- Shut! Ne fais pas de bruit! Peut-être qu'ils dorment...

- BELLA! T'ES LÀ?... Aoucht... Rose, ce n'est pas parce que je suis fort que tu peux me frapper, ça fait mal à mon cœur…

Je me frottais les yeux, exaspérés… Les ouvrants, je regardais Edward, toujours endormis. Je souris. Il était toujours là… Je caressais ses cheveux de ma main, il m'embrassa dans le cou, m'avouant qu'il était bien réveillé. Il garda cependant les yeux fermés. Je m'étirais, relevant légèrement les couvertures… Emmett ouvrit alors la porte dans un grand fracas, dérangeant légèrement notre intimité.

- OUFF! Bella, ça fait une demi-heure qu'on sonne… Et ya une légère odeur de vampire dehors… J'ai eu peur…

- Vas-t-en, espèce d'enfoiré!

- Pourquoi? C'est comme ça que tu traites ton propre frère, Tsss! Tu ne voulais pas qu'on voie les résultats de votre partie de jambes en l'air, c'est ça?

Je rougis, regardant Edward qui prit ma main, me souriant.

- Tsss! Quelle impolitesse! Non, mais c'est vrai quoi! Alice, Rose, dites quelque chose!

Je les regardais, Alice semblait dans ses pensées…

- Edward! Tu vois ça! La belle nuisette à Bella est toute fripée maintenant! C'est un crime, Bella. Ça me fait mal de dire ça, mais il faut la jeter!

Edward sembla alors se réveiller. Il grogna.

- Alice, surtout pas!

- Pourquoi? Elle est bonne à jeter.

- C'est la couleur que je préfère sur elle, tu n'as pas le droit!

Elle souffla, riant aux éclats.

- Ouais, c'est ça… Tu aimes surtout la lui enlever!

Elle la lui lança. La rattrapant, il la glissa sous les couvertures, la serrant comme un toutou, refermant les yeux.

- Qu'est-ce que vous voulez?

- Bin... On allait à la plage, pour un feu que camp, on venait vous chercher. Vous venez?

- Un feu de camp?

- Oui, Bella… Un feu de camp, on s'achèterait une pizza et on s'assiérait tous ensemble autour d'un feu, où on ferait cuire des…

- Stop! Je sais c'est quoi, Alice. Je parlais, il est quelle heure?

- Bella, il est 4 heures…

- Oups. J'ai dû oublier à quelles heures nous nous étions couchés…

Je regardais Edward, qui approuva.

- On se lave et on arrive. Achète-moi un chocolat chaud, Emm.

- D'accord, et pour le vampire?

- Occupes-t-en…

- Tsss. Tu ne peux pas le faire exploser à distance?

- Non, je ne sais pas ou il est…

- OK, à toute!

Ils partirent, refermant la porte derrière eux.

- Mmm...

Il embrassa mes cheveux, je me blottis contre son cou, l'embrassant brièvement.

- On peut rester là?

- On peut, mais tu m'as mis une idée en tête…

- Quelle?

- Une bonne douche.

Il se releva, me prit dans ses bras, telles une princesse et nous conduis vers la salle de bain. Il ouvrit l'eau chaude et entra, me déposant par terre. Nous nous lavâmes mutuellement, mais dûmes bien vite sortir rejoindre les autres.

Je regardais à l'extérieur, remarquant qu'il ne faisait pas assez chaud pour se baigner, je me vêtis d'un Jean slim noir ainsi qu'une camisole jaune. Je laissais mes cheveux tomber librement, toujours humides. Edward sortit de la salle de bain quelque minute après moi, fouillant dans ses tiroirs, essayant de trouver une tenue décente. Il soupira, enfilant des shorts, un chandail et un polar noir.

- Il faudra vraiment aller m'acheter des vêtements, demain. Alice en sera ravie. Tu viens?

Il s'approcha de moi, me proposant sa main. Je la pris et nous rejoignîmes les autres.

- Dis, ta sœur… Tu comptes aller la chercher?

- Oui, mais pas avant quelques jours. Bien qu'il soit facile de s'infiltrer en étant vampire dans leur monde, un humain, c'est presque impossible. Il me faut un plan.

- Tu n'aurais pas juste à… te téléporter dans la pièce où elle est, et à repartir.

- Si, mais… je n'ai jamais été capable de m'y téléporter, il y a un blocage, ou un truc du genre.

