Salut à tous et à toutes !
Navré pour ce très long retard dû en grande partie à une quantité de travail assez impressionnante. Nous nous replongeons dans les aventures de Luffy et de sa bande sur l'île de Fort-Bravent où de nombreux affrontements avec l'équipage de Sakaku les attendent. Ça sent le roussi.
Bonne lecture.
Usopp VS Tokbaz
Suite à cette impressionnante déflagration, un épais nuage de fumée envahit la petite plage, réduisant aussitôt le champ de vision des différents protagonistes. Usopp avait désormais laissé la place à Sogeking. Ce dernier leva le doigt en l'air et récita sa chanson devenue culte.
- Né sur l'île des snipers, looloo la la loooo, je fais mouche à chaque coup ! Je ne rate jamais ma cible !
- C'est qui ce charlot ? Demanda Melle Reijin en tentant de disperser la fumée avec sa main.
- C'est l'une des recrues de mugiwara, lui répondit Yudoku en lissant les poils de sa barbe. Je me demande surtout pourquoi il éprouve le besoin de se déguiser ainsi. Dédoublement de la personnalité ?
Alors qu'Usopp dansait sur place, la fumée se dissipa progressivement. Derrière un grand bouclier vert fluo, la silhouette de Tokbaz refit son apparition. Un léger sourire ornait son visage. Usopp cessa aussitôt de se trémousser.
- Pas mal joué, admit-il. Toutefois, ton attaque restait prévisible.
- D'où sort ce bouclier ? Demanda le tireur d'élite, interloqué.
- De ma sacoche, répondit celui-ci en lui exposant l'objet devant les yeux. Ce bouclier portatif me permet de me protéger des attaques enflammées. Il me suffit d'appuyer sur ce petit bouton…
A peine l'eût-il pressé que le bouclier devint aussi petit qu'une balle de golf.
- Oh ! Ne put s'empêcher de lancer Usopp admiratif.
- Et pour lui redonner sa taille d'origine, il suffit d'appuyer à nouveau dessus. Ce bouclier fait partie d'une de mes premières inventions. Il est normal que je lui fasse honneur en l'utilisant. Cependant, je n'ai pas encore eu l'occasion de la faire breveter. (1)
- Intéressant, songea Usopp en se grattant le menton. Il faudrait que je parvienne à m'en fabriquer un moi aussi… Eh, mais qu'est-ce que je raconte ? Je ne suis pas là pour taper la discute !
Il bomba fièrement le torse et déclara :
- Ta ruse grossière ne m'aura pas, misérable bandit ! Sache que je suis un capitaine redouté sur ces vastes océans ! Non seulement j'ai huit mille hommes sous mon commandement mais j'ai aussi vaincu douze monstres marins à mains nues ! Ha ha !
Un peu plus loin, Chopper qui combattait les pirates de Sakaku jetait de temps à autre des coups d'oeils admiratifs vers Sogeking.
- Dire qu'il est venu nous aider ! Constata le petit renne, heureux de compter un « nouvel » allié parmi eux. Dommage que Usopp ne soit pas là pour voir ça.
Robin, qui mit hors d'état de nuire cinq ennemis qui l'avait prise pour cible, jugea bon de ne pas le désillusionner. Bientôt tous les pirates de la Caravelle Carnavalesque furent anéantis hormis Yudoku, Melle Reijin et Tokbaz.
Ce dernier observait d'ailleurs le sniper sans émettre le moindre commentaire. Interprétant son silence comme une marque de crainte, Usopp continua sur sa lancée.
- Avoue que tu trembles devant le grand Sogeking, sinistre fripouille ! Tu sens ta dernière heure arrivée, n'est-ce pas ? Je peux te faire grâce si tu te repens correctement devant moi…
- C'est bon, t'as fini ? Le coupa Tokbaz en redressant sa toque rectangulaire sur sa tête. Bon sang, je savais que vous étiez barjes mais toi, tu m'as l'air d'être un sacré guignol. Je crois que je ne vais même pas avoir besoin de m'occuper de ton cas.
L'inventeur siffla fortement. Au même moment, Grapille, son oiseau de compagnie, se posa élégamment devant lui. Son bec était toujours attaché par la ficelle que son maître lui avait mis de force. Fixant Tokbaz d'un air courroucé, Grapille battait des ailes comme jamais.
