Salut à tous ! Encore une fois, navré pour ce très long retard. Le travail s'est littéralement ligué contre moi. Ca été le festival des exposés et des DST, si bien que je me demandais quand est-ce que j'en verrais la fin. Ce sont les joies de la dernière année de licence^^. De plus, une fanfiction en plusieurs chapitres demande du temps, ne serait-ce que pour conserver la cohérence du récit. Toutefois, j'admets que cette longue coupure casse le rythme du récit. Je m'en excuse à nouveau.
Léger résumé : le chapitre précédent s'était arrêté à un moment assez critique, d'une part avec l'affrontement entre Luffy et Sir Amami, l'arrivée surprise de Sakaku et le comportement étrange de Nami puis d'autre part avec la soudaine apparition du vice-amiral Sakeshi face à trois membres de l'équipage de Luffy : Robin, Usopp et Franky. En ce qui concerne Zoro, Sanji et Chopper, nous les retrouverons dans ce chapitre dix.
Je m'arrête là et je vous souhaite une bonne lecture !
Un vent trompeur
La dernière phrase de Nami foudroya littéralement Luffy sur place. Ce dernier était totalement perdu par cette invraisemblable réaction. Même s'il ne voulait pas l'admettre, il avait clairement entendu les propos de sa navigatrice :
« Je vais te tuer, Monkey D. Luffy ».
Il se trouvait à présent dans un état de réel confusion. Pourquoi Nami avait-elle brusquement lancé une telle menace à son encontre ? Ne comprenant pas la corrélation qu'il y avait entre le bracelet que portait Nami et son étrange comportement, il n'entendit pas la voix de Sakaku lancer avec force :
- Egorge-le, navigatrice-san.
Ni une, ni deux, Nami obéit et fonça vers Luffy, tenant une épée que Sakaku lui avait donné deux minutes plus tôt. Le pauvre Luffy semblait désemparé face à cette situation. Il esquiva aisément la première attaque de la jeune fille et tenta de la bloquer avec ses deux mains. Peine perdue. Avec agilité, elle se défit de lui et recommença une série de coups à l'épée, essayant par tous les moyens de le transpercer.
- Nami, l'appela Luffy pour la raisonner, c'est moi, Luffy ! Ouaahh ! Arrête ! C'est Luffy, ton capitaine ! Ton…
Ignorant ses appels, la navigatrice lui envoya un fulgurant coup de pied en plein visage qui l'envoya valser un peu plus loin. Se relevant sans difficultés - après tout, il était habitué à ce type de coups de pieds de la part de Nami lorsqu'elle était sur les nerfs - il remit son chapeau de paille sur sa tête. Alors qu'elle se dirigeait à nouveau dans sa direction, il déclara :
- Tu l'auras voulu…
Il étira ses bras et les enroula autour de la taille de Nami. Cette dernière ne put pas le temps de le contrer. Elle fut ligotée et ramenée de force par Luffy. Prisonnière de son étreinte, elle se débattait tant bien que mal mais le jeune homme la tenait fermement près de son torse.
- Nami, murmura-t-il doucement à son oreille. Tu m'entends, c'est Luffy…
Le visage de la jeune fille se raidit. Elle semblait en proie à une lutte intérieure car elle secouait la tête à de nombreuses reprises. Luffy tenta de la calmer à nouveau mais il fut rapidement interrompu par une voix peu amicale.
- Je croyais t'avoir donné un ordre, navigatrice-san, lança Sakaku avec impatience.
En un éclair, la situation bascula. Nami envoya un formidable coup de pied dans l'estomac de son capitaine qui relâcha son étreinte pendant un instant. Dans un roulé-boulé mémorable, elle en profita pour se jeter sur son épée et avant que Luffy n'ait pu réagir, elle le blessa à l'épaule. Réprimant une grimace de douleur, Luffy resta debout, observant longuement sa nakama. Il était hors de question qu'il la combatte ou qu'il la blesse. Commettre un tel acte serait une preuve de lâcheté et constituerait un crime impardonnable. Car quoi qu'on en dise, il tenait à sa navigatrice. Même si elle se montrait dure avec lui. Même si elle était capable d'employer des arguments « percutants » lorsque la colère montait en elle. Même si sa cupidité la poussait parfois à négliger ses compagnons. Elle était là et c'était tout ce qui comptait.
