Le voyage entre Seattle/Atlanta dura peu de temps. Celui Atlanta/Rome par contre, était pénible. Arrivé là-bas, je volais une voiture (avec des vitres teintés) pour me rendre à Voltera. Je mis la radio à fond. « Never too late » passait et je la chantais. Le soleil plombait sur Rome. Une chance que Carlisle m'avait apporté des vêtements avec capine. Après 1 heure et demie de route, j'aperçus enfin Volterra. La ville était magnifique. J'adorais tout ce qui était vieillot. Je me faufilais entre les voitures présentes et finit par entrer dans Volterra où on me demanda de me stationner. Je le fis et, lorsque le soleil alla se coucher, je sortis de ma voiture. Tout de suite, une forte odeur de vampire me submergea. « Ils doivent être beaucoup ». Je suivais leur odeur. Toutes les maisons devant lesquelles je passais étaient collées à une autre. Tous monuments semblaient historiques. On aurait dit que je retrouvais dans un film illustrant l'ancien temps. Après quelque temps, j'arrivai devant une espèce de château qui dégageait une forte odeur de vampire. Faisant le tour de l'immense monument, je ne vis qu'une seule entrée. Mais si je me fiais à l'imposante odeur de vampire, je devais plutôt me diriger dans le sens contraire. Je suivis l'odeur… Elle me conduisait à un trou d'égout. Je soulevais le couvercle. L'ouverture était étroite et noire. Je sautais à l'intérieur, puis refermais le trou. Au fond du trou, il faisait sombre, mais pas totalement noir. Je commençais à marcher. La pâle lumière qu'il restait s'effaça lentement, mais je voyais encore. Je m'enfonçais de plus en plus sous terre. Peu à peu, le tunnel devint gris. J'arrivais au bout du souterrain, fermé par une grille aux barreaux rouillés, mais épais comme mon bras. Une petite porte également grillagée, moins imposante néanmoins, était ouverte. Je la franchis et la refermais après. Je débouchai dans une vaste salle plus lumineuse. De l'autre côté de la pièce, il y avait un lourd battant en bois, très épais lui aussi. Je le passais et arriva dans un couloir vivement éclairé, banal en somme. Me retournant sur moi-même, je remarquais que la seule sortie était un ascenseur. Je m'y engouffrais. Je pesais sur le bouton « réception ». L'ascension fut de courte durée et je débouchai dans une pièce accueillante. Une femme se tenait devant un haut comptoir en acajou, humain. La jeune humaine me regardait, du moins, elle essayait de me regarder : j'avais encore mon chandail et ma capine cachait mon visage. Étais-je à la bonne place? Tant pis, je tentais le coup.
- Je peux voir Aro?
- Vous avez rendez-vous?
- Non.
Elle sembla hésiter.
- On m'a formellement interdis de faire entrer des personnes qui ne sont pas attendues.
- Dommage.
Je m'engouffrais dans la porte qu'elle guettait des yeux et j'arrivais dans un long couloir, on pourrait croire qu'il n'avait pas de fin. Les murs étaient magnifiquement décorés dans les tons or et toute décoration était de grande valeur. Ils étaient forcément adeptes de l'art. Mes pas se répercutaient dans la pièce à mesure que j'avançais. Il n'y avait personne. Des dizaines de portes défilaient, chacune était dotée d'un nom. Corin, Félix, Santiago… Les Volturi devaient compter beaucoup de vampires dans leur rang. Je continuais à marcher jusqu'à arriver devant une double porte richement décorée. Je la franchis et me retrouvais devant une énorme quantité de vampires me scrutant, essayant de savoir qui se cachait derrière sa capine.
Au milieu de la salle, trois trônes s'y trouvaient, deux occupés, et celui du milieu venaient de s'y lever pour venir à ma rencontre. Aro semblait me scruter. Peut-être essayait-il de savoir si j'étais un vampire ou un demi-vampire… ou alors un humain. Jamais il ne se douterait que la personne qui se tenait à quelque mètre de lui était moi, la personne qui le détestait plus que tout au monde. Il fronça les sourcils.
- Qui es-tu?
Il s'était exprimé d'une voix autoritaire, féroce. Allait-il me croire?
- Bella Calhoun.
Tout le monde se tut. Le chef sembla hésiter un long moment avant de m'adresser une nouvelle fois la parole. Il semblait mi en colère, mi-amusée.
- Voyons, la véritable Bella ne se serait jamais présentée ici, alors qu'elle nous déteste. Elle est encore une fragile humaine, nous contions aller la transformer dans quelque mois.
- Je n'ai pas à prouver que je suis moi. Si vous ne voulez pas m'avoir dans vos rangs, il n'y a pas de problème. Je tiens seulement à tuer l'assassin de ma fille et mon créateur. Et je n'ai pas besoin de vous pour cela, j'ai seulement besoin du livre dans lequel est inscrit le nom de tous les vampires présents sur cette terre.