Nous arrivâmes à la plage, ou il n'y avait que notre groupe qui s'était risqué à sortir. J'avoue qu'il faisait légèrement froid pour sortir en camisole, mais bon… Je n'ai pas eu froid depuis des années, alors, quelle importance?

Les autres étaient tous autour du feu, qui n'était pas encore allumé. Nous nous y assîmes aussi.

- Dis Bella, tu ne peux pas allumer le feu, histoire qu'on ne gèle pas sur place?

- Une allumette aurait fait l'affaire, tu sais.

Je fis apparaître une flamme sur mon pouce et la déposait sur le bois. Ça ne prit que quelques secondes pour que le feu décolle et prenne de l'expansion.

- Alors Bella, pourquoi étais-tu si… bizarre, hier?

Je le regardais dans les yeux, pris une grande inspiration :

- Tu me croirais si je te disais qu'Edward serait mort, ainsi qu'Alice, dans cet avion? Mais que j'ai survécu? Et qu'après un an, un vampire ma transformé? Que j'ai rejoint les Volturi?

- Non, tu préférais mourir plutôt que de voir Aro.

- Si, seulement qu'aurais-tu fait, toi? Je devais retrouver mon assassin et Kiwi. Je n'avais pas le choix.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé après? Tu l'as retrouvé?

- Après environ cent ans, je l'ai retrouvé. Elle gisait au fond d'une espèce de prison dans la cave du château.

Ses yeux s'illuminèrent, ouvrant la bouche, n'osant par contre pas troubler le silence qu'y s'était installé autour de nous.

- Elle… va bien?

Je baissais les yeux.

- Elle a des bleus partout sur le corps. Ses yeux étaient éteints, et elle est frigorifiée. Elle est maigre comme un cure-dent, c'est déjà surprenant qu'elle ait survécu jusqu'ici. C'est elle qui m'a proposé ce vœu…

- Vœu?

Je me retournais vers Rose.

- Lorsque je suis avec elle, elle est capable de réaliser notre rêve le plus cher, mais seulement qu'une fois.

- Alors si je comprends bien, elle t'a proposé de revenir dans le passé, c'est bien ça?

Si, c'est cela. Elle te salue, Emm. Elle a très hâte de te revoir.

Je reposais mes yeux sur Emmett, alors qu'il regardait par terre, masquant ses yeux, que je devinais en eau.

- Et toi... tu vas bien?

Je lui souris.

- Le cauchemar est passé.

Je me rapprochais du feu, grelottant. Je devais me réhabituer à porter des vêtements chauds, je n'étais plus habitué. Edward soupira, enleva son polar, et me le tendit. Je l'enfilais, à la vas vite et me blottis dans ses bras.

- Dis Bella, pourquoi es-tu resté en vie?

Je levais les yeux vers Edward, remarquant qu'il se demandait cela aussi puisqu'il fronçait les sourcils.

- Ce n'est pas le bon moment pour en parler. Et Edward sera le premier au courant le moment venu.

Alice explosa :

- Bella! Je suis ta meilleure amie, il me semble que, logiquement, c'est moi qui suis censé être au courant en premier, non? Et moi qui croyais que tu m'aimais!

Je la regardais quelques secondes, ses yeux me fixaient intensément, alors qu'elle faisait j'air des gouttes dans ses yeux, de façon à pouvoir pleurer si je résistais, alors qu'elle prenait son air de chien battu.

- Alice…

- Laisse Bella. Je le saurais, quoi que tu fasses ou dise!

- J'allai te proposer d'aller faire du magasinage avec moi. Mais très bien, j'irais sans toi.

J'examinais sa réaction. Elle commença par écarquiller les yeux, puis me regarda avec des yeux noirs.

- Je t'interdis formellement d'aller faire du magasinage sans moi!

- Tu crois sincèrement que j'irais faire du magasinage sans ma meilleure amie?

- Non, je t'ai bien formé. Bien… On pourrait tous y aller ensemble… Edward et moi, on n'a plus aucun vêtement à cause de ce stupide avion… J'ai été obligé d'en emprunter à Rose, tu vois le genre?

Je sentis Edward m'embrasser les cheveux et je soupirais, heureuse.

- Ça me va, affirma Rosalie.

- De toute façon, ce n'est pas comme si on avait le choix!

Nous éclatâmes tous de rire face à la blague d'Emmett, alors que celui-ci sourit, fier de lui.


