Salut à toutes et à tous ! Déjà, je tiens à m'excuser pour ce long retard dans la publication, retard qui rompt avec le dynamisme du récit. Ayant été très occupé ces derniers temps, je n'ai pas eu le temps de vous poster la suite de l'histoire (le rythme d'une semaine pour la publication est en fin de compte bien difficile à tenir). Et puis comme je tiens à conserver une histoire au minimum structurée, cohérente et prenante, je ne peux pas vous livrer des chapitres à peine relus, mal ficelés ou incompréhensibles.

Je remercie au passage ceux qui me laissent des commentaires sur ce récit. Toutes vos impressions - positives ou négatives - sont toujours le bienvenue, n'hésitez donc pas à me faire connaître votre sentiment sur ce chapitre ou sur l'histoire en général.

Voici sans plus attendre le chapitre neuf.

Bonne lecture !


Sugar man

La rue était déserte. Seul un timide soleil illuminait les trois boules de glaces et le morceau de chocolat qui ornaient, tel un étendard fièrement dressé sur un champ de bataille, le couvre-chef du second de l'équipage de Sakaku. Ignorant les coulées de crèmes aromatisées et le liquide chocolatée qui fondaient et dégoulinaient mollement sur le col de son grand pardessus, Sir Amami fixait les visages interloqués de Luffy et de Nami avec un plaisir non dissimulé.

- Surpris de me retrouver ? Lança-t-il, faussement aimable. Voyons, vous n'êtes pas sot au point de penser que votre petite tentative de fuite aussi puérile qu'inefficace allait fonctionner ?

Le silence accueillit ses paroles. Si Nami sentit son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine, Luffy demeura étonnamment calme. Seule la partie supérieure de son visage était dissimulée sous l'ombre de son chapeau. Nami observa avec anxiété Sir Amami. Ce grand amateur de sucreries en tout genre, au sourire affable et à l'aspect incongru était considéré par beaucoup comme un être inoffensif. Cependant, la jeune navigatrice savait par expérience que l'apparence était souvent trompeuse. Cette prime de 200 millions de berrys sur la tête de ce type n'était sûrement pas le fruit du hasard, d'une erreur ou d'une surestimation de l'individu recherché par la Marine. Selon elle, il représentait un réel danger qu'il leur fallait à tout prix éviter.

- Luffy, murmura-t-elle au jeune homme statique, nous devrions filer vers l'une des rues alentours et tenter de le semer. Nous ne parviendrons probablement pas à le battre et si Sakaku se joint à lui…

Le jeune capitaine ne réagit pas. Nami, perplexe, s'approcha de lui et secoua son épaule.

- Tu m'entends Luffy ?

Rien ne se produisit. Elle commença à être légèrement inquiète. Eprouvait-il une appréhension à affronter Sir Amami ou s'agissait-il d'une simple faiblesse physique ? Bien évidemment, connaissant Luffy, elle doutait que cela soit l'une ou l'autre hypothèse mais il était tellement imprévisible que tous les cas pouvaient être envisagés.

- Hé, qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda-t-elle, désirant avoir une réponse à ses interrogations.

Ce dernier, après quelques petites secousses de la part de la rouquine, finit par relever la tête. Ses yeux s'étaient transformés en une crème glacée - pour l'œil droit - et un morceau de chocolat - pour l'œil gauche - et le coin de sa bouche produisait un long filet de bave peu ragoûtant.

- Aisukuri-mu ! Chokore-to ! (1)

Luffy ne détachait plus ses yeux du chapeau de Sir Amami, se comportant tel un chien devant une côte d'agneau aussi grasse que bien juteuse. Nami ferma les yeux de consternation.

- Je ne vois aucun inconvénient à ce que tu penses à la bouffe, Luffy, dit-elle en prenant le temps de bien mâcher ses mots. MAIS POURQUOI PRECISEMENT DANS CE GENRE DE SITUATION CRITIQUE ? Ajouta-t-elle en explosant et en le frappant durement sur le sommet de son crâne.

