Salut à toutes et à tous !

J'ai bien cru que je n'arriverai jamais à le publier celui-là !^^ C'est vrai que le temps me manque de plus en plus en ce moment mais soyez en sûr, je terminerai cette histoire. Déjà parce que je n'aime pas tellement les histoires abandonnées ou délaissées. Si on s'engage à écrire une fanfiction à plusieurs chapitres, on propose au moins une fin hypothétique à défaut d'une fin rédigée même si cela doit prendre des années (ou des mois, après cela dépend de la longueur de la fanfic). Donc, par respect pour les lecteurs, je finirai cette histoire et je pourrai dormir la conscience tranquille (quoique…^^).

Heureusement - pour vous ou pour moi - l'épilogue est désormais imminent. En tout cas, merci à tous ceux qui me lisent, ça me fait toujours plaisir et désolé pour le retard - pire qu'un dessinateur lors de la livraison de ses planches de BD, c'est tout dire.

Avertissement : Présence d'un Lemon au cours de ce chapitre. Le rating passe donc de T à M.


Le repos du guerrier

Dès l'instant où les lèvres de l'homme qui venait de la secourir se posèrent sur les siennes, Nami ne put s'empêcher de frissonner. Incapable de décrire les sensations qui la submergeaient en cet instant, elle ferma les yeux et se laissa entraîner par la saveur fruitée que dégageait la bouche de son capitaine. Cette exquise sensation avait le même effet apaisant que son corps chaud et rassurant près du sien. Dire qu'elle était passée à côté de ça pendant tout ce temps ! Tout en resserrant son étreinte, elle répondit à son fougueux baiser. Leurs langues s'unirent dans un ballet d'une sensualité enivrante, impatientes de se découvrir. La jeune navigatrice ne put réprimer un gémissement de plaisir et se laissa complètement aller dans ses bras. D'ordinaire, elle se serait contentée de réfréner ses pulsions, lui aurait administrée une rapide accolade pour le remercier et tout cela aurait été vite oublié. Mais aujourd'hui, il n'était plus question de se voiler la face sur ses sentiments. Leurs rapports devenaient de plus en plus ambiguës et il ne fallait pas être un expert en psychologie amoureuse pour comprendre qu'il y avait anguille sous roche. Le simple fait de nier ou d'ignorer les remarques bien senties de leurs amis à ce sujet n'ajoutait que plus de véracité aux propos de ces derniers.

Luffy se détacha de ses lèvres, s'approcha du lobe de son oreille et entreprit de le mordiller avec gourmandise. Ses mains qui étaient restées bien sagement au niveau des hanches commencèrent leur progressive descente vers la superbe chute de rein de la rouquine. Le souffle saccadée de son capitaine et la proximité de son corps rendaient difficile son retour à la réalité. Entre deux soupirs, elle parvint à murmurer :

- Luffy… pas ici…

- Et pourquoi pas ? Lança-t-il d'une voix étrangement rauque qui contrastait avec sa voix habituelle.

- Parce que ce n'est pas l'endroit idéal pour… Haa…

Il n'avait pas pu résister à sa nuque offerte et s'était empressé de la couvrir de baisers. Incapable de formuler une réponse cohérente, elle poussa un profond gémissement de contentement avant de se reprendre. Elle le repoussa gentiment mais fermement.

- Moi aussi, j'en meurs d'envie, affirma-t-elle, les joues rosies, en lui saisissant les poignets. Mais n'oublie pas que nous devons retourner sur l'île de Casprin pour récupérer notre navire et nous échapper avant que la Marine ne nous tombe dessus. Et puis, dès que Chopper sera sorti d'affaire, tu devras soigner ces vilaines blessures.

- Ok, ok, râla-t-il, déçu. C'est dommage de tout terminer comme ça…

- Qui t'as dit que c'était terminé ?

Nami lui fit un rapide clin d'œil. A cet instant, un sourire se dessina sur le visage du jeune homme.