- Ok, je te l'enlève mais en échange, j'aimerais que tu me rendes un petit service, marchanda l'inventeur.
L'oiseau acquiesça docilement.
- C'est le piaf aux jeux de mots tordus dont mon ami Usopp m'a parlé, remarqua le prétendu Sogeking, les bras croisés.
- Débarrasse-moi en, lança Tokbaz à Grapille, enfin « délivré », en désignant Usopp d'un geste désinvolte de la main.
- Tout de suite…couleur, full, carré, quinte flush, dit le volatile.
- Tu penses qu'il va me neutraliser avec ce genre de blagues stupides ? Gloussa Usopp en hochant négativement la tête. Je ne vois pas en quoi il te sera utile dans cette…
Il ne termina pas sa phrase. Rapide comme l'éclair, Grapille le projeta d'un seul coup de bec à l'autre bout de la plage. Il fit plusieurs roulées boulées sur le sable avant de finir sa course contre un rocher.
- Roi Dutir ! S'écria Chopper, affolé, en se tournant vers Usopp.
Yudoku profita de ce moment d'inattention pour le frapper à l'aide de sa grande canne en bois. Le renne au nez bleu fit un long vol plané avant de s'écraser lamentablement contre le bord de la petite falaise.
- Quel drôle de spécimen, déclara le médecin en reposant sa canne à terre. Je suppose qu'une petite dissection me permettrait de mieux comprendre son curieux métabolisme.
Robin allait intervenir mais avant d'avoir pu effectuer le moindre geste, ses mains se retrouvèrent attachées par le fouet cinglant de Melle Reijin. L'archéologue poussa un gémissement de douleur.
- La prudence est mère de sûreté, sourit Melle Reijin en resserrant ses mains sur son arme.
De l'autre côté de la plage, Tokbaz savourait le moment.
- Grapille n'est pas qu'un simple oiseau farceur, déclara celui-ci en s'avançant vers lui. C'est également un volatile de combat.
Usopp parvint à se relever non sans difficultés. Grapille le fixa intensément tout en demeurant immobile. Il semblait attendre que son adversaire fasse le premier pas.
- Tu parles, il m'a juste surpris, tenta de se justifier Usopp. Comme si ce piaf pouvait me mettre hors d'état de nuire.
Il saisit son « kabuto » et visa Grapille.
- Triple bille explosive !
Les projectives filèrent droit sur l'oiseau qui n'eût qu'à s'envoler pour les éviter.
- Pff, pauvre crétin, ria Tokbaz. De tels projectiles sont inefficaces contre un oiseau. Je crois que votre navigatrice a des soucis à se faire si elle compte sur de telles nullités pour venir la sauver. Ha ha h…
Son rire fut interrompu par une bille qui fila droit au fond de sa gorge.
- Capsule au Tabasco !
Tokbaz poussa un hurlement tonitruant et cracha de véritables flammes, imitant à merveille le cri du dragon enragé. Inquiet, Grapille le regarda gesticuler de douleur.
- Qu'avez-vous maître… un sac sur la tête ?
Bien que ses yeux ne soient pas visibles à cause de son masque, Usopp était assombri par la fureur.
- Nami a besoin de notre aide, dit-il. Peu importe que tu me considères comme un adversaire médiocre, je ne baisserai jamais les bras. Luffy a promis que nous rentrerions tous ensemble et je compte honorer cette promesse.
Il se replaça pour se préparer de nouveau à tirer mais Grapille ne l'entendait pas de cette oreille.
- La valse emplumée ! (2)
Tournoyant à folle allure sur lui-même, il distribua de violents coups d'aile à Usopp qui essaya de se protéger. Mais la puissance des coups le déstabilisa et il fut contraint de battre en retraite.
- Haa… Satané piaf…
- Fuir ne te sauvera pas…tisserie, le prévint Grapille en tournant comme une toupie. Le tango volage !
En plein vol, Usopp fut saisi par les grandes ailes de l'oiseau puis écrasé impitoyablement sur le sol sablonneux. Crachant une gerbe de sang, le sniper subit les coups déchaînés du trècheron à crête.