- Ne le blâme pas, intervint Sir Amami conciliant. Je le comprends, ce n'est pas évident de rester stoïque devant mon superbe chapeau chocolaté…

- ET VOUS, ON NE VOUS DEMANDE PAS DE PRENDRE SA DEFENSE ! Cria-t-elle, interloquée. Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter de tomber sur des timbrés pareils ?

L'argument percutant de Nami permit à Luffy de reprendre ses esprits.

- Eh ben, tu n'y vas pas de main morte, grimaça le jeune homme en massant son crâne endolori. Ce n'est pas de ma faute si j'aime les sucreries et qu'il en a une sur la tête.

- Luffy… soupira Nami, abandonnant l'idée de le secouer comme un prunier pour lui faire entendre raison.

Comment diable faisait-il pour passer du gamin immature au jeune homme responsable et vice-versa ? Ce n'était certainement pas aujourd'hui que ce mystère serait résolu. Elle décida d'oublier cet incident pour se consacrer à l'essentiel : élaborer un plan de fuite. Dommage que Usopp ne soit pas avec eux, il s'y connaissait drôlement bien dans ce domaine.

- Ecoute, dit-elle à son compagnon, je sais que tu es capable de grands exploits, je suis même la première à le reconnaître. Mais cet homme est le second de Sakaku, doté des pouvoirs d'un fruit du démon. Nous devrions…

Luffy posa délicatement son doigt sur ses lèvres pour la faire taire. Son expression avait de nouveau changé. Cette fois, il semblait déterminé.

- Qu'il soit fort ou non n'a pas d'importance, dit-il en posant son autre main sur l'épaule de la jeune fille d'un geste confiant. Tu fais partie de mon équipage. Je ne peux pas laisser un de mes compagnons aux mains de la Marine ou de pirates ennemis. Surtout toi.

Nami le fixa silencieusement quelques secondes. Elle finit par lui demander :

- Pourquoi « surtout moi » ?

- Si tu n'es plus là, je risque de vachement m'ennuyer, avoua-t-il d'un ton où perçait une certaine gène. Ma vie est beaucoup plus pétillante quand tu es près de moi.

Nami avait toujours pensé que Luffy était la dernière personne à sortir ce genre de phrase. Touchée par sa sollicitude et sa sincérité, elle lui adressa un sourire radieux.

- C'est réciproque, dit-elle.

- C'est quoi un récit Proque ? (2) S'étonna Luffy dont le regard perdu aurait parfaitement convenu à celui d'un enfant après une longue explication abstraite sur la philosophie ou la physique nucléaire. Un récit de nos aventures ?

Elle faillit éclater de rire devant la moue d'incompréhension de son capitaine. Non pas que cette vision était ridicule, loin de là - elle le trouvait d'ailleurs adorable avec ce visage enfantin - mais l'innocence de Luffy dans certaines situations ou discussions l'amusait vraiment.

« Ça fait partie de son charme » pensa-t-elle.

- Je voulais dire que je suis moi aussi très heureuse d'être avec toi, lui expliqua patiemment Nami.

En retour, Luffy lui témoigna un immense sourire de gratitude. Nami se doutait qu'elle et Luffy avaient l'air un peu idiot avec leurs sourires à répétition mais après tout ils étaient seuls. Enfin presque…

- Quelle scène charmante, ricana Sir Amami en terminant sa tablette de chocolat. Je ne suis pas de ceux qui aiment s'immiscer dans la vie privée des autres mais comme j'ai pour mission de ramener navigatrice-san, je me vois contraint d'intervenir.

Luffy écarta doucement Nami et fit craquer les jointures de ses deux mains de la même manière qu'avant son combat contre Yudoku. Dehors, il n'y avait personne. Soit les habitants étaient barricadés chez eux, effrayés, priant les démons du ciel de les épargner, soit ils assistaient à l'une de leurs réunions hebdomadaires au centre ville où il était question de décorer les arbres de la ville avec des amulettes pour faire fuir les mauvais esprits. Sir Amami rajusta son chapeau sur sa tête, lécha ses doigts plein de chocolat fondu et les observa avec délectation.

- Dommage pour toi, Mugiwara, je crois qu'il va pleuvoir.