Après plusieurs tentatives pour rejoindre l'île de Mildesane sans succès - aucune embarcation dans les parages, Nami trop épuisée pour nager, Luffy voulant lui montrer que pratiquer la brasse quand la mer est calme est un jeu d'enfant mais oubliant sa propre condition - ils durent se rendre à l'évidence : ils n'y avaient aucun moyen de retourner de l'autre côté sans l'aide d'une barque, d'un animal marin ou de Franky.

- Tu ne peux pas te servir un peu de ta cervelle de temps en temps ? vociféra Nami en essorant son haut après la baignade qu'elle avait due effectuer pour aller chercher Luffy. Qu'est-ce qui t'as pris de te jeter tête la première dans l'eau alors que tu sais pertinemment que tu ne peux pas nager ?

- Je croyais bien faire, s'excusa-t-il en toussant pour débarrasser ses bronches du liquide indésirable. La brasse, c'est facile normalement.

- Oui, d'ailleurs le crawl et la plongée sous marine pour te remonter, c'est super fastoche ! Franchement, comme si ça me faisait plaisir de repêcher des enclumes.

- Désolé…

La petite moue gênée de Luffy provoqua chez la jeune fille deux sentiments contradictoires. Elle le trouvait si attendrissant lorsqu'il arborait ce visage d'enfant attristé d'avoir été grondé mais aussi particulièrement énervant car cela avait le don de la troubler sans qu'elle ne puisse y faire quelque chose.

- Pas la peine de t'excuser, je ne t'en veux pas, soupira-t-elle. Nous devons trouver une solution pour quitter l'île dans les plus brefs délais.

- Eh, regarde ! S'exclama tout à coup Luffy en pointant du doigt l'étendue bleutée.

Nami fixa la mer et ses yeux s'agrandirent de stupeur. Monté de Mr Jisha et de Sanji, le fidèle Umiyume s'approcha de la plage et émit un son semblable à la corne de brume. Ses yeux striés les fixèrent durant un instant avant que son attention ne se porte sur les pirates assommées de Sakaku éparpillés dans le sable.

- POOON ! Content de revoir une ancienne cliente de mon établissement, déclara Mr Jisha dont le nez en forme de trompette émettait des sons similaires à la dernière chanson entonné par Luffy sous la douche.

- Oï, vous pouvez pas la mettre en sourdine ? Lui proposa aimablement Sanji, de la même manière qu'il l'avait demandé à Luffy lorsque celui-ci avait entamé le second couplet de sa chanson fétiche dans la salle de bains du Thousand Sunny.

Puis son attention se porta aussitôt sur Nami.

- NAMI-SWAN ! J'étais si inquieeeeet ! Comment te sens-tu ? Tu n'as pas de vertiges ? Tes blessures ne te font pas trop mal ?

- Ça va, merci Sanji-kun, répondit-elle en échangeant avec Luffy un regard amusé.

- Tu m'as volé la vedette, Luffy, dit Sanji en bombant le torse, mais je n'ai pas dit mon dernier mot !

- Mon cher monsieur, je vois que vous êtes un grand fan de « Cœur de pirate » pour vous rappeler de la fameuse réplique de Minesoko, le second mari de Ayumi, lança d'un ton enthousiaste Mr Jisha au cuisinier.

- Cœur de pirate ? S'étonnèrent les trois mugiwaras.

- Un feuilleton diffusé sur la chaîne MAR 1, leur apprit-il. Ça passe tous les samedis sur escargoTV. J'ai particulièrement aimé le passage où le capitaine Bentoki, après son quatrième divorce, décide de se réconcilier avec Ayumi, sa seconde épouse par l'intermédiaire de Fujiwara, l'ancien amant de celle-ci en lui offrant une croisière romantique sur Calm Belt grâce à un ancien adversaire du nom de Barbe Sale, devenu entre-temps le nouveau compagnon de sa sœur Miko. Et la phrase qu'il lui a dite avant de l'emmener à bord du bateau de croisière : « Je deviendrais le seigneur de ton cœur ! ». Ah là là, je me demande où les scénaristes vont chercher tout ça ! (1)

Sanji écarquilla les yeux et Nami mit une main devant sa bouche pour ne pas éclater de rire. Luffy demeurait perplexe : à vrai dire, il n'avait pas bien compris l'histoire qu'il y avait entre les différents personnages et se demandait qui avait eu l'idée d'imaginer un récit aussi compliqué. Une fois toutes les personnes installées sur son dos, Umiyume fila à toute vitesse vers l'île de Mildesane, quittant définitivement Fort-Bravent, désormais réputé pour son combat entre deux hommes, deux valeurs, deux conceptions diamétralement opposées. Grâce à l'aide de son capitaine, Nami était de nouveau libre. (2)


A l'hôpital de Mildesane.