Un air résigné et semble-t-il peiné passa sur son visage.
- Tu veux me tuer ? Dit-il sur un ton de défi. Et bien vas-y, tue-moi.
Nami s'avança vers lui et positionna la lame sous sa gorge. Sakaku sourit de toutes ses dents pointus.
- Je ne te croyais pas si pathétique, mon pauvre mugiwara, dit-il en redressant son chapeau de carnaval sur sa tête. Etre tué par un membre de son propre équipage, c'est vraiment une mort pitoyable. Mais puisque tu l'as délibérément choisi, que ton vœu soit exaucé.
Et il claqua ses doigts.
S'attendant à avoir la gorge tranchée, Luffy regarda une dernière fois sa jeune navigatrice. Même ainsi, elle conservait une beauté et un charme à tout épreuve. Il n'avait jamais pris le temps de comprendre les sentiments qui l'animait lorsqu'elle était près de lui. Au départ, ce n'était qu'une simple nakama avec qui il partageait ses aventures, ses joies, ses peines. Cependant, au fil du temps et après l'épisode d'Arlong, il s'était rendu compte du rôle essentiel qu'elle jouait au sein de l'équipage. Ce n'était pas seulement une bonne copine avec qui l'on s'amusait ni une amie à qui l'on se confiait. Non, elle n'était pas que cela, elle était bien plus. Si un adjectif devait la caractériser, le premier qui serait venu à l'esprit de Luffy aurait été le suivant : indispensable. D'ailleurs, la joie de vivre qui l'animait était due en grande partie à la présence de la jeune fille. Si elle s'en allait, que deviendrait-il ? Il n'était donc pas question de la laisser partir ou de fuir ses responsabilités de capitaine. Elle voulait le tuer ? Et bien soit, cela serait moins douloureux que son enrôlement dans un autre équipage de pirates. C'était une punition bien cruelle mais il refusait d'aller à l'encontre des décisions de la jeune rouquine.
Il demeurait immobile, attendant la sentence qui tardait à arriver. A nouveau, Nami tenta de reprendre ses esprits sans vraiment y parvenir. Tantôt elle enfonçait le couteau de quelques millimètres dans la gorge de Luffy tantôt elle le retirait. Cette étrange réaction déplut fortement à Sakaku qui se tourna vers Tokbaz, le fusillant du regard.
- Lorsque nous serons rentrés à bord de la « Caravelle Carnavalesque », je te jure que je vais te faire regretter l'envie de fabriquer ce genre d'inventions inutiles, dit-il d'un ton glacial. Amami-san ! Aboya-t-il. Finis-le !
- A vos ordres, déclara Sir Amami qui arrêta d'essorer son pardessus trempé.
Il se transforma en nuage de sucre et fila droit vers Luffy et Nami. Mugiwara attrapa aussitôt Nami qu'il mit sur ses épaules et courut dans la direction opposée. Malheureusement, ce ne fut pas suffisant.
- Satou infiltration.
Luffy fut traversé de part en part. Il posa ses genoux à terre mais conserva Nami contre lui. Alors qu'il reprenait son souffle, cette dernière réussit à articuler faiblement.
- Luffy… bracelet…
Le capitaine la regarda d'un air dubitatif. Il ne voyait pas où elle voulait en venir. Le bracelet doré qu'elle portait attira son attention mais il ne comprenait pas ce qu'il devait faire.
- Ouais, j'ai vu, dit-il. Rassure-toi, il te va bien… (1).
Suite à cette remarque, Nami recommença à articuler faiblement les mêmes mots. Luffy contempla à nouveau l'objet et, dans un éclair de lucidité, le retira doucement du poignet de la cobaye.
- Voilà, annonça-t-il. Tu veux que j'en fasse quoi ?
- CRETIN FINI ! Hurla Nami en lui envoyant un uppercut en plein visage. TA DEBILITE N'A-T-ELLE AUCUNE LIMITE CHEZ TOI OU TU LE FAIS EXPRES ?
Elle était enfin redevenue elle-même.
- Aïe, ça fait bien plus mal quand tu es consciente de tes actes, se plaignit Luffy en se tenant le nez couvert de sang et en lâchant le bracelet par terre.
- Enfin bref, je ne vais pas t'en tenir rigueur pour cette fois, soupira-t-elle en se massant les bras endoloris. 500 000 berrys me feront oublier cette éprouvante épreuve. Tu as de la chance, je suis en mode « marchandage » en ce moment.
