Je suis parvenu à avoir un peu plus de temps que prévu. Voici donc le chapitre six. Quelques révélations et un Luffy qui commence à bouger.
Toutes les explications sur les pouvoirs des différents personnages vous seront données dans les prochains chapitres. Pour le LuNa, il est pour le moment à petite dose mais je vous promet que cela va arriver (il faut donner le temps au temps pour que le récit ne tombe surtout pas dans une guimauve bien dégoulinante. C'est pas "Jeanne et Serge" ici, c'est "One Piece" !^^ Et pour ceux qui pensaient que Nami était un peu passive dans le précédent chapitre, voici un passage qui vous montre le contraire.
Merci aux reviews et bonne lecture à tous !
La ruse de Nami
Suite à ce hurlement particulièrement strident, le sage Mellière renversa sa tasse de thé sur ses habits. Usopp tomba de sa chaise et Zoro se réveilla complètement, dégainant ses katanas. Sanji faillit avaler sa cigarette tandis que Franky poussa un cri de surprise. Seule Robin garda son expression habituelle, nullement impressionnée par la performance vocale du capitaine.
- Putain, pourquoi tu hurles comme ça ? S'énerva Sanji qui déboula dans la chambre. Qu'est-ce qui se passe ?
Luffy avait remis son chapeau de paille sur sa tête. On ne pouvait plus distinguer la lueur de ses yeux à cet instant précis.
- Luffy, il serait préférable que tu restes couché… tenta timidement Chopper.
Le jeune homme ne répondit pas. Sanji le regardait en fronçant les sourcils.
- Hé ho, Luffy ?
- Nous partons.
Le silence ensuivit ses paroles.
- Où ça ? Demanda Chopper en rompant ce silence oppressant.
- C'est évident, non ? Répondit Luffy avec une légère pointe d'agacement. Nous partons chercher Nami.
Sanji brandit le poing en l'air.
- Voilà qui est bien dit, capitaine ! Je vais tirer ma belle Nami-swan des pattes de ces macaques velus ! Ma délicate fleur de rosée aux mains de ses infâmes ordures, je ne peux plus le supporter, je me sens brisé, anéanti…
- Pourquoi ne te jetterais tu pas à la mer dans ce cas ? Lui proposa Zoro qui plaqua son dos contre la porte. Ça soulagerait ta douleur et nous avec.
- La ferme, concombre masqué ! Tu ignores tout de mon courage et de ma motivation !
- T'as raison, se prendre deux roustes dans la tronche dans un intervalle de temps aussi court, il en faut du courage, ricana l'épéiste.
- Dis donc haricot vert périmé, tu veux que je teste cette motivation sur toi ? Menaça Sanji.
- J'approuve ton initiative, crois le bien, intervint Mellière, apparu soudainement en s'adressant à Luffy. Toutefois, comment vas-tu te rendre dans l'archipel de River Citadel sans navigateur à ton bord ?
- River Citadel ? répéta la voix de Franky derrière lui.
- C'est un archipel formé de plusieurs îles, expliqua le sage. La plus importante est l'île de Mildesane. Les autres sont situées autour d'elle, dans un périmètre d'environ dix kilomètres. C'est là bas que se situerait selon la légende cette fameuse main du diable, l'une des armes les plus dangereuses, égalant celle de Pluton par exemple. Cependant, sans un marin assez calé en cartographie et en navigation, vous ne pourrez pas vous y rendre. Cet archipel est très difficile d'accès.
- C'est vrai ça, admit Usopp. Comment fait on sans Nami ? C'est grâce à elle et son log pose que nous parvenons aux prochaines îles. T'as une solution, Luffy ?
- Bah oui, on prend la mer et on ramène Nami, y'a pas plus simple, dit celui-ci d'une voix déterminée.
- Imbécile, pour aller chercher Nami, il nous faut quand même un navigateur ! Lancèrent Sanji et Usopp en chœur.
