois. Je dis bien : j'essayerai.
Luffy : Ouah, pourquoi je suis allongé moi ? Elles sont où les aventures que tu m'avais promise, auteur-san ? Et ma viande ? SANJI !
Sanji, exaspéré : Ferme la un peu. Je te préférais fiévreux et malade.
Chopper, fatigué : Je ne préfère pas. J'espère le remettre vite sur pieds. Luffy n'est pas le plus facile de mes patients.
Franky : Il n'est pas facile tout court, en fait.
Luffy, rigolant : Shishishi, tout à fait d'accord…
Tout le monde, consterné : On parle de toi, gros malin !
Sanji à l'auteur : Bon c'est pas tout ça mais quand est-ce qu'on rattrape le bateau des autres tordus ? Mes jambes me démangent.
Auteur, soupirant : Bientôt, si le boulot ne m'achève pas d'abord.
Usopp : Ce qui veut dire que tu vas encore nous faire poireauter ! Et quand est-ce que je sauverais tout le monde de ces bandits ?
Nami : A la Saint-Glinglin. A l'auteur : La prochaine fois, serais-je libérée de cette troupe de dingues dans laquelle tu m'as mise ?
Auteur : Oui…non…peut-être…
Franky, une goutte derrière la tempe : Quelle réponse claire…
Luffy, enthousiaste : Bah, moi j'arriverais à temps et je sauverais Nami de ces mecs, y a pas de soucis à avoir.
Nami, satisfaite : Merci Luffy, je savais que je pouvais compter sur toi.
Luffy lui fait un clin d'œil.
Sanji, irrité : Arrête de me voler mon rôle à chaque fois ! Si c'était moi, j'aurais changé le scénario. Que fais je dans un LuNa d'abord ?
Auteur : Bon allez, Zoro, annonce nous la fin.
Zoro : Zzzz ?
Auteur, déprimé : Ok, c'est gentil d'être passé… Bon et bien à toi Luffy.
Luffy, hyper content, prenant la feuille des mains de l'auteur : Ouais, c'est à mon tour ! « J'espère que ce chapitre vous a plu. Donnez moi vos impressions avec un petit commentaire. A bientôt ». Quoi, c'est déjà fini ?
Tout le monde, une goutte derrière la tempe : Il en met du temps à réagir…