Chapitre 21

Le soleil me réveilla le lendemain matin, et, ne trouvant pas Edward à côté de moi, je commençais à paniquer, pensant que tout ça n'était qu'un rêve. J'ouvrais les yeux et remarquais que j'étais bien dans ma chambre, ce qui était surprenant.

- Edward?

Je pris une profonde inspiration et sentis un doux parfum de gaufres. Je me levais donc et descendis les marches des escaliers. Je trouvais Edward dans la cuisine, assis sur le comptoir, me regardant. Je sautillais jusqu'à lui, heureuse comme jamais, me mettant sur la pointe des pieds pour l'embrasser.

- Bonjour, ma Bella… Tu as faim?

- Affamé, à vrai dire…

Il descendit du comptoir pour me servir, alors que je m'asseyais. Se retournant vers moi, me faisant mon petit sourire en coin, il me tendit mon assiette et je remarquais avec surprise la forme que prenaient les fruits qu'il avait déposés sur mes gaufres. Il avait dessiné un cœur, qui trônait sous une coulée de sirop d'érable.

Je souris, confuse, me demandant comment j'avais réussi à vivre ne serait-ce qu'une minute sans lui.

- Ton… frère vient d'appeler. Il veut savoir si on veut faire du karting avec lui. Les filles y vont aussi et je n'attends plus que ta réponse pour l'appeler.

- J'aimerais bien y aller. Seulement, pendant qu'on s'amuse, elle est toujours là-bas, et je ne veux pas sa. Vas-y, toi. Je suis sure que faire du karting sera plus amusant que de me regarder faire des plans du château des Volturi.

- D'accord, alors. Mais tu manques quelque chose, ma belle.

Il partit bien vite, et je me réfugiais dans notre chambre, me mettant au travail. Je fis des plans du château et finis quelques heures plus tard.

Je savais d'or et déjà que je ne pouvais pas entrer directement dans sa cellule, ce serait trop facile. Aro a dû prévoir une technique infaillible pour qu'elle ne soit pas en mesure d'ouvrir sa porte, même avec sa force vampirique. Cependant, Emmett devrait être capable de l'ouvrir. Je devais me trouver une entrée fiable, où il n'y aurait que peu de gens et qui ne serait pas trop loin de sa prison. Je pouvais entrer par la petite porte que j'avais empruntée la première fois que j'y étais entré. Après tout, personne n'avait fait attention à moi lorsque je l'avais pénétré. Seulement, je doutais que ce soit aussi facile. C'est vrai qu'à ce moment-là, j'étais un vampire à part presque entière et que mon cœur ne battait que d'une façon imperceptible. Seulement, maintenant, maintenant, j'étais humaine, et mon cœur bat plus fort que celui de trois humains réunis. Je devrais donc me téléporter dans une pièce ou aucun son n'en sortirait, tant que les portes resteraient fermées. Seulement, laquelle? Aucune pièce n'était sure à cent pour cent. Il y avait beaucoup de chances pour que je me téléporte dans une pièce déjà occupée, et alors, mon plan tomberait à l'eau.

Je restais dans mes pensées pendant quelques minutes. Du moins, c'est ce que je croyais jusqu'à ce qu'Edward entre dans la chambre pour regarder mon travail. Je restais silencieuse, réalisant que j'étais dans cette position pendant des heures. Ces manies vampiriques ne m'avaient pas quittée.

-Je n'ai jamais compris comment tu arrivais à réfléchir.

Je levais les yeux vers lui, surprise, ne comprenant pas. Il me sourit me montra une des feuilles sur mon bureau. Je fus pour le moins surprise lorsque je découvrais ma sœur dessinée sur cette feuille à laquelle je n'avais jamais touché. Je relevais les yeux vers lui, interrogative.

- À chaque fois que tu es dans tes pensées longtemps comme ça, tu te mets à dessiner des œuvres magnifiques. Mais tu ne t'en rends même pas compte. Comme si, tu quittais ton corps pendant un laps de temps, lorsque tu es surconcentrée. Le pire c'est que tu écris souvent des mots, qui t'aident. Je n'ai jamais compris.

Je pris la feuille entre ses mains, examinant chaque parcelle de celle-ci. C'était tout du moins effrayant, je n'étais pas l'artiste de la famille, ça a toujours été ma sœur qui créait les plus beaux dessins. Sans en comprendre le sens, je regardais ma sœur, qui devait bien avoir 16 ans, qui semblait me regarder. Comme Edward l'avait dit, un petit mot était écrit au bas de la feuille : ne tarde pas. Imperceptiblement, je pris la main d'Edward et la serrais contre la mienne.