- Pas besoin, on a déjà Nami, dit le capitaine, catégorique.
- MAIS QU'EST CE QU'IL RACONTE ? Crièrent le cuisinier et le Snipper, consternés.
- Laissez tomber, quand il est comme ça, on ne peut rien faire, dit Zoro en fermant les yeux. Le mieux est de se fier à son instinct, on verra bien ce qui se passera après.
- Si c'est pour suivre un instinct qui va nous paumer en pleine mer, je préfère y aller en barque, répliqua Sanji en hochant négativement la tête.
- Hé, qu'est-ce que t'irais foutre dans une barque alors que tu as le Thousand Sunny à disposition ? Fit remarquer Franky.
- C'est pas vrai ! S'énerva Sanji. Vous êtes complètement abrutis ou vous le faîtes exprès ?
- On essaye de se mettre à ton niveau, love-sourcils, railla Zoro.
- Si ça se trouve, Sogeking est peut-être bon en navigation, dit Chopper alors que Zoro et Sanji se battaient avec violence.
- Euh, non, c'est pas son truc, répondit Usopp, gêné. Par contre, pour ce qui est de la baston, il est inégalable, comme moi…
- C'est normal, c'est toi, murmura Franky, une goutte derrière la tempe.
- Si vous cherchez un navigateur, il y a peut-être une solution, commença Mellière en lissant les poils de sa barbe.
- Ah ? S'écria tout le monde.
Quelques minutes plus tard…
- Voici un navigateur ! Lança Mellière en faisant entrer Mr Jisha dans la salle.
- Qu'est-ce qu'il fait là lui ? S'exclamèrent Sanji, Usopp et Chopper d'une même voix.
- Vous cherchez un navigateur ? Dit Mr Jisha. Il n'y a pas meilleur que moi sur cet île.
- Menteur, vous êtes aubergiste ! Cria le trio, les yeux exorbités.
- Drôle de pif, commenta Luffy en fixant le nez en trompette de Jisha. Quand vous vous mouchez, ça fait de la musique ? Le questionna-t-il.
- ON S'EN FOUT !
- Vous êtes vraiment navigateur ? Demanda Franky à Jisha, surpris.
- Je l'ai été, expliqua le propriétaire de la maison de pension avec un sourire fier. Mais lorsque je suis arrivé ici, je me suis attaché à l'île et à ses habitants. J'ai donc abandonné la navigation et j'ai créé ma propre maison de pension.
- Mais pourquoi acceptez vous de nous aider ? S'étonna Usopp, perplexe.
- Parce que je veux que vous vous vengiez à ma place, déclara Jisha.
- Te venger de qui ?
- De cette navigatrice.
- T'ES MALADE OU QUOI ? S'écrièrent Luffy et Sanji après avoir frappé Jisha chacun leur tour.
- Je plaisantais… réussit à articuler Jisha, deux énormes bosses sur la tête.
- Encore heureux, soupira Franky.
- Nous ferions bien de nous dépêcher, dit Robin. Le temps nous est compté.
- T'as raison, Robin, acquiesça Luffy en faisant craquer ses articulations. Ils vont voir ce qui les attend !
- Nami-swan, j'arrive ! Cria Sanji dans une tornade de cœurs. Où es tu ma colombe, où te caches tu ma douceur ?
- L'amour rend aveugle on dirait, remarqua Jisha, une goutte coulant derrière sa tête.
- Pour son cas, il rend complètement con, dit Zoro en croisant les bras.
- Yosh, allons libérer Nami ! S'exclama Luffy alors que le combat entre Zoro et Sanji reprenait. Sakaku, je vais te botter le train, toi et tes hommes !
- Vous êtes un bon navigateur au moins ? demanda Usopp à Jisha, méfiant.
- Comptez sur moi, répondit Jisha en bombant le torse. Je saurais vous remercier d'avoir sauvé ma maison de pension du gars coiffé d'une cloche.