Je regardais Aro. Il avait l'air… émerveillé, heureux.
- Bella! Quel plaisir de vous revoir enfin!
Plusieurs vampires présents dans la pièce se turent, entendant Aro Vouvoyer quelqu'un.
Il s'approcha à une vitesse ahurissante vers moi et me tendit sa main.
- Le plaisir n'est en aucun cas partagé. Et arrêtez de me vous voyer.
Je la pris. Et quelque chose de bizarre se produit. Je me sentais aspiré, et il me fallu résister quelque secondes pour reprendre constance. Alors, je retirais ma main, aussi vite que je l'avais prise. Stupide bouclier! Tu ne peux pas marcher comme du monde un peu!
Je levais mes yeux vers lui. Il semblait déçu. Bien, alors mon bouclier fonctionne toujours.
- Quel pouvoir as-tu?
- Je peux lire dans les pensées d'autrui en touchant la personne. Tu me résistes, naturellement.
- Bien!
- Alors, chère Bella… Que me vaut l'honneur de ta présence parmi nous?
- J'aimerais… intégrer votre clan, si vous n'en voyez aucun inconvénient.
- Non, bien sûr que non. Nous serions très heureux de te compter parmi nous. Au fait, nous te souhaitons toutes nos condoléances, Bella. Nous avons tous entendu parler d'Edward… Marcus est dans le même genre de deuil. Si tu as besoin de te confier…
- Pouvez-vous, ne pas parler de lui, sil vous plais.
- Bien sûr. Tu dois vouloir te reposer. Ou, as-tu faim?
- J'ai chassé en venant.
- Je suppose que tu bois du sang animal.
- Vous supposez bien.
- Corin va t'emmener dans tes nouveaux appartements. Il va également t'expliquer certaines choses.
Quelqu'un s'approcha de moi. Il me fit sortir de la pièce et je me retrouvais dans le long couloir. Il avançait vite.
- Ta chambre est au cinquième étage, ce qui signifie que tu commences haut dans la lignée. Comme tu le vois, plusieurs sont encore au premier. Tu auras des entrainements, chaque jour. À 8 heures du matin. On t'y apprendra à améliorer tes pouvoirs et à te battre. Tu te mesureras principalement à Alec, parce qu'Aro veut que soit le mieux entrainé possible. Si tu veux retrouver tes assassins, tu iras à la bibliothèque. Tu y trouveras un livre, dans lequel sont répertoriés tous les vampires que nous avons rencontrés. Aro te confiera des missions. Il faudra que tu tues des vampires, des humains.
Je n'osais pas le contredire, il me parlait tellement bête que j'avais envie de l'exploser. Un seul mot sortant de ma bouche ferait perdre tout mon contrôle.
Nous passâmes devant toutes les portes et nous nous retrouvâmes devant un ascenseur. Je m'y engouffrais et les portes se refermèrent. Il pesa sur un des derniers boutons et fixa un point au loin. L'ascenseur se mit en marche.
- Ne prends pas ton succès vis-à-vis d'Aro trop au sérieux. Il recherche les pouvoirs, les grandes puissances, mais tu n'es qu'un objet. Plus vite tu le sauras, mieux ce sera. Tu devras lui obéir, me dit-il en gardant son sérieux. Aro, Marcus et Caius sont considérés comme les rois. Les gens leur doivent le respect, par exemple, ils les vouvoient, ou les appelle majesté. Ils s'agenouillent lorsqu'ils les voient. Α Partir de maintenant, tu seras comme une pièce d'échec, de leur jeu d'échec…
Il avait l'air tellement blasé. Serais-je devenu comme lui après quelque temps? Je dois avouer que j'ai déjà envie de quitter ce monde alors je ne suis pas mieux que lui. L'ascenseur s'arrêta et il recommença à marcher. Je le suivis.