- C'est ma sœur.

- Quoi? Sur le dessin?

- Si, mais c'est elle qui l'a fait. Ça a toujours été elle, l'artiste.

-Comment fait-elle ça? Je veux dire, elle a un don dont tu ne m'as pas parlé?

-Elle doit. Après tout, j'ai toujours su que je ne pouvais pas être la seule à avoir une multitude de pouvoirs… C'était comment, le karting?

- Super. Mais j'aurais aimé que tu m'accompagnes. Alice prévoit de te kidnapper, demain... Non, en fait, elle va tous nous kidnapper. Elle est en manque de fringues.

- Bella, grouille. On n'a pas toute la journée, tu sais. Je n'ai pas juste ton garde-robe à refaire, j'ai aussi celui de Rose, d'Edward, d'Emmett, de Lucas, mais surtout, SURTOUT, du mien… Alors, sors tout de suite de cette cabine d'essayage.

J'étais seule dans cette cabine, essayant d'enfiler ce… chandail, je crois… C'était impensable, il y avait quatre manches, et je me demandais sérieusement s'il y avait une réelle personne qui enfilerait cette absurdité.

- Euh, Alice? Je crois que j'ai besoin d'aide.

Je l'entendis soupirer et elle ouvrit les rideaux, me montrant aux diverses vendeuses éparpillées dans le magasin, ainsi qu'à ma famille. Je rougis en montrant cette espèce de t-shirt.

- Tu as une idée de comment on met ces manches?

Elle en prit deux, les tortillonna et les enroula derrière mon cou, alors que j'enfilais les deux dernières, à sa demande. Emmett éclata de rire.

- Techniquement, ça va comme ça, mais si tu enlèves ces deux manches, c'est nettement plus joli.

Elle les arracha, et plusieurs vendeuses se retournèrent sous le bruit.

- ET, oui, on achète, dit-elle un peu plus fort.

Elle me mit devant le miroir. Je devais avouer que c'était bien mieux comme ça. J'allai me changer et nous payâmes. Nous sortîmes du magasin et on s'assit autour d'une table. Edward prit la parole :

-Euh, Alice? On peut aller regarder les voitures?

-Je vais y aller avec eux, moi aussi. Il me faut une nouvelle voiture.

Elle afficha une mine contrariée.

- S'il n'y a que ça pour vous donner le sourire.

Ils partirent donc et je cherchais un moyen de m'échapper moi aussi.

- Lili?

Elle se retourna vers moi.

- Pitié, ne t'enfuie pas aussi.

- T'inquiètes, je vais seulement aux toilettes.

- OK. Je t'accompagne.

Je me levais.

- Pas la peine, ça ne prendra que quelques minutes.

Je me dépêchais de partir, ne lui laissant pas le temps de commenter. M'assurant qu'elle ne me voyait pas, j'entrais, dans un magasin de bébé qui j'avais remarqué quelques minutes auparavant, et me dirigeais dans la section vêtement et cherchais le cadeau parfait. Ça ne prit que quelque minute pour trouver ce que je cherchais. Des petits bas blancs, tout coton, qui permettra à Edward de se rendre compte de l'évidence même. J'étais absorbée par la beauté de ce petit vêtement imaginant le moment ou je le lui donnerais, me délectant de sa réaction. J'avais néanmoins quelques doutes, mais je les fis fuir d'un coup de vent.

- On a besoin de quelque chose?

Je sursautais et me retournais vers… Alice. Merde, ma surprise était gâchée.

Celle-ci semblait par contre tout heureuse, comme si c'était elle qui allait avoir un enfant. Elle me sauta alors dans les bras, et je la rattrapais, difficilement, savourant cet instant avec ma meilleure amie. Je l'entendis alors me chuchoter à l'oreille :

- Je te l'avais dit que j'allais découvrir ton secret.

- Comment as-tu su?

- Tu n'as jamais été un secret pour moi, Bella.