- Ok, dit Luffy, une goutte derrière la tête. Je vais opter pour cette solution.
La bonne humeur de Nami refit surface, comme s'il ne s'était rien passé.
- A la bonne heure, sourit-elle. Maintenant, si nous allions rejoindre les autres ?
- J'allais te le proposer, sourit Luffy à son tour. Tsuchuu !
Tout à coup, Sakaku se téléporta devant eux en un instant. Les surplombant de toute sa hauteur, il les fixait avec malveillance.
- Je n'ai plus le temps de jouer, Mugiwara-san, gronda-t-il. Disparais !
Il pointa Luffy de son doigt crochu et lança :
- Illusion mundo ! (2)
A peine prononça-t-il ces mots que Luffy disparu en à peine une seconde, telle une feuille balayée par le vent. Nami écarquilla les yeux d'horreur.
- LUFFY !
Sakaku se tourna vers elle. Avec un sourire diabolique, il lui dit :
- Crier ne sert à rien. Tu aurais dû m'écouter dès le début. Tu peux faire une croix définitive sur ce gamin.
Nami posa ses mains sur sa bouche pour s'empêcher de crier de désespoir. Ça ne pouvait pas finir ici, pas dans ces circonstances…
- Mais vois-tu, les petites pleurnicheuses me cassent les oreilles, poursuivit Sakaku en pointant sa main vers elle. Je te réveillerais lorsque j'aurais besoin de toi. Miro dreamland ! (3)
Nami fut enveloppée dans une étrange brume bleue qui se mit à tournoyer à folle allure autour d'elle. En quelques secondes, elle tomba au sol, profondément endormie.
- BLIER ! Appela Sakaku.
Une minute plus tard, le gros Blier fit son apparition, transportant le docteur Yudoku, complètement assommé et accompagné de Melle Reijin qui se tenait la tête, Ougi qui restait silencieux et l'oiseau de compagnie de Tokbaz, Grapille.
- Ding dong, je suis là, capitaine, dit le gros Blier.
- Porte navigatrice-san sur ton dos, ordonna Sakaku en passant devant eux, indifférent au sort de Yudoku. Nous devons arriver à Fort-Bravent avant la tombée de la nuit.
Tout l'équipage acquiesça sans un mot. Ougi regarda Nami et dit à Sakaku d'une voix légèrement anxieuse :
- Vous ne l'avez pas trop affaiblie quand même ?
Sakaku jeta un œil vers lui.
- Tes états d'âmes ne m'intéressent pas, dit-il d'une voix dédaigneuse. Alors boucle-la au lieu de me poser des questions stupides.
Ils partirent d'un pas empressé vers la petite forêt que l'on apercevait au loin, un peu à l'écart de la ville.
« Je n'ai jamais été aussi prêt du but » pensa Sakaku, un rictus mauvais aux lèvres.
Retirant une mèche de cheveux qui lui tombait devant les yeux, le vice-amiral Sakeshi, le visage serein, s'était tourné vers la mer, ignorant les trois mugiwaras. Affolé, Usopp manifesta immédiatement sa panique en agitant les bras comme un dément.
- La marine, nous sommes fichus ! S'écria-t-il. Vu son uniforme, ce type doit être un haut gradé !
- En effet, les galons sur sa veste nous confirme qu'il s'agit bien d'un vice-amiral, l'informa Robin avec son stoïcisme habituel.
- Bah, il n'y a qu'à l'éliminer et nous pourrons passer, lança Franky en replaçant ses lunettes de soleil sur son nez.
- Quoi ? S'écria le sniper. T'es pas un peu fou ? Ce gars là est un vice-amiral, il est juste en dessous du grade d'amiral ! Il doit posséder des pouvoirs redoutables pour être arriver jusqu'à ce niveau…
- Peu importe, le coupa Franky, si nous restons les bras croisés, on ne risque pas de rejoindre Sakaku et de libérer la poulette. Alors ne perdons pas plus de temps ici… Weapons left !
Sa main gauche partiellement ouverte, il envoya un boulet de canon qui surgit de son poignet et qui fila droit sur Sakeshi. Ce dernier resta inactif et regarda du coin de l'œil le boulet se diriger sur lui à vive allure. Une énorme explosion retentit. Une partie du ponton fut sérieusement endommagée sous l'impact de l'explosion et une épaisse fumée se forma. Quant à Sakeshi, il avait tout simplement disparu.