- C'était pas vraiment intentionnel, c'était pas la maison qu'on tentait de sauver mais Nami, dit le snipper à voix basse.
- Méfiez vous, le capitaine Sakaku est l'un des corsaires les plus puissants de Grand Line, rappela Mellière. Leur équipage vaut 600 millions de berrys, ne l'oubliez pas.
- T'inquiètes pas sen'tetsu, déclara Luffy. Même s'ils sont forts, je ramènerai Nami coûte que coûte. Jamais je ne l'abandonnerai. Une promesse se doit d'être tenue.
Mellière eut un petit rire.
- Tu sembles beaucoup tenir à elle, remarqua-il.
- C'est normal, elle est irremplaçable, répondit Luffy.
- Oh, irremplaçable ? Sourit Mellière, amusé. Tu ressens des choses en toi pour employer un tel mot, n'est-ce pas ?
- Des choses en moi ? Répéta Luffy. Euh, je ne sais pas… peut-être… en tout cas, je ressens quelque chose en ce moment…
Sanji le scruta d'un œil suspicieux. Les autres semblaient pendus à ses lèvres, attendant qu'il prononce la phrase inespérée…
- … j'ai vraiment la dalle. (1)
Tout le monde s'écroula par terre. C'est inattendu ? En fin de compte, pas vraiment.
- Pourquoi, mais pourquoi es tu si incompréhensible ? S'emporta Usopp.
- Il allait dire quelque chose d'important ? S'étonna Chopper.
- On a trop espéré, comme d'hab', dit Franky.
- Ou peut-être que Senchou-san a délibérément évité ce sujet un peu trop sensible pour lui, déclara Robin avec raison, un petit sourire aux coins des lèvres.
Chacun se regarda d'un air entendu sauf Sanji qui priait pour avoir mal entendu sa Robin-swan de son cœur et Luffy qui demeurait dans ses pensées.
« Qu'est-ce que j'ai ? Pensa-t-il. Pourquoi ça me fait mal ? Nami est plus là et j'ai l'impression d'avoir été affaibli, comme lors d'un combat… ça veut dire quoi tout ça ? Elle compte vraiment à mes yeux mais elle serait encore plus… Ah, ça m'énerve, faut qu'on aille la chercher, on verra après ».
Sur ces méditations hautement spirituelles, il s'élança vers la porte et sortit en trombe. Il remercia Mellière d'un signe de la main et courut vers le Thousand Sunny. Usopp regarda Chopper et lui dit :
- Prépare une piqûre de relaxant, je sens qu'on va en avoir besoin.
- Terminé, souffla Nami en posant son crayon et son compas sur le bureau.
Grâce à d'anciennes cartes, plusieurs données topographiques et diverses coordonnées, elle était parvenue à tracer une carte correcte de l'archipel de River Citadel. On apercevait clairement et lisiblement les différentes zones des îles de Mildesane, Fort-Bravent et Détaing. L'île de Fort-Bravent avait été plus détaillée que les autres après les recommandations de Sir Amami, venu vérifier son travail quelques heures auparavant. La nuit était tombé. Alors qu'elle allait s'allonger sur son lit, la fatigue la gagnant progressivement, on toqua à la porte.
- Entrez, dit-elle simplement.
Elle fut soulagée de constater que ce n'était que le cuisinier du bord tenant un plateau à la main et non la folle au fouet.
- Voici votre dîner, déclara Ougi.
Il posa le plateau sur le coin de la table de travail. Ses yeux se défroncèrent lorsqu'il remarqua la carte de Nami.
- Finalement, je vois que vous vous l'avez terminée, constata Ougi. Vous avez prise une décision aussi bonne qu'un ragoût correctement assaisonné.
- Je n'avais pas le choix, grommela Nami. J'ai été menacé par l'un de vos membres d'équipage.
