Petit chapitre, Non a vrais dire, minuscule.. Je suis désolé. :(

Mais, j'vous prévient tout de suite, mes chapitres seront Toujours le dimanche, à moins d'un empèchement...

Alors, je vous laisse lire tranquille..

Si vous avez commentaire, questions, critiques à me soumettre, n'hésitez pas :P

1er juillet 1920

J'observais distraitement les gens de la plage, un bouquin à la main, sur un rocher non loin de là. Plusieurs personnes s'amusaient, jouant à la balle, ou dansant sous le soleil couchant. Ayant fait la fête la veille, j'avais juste envie de relaxer.

-Aie! Edward, espèce d'imbécile de merde. Tu n'as pas fait cela? Tu ne m'as pas jeté dans l'eau, détrompe-moi!

Je fixais ces inconnus du regard, commençant par la fille. Elle était petite, mince. Elle avait les cheveux noirs, longs, pointant cependant dans tout les sens. Normale puisqu'elle semblait mouillée. D'après son maillot ajusté parfaitement à sa taille et sa petite robe digne de grandes créatrices, elle devait adorer les vêtements. Elle se déplaça avec une grâce déconcertante même si le but ultime de son déplacement était de frapper son copain. Elle devait attirer la jalousie des plus grandes ballerines.

-Oups… Désolé Alice.

-Attends? Alice? Oh mon dieu! Alice était arrivée!

Elle avait tant changé. Malgré sa petite taille, elle arriva aisément à envoyer valser le dénommé Edward dans l'eau, qui pourtant était dotée d'une intense musculature. Il éclata de rire, un rire si communicatif que j'eus du mal à ne pas rire moi aussi. Bizarrement, cela me fit chaud au cœur.

Ouf... Je croyais que tu allais me faire subir du magasinage.

Alice et le magasinage! Si une chose ne me manquait pas chez elle, c'était bien le magasinage. La voix d'Edward était, comment dire..? On dirait qu'il chantait une douce mélodie.

On aurait pu le confondre avec un dieu grec. Il avait les cheveux désordonnés, formés de plusieurs nuances de blonds et de roux. Il était grand et avait un corps athlétique, aux muscles marmoréens. Il possédait une mâchoire carrée, adouci par la courbe plus tendre de ses lèvres pleines, lèvres délicieusement tentantes…

Une minute! Je ne pouvais pas dire des imbécillités pareilles. Ce n'était pas lui, qui qu'il soit. Pourtant, il est… TSUU! Arrête de penser! Il arrivera quand qu'il arrivera. Pour l'instant, tu l'attends.

Il dut sentir que quelqu'un le regardait puisqu'il se retourna vers moi, rencontrant par la même occasion mes yeux. Nombre de fois, j'avais lu et relu ce passage dans ce mystérieux livre qui nous était apparu, il y a 13 ans… Des milliards de fois, j'avais rêvé qu'un moment comme tel me soit destiné – qu'une personne comme telle me soit destinée. Emmett s'y était mis aussi, lorsqu'il avait rencontré Rosalie, il y a quelques mois de cela, me décrivant son impression d'avoir toujours été aveugle, et d'avoir mystérieusement découvert le monde sous toutes ses couleurs. Il m'avait décrit comment il était étrange de sentir notre cœur battre à toute allure, dans une course frénétique. Je l'avais écouté des milliards de fois me parler de ce moment si précieux. Et pourtant, lorsque mes yeux ont plongé dans le vert émeraude des siens, ce que j'éprouvais était bien plus que ce que je m'étais imaginé. Nous étions restés à nous regarder pendant quelques minutes, avant qu'il ne finisse par détourner des yeux après m'avoir servi un merveilleux sourire. J'en restais bouche bée. En à peine quelques secondes, ma vie avait changé du tout au tout. Le monde tel qu'il était avant avait disparu, il ne restait que lui, cet ange tombé du ciel.

-Qu'est-ce qu'il y a, Bella? On pourrait croire que tu as vu un fantôme… Tu sais que ça n'existe pas, j'espère.

Emm s'assit derrière moi, il déposa sa tête sur mon épaule. Je m'appuyais contre lui, laissant les larmes couler, le sourire aux lèvres, regardant toujours Edward. Emmett s'en rendit bien vite contre, cependant.

-Bella, tu m'inquiètes. Qu'est-ce qu'il y a?