- Mais… pourtant, tu ne savais pas ce que je suis…

- Voyons, tu me connais mieux que ça. Toi et ta peau blanche et froide. Je vis avec l'un d'entre eux, je te signale. J'ai toujours su que tu me cachais quelque chose, j'ai seulement supposé qu'un jour, tu allais me l'avouer. Mais… Félicitation!Dis-moi que c'est une fille!… Je vais pouvoir, l'habiller dit? Et la maquiller? Et la coiffer?... Je suis tellement contente pour vous… Quand vas-tu lui annoncer? Tu es à combien de jours?

Elle sautait sur elle-même.

-Je lui annoncerai à notre anniversaire de rencontre. J'en suis à 2 semaines. Eh oui, c'est une fille.

- Il va tellement être heureux! Je vois son visage d'ici.

- Tu es sure?

Elle retrouva alors son sérieux.

- Voyons Bella. Il savait depuis le jour où il t'a rencontré qu'il allait passer le reste de sa vie avec toi. Il est fou de toi, ça en crève les yeux. Je ne l'ai jamais vu regarder quelqu'un comme il te regarde, toi. Tu n'as pas à t'en faire. Je parierais qu'il rêve d'en avoir avec toi.

C'est fou ce qu'elle savait quoi dire pour supprimer toutes mes angoisses.

- Maintenant, on doit repartir avant que les gars reviennent.

Je pris les bas à payer à la caissière qui me regardait avec une envie profonde. Nous quittâmes ensuite le magasin.

- C'est une chance que j'ai découvert ton secret. J'ai à peine le temps de lui acheter le stock nécessaire à cette petite.

- Alice, il te reste plus de 8 mois.

Elle s'arrêta et me fit de grands yeux horrifiés.

- Déjà? Je n'aurais jamais le temps!

Lorsque je me réveillais le lendemain matin, je sentis le regard d'Edward peser sur moi. Je ne voulais pas ouvrir les yeux, car un petit cocon s'était formé autour de nous, comme si le monde autour avait disparu, il n'y avait plus que lui, me serrant dans ses bras, jouant avec une de mes mèches de cheveux. Il n'y avait plus que son regard brulant qui guettait les moindres signes de mon éveil. Je me retournais alors, de façon à être face à lui, et je posais ma tête contre son torse de pierre, humant avidement son odeur. Son rire résonna alors doucement dans la pièce – doux sons cristallins. Il resserra notre étreinte.

- Autant t'avertir maintenant, tu ferais une bien piètre actrice, me chuchota-t-il a l'oreille.

- Pourvu que je sois près de toi, chuchotai-je à mon tour en m'enfonçant contre son torse.

- Tu sais quel jour on est, aujourd'hui. Je l'attends depuis un an. En fait, j'attends cette journée depuis… le jour ou je t'ai rencontré… Plus encore lorsque tu m'as avoué ta vraie identité. Tu te rends compte comme trois ans peuvent passer vite? Je me sens encore comme si nous étions là, sous le soleil couchant, lorsque tu as posé tes yeux d'or sur moi.

Je souris, me rappelant de cette soirée.

- Tu étais avec Alice. Elle allait te massacrer.

- Quand as-tu su que j'étais…?

- Mon âme sœur? Lorsque j'ai posé les yeux sur toi, je devais bien admettre que tu étais parfaitement comme Alice t'a décrit. Sérieusement, j'en aurais bavé… Je ne pouvais pas sortir avec toi. J'étais terriblement frustré de savoir que tu n'étais pas celui que cherchais, j'en revenais même à détester cette fameuse âme sœur. J'aurais… voulu que ça soit… toi.

- Pourquoi? Tu ne faisais que me regarder. Tu ne me connaissais même pas.

- Je t'ai entendu rire, Edward. Tu avais l'air si… heureux, me faisant par la même occasion douter que je fusse bel et bien joyeuse. Bref… c'est quand j'ai vu tes yeux que je me suis rendu compte de combien je n'étais pas si heureuse, qu'il me manquait quelque chose pour être entière, comme si soudain, tu m'avais arraché une partie de moi, une partie importante et… bref, j'ai su que tu étais mon âme sœur à la seconde ou j'ai plongé mes yeux dans les tiens.

- C'était plus subtil pour moi. J'avais la forte impression que je t'avais déjà vu. Pourtant je savais que si je t'avais croisé quelque part, c'est certain que je me serais souvenu de toi. Tu avais l'air d'un ange, en haut de cette falaise.