- Désolé que le capitaine en soit arrivé à l'utiliser, répondit Ougi en retirant la cloche de l'assiette.
Nami écarquilla les yeux. Un magnifique pavé de saumon parfumé aux fines herbes et légèrement citronné, accompagné de petites pommes de terre et de girolles très appétissantes dégageait une odeur absolument délicieuse. Sur le côté, des petites tartines de saumon et d'œufs de lump entourées d'une petite salade constituaient une sorte de mise en bouche. Sur une autre assiette, il y avait le dessert : une part de tarte à la framboise, pâte fait maison. (2) Nami devait l'admettre : ce cuisinier rivalisait avec Sanji du point de vue culinaire.
- C'est vous qui avez préparé tout ça ? Demanda Nami, interloqué. En si peu de temps ?
- Vous plaisantez, j'espère ? Dit Ougi. Ce n'est qu'un modeste repas. Je vous conseille de manger pendant que c'est chaud.
- Merci, répondit Nami, quelque peu consolée d'avoir dans sa malchance, une nourriture succulente à sa disposition.
Ougi allait repartir mais la navigatrice l'interpella.
- Et maintenant qu'allez vous faire ?
- Je vais aller ranger la cuisine. Mes apprentis ont déjà des difficultés à cuisiner correctement, alors ne leur demandons pas plus.
- Vous êtes depuis longtemps au service de Sakaku ? Demanda Nami, curieuse d'en apprendre davantage sur le seul individu à bord à ne pas la traiter comme une prisonnière.
- Cela va bientôt faire trois ans, répondit-il.
- Vous passez toute votre journée à cuisinier ? S'étonna Nami en mangeant ce qu'il y avait sur son plateau.
- Il le faut bien. Le capitaine Sakaku est un homme à constitution robuste. Il a par conséquent besoin de plats nutritionnels et abondants. Tout notre équipage mange de bon appétit hormis Sir Amami qui s'empiffre de chocolat et autres sucreries à longueur de temps. Pas étonnant qu'à ce rythme ses dents soient gâtées.
- Dîtes moi… Ougi, c'est ça ?
Le cuisinier hocha simplement la tête.
- Vous ne voudriez pas devenir un chef cuisinier reconnu ?
Ougi la fixa quelques secondes silencieusement. Enfin, il dit :
- Je vous ai déjà dit, il me semble, que je ne quitterai pas le capitaine Sakaku pour…
- Vous êtes prêt à sacrifier une grande carrière tout cela pour rester avec ce capitaine ? Coupa Nami d'une voix qui se voulait sérieuse. Vous ne croyez pas que vous passer à côté de quelque chose ?
Ougi demeura à nouveau silencieux. Il fut pris d'une brève hésitation.
- Je ne vois pas en quoi vous pourriez m'être utile…
- Connaissez vous le Baratie ?
Les yeux du cuisinier s'agrandirent.
- Vous connaissez ce bateau restaurant ?
- Tout à fait, un de nos membres d'équipage y a vécu. Si vous voulez, grâce à ses relations, il peut vous avoir un poste beaucoup plus intéressant qu'ici. Et puis vous apprendrez les secrets culinaires de Zeff au pied rouge… (3)
- Je suis très tenté, je l'avoue… d'autant que j'ai fait mes preuves ici…
- Justement, ajouta Nami, un espoir grandissant en elle, si vous m'aidez à sortir discrètement de ce bateau, je suis certaine que mon capitaine accepterait de vous prendre un temps sur notre bord et de vous emmener jusqu'à un navire se rendant dans les environs du Baratie. Qu'en pensez vous ?
Les yeux de Ougi brillèrent d'une intensité nouvelle. Même si on ne pouvait voir que ses yeux, il semblait véritablement enchanté par cette perspective. Il se tourna vers Nami.
- Finissez votre assiette et préparez vous, murmura-t-il. Je reviens dans quelques minutes.