- Le voici hors de danger, déclara le médecin à l'équipage enfin réuni - hormis Luffy et Nami qui étaient partis à l'infirmerie pour soigner les blessures de Luffy - tandis qu'il finissait de bander l'une des pattes d'un Chopper toujours endormi. Bien qu'il ait perdu beaucoup de sang et qu'il soit couvert d'hématomes, le pire a été évité. Dans quelques jours, il sera complètement rétabli. Tout ce dont il a besoin, c'est de repos.

- Eh bien, on peut dire qu'il a eu de la chance, dit Franky, ses lunettes de soleil relevées sur son front.

- Je suis rassurée que notre docteur se porte bien, ajouta Robin.

- Quelle sollicitude, Robin chérie ! S'émerveilla Sanji, des petits cœurs roses tournoyant autour de lui.

- Oï, si t'allais voir là-bas si j'y suis ? Lança Zoro, quelques bandages sur le visage, assis en tailleur dans un coin de la pièce, les bras croisés.

- Même si tu y étais, crois-moi que je n'irais pas voir ta sale tête de gazon.

- Ah non, si vous voulez vous battre, faîtes-le à l'extérieur, s'énerva Usopp. Vous avez entendu le médecin, Chopper a besoin de repos.

- Bah, j'ai pas besoin de me fighter avec artichaut, j'ai mieux à faire, rectifia le cuisinier. Où est Nami-Swan ?

- Elle soigne les blessures de Luffy, on te l'as déjà dit, soupira Franky.

- Quoi ? Mais c'est à moi de…

- Tais-toi !

Toutes les personnes présentes dans la pièce, y compris Robin, lui prièrent de rester tranquille. Sanji obéit. Si l'archéologue le souhaitait, il l'accepterait sans rechigner. Comme l'esclave de l'amour qu'il était.


Pendant ce temps, à l'infirmerie, Luffy était sur une table d'auscultation, attendant de se faire soigner par Nami. L'infirmière leur avait permis de s'y faire soigner mais n'avait pas pu le faire elle-même, messe des « grandes complaintes catastrophiques » oblige. (3)

- Puisque que l'infirmière est partie prier pour le salut de l'île et que Chopper n'est pas encore remis de ses blessures, je vais m'occuper de soigner les tiennes, déclara Nami.

Luffy ne répondit rien. Ça ne lui déplaisait pas que sa navigatrice s'improvise infirmière pour cette occasion. Mais il devait bien se l'avouer, il avait très chaud dans cette pièce. Depuis qu'il l'avait embrassée, il se sentait franchement bizarre. Son bas-ventre chauffait inexplicablement, son corps était parcouru de frissons et son cœur n'arrêtait pas de se manifester en tambourinant avec force dans sa poitrine. Peut-être était-il malade lui aussi ? Il la regarda attraper une bouteille d'alcool sur la table de l'infirmerie, en imbiber une compresse puis se tourner vers lui.

- Je suis forcée de désinfecter tes plaies, dit-elle. Ça va piquer un peu. Rassure-toi, ça n'a rien d'insurmontable. Tu es prêt ?

- Ouais mais y a un problème, dit-il gravement.

- Lequel ?

- Je crois que je suis malade.

Nami resta interdite pendant quelques secondes. Elle le fixa avec stupeur.

- Malade ? Répéta-t-elle en essayant de cacher l'inquiétude qui transparaissait dans sa voix. Qu'est-ce que tu as ?