- Pff, quel lamentable adversaire, réussit à articuler Tokbaz, la langue en feu. Tu nous fais perdre notre temps. Achève-le, Grapille.
L'oiseau s'envola gracieusement dans les airs avant de foncer en piqué sur Usopp.
- Le tchatchatcha aérien !
- Je ne suis… pas du genre… à me laisser faire par… un piaf aussi grotesque, haleta le sniper en saisissant son kabuto.
Alors que Grapille était pratiquement sur lui, il cria avec détermination :
- L'oiseau de feu !
L'attaque fut mouche. Le corps et les ailes de Grapille se mirent aussitôt à brûler. Poussant des croassements alarmants, il s'agita dans tous les sens, tentant par tous les moyens d'éteindre le feu qui le consumait petit à petit.
- Au feu… rouge ! Au feu… vert ! (3)
- Arrête de gesticuler, Grapille et plonge dans la mer ! Cria aussitôt Tokbaz en lui indiquant l'étendue bleutée.
L'oiseau n'eût pas le temps d'atteindre le bord de l'eau. Les ailes et le corps noircis par les flammes, il tituba un instant sur place avant de s'écrouler sur le sable. Il donnait l'impression d'avoir été rôti à la broche.
- Ça, tu vas me le payer ! Gronda l'inventeur en se tournant vers Usopp.
Serpentin jet ! (4)
Le serpentin qu'il tenait à présent à la main s'étira et s'enroula autour des jambes du sniper pris au dépourvu.
- Qu'est-ce que c'est que ce truc ? S'exclama-t-il.
- Crazy box ! lança l'inventeur en lui jetant en pleine figure une boîte orangée.
La boîte s'ouvrit automatiquement et une poudre beige malodorante se renversa sur la tête et le masque de Usopp.
- Mais à quoi tu joues ? Cria ce dernier en reniflant la curieuse substance d'un air écoeuré. C'est quoi ce truc dégueulasse ?
- Ne t'énerve pas, tu vas le savoir très vite, répondit Tokbaz en tirant sur son serpentin.
Usopp, déstabilisé, tomba tête la première contre le sol. Le choc lui fit pousser un hurlement de douleur. Il sentit une migraine atroce lui broyer le crâne. Sa vision devint flou, ses jambes tremblèrent et de la sueur perla de son front.
- Voici l'une de mes inventions, expliqua Tokbaz en rangeant son serpentin dans sa sacoche. La poudre beige que tu viens d'inhaler provoque de sérieux maux de tête, donnant la très vive impression que le cerveau est cuit au court-bouillon. Amusant, n'est-ce pas ? Je suis au regret de t'annoncer que tu as perdu la partie.
Tokbaz lui flanqua un coup de pied dans les omoplates. Usopp, les mains sur sa tête, ne réagit pas.
- Tu n'as pas senti la douleur lorsque je t'ai frappé, pas vrai ? C'est normal, une forte migraine bloque toute autre sensation. Maintenant, je vais te réduire en charpie.
Il farfouilla dans sa sacoche et en sortit une dizaine de pétards.
- J'ai manqué le dernier feu d'artifice, précisa Tokbaz en prenant son élan pour les lancer sur le sniper qui ne parvenait plus à bouger, son crâne étant sur le point d'exploser. Je ne vais pas me priver du spectacle cette fois-ci.
S'éloignant de plusieurs mètres, il envoya les pétards sur Usopp. Les explosifs se mirent en action et bientôt, le corps du malheureux Sogeking disparut derrière un nuage de fumée.
- Bon débarras ! S'exclama l'inventeur en observant les dernières fusées exploser dans les airs.
Il accourut vers le corps calciné de Grapille et le secoua comme un prunier.
- Réveille-toi, trècheron stupide ! Ne me dis pas que cette attaque ridicule a eu raison de toi ! Je vais faire comment pour rejoindre le capitaine Sakaku ? Je ne vais quand même pas marcher ! Je suis inventeur, moi, pas montagnard. J'en ai eu ma dose de ces fameuses expéditions à travers la cambrousse pour débusquer une navigatrice !
Grapille demeurait toujours inanimé. Alors qu'il hésitait sur la méthode à employer pour le réveiller - la flotte ou une jolie berceuse de sa conception - il entendit un bruit de pas juste derrière lui.
