Chapitre 5

12 juillet 1920

Alors que je rejoignais le monde à la fête, je découvris Edward qui embrassait Tanya. Je ne peux décrire le mal que cette vue a provoqué en moi. Je m'enfuis en courant.

Pdv Edward

J'eus juste le temps de me retourner que je sentis une pression sur mes lèvres. Je ne la connaissais à peine, il n'y avait que Bella qui avait mentionné son prénom et elle essayait déjà de franchir la barrière de mes lèvres en se collant à moi comme une pute. Je la repoussais fermement.

- Quoi, tu ne veux pas de moi? Ici, on ne me résiste jamais…

Elle sentait l'alcool.

- Non. Je te résiste…

Je me retournais, essayant de retrouver Bella, espérant qu'elle n'a rien vu de la scène qui venait de se produire. Je ne voulais pas lui faire de mal. Pourtant c'était bien elle qui s'enfuisait de la fête, à l'autre bout de la plage.

- Sale crétin! Elle t'aime et tout ce que tu trouves à faire c'est d'embrasser la première poufiasse que tu rencontres? Et Denali en plus.

Je me retournais. Emmett s'approchait dangereusement de moi. Je n'en revenais tout simplement pas de ce que je venais d'entendre. Je devais avoir en effet l'air d'un crétin à sourire comme cela.

- Elle m'aime?

- Oui… Tu es tellement aveugle. Pour l'instant, elle n'est qu'anéantie. Cinq minutes et elle t'en voudra à mort. Alors si tu veux la reconquérir, prépare un sacré beau discourt, crétin.

Je courus à sa suite. Je n'avais même pas eu le temps de l'avoir dans mes bras, je ne voulais pas la perdre. En quelque minute, je la rattrapais, il faut dire qu'elle marchait. Elle était si belle, un ange tombé du ciel. Il était impossible qu'un tel ange me soit destiné, il était impossible qu'un tel ange m'aime.

- Bella!

Elle ne se retourna pas, continuant sa route. Je la retins par le bras, doucement, pour qu'elle me fasse face.

Lentement, elle se retourna, me laissant apercevoir à travers ses doux cheveux bruns des gouttes qui perlaient de ses yeux marron chocolat fondu. Elle leva ses yeux, mordilla ses lèvres. Elle est tellement séduisante quand elle fait ça.

- Tu l'aimes, cette Tanya?

Quelle question idiote. Ma réponse fusa.

- Non!

Elle baissa les yeux, je m'approchais.

- Alors, tu… l'apprécies?

- Non… Je me fiche complètement d'elle, crois moi.

- Alors tu embrasses les gens sans les aimer?

Elle semblait déçue, indécise.

Je m'approchais d'elle et pris ses mains, comprenant où elle voulait en venir. Je ne voulais pas la perdre. Des gouttes perlaient de plus en plus sur ses joues, je les séchais doucement avec mon pouce. Elle me repoussa.

- Non, pas du tout.

- Alors tu l'aimes! Dis-le, ce n'est pas compliqué! Et puis, plus tôt je le saurai, plus tôt je…

- Non, ce qui s'est passé hier est complètement l'opposé de ce qui s'est passé ce soir.

Elle recula.

- Écoute-moi, Bella. Je l'aimerais si... lorsqu'elle me frôlait, j'en avais des frissons.

Je fis glisser lentement ma main sur son bras, provoquant en effet des frissons en moi.

- Je l'aimerais si lorsqu'on se toucherait, cela provoquait une décharge électrique électrique.

Je pris sa main pour le lui prouver. Le choc était tellement puissant que je fermais les yeux quelques secondes. Lorsque je les ouvris, elle avait tourné la tête. Son visage était caché par ses cheveux.

- Je l'aimerais si ses cheveux cachaient toujours son visage, et que je devais sans cesse les replacer derrière ses oreilles pour pouvoir l'admirer.

Je fis ce que je dis, et caressait son visage au passage, son doux visage magnifique. Je m'approchais, elle recula, manquant tomber; je la rattrapais de justesse, la prenant par la taille.

- Je l'aimerais si elle était tellement maladroite, que j'aurais toujours une excuse pour entourer sa taille de mes bras.

Je m'approchais encore une fois d'elle. Elle me laissa approcher cette fois. Je relevais son menton des doigts, cherchant ses yeux.

- Je l'aimerais si mes yeux étaient incapables de quitter les siens. Plus important encore : Je l'aimerais si elle était intelligente, souriante, gentille, hilarante, adorable, magnifique…

- Et laisse-moi deviner : tu l'aimerais si tu voulais…

- sans arrêt gouter la saveur de ses douces lèvres, oui.

Elle se mit sur la pointe des pieds et m'embrassa doucement. Je ne tardais pas à rendre ce baiser passionné. Elle força la barrière de mes lèvres et nos langues firent un duo déchainé. Nous finîmes par nous séparer, essoufflés. Elle était néanmoins toujours à quelques centimètres de moi, et ce n'était pas pour me déplaire. Dieu qu'elle était belle.

- Je l'aimerais… si elle était toi. Tu comprends, Bella?

- Mais dis-moi! Pourquoi l'as-tu embrassé?

- Elle m'a embrassé. Si tu étais restée quelques secondes de plus, tu aurais pu me voir la repousser, Bella.

Elle reprit mes lèvres en otage, avant de reculer son visage, à ma plus grande frustration.

Elle me sourit et mis ses mains autour de mon cou. J'accrochais les miennes sur ses bras, incapable de quitter la vue de ses yeux.

- Alors, avec moi, il y a des règles, mon cher.

- Ce que tu veux, mon amour.

- Plus de Tanya Denali.

Elle me fit un petit sourire timide. J'éclatais de rire avant de prendre son visage d'une main, et de l'embrasser comme jamais je n'avais embrassé quelqu'un.