- J'ai très chaud, je frissonne tout le temps, mon cœur n'arrête pas de cogner et je sens quelque chose d'étrange à l'intérieur de mon short. Tu crois que j'ai chopé la colique ? (4)

La jeune fille demeura un moment sans réactions puis soudain elle éclata de rire.

- Qu'est-ce qu'il y a de marrant ? Lança Luffy sans comprendre le côté hilarant de la situation.

Elle mit quelques minutes à reprendre son calme et son sérieux. Elle essuya ses larmes de fou rire et le contempla, un sourire amusé aux lèvres.

- Je ne regrette pas de voyager avec toi. Ça brise la monotonie du quotidien.

Le capitaine prit une moue boudeuse et croisa les bras.

- Je comprends rien, marmonna-t-il.

- Ça ne m'étonne pas, sourit-elle tendrement en posant délicatement une main sur sa joue. Ecoute Luffy, tu n'es pas malade. A part ces blessures, tu es en parfaite santé. En fait, ce que tu éprouves, je l'éprouve aussi.

- Quoi ? S'écria-t-il. Toi aussi, tu as la…

- MAIS NON ! Cria-t-elle en lui donnant un coup sur la tête. Laisse-moi finir, idiot !

Luffy grimaça en touchant le sommet de son crâne endolori et obéit sagement à la jeune rouquine.

- Les symptômes, si j'ose dire, sont les mêmes que les miens, dit-elle. Dès que l'on s'est embrassé, tu as ressenti comme moi des sentiments inhabituels. Autrement dit, ils sont la manifestation de tes ressentis hormonaux.

- Hein ? S'exclama Luffy.

Nami se tint l'arrête du nez, excédée.

- Bon sang, t'es long à la détente ! Qu'à cela ne tienne, certains actes sont plus parlants que de longs discours.

Elle l'attrapa par son gilet rouge sans manches et l'embrassa avec passion. Luffy ferma les yeux et la saisit instinctivement par la taille. Il découvrit à nouveau cette étrange sensation qui lui tiraillait l'estomac et qui faisait battre son cœur à vive allure. Avec douceur, l'une de ses mains caressa ses beaux cheveux roux tandis que l'autre se glissait sous son débardeur blanc. Celle-ci ne manifesta pas l'envie de s'extraire de cette étreinte et approfondit le baiser pour lui signifier qu'elle n'opposerait aucune résistance s'il souhaitait aller plus loin. Les yeux de Luffy d'ordinaire innocents furent voilés par le désir qui bouillonnait en lui, tel un volcan prêt à rentrer sous peu en éruption. Il retira le haut de sa partenaire et posa ses lèvres à la base de son cou, le léchant avec envie. Elle gémit fortement et entreprit d'ouvrir délicatement son gilet rouge. Une fois le travail accompli, elle passa ses mains sur son torse musclé, effleurant volontairement les endroits sensibles de sa peau. Il frissonna, peu habitué aux caresses. Elle savait s'y prendre pour faire monter la température.

« Ça soigne bien mieux que les compresses imbibées d'alcool » pensa-t-il.

Joignant l'utile à l'agréable, il lui détacha son soutien-gorge - arracher serait le mot juste - et le jeta loin d'eux, comme s'il avait été un ennemi à leur union. Nami n'en tint pas rigueur. En temps ordinaire, elle l'aurait défiguré à coup de poings mais à cet instant précis, elle s'en fichait. A vrai dire, à défaut de penser avec cohérence, son ressenti parlait pour elle. Peut-être était-ce dû à la langue malicieuse du jeune capitaine qui venait de quitter sa clavicule pour rencontrer la naissance de ses seins. Appréciant au passage la belle proportion de sa poitrine, Luffy entreprit d'y redessiner à sa manière les contours. Affamé, excité, il s'attaqua sans plus attendre à ses tétons durcis, les suçant doucement tout en s'aidant de ses mains pour pétrir, pour malaxer les superbes mamelles. Un soupir de contentement lui fit comprendre qu'il était sur la bonne voie et qu'il devait poursuivre en ce sens.