- Quoi ?
Tokbaz poussa un hoquet de stupeur. Le tireur d'élite était non seulement debout (bien amoché et couvert de sang, certes) mais ses yeux brillaient avec intensité. Tenant son kabuto dans une main, il le défia du regard.
- Comment peux-tu être conscient ? S'emporta Tokbaz, passablement interloqué. Tu t'es pris ces pétards de plein fouet. Ton corps devrait être en miettes !
- Il en faut plus pour briser le corps d'un super héros ! S'écria-t-il. Tu m'as peut-être grièvement blessé mais jamais tu ne seras capable de briser mon âme de justicier !
L'inventeur en fit tomber sa toque par terre. C'était bien la première fois qu'il entendait un ennemi, qui plus est un pirate, proférer de telles absurdités.
- Justicier ? Répéta-t-il, fou de rage. Non mais tu te crois où là ? Sur cette mer, il n'y a pas de place pour les numéros de music-hall. Alors comme ça, cela t'amuse de faire des bouffonneries et de jouer aux redresseurs de tords ? Je vais t'en donner, moi, des raisons de jouer le super héros !
Alors qu'il allait sortir un nouvel objet de sa sacoche, Sogeking, rapide comme l'éclair, tira dans sa direction. La bille qu'il venait d'envoyer explosa, se révélant être une bille de glue et paralysa les mains de l'inventeur.
- Te voilà inoffensif, constata-t-il.
- Espèce de… ! Jura Tokbaz en tentant vainement de se dégager. Eh, qu'est-ce que tu fais ?
Usopp s'était mis une nouvelle fois en position. Il étira son arme au maximum et lança son offensive.
- Killer Move ! Atlas Suisei !
- ARRETE !
Quatre billes jaillirent, formant une trajectoire semblable aux cornes d'un atlas et explosèrent simultanément sur l'inventeur. La force de l'explosion le projeta dans les airs et il retomba comme une masse sur le sable. Ses habits en lambeaux, sa cape brûlée et déchirée, sa sacoche complètement détruite, son visage affreusement tuméfié, il avait perdu de sa splendeur. Toutefois, après une longue minute étendu au sol, il parvint à se relever. Sauf que…
- Que… où sommes-nous ? Et… qui êtes-vous, monsieur ?
Le sniper restait sur ses gardes. Il se pouvait qu'il s'agisse d'une nouvelle ruse de l'inventeur pour lancer une contre-attaque. Il ne restait qu'un seul moyen pour connaître le fin mot de l'histoire.
- Tokbaz est le plus grand taré de l'histoire de la piraterie !
Cette affirmation ne fut suivit d'aucune contestation. Visiblement, le concerné ne se sentait pas visé.
- Si vous le dîtes, c'est que ça doit être vrai, dit ce dernier en hochant les épaules. Néanmoins, je ne connais pas ce « Tokbaz ». Je ne vous serais donc d'aucune utilité dans cette affaire.
« Il est devenu amnésique ! Pensa Usopp, soulagé. Je n'aurais jamais cru qu'une explosion comme celle-ci était capable d'endommager le cerveau ».
Soudain, il marcha par inadvertance sur quelques débris de verres éparpillés dans le sable. Intrigué, il se baissa et en remarqua un qui portait une étiquette. Il le ramassa et le parcourut des yeux.
« Memory Hard : amnésique puissant. Ne pas inhaler ».
- Je vois… conclut-il en se tournant vers Tokbaz. Tu comptais l'utiliser contre moi mais dans l'explosion, tu l'a respiré sans le vouloir. Je comprends mieux maintenant.
- Que comprenez-vous cher monsieur ? Demanda poliment le concerné, perplexe.
- Simplement que j'ai gagné ! Lança-t-il joyeusement en faisant le signe de la victoire. La justice triomphe toujours ! Arigato, Sogeking !
Et sur ces belles paroles, il s'écroula.
Temps restant avant le retour de la Marine : 15 heures.
Luffy n'avait jamais été aussi motivé. Accompagné par Zoro, Sanji et Franky, il courait comme un dératé, scrutant l'horizon à la recherche de sa navigatrice. Hélas, elle demeurait introuvable malgré le fait que la plaine verdoyante s'étende à perte de vue. En effet, il n'était pas idéal de se dissimuler dans un paysage aussi plat.