Nous étions maintenant devant une porte double, dans les tons or. Corin m'avisa que quelqu'un viendrait me chercher le lendemain matin pour mes entrainements. J'ouvris les portes et entrais. Tout était magnifique. La chambre était décorée de façon à la fois moderne et vieillotte. Le lit, dans un coin isolé par un rideau en soie blanche, avait l'air confortable. Des dizaines d'oreillers rouges y étaient installés. Un peu plus loin, il y avait un bureau également blanc avec quelques touches rouges. Une bibliothèque y avait été aménagée à quelques mètres. Des coussins avaient été laissés tombés un peu partout dans la pièce et plusieurs objets or se tenaient sur les meubles. Je refermais la porte et ouvrais une autre porte. C'était la salle de bain. Il y avait un bain rempli de pétales de rose. On se croirait dans un film de princesse, si ce n'est que la princesse avait perdu son prince charmant. Le reste de la salle était simple et je sortis pour découvrir la dernière pièce que je devinais être le vestiaire. Quand j'y entrais, je fus époustouflé par le nombre de vêtements qui y avait été placé. Plusieurs robes, de toute sorte de couleur, ainsi que de nombreux chandails, tops, camisoles, manteau, jeans, pantalon étaient accrochés sur les supports. Au fond, un grand mur était placé, rempli de souliers de multiples couleurs. Les étagères n'étaient, heureusement, pas complètement remplies. Il y avait des miroirs partout. Je ne serais pas surprise si cette salle était plus grande que la chambre. J'y sortis et me téléportais dans mon ancienne maison pour y prendre quelque affaire, dont mon portable et mon téléphone, ainsi que quelques vêtements. Je me téléportais encore une fois dans ma nouvelle chambre, déposant mes choses là où elle devait être. Le travail finit, je pris mon téléphone et consultais mes messages. Rox m'avait envoyé plusieurs SMS, disant qu'elle alla appeler la police si je ne donnais pas de signe de vie. Je fermais mon téléphone. Je me couchais alors sur mon lit et je fus étonné de m'être fait réveiller par Chelsea à 7 :45, le lendemain matin. Les vampires ne pouvaient pas dormir, normalement. Je m'habillais rapidement et je rejoignis Chelsea qui me conduit dans la salle d'entrainement. L'entrainement fut dur, très dur. Alec me renvoyait sans arrêt par terre, et je découvris que je pouvais toujours avoir des bleus. Il essayait de m'apprendre des feintes, des prises... Je ne m'en sortais que parce que Carlisle m'avait appris à me battre... Après mon entrainement qui dura au moins trois heures, on me prévint que Caius souhaitait me voir, c'est donc calmement que j'allai dans la salle principale.
Lorsque j'ouvris la porte, ma gorge me brula, intensément. Je portais mes mains à celle-ci en pensant à Edward, essayant de me changer les idées face à cette foule d'humains à moitié morts qui se tenaient devant moi. J'essayais de ne pas les regarder, car je savais ce que j'y voyais : un repas. Leur corps serait imbibé de sang, la quantité de battement que j'entendais battre à cent à l'heure le prouvait. Un coup monté. Il savait que je n'avais pas bu depuis deux jours.
- Qui a osé? Je me laisserais mourir de faim plutôt que de me nourrir de la moindre goutte de leur sang.
Si délicieuse, soit telle. Ayant épuisé mes réserves d'oxygènes pour parler, je quittais la pièce en fermant les portes au passage.
Je retrouvais sans difficulté la chambre dans laquelle je me tenais précédemment et m'y enfouis. Je me dirigeais vers le dressing, y entrais, m'assis dans un coin obscur. Je restais là, espérant qu'un ange viendrait me libérer de cette condition et me mène vers Edward, m'y dépose dans ses bras. J'entendis cogner à la porte
- Bella?
Je ne répondis pas. Plusieurs personnes vinrent, aucune ne réussit à m'y faire sortir. Cela faisait plusieurs jours que j'étais dans cette pièce, sans m'être nourri, et ma gorge commençait sérieusement à bruler. Je faiblissais à vue d'œil. Puis, 7 jours plus tard, j'abandonnais. Je me téléportais dans une forêt environnante et apaisait ma soif avec l'aide de trois gros pumas frais. Le sang finit par apaiser la brulure que j'avais dans le cou et je rentrais au « château »... Quelqu'un m'y attendait : Aro.
- Bien, je vois que tu as cédé.
- Jamais. Je ne boirais que du sang animal. Si tu n'as toujours pas compris, je suis très têtue. Jamais tu n'arriveras à me faire boire une seule goutte de sang humain.
- Ce n'est pas moi, c'est Caius. Il ne comprend pas ton obstination à ne pas vouloir boire du sang humain. C'est notre nature. Nous sommes faits pour tuer.
- Je suis peut-être né destiné à devenir un vampire, mais je connais les humains, ils ne méritent pas qu'on les tue, et je ne veux pas être celle qui les prive du bonheur.
Je continuais mes bonnes habitudes de ne jamais manger d'humain. Je détestais cette vie. Je faisais la connaissance de quelques personnes, comme Félix, Retana et Démétri. Cela me prit beaucoup de temps à accepter Aro. Les autres, je ne les fréquentais pas... Je m'améliorais de jours en jour en combat. Mes hallucinations concernant Edward ne vinrent plus.
ALLO :D Je vous fais une petite surprise, parce que c'est la fin de l'année scolaire, pour moi en tout ca,s pis parce que c'est l'été. :)
J'ai hate de savoir vos commentaires sur ces deux chapitres :D