Cependant, Nami se refusait d'être inactive. Elle releva son visage vers elle et l'embrassa sauvagement. Elle se plaqua contre lui grâce à un déhanchement sensuel dont elle avait le secret. Luffy sentit une partie de son anatomie réagir avec force suite à ce contact. Elle déboutonna avec une lenteur presque criminelle le bermuda bleu de son capitaine et fit glisser une main dans son caleçon quelque peu déformé par sa virilité. Une légère caresse suffit à lui faire lâcher un râle rauque. Sentant qu'il ne tiendrait pas longtemps à ce rythme là, il s'empressa de se débarrasser de son short afin de se faire plus librement « malmener » par sa partenaire. Il perçut son regard coquin mais n'en comprit pas immédiatement la signification. Ce fut lorsque sa verge fut libérée sa prison de tissu par les bons soins de la jeune fille qu'il saisit enfin son intention. Sa navigatrice était prête à passer aux choses sérieuses. Il déglutit difficilement. Ses mains tremblaient, son cœur battait la chamade mais son excitation était palpable. D'ailleurs, son sexe réagit en conséquence.

- Nami… murmura-t-il d'une voix rauque.

- Tss, tu es toujours si impatient, sourit-elle en se mettant à genoux et en s'autorisant quelques coups de langues sur l'objet de ses convoitises.

Luffy réprima un cri de pur plaisir. Le désir était de plus en plus violent et il lui serait bientôt impossible de résister. Elle comprit qu'il était temps de passer à l'action et de le faire vibrer. D'une rapidité et d'une habileté sans pareille, elle prit son imposante verge en bouche et entama de longs va et vient. Il s'empêcha de crier de plaisir mais il ne put s'empêcher d'émettre plusieurs soupirs de jouissances.

- Na… Nami… haa…haa !

Elle continua comme si de rien n'était. Avec professionnalisme, elle fit connaître l'extase à son compagnon. Sa langue virtuose ne cessait de surprendre Luffy au bord de l'explosion. Caressant les cheveux de son amie, il ferma les yeux tellement les sensations qui le submergeaient étaient puissantes. Si elle n'arrêtait bientôt pas, il ne serait plus capable de se retenir.

- Sto…stop… j'en peux plus…

Dès qu'elle s'interrompit, il ne put s'empêcher de pousser un grognement de dépit. Elle lui adressa un petit sourire coquin et lui fit signe de la suivre. Elle se dirigea vers un lit inoccupé, conçu pour recevoir les malades. Sans aucune gêne, la jeune navigatrice s'y s'allongea et l'invita à la rejoindre. N'écoutant que son instinct - qui ne lui avait jamais fait défaut jusqu'à maintenant - il se mit à califourchon sur elle.

- Délicieuse, c'est le mot juste, commenta-t-il, un sourire amusé aux lèvres.

- Si tu as envie de me goûter, c'est le bon moment, répondit-elle en caressant grâce à l'une de ses jambes son bassin dénudé. Carpe diem.

- La carpe à fait quoi ?

- Laisse tomber. Continuons.