- Où est passé ce sale type de carnaval ? Il n'a pas pu aller bien loin.
- Ma Nami-Swan doit être terrorisée, s'épouvanta Sanji en tournoyant sur lui-même.
- Moi, ce qui me terrorise, c'est ton comportement de demeuré chronique, ne put s'empêcher d'ajouter Zoro alors qu'il fonçait vers l'est, se séparant des autres.
- Eh mais… tu vas où comme ça ? Lui demanda Franky, les yeux écarquillés.
Zoro revint dans le rang, le visage cramoisi. Sanji éclata de rire.
- Demeuré chronique, tu disais…
- Toi, tu la boucles ! Pas de ma faute si ce paysage ne ressemble à rien vu d'ici…
- Vu d'ici ou de là-haut, c'est du pareil au même chez toi. « Tout droit », tu connais ou c'est trop difficile à assimiler pour ton cerveau de bretteur ?
- Je t'ai dit de la fermer, cuistot obsédé ! Ma prime est supérieure à la tienne je te signale !
- Mais ça n'a rien à voir dans l'histoire ! S'insurgea Sanji, sa tempe battant fortement. On parlait pas de prime à la base !
- Elle prouve que tu fais partie d'un ramassis de nullards…
- SI TU ME CHERCHES, TU VAS ME TROUVER, CHOU VERT !
- Du calme, déclara Franky en tentant de les séparer. Pour vous mettre d'accord, disons que toi, le blondinet, tu es un pervers et toi, le sabreur, tu as un sens de l'orientation aussi nulle qu'une taupe en plein jour.
- ATTENDS UN PEU, FRANKY ! S'emportèrent Zoro et Sanji dans une synchronisation parfaite.
- Eh, les gars, grouillez-vous, ordonna Luffy en fronçant les sourcils. Il faut qu'on trouve Sakaku le plus vite possible.
- Pour une fois, mugiwara a raison, reconnut Franky en levant le pouce.
- J'ai trois repas à rattraper…
- Y A QUE LA BOUFFE QUI T'INTERRESSE MA PAROLE ! S'exclamèrent les trois membres de son équipage.
Soudain, alors qu'ils continuaient à courir comme si leurs vies en dépendaient, deux ombres surgirent de nulle part et se postèrent devant eux.
- Ding dong, ils ont pas froids aux yeux ces types-là.
- Ils n'ont pas l'air de bien comprendre qui est le capitaine Sakaku.
Le gros Blier et Ougi leur barraient le chemin. Luffy, qui était un peu plus loin, reconnu le garde du corps de Sakaku.
- Ah, la grosse cloche ! C'est qui l'autre ?
- Pars devant, mugiwara ! Lui cria Franky. On va s'occuper d'eux.
- Ok mais méfiez-vous. La grosse cloche est redoutable.
Sitôt son conseil prodigué, il fila comme une flèche vers trois arbres feuillus qui lui semblait suspect.
"Cet endroit me rappelle l'île où on avait fait le Davy Back Fight, pensa-t-il. Il n'y a pas l'air d'avoir grand chose".
Tandis que le jeune homme s'éloignait, le gros Blier effectua un roulé boulé et s'immobilisa devant Zoro et Franky. Le sabreur avait déjà sorti ses sabres, prêt à riposter et les canons du charpentier était prêt à l'emploi.
- Ding dong !
- Hé, ça me fait mal de devoir découper un gros tas comme toi, déclara Zoro, une moue méprisante clairement visible sur son visage.
- Dong ding !
-…
- Dong dung !
- MAIS T'ES PLUS CAPABLE DE FORMULER UNE REPONSE COHERENTE OU QUOI ? Hurla le sabreur, excédé.
- Il m'a l'air pas mal atteint celui-là, dit Franky.
- Ding dang dung, vous ne voyez pas que je suis en train de vous combattre ? Fit remarquer le gros Blier. C'est une offensive psy-cho-lo-gique.
Zoro ne répondit pas mais resta dubitatif.
- Et c'est quoi le but de ce truc ? Tu veux nous déstabiliser avec le bruit de ta cloche ?