Il sortit de la cabine. Le cœur de Nami battait à tout rompre. Sa ruse fonctionnait. Elle allait enfin rejoindre Luffy et les autres.
« Ce cuisinier n'a pas l'air d'être un mauvais type… mal guidé, c'est probable… je crois que mes arguments l'ont convaincus »
Ougi finit par revenir, habillé d'une veste et sans sa toque. Ses cheveux bruns étaient maintenant clairement visibles. Nami se pencha vers la table de travail pour prendre la carte qu'elle avait faite.
- Non, laissez la, ça n'a plus d'importance, répliqua Ougi. C'est en remerciement au capitaine Sakaku pour m'avoir accueilli au sein de son équipage. Suivez moi mais en silence.
Le navire était calme en cette nuit fraîchement tombée. Les membres de l'équipage de Sakaku était partis faire la fête dans une grande salle aménagé à cet effet, en compagnie du capitaine, de Sir Amami, de Tokbaz et de Yudoku. Melle Reijin était dans sa cabine et le gros Blier s'occupait d'avaler les apéritifs dans la cuisine. Tout était calme. Les lampions disposés un peu partout éclairaient les alentours et les serpentins qui s'agitaient avec la douce brise nocturne. Quelques personnes montaient la garde mais ils étaient peu nombreux.
- Par ici, chuchota Ougi en faisant signe à Nami de le suivre sur la pointe des pieds.
La jeune fille sur ses talons, le cuisinier pris plusieurs raccourcis afin d'arriver le plus rapidement possible à une petite barque rattachée à une barre par une corde. Nami était heureuse. Elle allait enfin retrouver l'ambiance de son bateau, ses amis Luffy, Zoro, Usopp, Sanji, Robin, Franky, Chopper, sa cabine, le sourire de son capitaine, la voix de son capitaine, les âneries de son capitaine, l'odeur de son… Elle agita plusieurs fois sa tête pour chasser les images qui venaient de s'immiscer dans son esprit. Elle y penserait quand elle parviendrait jusqu'au Thousand Sunny.
- Vite, mets toi sur le côté, chuchota Ougi en la poussant dans le renfoncement d'une porte.
Une personne s'avança vers Ougi, une canne à la main. Son chapeau haut de forme, sa petite barbe noire en pointe et son cache-nez en bois tenu par une ficelle déclinaient l'identité du mystérieux personnage.
- Bonsoir docteur Yudoku, dit simplement Ougi.
- Bonsoir Ougi, répondit ce dernier. Je suis surpris de te voir hors de tes fourneaux.
- J'avais envie de prendre l'air, comme le moelleux au chocolat lorsqu'il sort du four, déclara Ougi de sa voix habituelle.
- C'est rare, sourit Yudoku, soupçonneux. Et te voir sans ta toque me surprend encore plus…
- Je pourrais te rétorquer la même chose, s'agaça le cuisinier. Que viens tu faire ici ?
- Je suis venu prendre l'air moi aussi. La petite sauterie du capitaine est un peu bruyante. J'ai toujours préféré le calme de mon cabinet, tu le sais bien. Mais mes cobayes me manquent en ce moment. Si seulement le capitaine acceptait de me donner la superbe fille rousse bien charpentée après notre arrivée à Fort-Bravent, je serais enchanté.
Nami était horrifiée. Elle allait servir de sujet d'expérience à un vieux pervers dégénéré ? La peur envahit son cerveau mais elle resta immobile.
- Merci de garder tes descriptions répugnantes pour quelqu'un d'autre, je viens de manger. A plus tard, déclara simplement Ougi en continuant son chemin.
Yudoku le regarda partir. Le médecin haussa les épaules et continua sa route. Par chance, il ne remarqua pas Nami bien cachée dans l'ombre. Une fois que le médecin fut hors de vue, Ougi revint sur ses pas.
- La voie est libre, dit-il à Nami.