Il m'embrassa doucement, ses lèvres se confondant avec de la pure soie, et me souleva de terre, se levant par la même occasion, gardant mes lèvres contre les siennes, alors même qu'il forçait cette barrière, me supprimant totalement à la terre ferme. J'avais l'impression que j'étais déjà au septième ciel, alors qu'il nous enferma dans la douche, me faisant subir de douce torture… Sortant de la douche une heure plus tard, nous ne prime pas la peine de nous sécher. Tout de suite, il me guida vers notre lit, se couchant sur moi, m'embrassant à en perdre l'haleine, alors qu'il caressait chaque parcelle de ma peau. J'eus l'impression que j'étais au paradis lorsqu'il fit le même trajet avec sa langue. Je fermais les yeux à son contact et me laissait aller. Je me sentais brulante, comme si une douce chaleur m'envahissait soudain, alors que je gémissais son nom…

- Tu crois qu'il y a encore des fraises dans le frigo?

Mmmm… J'entendis mon ventre grogner et je pensais soudain que nous étions maintenant deux à nourrir. Cela me fit sourire.

Edward rit et embrassa mon ventre, avant de se lever. Nous nous habillâmes et il me donna quelques fraises… Il m'entraina avec lui à la plage, me prenant la main doucement, comme si j'étais une petite poupée. Je me collais à lui, savourant son odeur si… réconfortante. C'est après plusieurs minutes que je découvris ou il m'emmenait. Une couverture était étendue sur le lieu même ou il m'avait regardé pour la première fois, il y a trois ans. Un pique-nique avait été installé avec une bouteille de champagne.

-Tu as mis le paquet…

Il sourit, me regardant.

-Je n'y serais jamais arrivé si Alice ne t'avait pas kidnappé, hier soir.

J'en fus bouche bée.

-Tu... Tu étais dans le coup?

- Tu sais bien que je ne t'aurais pas laissé entre ses mains si je ne savais pas exactement ce qu'elle te ferait subir, Bella.

Il m'emmena sur la couverture et s'assis derrière moi, me servant un verre de champagne. Celui-ci était délicieux et je le savourais en regardant le coucher de soleil, remarquant qu'il était déjà tard. Nous parlâmes pendant des heures, j'avais l'impression que le temps s'était arrêté. Soudain, il se leva et me tendit les bras pour me relever. Je m'exécutais, le regardant interrogativement. Il me sourit et s'accroupit.

- Edward?

Il releva son visage, me regardant de ses yeux brillants.

- Shut…, me chuchota-t-il.

- Bella Calhoun… Dès l'instant où j'ai posé les yeux sur toi, j'ai… j'ai su que tu serais la bonne, celle qui me rendrait heureux jusqu'à la fin de mes jours. Et maintenant, cela fait trois ans, et j'éprouve un bonheur toujours plus intense, me faisant croire que la peur et le malheur ont disparu de la terre. Bella, je… je te jure que je prendrai soin de toi jusqu'à ma mort, je t'en fais le serment, je t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle… Me ferais-tu l'immense honneur…?

- Oui… Oui… oui… Mille fois oui... Oui.

J'étais tout bonnement incapable de m'arrêter. Ses mots… étaient tout ce que j'aurais pu rêver d'entendre. Un immense sourire se fendit sur mon visage. Je sentis mes yeux s'embuer de larmes lorsqu'il sortit un écrin de sa poche, me demandant, avec un immense sourire, de le laisser finir. Pourtant, je m'entendais lui dire oui, des milliers de fois, des larmes perlant sur mes joues. Et pour une fois, la première fois depuis des années, ce n'était pas des larmes de tristesse. Oui... Je voulais être sa femme, je voulais rester auprès de lui jusqu'à ce que la terre arrête de tourner. Je l'entendis soupirer et le regardais prendre son souffle pour me faire sa demande. Je trouvais bizarre de le voir si inquiet, comme s'il n'était pas certain que je voulais passer le reste de ma vie avec lui. Comme s'il pouvait en douter.

-Donc, reprit-il, levant les yeux. Me ferais-tu l'immense honneur de devenir ma femme?

- Oui.

Il me prit délicatement ma main, soupira de soulagement, avant de mettre ma bague à mon doigt. Il m'embrassa ensuite la main et il se releva. Je lui sautais dans les bras, entourant mes jambes autour de lui, l'embrassant passionnément. Il me serra contre lui, embrassant mon cou, alors que j'admirais ma bague.