- Et voilà le travail ! Déclara Franky en bombant fièrement le torse.
La bouche grande ouverte, Usopp hallucinait.
- Je… C'est incroyable ! Je ne pensais pas que ce type était vulnérable à ce genre d'attaque.
- Ha ha, ria le charpentier en prenant sa pose habituelle, quand on est dans la panade, appelez « Super Franky » et vos ennuis sont finis !
Une goutte apparut derrière la tête du tireur d'élite.
- T'en fais pas un peu trop là ?
- Nous devrions nous diriger vers cette embarcation, proposa Robin en désignant une petite barque, néanmoins assez grande pour accueillir trois personnes. Il faut à tout prix quitter les lieux avant de tomber à nouveau sur la Marine.
Ecoutant les sages conseils de l'archéologue, ils se dirigèrent à la hâte vers le frêle esquif qui se balançait au gré des vagues. A peine allaient-ils monter à son bord qu'un coup de vent d'une rare violence fouetta durement leur visage et fracassa du même coup la petite barque.
- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Usopp, interloqué. D'où provient ce vent ?
Robin fixa les airs en fronçant les sourcils. Franky conservait un certain optimiste après cet incident.
- Ce n'est pas si grave, dit-il, il y a d'autres bateaux dans les environs. Même si ce ne sont pas des frégates d'une grande solidité, vous pouvez compter sur moi pour les consolider. Après tout, je…
Il fut soudainement interrompu par un coup de vent qui le cogna de plein fouet. Poussant un cri de surprise, il tituba légèrement. Usopp et Robin constatèrent avec effarement qu'il avait été blessé à la hanche qui saignait légèrement.
- Hum, tu as la peau dure… émit une voix.
Dans un gigantesque tourbillon de vent qui aveugla momentanément les trois pirates, la silhouette de Sakeshi réapparut. Celui-ci semblait toujours de bonne humeur, bien que son sourire s'était élargi dans un rictus inquiétant.
- Vous semblez surpris de me revoir, dit-il. Pourtant, il n'y avait aucune raison pour que je quitte les lieux.
Son long manteau blanc flottait tranquillement selon la brise du moment. Il les regarda alternativement et poursuivit :
- Je suis désolé de vous l'annoncer de cette manière mais vous avez commis une grave erreur en venant jusqu'ici. J'ai bien peur que votre chemin s'arrête ici. C'est dommage. Vraiment dommage.
- C'est pour nous dire tout ça que vous êtes venus nous accueillir ? Lança Franky d'un ton hargneux en se tenant la hanche ensanglantée. Parce que franchement, on en a rien à secouer de vos conseils bidons.
- Tais-toi imbécile ! Cria Usopp, apeuré. Il plaisante bien évidemment, ajouta-t-il à l'adresse de Sakeshi en tentant un sourire qui se transforma en grimace.
- Je connais vos exploits, dit le vice-amiral nullement offensé par la remarque de Franky. L'équipage de Monkey D. Luffy connaît une notoriété sans précédent depuis l'affaire Enies Lobby. Toutefois, j'aimerais vous faire prendre conscience d'un fait. Quelque chose qui, hélas, constitue votre dure réalité.
Devant leur silence, Sakeshi déclara solennellement :
- Vous vivez dans un monde appelé ignorance. Celle-ci a causé, cause et causera votre perte. Elle vous aveugle et vous rend à la fois dangereux et vulnérable. Vos expéditions maritimes à la recherche de quêtes futiles et de gloire improbable vous ont détourné du droit chemin. C'est pour cette raison que la Marine a le devoir de palier cette terrible lacune. En tant que représentant de l'autorité, je me vois contraint d'intervenir. (4)
- Quelle curieuse analyse, intervint Robin. Selon vous, les pirates constitueraient de simples bandits, égarées par leurs rêves et leurs aventures à travers les mers ? C'est absurde. Pourquoi seraient-ils victimes de cela alors qu'ils ont choisi de leur plein gré ce mode de vie ? En quoi les chasses aux trésors et les désirs de renommée seraient-ils plus déshonorant que le maintien de l'ordre mondial ? Ne vous rendez-vous pas compte que vous nous juger sur des critères totalement partiaux ? C'est cela qui prouve votre ignorance que vous incombez aux autres.