Il ouvrit son grand parapluie violet alors que Luffy étirait son bras en arrière. L'homme au chapeau chocolat leva une de ses mains d'un geste désinvolte.

- Satou Satou no rain. (3)

Une fine pluie de sucre se mit aussitôt à tomber. Luffy, interloqué, interrompit son mouvement et observa les gouttes sucrées qui ruisselaient à présent sur son visage. A ses côtés, Nami contempla aussi l'étrange averse avec incrédulité. A quoi rimait cette histoire ? Sir Amami était-il plus fêlé qu'on ne le prétendait ?

- Qu'est-ce que tout ça veut dire ? Lança-t-elle à voix haute.

Mais à peine avait-elle prise la parole qu'une violente douleur se manifesta soudainement au niveau de sa cage thoracique. Sa respiration devint saccadée, irrégulière sans aucune raison apparente. La jeune fille avait l'impression que ses voies respiratoires étaient obstruées par quelque chose qui s'était progressivement formé dans son organisme. Alors qu'elle se sentait défaillir, l'oxygène ne parvenant plus régulièrement jusqu'à ses poumons, une paire de bras l'attrapa avant qu'elle ne heurte le sol.

- Oï, Nami, ça va ? S'inquiéta Luffy en la fixant intensément. Tu ne te sens pas bien ?

- Je me sens étourdie, répondit-elle d'une voix affaiblie. J'ai l'impression de manquer d'air.

- Moi aussi ça me le fait un peu, confirma-t-il tout en la tenant fermement dans ses bras. Mais j'ai l'habitude. Avec l'utilisation de mes Gears, j'ai tendance à perdre pas mal d'énergie et, en fin de combat, je suis souvent essoufflé. Je te conseille de te reposer.

Après un sourire tendre - selon le point de vue de Nami - il la posa délicatement sur le banc en pierre le plus proche.

- Détends toi et attends moi ici, j'en ai pour une seconde, dit-il en se retournant et en se dirigeant vers Sir Amami. Le temps que je botte le derrière du morceau de sucre.

- Intéressante cette dernière affirmation, remarqua son adversaire avec ironie. Je te sens bien sûr de toi, mugiwara. C'est bien beau de faire des promesses, encore faut-il réussir à les tenir, tu ne crois pas ?

- Gomu gomu no… gatling gun !

Luffy frappa durement et à plusieurs reprises le corps de Sir Amami. Ce dernier n'eut même pas le loisir d'esquiver ou de contrer. Les poings du plus jeune s'abattirent avec une telle violence qu'ils le transpercèrent de part en part. Une quantité impressionnante de sucre en poudre jaillit du corps du pirate ennemi qui se désagrégeait en une fine poudre blanche. Il finit par se démanteler, s'effondrant en plusieurs petits tas de sucre de taille inégale. L'affrontement semblait terminé.

- Franchement, ce gars n'était pas à la hauteur, commenta Luffy en rajustant son chapeau de paille sur sa tête.

Alors qu'il s'avançait vers Nami, un petit rire familier parvint à ses oreilles.

- Que devrais je dire de mon adversaire qui me tourne le dos en plein combat…

Luffy se retourna vivement. Tout à coup, son corps fut traversé par une épaisse nuée de sucre sans avoir pu se protéger. Nami écarquilla les yeux.

- Satou infiltration !

Le capitaine du Thousand Sunny poussa un cri de douleur et tomba à genoux. Poussant des gémissements étouffés, il tenta de reprendre contenance. Pendant ce temps, le nuage de sucre qui venait de le traverser se reconstitua et la silhouette de Sir Amami réapparut aussitôt. Son parapluie toujours grand ouvert, il contempla le jeune homme d'un air goguenard.

- Je te pensais naïf mais pas à ce point, dit-il, amusé. Je te rappelle, au cas où ta cervelle de macaque l'aurait oublié, que j'ai mangé le fruit Satou Satou qui me confère un corps entièrement composé de sucre. Un paramécia tel que toi n'a absolument aucune chance contre un logia. Sur ce, finissons ce duel aussi cocasse qu'inattendu.