La jeune fille le suivit, plus anxieuse qu'avant. Elle espérait que personne n'arriverait, au risque de les surprendre en train de se faire la belle. Heureusement, ils arrivèrent jusqu'à la barque sans difficultés.
- Nous y sommes, dit Ougi soulagé. Installez vous, je vais couper les cordes.
Il sortit un couteau de sa poche. Il allait couper la corde quand il entendit un bruit de pas venant vers eux.
- Baissons nous, murmura-t-il en prenant la tête de Nami et en l'abaissant avec force.
Un homme muni d'une espèce de fusil, coiffé d'un chapeau de carnaval et muni d'une longue cape passa tout près d'eux. Il scruta les alentours puis repartit en sens inverse.
- Ça y est, je pense que c'est le moment, annonça Ougi en commençant à couper les cordes.
- Quel dommage que je n'ai pas sur moi mon climat tact, soupira Nami. Cela aurait été moins contraignant. Au fait, vous n'avez pas piqué un peu d'or de son coffre ? (4)
- Vous plaisantez ? S'offusqua Ougi qui réussi à couper une corde sur six. Il est impossible de voler le trésor du capitaine Sakaku en douce. Soyez heureuse d'être encore en vie plutôt. Je sens que je vais regretter mon geste alors faisons aussi vite qu'un dîner à la bonne franquette.
Le cuisiner continua sa tâche. La barque était au bord de tomber à l'eau. Soudain, une voix retentit à côté d'eux.
- Bonsoir Ougi-san, navigatrice-san.
Le cuisinier en lâcha son couteau. Il poussa un cri de surprise et se tourna vers la personne apparue comme par magie sur le navire. C'était le capitaine Sakaku.
- Belle soirée, n'est-ce pas ?
- Vite, courrez à l'autre barque, à l'autre bout du bateau ! Cria Ougi à Nami pour lui dire de s'échapper le plus rapidement possible.
- Mais comment…
- COURREZ !
Nami n'attendit pas deux fois. Ni une ni deux, elle sauta de la barque et se retrouva sur le pont. Elle entendit un cri plaintif du côté de Ougi qui s'effondra à l'intérieur de l'embarcation, visiblement suite à une attaque provenant de Sakaku. Un homme braqua son fusil sur elle. Apercevant, un bâton à terre, elle l'attrapa et s'en servit agilement. Elle frappa l'homme dans l'estomac puis deux autres qui arrivaient par derrière. A présent, elle se trouvait à deux mètres de la petite embarcation qu'avait mentionnée Ougi. Elle allait y arriver quand se dressèrent devant elle plusieurs apparitions. Avec horreur, elle constata qu'il s'agissait de trois Sakaku qui la fixaient avec un sourire sadique.
- Tu sembles pressée, navigatrice-san.
Elle allait revenir sur ses pas mais lorsqu'elle se retourna, trois autres Sakaku la regardaient avec la même expression.
- On peut te venir en aide, navigatrice-san ?
Paniquée, elle décida de combattre avec le bâton qu'elle avait en main. Elle s'avança donc vers les trois Sakaku qui barraient la route jusqu'à la barque. Elle les frappa avec force. Les trois capitaines disparurent subitement, comme ils étaient venus.
- Si tu cherches le vrai, je suis ici.
Nami allait se détourner mais elle fut attrapée par une paire de mains crochues. Un seul Sakaku, le visage cruel, la fixait avec supériorité.
- J'ai su que tu avais fini ta carte ? C'est parfait. Mais ne pense pas partir aussi rapidement. Après tout, tu es ma nouvelle navigatrice.
Un sourire onctueux se dessina sur ses lèvres.
- Je dois te féliciter pour avoir soudoyer mon cuisinier. Je te tire mon chapeau de carnaval. Lorsque je l'aurais puni de façon approprié, je m'occuperai de toi. Je suis sûr que tu apprécieras les facultés de ma nouvelle arme.