Le gros Blier fronça les sourcils et maugréa à voix basse :
- Dong dong… il est fort, le bougre…
- C'ETAIT POURTANT PAS BIEN COMPLIQUÉ A DEVINER ! S'emportèrent Zoro et Franky, irrités par l'attitude grotesque de leur adversaire.
- Ding… numérotez vos abatis. Je vais vous sonner pour de bon ! Kane kane no vertigo !
Le combat était lancé.
Au même moment, Ougi marcha tranquillement vers Sanji. Ses yeux étant la seule partie visible de son visage, il jeta un coup d'œil surpris à son adversaire qui, à la fois en pleine transe et ignorant ce qui se passait aux alentours, se lançait dans un long monologue dont le sens n'était connu que de lui-même.
- Ma douce déesse… Ne crains rien, je suis venu mettre un terme à tes souffrances. Comme tu as dû t'ennuyer si loin de moi, le cœur meurtri, espérant et priant de toutes tes forces mon retour imminent. Dès que tes yeux passionnés et enflammés se sont posés sur moi, des sensations aussi exquises qu'inconnues ont électrisé mon corps d'homme. Lorsqu'on t'arrachait brutalement à mon âme déchiré, je n'avais plus qu'une seule idée en tête : te délivrer quel qu'en soit le prix. Mes tourments prendront bientôt fin, ma nymphe, je le sais… Le moment venu, seuls devant ce coucher de soleil, nous nous abandonnerons à notre premier baiser qui nous était promis depuis si longtemps… Et enfin, arrivera le moment suprême…
Le cuisinier reprit son souffle. Les joues rosies, il expira une dernière bouffée de cigarette en forme de cœur et acheva :
- … celui de te voir nue intégralement…
Sous le choc du souhait (improbable) du cuisinier, Ougi se prit les pieds dans son tablier et se ramassa lamentablement par terre.
- Ce genre de conclusion casse grandement ton discours, si tu veux mon avis, intervint ce dernier en hochant négativement la tête.
- Et alors ? Cria Sanji en l'envoyant valdinguer dans l'herbe d'un violent coup de pied. Pff, si on a même plus le droit de penser à l'avenir, où allons-nous ?
Ougi se remit difficilement debout.
- Ne me fais pas rire, réussit-il à articuler en crachant une gerbe de sang. Une fille de cette classe ne pourra jamais aller avec un obsédé comme toi.
Deuxième coup de pied encore plus puissant que le précédent. La toque du cuisinier de Sakaku était aplatie et déformée.
- Très bien, puisque tu le prends comme ça…
Ougi sortit plusieurs instruments de cuisine des poches de son tablier : fouet, couteau, râpe, ciseaux, économe et autres.
- Je vais te montrer ce qu'il en coûte de me pousser dans mes derniers retranchements. Je vais te cuisiner !
Sanji éteignit sa cigarette.
- Voyons voir ça. Ca m'intéresse.
Luffy réussit à atteindre le triangle que formait les trois arbres mais n'y découvrit rien d'intéressant. Alors qu'il se demandait quel chemin il devait prendre pour retrouver son amie, il entendit tout à coup des bruits de tambourin. Le son de ces tambours était régulier et à mesure que le capitaine se rapprochait vers son origine, il devenait plus saccadé, plus agressif. Luffy écarquilla les yeux lorsqu'il arriva sur place.
Le sol ouvert révélait une énorme salle de la taille d'un terrain de football. Cette pièce avait certainement été creusée il y a de cela une bonne centaine de milliers d'années et dissimulée sous un épais gazon herbeux. D'ailleurs, la salle ressemblait à s'y méprendre à un autel sacrificiel. Un grand chaudron en fonte où bouillonnait un liquide jaunâtre et nauséabond était entreposé au centre de la pièce. Ses anses étaient attachées par deux chaînes en argent clouées au sol. Désintéressé par ces détails, Luffy découvrit Nami, inconsciente, ligotée, bâillonnée à un grand poteau couvert d'inscriptions anciennes et entourée de deux piliers en bois. Devant elle, une gigantesque statue représentait un animal étrange, une sorte de compromis entre le chien - pour le visage - le kangourou - pour le bas du corps - et le dragon - pour les cornes et la queue. Elle tenait dans ses deux petites mains une hache dont le manche était sertie de nombreux diamants, saphirs et émeraudes. Sa gueule ouverte laissait apercevoir d'impressionnantes dents pointues.