Il leva l'un de ses bras avec nonchalance. Luffy se releva immédiatement malgré un affaiblissement significatif et le fixa, furieux. Il n'était pas question pour lui de perdre contre un vulgaire morceau de sucre chocolaté. Sa fierté en serait ébranlée. A moins que cette affaire ne soit plutôt entre Sir Amami et son estomac.

- Satou Powder !

Une épaisse couche de sucre jaillit des mains de Sir Amami et se dirigea sur Luffy. Aveuglé par l'espèce de brume sucrée, il passa une nouvelle fois à l'offensive malgré le manque de visibilité. Il décida cette fois ci de se servir de ses jambes pour l'anéantir.

- Gomu gomu no… Muchi !

Son pied s'étira et fila droit devant lui, percutant avec fracas une palissade appartenant à l'une des propriétés de Marjevole. Sir Amami, indemne, réapparut derrière Luffy en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

- Dommage… Satou sword !

Le jeune capitaine sentit une violente douleur à l'épaule. S'il réussit à esquiver la seconde attaque de l'homme-sucre en bondissant sur le côté, il ne parvint pas à riposter efficacement. Sa veste rouge fut déchirée et sa hanche fut violemment blessée par l'épée en sucre que tenait à présent Sir Amami à la main.

- Allons bon, tu n'es pas aussi difficile à combattre que je l'imaginais, lança ce dernier en effectuant plusieurs moulinets avec sa « nouvelle » arme. Ton imprudence va finir par te coûter la vie, mugiwara.

- Gomu gomu no pistol ! S'écria Luffy, excédé.

- Satou Bloc !

Le poing de Luffy rebondit sur le bloc de sucre que Sir Amami formait avec ses mains. L'homme-sucre arbora une expression moqueuse.

- C'est tout ? Ricana-t-il. Ne crois pas gagner de cette manière.

- Ne crois pas non plus que je vais me battre à fond contre un bonbec dans ton genre, rétorqua froidement Luffy.

- On va voir ça… Satou infiltration !

Sir Amami se transforma à nouveau en nuage de sucre et passa à travers le corps de Luffy sans que ce dernier n'ait trouvé le moyen de le stopper. L'attaque eut l'effet escompté. La respiration saccadée, Luffy chancela, se sentant vidé d'une bonne partie de son énergie. Toutefois, il parvint à rester debout, refusant de mettre un seul genou au sol. Son expression irritée était très révélatrice de son état psychologique. Non seulement il commençait à perdre patience mais ce petit jeu le chauffait de plus en plus. Devant lui, Sir Amami, indifférent à cet excès de rage près à se manifester, faisait tournoyer son parapluie. Il décida même de le narguer.

- Amusante, cette ténacité. Je n'aurais jamais cru que tu serais capable de tenir aussi longtemps face à moi. Malheureusement, je n'ai plus de temps à perdre. Dis adieu à ta dulcinée et…

Tout à coup, il fut interrompu par un puissant jet d'eau qui l'éclaboussa des pieds à la tête. Totalement surpris, Sir Amami poussa un juron et tenta tant bien que mal de se protéger avec son parapluie de cette eau qui jaillissait avec force.

- Vite Luffy, c'est le moment ! Cria Nami qui tenait un long tuyau d'arrosage, sûrement trouvé dans l'un des jardins des habitations alentours. Le sucre, c'est comme le sable, ça ne supporte pas l'eau ! (4)

Luffy se tourna vers elle et la félicita en levant son pouce.

- Bien joué, Nami ! Dit-il en étirant ses bras vers l'arrière. Cette fois, t'es foutu, Sugar man ! Gomu gomu no… bazooka !

Alors que les deux poings allaient atteindre leur cible, un homme de haute taille surgit, se plaçant devant Sir Amami. D'un geste assuré, il bloqua l'attaque de Luffy, attrapa ses deux bras et le projeta contre l'un des bancs en pierre.

- Quel plaisir de te revoir mon cher Mugiwara-san, déclara l'intrus en rajustant sa lavallière. Et bien évidemment, navigatrice-san est avec toi. Tu es décidemment très coriace. Braver la mer pour récupérer cette jeune fille, c'est absolument admirable. Et faire jeu égale avec l'un des mes subordonnés, cela semble incroyable et pourtant...