Nami tressaillit. Quel était donc cette arme qu'il tentait de se procurer. Un long frisson parcourut son échine.
- Mourir sans tes amis, voilà une mort peu enviable ma chère, ricana Sakaku en confiant Nami à plusieurs hommes armés. Dommage, ton prince de paille n'arrivera pas à temps pour te sauver.
- J'ai confiance en Luffy, je sais qu'il me retrouvera, lança Nami avec force.
- Encore faut-il qu'il sache où tu te trouves, dit Sakaku d'un ton faussement sympathique. Ma pauvre, je te plains. Ça doit être frustrant de faire confiance à un tel crétin. C'était ton destin sans doute.
Nami allait répliquer quelque chose mais elle fut bâillonnée et ligotée par les hommes du capitaine.
- Emmenez la dans sa cabine et verrouillez la porte, ordonna Sakaku d'un geste désinvolte.
- Vous êtes dur, capitaine, lança la voix criarde de Sir Amami, apparu derrière lui et qui mangeait un gâteau à la crème. Et pour ce malheureux Ougi ?
- Une punition adaptée, répondit Sakaku en retournant faire la fête. Je suis certain qu'après ça, il ne recommencera plus.
Sakaku le quitta. Sir Amami avala sa pâtisserie. (5)
- C'est navrant, il était le meilleur cuisinier du navire. J'espère que sa punition ne l'achèvera pas.
Notes :
(1) Est-ce vraiment une surprise ? Luffy qui n'a pas faim, c'est comme… des littéraires aimant les maths (quoique ça doit peut-être exister^^)
(2) Bon, j'ai mis ce menu là mais ça peut être autre chose, je fais appel à votre imagination, lecteurs. Mais bon, si vous n'avez pas franchement un petit creux, ça pas être facile d'imaginer quoi que ce soit de comestible.
(3) Par contre, le secret de sa jambe de bois, on s'en passera bien^^ (voir manga et non anime)
(4) Idem que le (1), Nami qui ne veut pas d'or, c'est que vous vous êtes trompé de manga et il ne vous reste plus qu'à vous faire rembourser.
(5) Oui, je sais, il passe son temps à se goinfrer de sucreries et de pâtisseries, c'est pas bon pour la santé, blabla… Et ces dents ? Bah, de toute manière, ça fait longtemps que Sir Amami est fâché avec les dentistes…
Auteur, satisfait : Un chapitre dans les délais, je reprend les bonnes habitudes.
Nami, tentant de frapper l'auteur : J'ai failli quitter cet équipage de timbrés et tu m'en empêches ? Mais t'es sadique ma parole !
Auteur, se cachant derrière un bouclier en acier trempé : Voyons, il faut bien que l'histoire se poursuive. Et ne m'envois pas avec cette série de casseroles, s'il te plait...
Usopp : On a pas eu un rôle hyper important pour le moment. Tu comptes te rattraper dans les prochains chapitres ?
Auteur : Il n'y a pas de raison que je vous mette de côté. Vous êtes dans une fanfiction One Piece, donc forcément vous serez tous présent et vous jouerez un rôle plus ou moins important.
Luffy : Bah tant que je peux cognez Sakaku, ça me va.
Zoro : Je te trouve bien confiant, Luffy.
Luffy : Je fais confiance à auteur-san. Pour l'instant, c'est sympa.
Auteur : Eh ben voilà, tout est dit, hé hé. Allez Sanji, tu peux nous annoncer la fin.
Sanji, se recoiffant et rajustant ses habits : Mes chères demoiselles, à qui je dédicace toutes mes plus belles pensées, je vous dit « à bientôt pour le prochain chapitre et n'oubliez pas, un petit commentaire ne fait jamais de mal ». Mes muses, n'oubliez pas que sans vous, je ne suis…
Auteur -_-' : Merci Sanji, ça ira comme ça...