- Robin ! S'alarma Usopp. Nous ne sommes pas en position de force pour pouvoir nous permettre de tenir ce genre de discours !
- Voilà une vision des choses bien amusante, répondit Sakeshi, ses yeux fermés fixant Robin. Il n'est pas étonnant de voir les pirates se dédouaner sans cesse des crimes qu'ils commettent. Après tout, le déséquilibre mondial n'est pas leur préoccupation et la fin justifie les moyens, n'est-ce pas ? Quelle tragédie ! Face à tant de mauvaise foi et d'arrogance, il est temps de mettre un terme à cette sinistre farce.
Soudain, il claqua ses mains l'une contre l'autre. Une tempête impressionnante l'enveloppa complètement tandis qu'il lançait d'un ton ironique.
- Navré que tout cela se termine ainsi. Kaze tornado ! (5)
L'immense bourrasque les faucha avant même qu'ils n'eurent le temps d'esquiver ou d'esquisser le moindre geste. Emportés par la terrible tornade qui détruisit tout sur son passage, bateaux et le reste du ponton, ils perdirent tour à tour connaissance.
Au même moment, Zoro, Sanji et Chopper quittaient la petite ville de Marjevole pour pénétrer à l'intérieur d'une petite forêt peu boisée. Sanji, hilare, éclatait de rire tandis que Zoro, rouge de honte, avait une forte envie de le découper en rondelles et la ville qu'ils avaient quitter par la même occasion. Chopper demeurait silencieux, légèrement inquiet par la tournure que prendrait les évènements si le sabreur perdait son sang-froid.
- Ha ha, si tu avais vu leurs têtes ! Riait Sanji à gorge déployée en tapant du pied pour tenter de se calmer.
- La ferme ! Cria Zoro dont les joues s'étaient très nettement colorées. Ça arrive à tout le monde, non ? C'est pas de ma faute si on est tombé dans une ville de barjes.
Une nouvelle fois, le rire de Sanji dépassa toute mesure, faisant bouillir le bretteur.
- Je t'ai dit de la fermer ! Vociféra Zoro dont les katanas étaient au bord de sortir de leurs fourreaux.
- Saint-Zoro, roi des latrines publiques, priez pour nous ! Gloussa le cuisinier en se roulant par terre.
- La prochaine fois, assure-toi juste qu'il n'y ait personne dans le coin lorsque tu as une petite envie pressante, soupira Chopper.
Rouge comme une écrevisse, Zoro maugréa des paroles à voix basse alors que Sanji se retenait de pouffer avec grande difficulté.
- Même si c'est bien la première fois que je vois des gens rendre un culte à un type en train de se soulager… reprit le petit renne. (6)
- Ça va, j'ai compris Chopper ! Coupa Zoro alors que le cuisinier hurlait littéralement de rire. Eh merde, ce périple commence à me gaver !
- La prochaine fois, t'inquiète, je ramène la boîte d'encens, réussit à articuler Sanji au bord de l'asphyxie tellement il riait.
L'affrontement fut inéluctable. Ils commencèrent à se battre et Zoro se montra particulièrement violent.
- Et c'est reparti, se lamenta Chopper en secouant la tête. Comptez pas sur moi pour les premiers soins…
Soudain, il se figea, une odeur familière imprégnant ses narines. Il interpella immédiatement Zoro et Sanji à ce sujet.
- Robin, Usopp et Franky sont dans le coin, dit-il en humant attentivement. On devrait les retrouver assez rapidement.
- Formidable, j'ai hâte de retrouver mon adorable Robin-chwan ! couina Sanji dans une tornade de coeurs.
- Je ne sais pas qui est le plus à plaindre entre nous deux, dit Zoro en levant les yeux au ciel.
Ils suivirent Chopper qui ne les avait pas attendus. Au bout de quelques minutes, ils traversèrent sans histoires la petite forêt. Ils se retrouvèrent dans un port complètement désert. La mer était calme. Cependant, le ponton et les navires étaient entièrement détruits.
- Il y a eu un combat ici, dit Zoro en fronçant les sourcils.
- Regardez, les avertit Sanji en désignant trois corps par terre, on dirait que des types se sont fait durement amocher.