-À mon tour, maintenant. Tu sais, lorsque je t'ai avoué tous mes secrets, il en manquait un seul, le plus important je dois dire, mais… bref, je voulais trouver le bon moment pour te le dire, et… c'est le meilleur moment, là tout de suite. Alors, tiens…

Je lui tendis une petite boîte, minuscule, que je venais de faire apparaître.

- Quel rapport avec un cadeau, mon ange?

- Ouvre et tu verras.

Il me déposa par terre et prit la petite boîte bleue. Ça ne lui prit que quelques secondes à l'ouvrir et il prit les deux petits bas dans ses mains, les observant, silencieux. J'observais sa réaction. Tout d'abord, il fronça les sourcils, prouvant qu'il n'avait pas compris. Puis, un éclair passa dans ses yeux et il regarda mon ventre, puis les bas.

- Bella… Je… Tu… Je… On…

Il me fit donc face, n'affichant aucune émotion, je percevais seulement du doute, ce qui m'effrayait. Il ferma les yeux.

- Bella... Je... Tu es sure? Ce n'est pas une blague? Tu en es sure à cent pour cent?

Je me mordis la lèvre…

- Oui… Elle a deux semaines. On… on l'a fait lorsque tu es venu me rendre visite, la dernière fois.

Il ouvrit donc les yeux, me regardant profondément. Je les examinais quelques secondes. Ses yeux brillaient. Ouf…

- Elle? Tu veux dire que… on va avoir une fille? Une mini Bella? Tu… Dis-moi que c'est réel, Bella. Oh mon dieu…

Il me fit tomber doucement par terre, prenant bien soins de ne pas me faire de mal et releva mon chandail. Il déposa délicatement une main sur mon bas ventre et prit mon cou de l'autre, m'embrassant. Je fermais les yeux.

- Je… Elle sera comme toi? On va avoir un petit miracle?

- Je n'en sais rien, pour l'instant. Mais, elle m'empêche d'utiliser mon bouclier, elle doit surement avoir un don.

- Je… Je suis si… heureux Bella. On est plus un couple, maintenant. On est… une famille… Une équipe. C'est si… extasiant. Tu… tu es heureuse, toi?

- Comment ne pas l'être? Je ne savais pas comment tu allais réagir. Maintenant que je sais que tu en veux, je vais t'en faire d'autres.

Il sourit, de son petit sourire en coin que j'adorais. Il caressa mon ventre.

- Fais gaffe, Bella. Je risque de te prendre au mot, et il faudrait se mettre au travail tout de suite.

- Oh... mais, je n'attends que cela.

Il rit, de son rire si mélodieux et m'embrassa.

Lorsque je me réveillais le lendemain matin, j'étais dans mon lit. Bizarre puisque nous nous étions endormis sur la plage, hier. Edward arriva dans la chambre quelques minutes plus tard, deux chocolats chauds à la main.

-Bien dormi, mon ange?

- Comme un bébé. Mais… pourquoi suis-je ici? On s'est endormis sur la plage, non?

- Si, seulement, bien… La plage n'est pas très confortable et… on attend un bébé… Tu as besoin de repos… Et tu dois dormir dans un lit confortable pour ça.

Je souris.

- Pour la petite, continua-t-il, tu penses quoi de... Jenny?

Je restais sans voix. Oh. Mon. Dieu.

- Quoi? Tu n'aimes pas?

- Non, ce n'est pas ça, crois-moi… C'est seulement que… dans le futur, lorsque tu étais mort, je lui avais donné ce nom.

Il sourit, puis son sourire se fana.

-Tu l'as élevée seule?

Je fermais les yeux et mordis ma lèvre.

-Non, elle… Elle est allée te retrouver, au ciel.

Il s'assit derrière moi et me serra dans ses bras. Sentant que mes larmes menaçaient de sortir, je m'effondrais dans ses bras.

-Shut, mon ange. Ça ne se passera pas comme ça, cette fois. On est deux maintenant. Et je te promets que personne ne nous l'enlèvera, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, Bella.

Il déposa sa main sur mon ventre et je souris. Il avait raison. Maintenant, Jenny aurait un père, un père aimant et… trop protecteur. Rien ne lui arriverait.


Alllors?

coment vous les trouvez? Je sais, je suis un PETIT PEU quétaine, mais je ne peux pas m'en empècher :)

Je suis vraiment désolé de vous avoir donner ce chapitre en retard, alors je vous en donne deux cette semaine :)

j'ai bien hate d'avoir vos avis :D