- Bienvenue mon cher mugiwara-san, déclara Sakaku d'une voix de pure jubilation en couvrant les bruits des tambourins qui se poursuivaient inlassablement.
Près de lui, Sir Amami émit un petit rire et croqua dans sa tablette de chocolat. Le capitaine de la Caravelle Carnavalesque ajouta :
- Tu arrives juste à temps pour la cérémonie.
Notes :
(1) Hormis son utilité défensive, voilà un objet qui ne sert tout bonnement… à rien.
(2) Les attaques de Grapille sont au nombre de cinq.
- La valse emplumée
- Le tango volage
- Le tchatchatcha aérien
- Le menuet du planeur
- La cucaracha vertigineuse
Les deux dernières n'ont pu être utilisées, Grapille ayant été éliminé.
(3) Je crois que celle là est la pire… Heureusement que ça s'arrête ici…
(4) Attaques de Tokbaz :
Crazy Box : Provoque une dépression nerveuse chez l'ennemi
Serpentin jet : Serpentin qui se déploie et qui s'enroule autour des bras et des pieds de l'adversaire.
Pétards de carnaval : Petits explosifs. En vente dans les magasins spécialisés.
Memory Hard : Produit qui provoque une perte de mémoire totale de l'ennemi.
Auteur : Et voilà pour le chapitre treize ! Il va falloir être patient pour le chapitre quatorze.
Nami, soupirant : Pas besoin de préciser, on le savait.
Auteur, mal à l'aise : Je fais ce que je peux, figure-toi.
Chopper à Robin : Tu crois que son histoire aura une fin ?
Robin, lui répondant avec un petit sourire : Je me le demande. Auteur-san n'est pas très professionnel, vu la vitesse à laquelle il publie les chapitres de son histoire.
Auteur, grimaçant : Ça va, j'ai compris. J'essayerais de faire de mon mieux. Au fait…
*Début du spoiler sur les derniers scans. Ne lisez pas la suite si vous n'en n'êtes pas arrivé là.
… vos nouvelles coiffures sont franchement superbes dans les derniers scans (sauf peut-être Franky lorsqu'il garde sa coupe rasée, ça lui enlève quelque chose, enfin après ce n'est que mon avis personnel). D'ailleurs, j'aimerais bien avoir ton opinion sur les différentes coupes, Luffy, vu que toi, tu as gardé la même.
Luffy : Ok, pas de problème. Voyons voir :
Pour Zoro et Sanji, il y a de nettes différences… c'est marrant, ils ressemblaient aux deux gars du faux équipage… Je me suis gouré en les voyant…
Zoro et Sanji, outrés : Mets des lunettes mon gars !
Luffy : Pour Usopp, c'est plutôt… touffu. Je vois pas trop la différence avec Robin, Chopper a bien grandi et Franky… qu'est-ce qu'il a la classe avec ses nouvelles armes (étoiles dans les yeux) !
Franky, prenant la pose funky : C'est à ça qu'on voit les gars bourrés de talent. Yeah !
Luffy : Quant à Brook, sympa la tenue. Sa coupe afro est resté intact, ça c'est cool.
Auteur, petit sourire aux lèvres : Et concernant Nami ?
Luffy : Hum, c'est… ça lui va très bien.
Nami, gênée : Je suis bien contente que cette coupe te plaise.
Luffy : C'est vrai, tu es très jolie comme ça et puis…
Nami, impatiente : Oui ?
Luffy : … ça met bien en valeur ton côté « tricheuse » et « radin ». Shishishi !
PAF ! SPAM ! TACLE ! GIFLE !
Auteur, reculant précipitamment : Bon, je crois qu'il vaut mieux qu'on s'arrête là, vous ne croyez pas ?
L'équipage à l'unisson : Tout à fait d'accord.
Luffy, le visage bien amoché : Fou fa fest d'afford. Fé douloureux comme exférience.
* Fin du spoiler
Merci à tous de m'avoir lu. Vos commentaires sont toujours la bienvenue. Bonnes vacances et à la prochaine !