Sakaku jeta un regard venimeux à Sir Amami qui préféra demeurer silencieux pour le moment.

- Il est évident que je ne peux pas te laisser contrecarrer mes plans impunément, poursuivit-il. Tu es peut-être très fort mais ma motivation l'est encore plus.

Le capitaine Sakaku contempla Luffy de toute sa hauteur. Nami courut vers lui mais elle fut interceptée par Tokbaz qui la captura sans aucun mal.

- Eh le toqué, relâche Nami ! Cria Luffy en se relevant d'un bond.

Tokbaz ne le regarda pas et attendit les directives de son capitaine.

- Malheureusement pour toi, Mugiwara-san, nous sommes très pressés, dit calmement Sakaku. Je n'ai pas envie de m'éterniser ici. Je vais donc te donner la leçon que tu mérites. Tokbaz !

- A vos ordres, acquiesça l'inventeur en sortant de sa poche un bracelet doré tout en maintenant Nami prisonnière.

- Dégage ! S'énerva la navigatrice en lui distribuant un bon nombre de coups de pied alors que Tokbaz essayait de lui enfiler le bracelet de force.

- Gomu gomu no… pistol !

Après une courte lutte, Tokbaz parvint à prendre Nami au dépourvu et à lui attacher de force le bracelet au poignet. Cette dernière arrêta aussitôt de se débattre et se figea. Ses traits se durcirent et son regard devint inexpressif. Luffy allait frapper Tokbaz mais Nami s'interposa. Le jeune homme réussit in extremis à dévier son poing, évitant ainsi que sa navigatrice ne soit blessée.

- Nami, fais gaffe, j'ai failli te toucher, s'exclama Luffy, soulagé de l'avoir évitée.

La concernée ne répondit pas. Le regard vitreux, elle avança dans sa direction de manière mécanique puis s'arrêta brusquement, à quelques mètres de lui.

- Je vais te tuer, Monkey D Luffy, lança-t-elle simplement en prenant la grande épée que lui tendait Sakaku.


- Fais moins de bruit, Franky ! S'énerva Usopp en écartant deux branches d'arbres. Tu veux nous faire repérer ou quoi ?

Dans une petite forêt, non loin de la rive nord de Mildesane, trois membres de l'équipage de Mugiwara se dirigeaient vers le port situé à l'autre extrémité de l'île.

- Je te signale que c'est toi qui est le plus bruyant à l'heure actuelle, répliqua le charpentier. Quelle poisse ! Comment va-t-on faire pour retrouver les autres ? Nous ne savons même pas où nous avons été projetés.

- Vers l'Ouest, répondit Robin qui continuait d'avancer sans prêter attention à la querelle des deux autres. Nous ne sommes plus très loin du port.

Franky et Usopp regardèrent le ponton se dessiner progressivement à l'horizon. Plusieurs embarcations étaient amarrées près du quai. Pas de doute, le port était désormais tout proche.

- Dépêchons nous, lança Usopp en se mettant à courir. Avec un peu de chance, Nami n'a pas encore été embarquée et nous avons peut-être une chance de la sortir de là.

- Tu te sens capable d'affronter Sakaku et sa bande ? Demanda Franky, surpris d'entendre de tels propos dans la bouche du canonnier.

- Bien sûr, déclara Usopp. N'oublie jamais que mon vrai nom c'est capitaaaiiiinnnne…

- Mouais, si tu les rencontre, évite la tactique de la fuite, long-pif, coupa Franky en remarquant les jambes de Usopp qui jouaient des castagnettes.

Après une demi-heure de marche, ils arrivèrent jusqu'au port.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

Usopp, Robin et Franky scrutèrent les alentours et constatèrent avec effarement qu'il n'y avait absolument personne. Les habitants de l'île étaient aussi absents que les soldats de la Marine. Jamais ils ne s'étaient attendus à une telle situation.

- C'est étrange, murmura Robin. J'ai la nette impression qu'on nous attendait.

- Quoi ? S'écria Usopp, paniqué, en tournant la tête dans tous les sens.