Aussi vif que l'éclair, il se débarrassa de son gilet rouge qu'il jeta dans un coin de la pièce. Il se retrouvait désormais nu devant l'un de ses plus beaux fantasmes. De manière très charnelle, il descendit progressivement ses mains vers ses cuisses et effleura sa peau du bout des doigts. Nami gémit fortement, sensible à ses moindres caresses. Sa jupe quitta ses hanches et tomba au sol, suivie de près par une culotte devenue bien inutile. Après un moment d'hésitation, il présenta ses doigts fins à l'entrée de son intimité déjà humide et en introduisit deux. Malgré une légère douleur qu'elle ressentit lors de l'intrusion, la jeune rouquine poussa une exclamation de plaisir qui s'intensifiait selon la pénétration des doigts de son partenaire vers son clitoris. N'y tenant plus, il attrapa ses jambes, les écarta et posa un regard vers sa partenaire pour obtenir son feu vert. Un clin d'œil lui donna l'autorisation. Il rentra son sexe fièrement dressé avec le plus de délicatesse possible dans son intimité. Nami poussa un cri de surprise et de douleur. Elle ressentit une déchirure au niveau de son bas-ventre, sensation fort désagréable. Non seulement c'était la première fois qu'elle faisait l'amour avec un homme, expliquant cette souffrance inhabituelle mais pour couronner le tout, la verge de Luffy n'était pas de petite taille ! Constatant que cet « intrus » dans le vagin de son amie perturbait celle-ci, le jeune capitaine demeura une ou deux minutes sans bouger, déposant multiples baisers papillons dans son cou pour la rassurer. Une fois la jeune fille habituée à sa présence, il entama de longs va et vient, faisant coulisser son dard avec lenteur. Bien que la douleur n'ait pas totalement disparue, la jeune fille gémit de pur plaisir. Cette fois, la sensation était délicieuse. Agrippé à ses hanches, Luffy lui administrait de souples petits coups de reins sans tomber pour autant dans la brusquerie. Lui aussi appréciait particulièrement cette toute nouvelle situation. Il l'entendit jouir alors qu'il fermait les yeux, se laissant envahir par un sentiment de jubilation inconnue auparavant. Cette passion à la fois tendre et sauvage, affectueuse et emportée donnait un aperçu parfaitement clair de leurs sentiments. Se donner à l'autre était en quelque sorte un moyen de retrouver la sérénité, de savourer le corps de l'être aimé et de se libérer des craintes, des peurs et des doutes éprouvés tout au long des traversées en mer.

- Ça va, Nami ? Dit-il entre deux gémissements. Tu veux que j'aille… moins vite ?

- Non, Luffy, continue… lança-t-elle. Tu tiens le bon rythme.

Luffy poursuivit sur sa lancée. Les cris gutturaux qu'ils poussaient étaient réellement impressionnants et révélaient bien l'état dans lequel il se trouvait. S'enfonçant encore plus profondément dans son intimité, les soupirs extatiques de Nami devinrent plus sonores. A moitié essoufflée, elle posa sa tête sur l'épaule de Luffy alors que leurs ébats fougueux se poursuivaient dans une sorte de « chevauchée fantastique ». Ils gémissaient à en perdre haleine, leurs corps dégoulinant de sueur. Nami, cramponnée aux épaules du jeune homme, était déconnectée de la réalité et ne parvenait plus se faire discrète. Lui-même sentait qu'il n'allait pas tarder à venir. Ils poussèrent leur ultime cri de jouissance qui atteignit son paroxysme. Luffy se retira précipitamment de sa navigatrice (s'il ne voulait pas avoir d'enfants, c'était la meilleure des choses à faire selon l'un des livres sur la reproduction humaine de Chopper) et se libéra en poussant un rugissement bestial. Il éjacula une grande partie de sa semence sur les draps du lit. Une fois leurs pulsions assouvies, leurs souffles revenus à peu près à la normale, ils s'embrassèrent plus timidement, comme s'ils avaient enfin conscience de ce qu'ils venaient de faire. Toutefois, il n'y avait pas l'once d'un regret ni chez l'un ni chez l'autre. (5)

- Merci.

- Pourquoi tu me remercies ? S'étonna Luffy en caressant d'un geste tendre ses cheveux roux.

- Merci d'être là, précisa-t-elle avec un sourire.

- C'est réciproque.

Nami haussa les sourcils, surprise qu'il emploie ce mot. Elle se rappelait le lui avoir dit lorsqu'ils s'étaient retrouvés sur cette île mais elle ne pensait pas qu'il en connaissait la véritable signification. Elle se rapprocha de lui et chuchota à son oreille :

- Tu m'étonneras toujours.

Luffy sourit. Ils se rhabillèrent rapidement et effacèrent toute trace de leurs ébats grâce à un rapide nettoyage. Puis Nami se tourna vers son capitaine et lui dit :

- Bon, et si je m'occupais de tes blessures ? A l'origine, on était venu pour ça.

- Tu t'en es occupée, Nami. Je vais beaucoup mieux.

- Mouais, nous la joue pas à la Sanji non plus. Je ne suis pas dupe. Allez montre moi ces plaies que je les soigne.

- Shishishi.