-Tu le vois, ce garçon, là-bas? Murmurai-je tout bas en le pointant du doigt, ne voulant pas briser la magie qui s'opérait déjà en moi, alors que je sentais une force me pousser vers lui.

-Oui, bien sûr. Il t'a fait du mal?

Je le sentis se raidir.

-Non! C'est… lui. Je l'ai trouvé, Emm. Je l'ai enfin trouvé! C'est… magnifique… magique. Tu as éprouvé ça, toi? Je vais… aller le rencontrer, tout de suite. Il est si…

Il me fit pivoter vers lui, m'arrachant Edward des yeux. Je fronçais les sourcils, le manque s'incrustait déjà en moi.

-Je sais. Ça fait mal, mais tu n'as pas le choix. (Il se leva, me prenant dans ses bras.) J'ai lu le livre…

Je tournais la tête vers Edward, mais Emmett prit mon visage dans ses mains, plantant ses yeux dans les miens. J'essayais de m'y arracher, je ne me sentais pas à ma place, il fallait que j'aille le trouver.

Lorsqu'on vient de le voir, on crée une sorte de dépendance… Ça m'est arrivé aussi, avec Rosalie. Je sais très bien que tu veux n'être qu'avec lui. J'en suis parfaitement conscient. Mais le fait est que cette dépendance émet un regain d'énergie que nous ne sommes pas en mesure d'avoir. Alors, on risque d'exploser.

Je fronçais les sourcils. Je ne vois pas en quoi le voir peut me tuer. Quoi encore? La seule façon de me tuer est qu'il meure alors je ne pouvais pas mourir de moi-même. Me débattant toujours, j'arrivais à peine à distinguer ses phrases.

-Je vais t'emmener chez Carlisle, une petite semaine. Je serais avec toi. D'accord?

Une semaine? UNE SEMAINE? Et s'il n'était plus là lorsque je reviendrai? Et comment vais-je survivre, sans oxygène?

-Non… Laisse-moi…

Il me prit dans ses bras, je me débattais, mais j'étais malheureusement dans l'incapacité de me défendre. Foutus muscles vampiriques! Il m'embrassa le front en commençant à marcher. Je me débattais toujours, espérant qu'Emmett me lâche et me laisse en paix…

Pdv : Emmett.

Ma petite puce perdait de plus en plus de force, se débattant faiblement dans mes bras. Je me pressais de l'emmener chez elle, ou je pourrais nous téléporter. Je rencontrais Roxanne sur le chemin… Tout de suite, elle s'inquiéta pour Bella.

-Qu'est-ce qu'elle a?

Euh! Elle vient de rencontrer son âme sœur et elle fait une sorte de dépendance. Elle va exploser si je reste plus longtemps. De plus, ma sœur est beaucoup plus fragile que la normale… enfin normale? Et que je ne peux pas l'emmener dans le fond de l'océan, ce que j'ai fait pour moi, pour seule cause qu'elle ne peut pas respirer dans l'eau parce qu'elle n'est pas comme moi? Non, tu peux faire mieux que ça Emmett. Comme quoi? Je ne sais pas moi… Sors la première connerie qui te vient en tête! OK, facile.

-Elle vient de se rendre compte que le père Noël n'existe pas.

Elle me regarda soupçonneusement et je partis avant qu'elle ne me pose plus de questions. Heureusement, je ne rencontrai pas Dorotha chez Bella. Je pus donc nous téléporter facilement chez Carlisle. (Je peux me servir des dons des personnes en les touchant.) Esmée accourra vers nous, lorsque je courrai dans le bureau de Carlisle, espérant qu'il serait présent. Malheureusement, lorsque j'ouvris la porte de son bureau, il n'y avait aucun Carlisle à l'horizon.

-Emmett! Que c'est bon de te revoir! Que fais-tu? Bella? Qu'est-ce qu'elle a?

J'ouvris la porte de sa chambre et la déposais délicatement sur son lit. Elle avait l'air si fragile. Je détournais mes yeux, et regardais Esmée, je sentais la détresse de son regard, si elle avait été humaine, quelques larmes auraient habité son visage. Elle était si sensible, aimante.

-Elle vient de trouver son âme sœur.

Un éclair d'émerveillement éclaira ses yeux, pour ensuite laisser place à de l'inquiétude.

-J'appelle Carlisle.

Elle sortit de la pièce en coup de vent…