En effet, trois silhouettes étaient étendues de tout leur long sur le quai. Lorsqu'ils furent assez prêts de celles-ci, ils poussèrent des hoquets de frayeur. Au sol, ils distinguèrent Usopp, Robin et Franky, les vêtements en lambeaux, leurs corps ensanglantées, qui ne bougeaient plus. Ils étaient dans un état lamentable. Le trio qui venait d'arriver n'en revenait tout simplement pas.
- Y a-t-il un médecin de bord ici ? Cria Chopper. Ah, c'est moi ! Vite, il faut les aider !
- Robin de mon cœur ! S'écria Sanji affolé en courant vers elle. Que t'es-t-il arrivée ? Qui t'as fait ça ?
Zoro dégaina aussitôt, pressentant qu'il y avait quelqu'un de dissimuler dans les environs. Tout à coup, une rafale de vent les percuta avec force.
- Surpris ? Lança une voix derrière eux.
Ils sursautèrent. Zoro dégaina, Sanji leva sa jambe en position d'attaque et Chopper se cacha derrière eux. Les yeux fermés, son long manteau de vice-amiral volant au vent, Sakeshi leur souriait aimablement.
- Ne vous inquiétez pas, vous serez les prochains, dit-il d'un ton faussement bienveillant.
- Tu vas morfler, enfoiré, déclarèrent Zoro et Sanji dans une parfaite synchronisation, une aura noire les parcourant alors que Chopper commençait les premiers soins sur les blessés. Tu vas voir ce qu'il en coûte de toucher à nos potes. (7)
Notes :
(1) Alors là, c'est vraiment pas gagné… Plus long à la détente que Luffy, ça ne doit pas exister. Quoi que… peut-être un concombre de mer ?^^ (référence tome 47, chapitre 455)
(2) Pouvoir du fruit miro miro de Sakaku. L'attaque Illusion mundo constitue l'une de ses attaques les plus redoutables. Attention : cette attaque n'a rien à voir avec l'attaque du capitaine corsaire Kuma qui consiste à envoyer un ennemi dans un lieu inconnu de manière tout à fait arbitraire rien qu'en le touchant de la main. Nous verrons les effets de l'Illusion mundo dans le prochain chapitre.
(3) Miro dreamland = attaque consistant à assoupir l'ennemi en un instant.
(4) Les propos de Sakeshi n'engagent que son auteur.
(5) Kaze tornado = Attaque très puissante de Sakeshi qui consiste à envelopper l'ennemi dans une énorme tornade créé de toutes pièces.
(6) Oui, la folie chronique est l'une des spécialités de la ville de Marjevole. Vous n'étiez pas au courant ? Maintenant, si.
(7) ça va chauffer, c'est moi qui vous le dit !
Auteur : Et voilà, fin du chapitre dix. A l'adresse des Mugiwara : Bon et bien, on se retrouve après les vacances de Pâques si tout va bien.
Luffy : Ouais, enfin les vacs ! Manger, partir à l'aventure et dormir !
Nami, une goutte derrière la tête : Ce que tu fais en temps ordinaire, ça ne va pas tellement nous changer…
Zoro : Dormir, ça c'est un bon programme… J'ai besoin d'oublier l'humiliation subie par l'auteur.
Sanji, un sourire jusqu'aux oreilles : T'inquiète, je serais là pour te le rappeler.
Zoro, hargneux : Toi, ta gueule !
Usopp : En tout cas, les vacances nous feront pas de mal après tous les déboires que nous avons eu…
Chopper, hochant la tête : C'est vrai.
Franky : On compte sur auteur-san pour que la situation change rapidement.
Robin, sérieuse : A moins qu'il ait envie de nous voir tous mourir dans d'atroces souffrances.
Franky, les yeux exorbités : Sors pas des trucs pareils, c'est déprimant !
Luffy, déjà muni de son sceau et de sa pelle (hem…^^) : Au fait, auteur-san, qui annonce la fin aujourd'hui ?
Auteur, songeur : Hum… Allez à Zoro, pour qu'il oublie définitivement cette pénible humiliation publique.
Zoro, d'une voix menaçante : Tu me paieras ça un jour… Prenant la feuille que lui tend l'auteur à travers la fissure d'une forteresse : « J'espère que ce chapitre vous aura plus. Comme toujours, vos impressions ou vos remarques sont le bienvenue. Je vous souhaite de bonnes vacances à tous et à la proch… Zzzzz ».
Luffy, mort de rire : Heureusement que c'était pas long à lire, il s'est endormi.