Temps restant avant le retour de la Marine : 3 heures.


Notes :

(1) Chaîne aux programmes aussi plats qu'une limande, je tiens bien à le préciser. Pour l'anecdote, M Jisha est fan de cette série depuis maintenant six ans (quatre saisons, cent trois épisodes).

(2) Je dois avoir un problème avec les transitions…

(3) Comme je vous l'avais expliqué dans les précédents chapitres, Mildesane est une île où règne une superstition permanente. Par exemple, si un enfant fait tomber un objet avec son ballon, tout le monde croit à la manifestation d'un démon et on crève le ballon en suivant tout un principe rituel compliqué que je ne peux expliquer, faute de temps.

(4) Ça casse la scène, n'est-ce pas ? Eh oui, Luffy et le romantisme, ça fait deux.

(5) Hum, je suis assez partagé sur la qualité de mon Lemon… Franchement, certaines phrases sont d'une lourdeur, mais d'une lourdeur !^^ Et quelques expressions sont particulièrement moyennes ou mal trouvées genre « Luffy lui administrait de souples petits coups de reins sans tomber dans la brusquerie ». Désolé, mais je n'en ai pas trouvé en remplacement.


Auteur : Et ainsi s'achève ce chapitre dix-huit… Je suis parvenu à écrire ce fameux Lemon qui me tenait tant à cœur…

Nami, mortifiée : Je n'ai jamais eu aussi honte de toute ma vie.

Luffy, riant : Bah, c'était génial ! A présent, je suis d'excellente humeur ! On recommencera, hein Nami ?

Nami, écarlate, criant : JE NE REALISE PAS CA SUR DEMANDE ! Ne me dis pas que tu n'as pas été dérangé de faire l'… enfin, de l'avoir fait devant tout le monde ?

Luffy, souriant, parfaitement détendu : Du moment qu'on s'est éclaté, je vois pas où est le problème.

Usopp, hochant négativement la tête : Tu ne vois jamais où sont les problèmes, Luffy. C'est pour ça qu'on est entraîné dans des tas d'aventures dangereuses.

Chopper : J'espère que vous avez pensé à vous protéger pendant le rapport. J'ai lu récemment dans un livre…

Sanji, en flammes, criant : J'ENRAGE ! LA JALOUSIE ME CONSUME !

Zoro : Pas la peine d'en rajouter, Chopper. Il est déjà suffisamment à cran comme ça.

Luffy, abasourdi : Se protéger de quoi ? Il pleut pendant un rapport ?

Nami, la tête dans les mains : Malheureusement, les éclairs de lucidité et de bon sens ne durent jamais longtemps chez lui. A Chopper : Nous sommes des personnages de fiction à la base… Mais tu as raison, lors d'un vrai rapport, ce n'est pas quelque chose qu'il faut oublier.

Robin, taquine : En tout cas, on ne peut pas dire que vous manquez d'imagination pendant ces moments là.

Nami, la fusillant du regard : Merci pour ton soutien, Robin.

Usopp : Pose ces couteaux de cuisine, Sanji, l'histoire d'auteur-san est pratiquement terminée… Dîtes les gars, vous pourriez faire un effort pour Sanji.

Celui-ci, retenu par Usopp et Franky pour qu'il ne se jette pas sur l'auteur : Laissez-moi, je vais lui faire manger son écran d'ordinateur à ce timbré !

Franky : Il est pas au bout de ses peines, le blondinet, avec toutes ces histoires LuNa…

Nami : Si ce n'était que ça, je pourrais à la limite passer l'éponge. Mais écrire une histoire à but non lucratif, c'est vraiment un scandale !

Zoro, une goutte derrière la tête : Irrécupérable.

Luffy : Mouahahaha ! Z'êtes trop marrants !

Auteur, faisant semblant de n'avoir rien entendu : Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Nous ne sommes plus qu'à un petit chapitre de la fin (sans compter l'épilogue qui formera le chapitre final de cette fanfic). N'hésitez pas à me faire part de vos impressions ou de vos remarques par review. D'ici là, portez-vous bien et à la prochaine !