- De plus, on nous facilite le travail, remarqua Franky en fronçant les sourcils. Plusieurs bateaux ont été mis à notre disposition. Ça sent l'arnaque.

Il pointa du doigt quelques embarcations attachées aux plots. La mer, légèrement agitée, les balançaient tranquillement.

- Laissons ces constatations de côté, profitons du fait qu'il n'y ait personne, prenons un bateau et filons d'ici, proposa Usopp en tentant un sourire qui se transforma ostensiblement en grimace.

Les deux autres ne semblaient pas convaincus. Après avoir de nouveau observer le port désert sous tous les angles, ils avancèrent vers l'un des bateaux. A peine furent-ils parvenus jusqu'à une espèce de barquette qu'un coup de vent très violent les repoussèrent. Usopp poussa un cri assourdissant, reculant précipitamment alors que Franky et Robin se protégèrent avec leurs mains. Sans crier gare, une silhouette fit son apparition. Elle était de taille moyenne, habillée d'une longue veste blanche. Ses yeux étaient fermés et un imperturbable sourire était présent sur son visage.

- C'est une bonne journée pour naviguer, n'est-ce pas ? Déclara le nouveau venu avec un sourire bienveillant.

C'était le vice-amiral Sakeshi.


Notes :

(1) aisukuri-mu = crème glacée

chokore-to = chocolat

(2) Même s'il peut faire preuve de maturé et de discernement, Luffy reste tout de même Luffy^^ C'est mieux ainsi, non ?

(3) A partir de là, Sir Amami utilise plusieurs attaques :

Satou satou no rain = Pluie de sucre extrêmement nocive qui bloque les voies respiratoires.

Satou infiltration = Cette attaque traverse la victime de part en part et s'empare d'une partie du sucre présent dans le sang.

Satou sword = Sir Amami fabrique une épée en sucre extrêmement tranchante.

Satou powder = Une brume de sucre se forme, aveuglant l'ennemi.

Satou bloc = Cela permet de se protéger des attaques physiques à l'aide de deux bras transformés en bloc de sucre.

(4) Voir l'arc d'Alabasta et l'affrontement entre Luffy et Crocodile.


Auteur : Terminé.

Tous les mugiwaras en chœur : Déjà ?

Auteur, surpris : Et bien oui, vous n'attendiez pas un pavé quand même…

Zoro : Vu ton retard, on pensait que ça serait plus long… au fait, les bouteilles de rhum, c'est pour quand ?

Sanji, furieux : Qu'as-tu fait à Nami chérie ? Pourquoi est-elle dans cet état là ? J'espère que tu ne comptes pas la martyriser ! Et toi, Luffy, t'as pas intérêt à la frapper sinon je change le menu du jour et je te fais manger tes dents…

Luffy, outré : Pour qui tu me prends ? Nami serait la dernière personne que je frapperais… Et quand est-ce que je pourrais bouffer le morceau de sucre, auteur-san ?

Auteur, mystérieux : On verra ça.

Usopp, soupirant : Il n'y a pas que la nourriture dans la vie…

Luffy, sérieux : Sache qu'une alimentation saine et variée est primordiale pour mon équilibre physiologique et que, par conséquent, elle doit être abondante.

Tout le monde tombe à la renverse sous le choc, hormis Robin.

Robin, riant : Je crois qu'il a été très clair, pour une fois…

Nami : Tu te sens bien, Luffy ?

Chopper, inquiet : Il souffre peut-être d'une pathologie grave du cerveau.

Usopp et Franky, sarcastiques : Sauf durant ces quelques secondes…

Zoro, un petit sourire aux lèvres : Bah c'est pas nouveau ces phrases toutes faites qu'il nous pond parfois.

Auteur O_o' : Sans commentaires… Bien Usopp, annonce nous la fin s'il te plaît.

Usopp : Le fier capitaine Usopp, célébré et redouté parmi les guerriers des mers, « vous souhaite un bon week-end, vous donne rendez vous bientôt pour un nouveau chapitre et vous encourage à donner votre avis sur ce récit. A la prochaine ! »