Bon premier souvenir...
Voici le lien vers un dessin que j'ai réalisé de cette scène : http://jmbc.free.fr/Image/Lycaon1.jpg
Normalement il y en aura d'autres...
Comme la tradition que je veux instorer, si vous avez des remarques, des coups de coeur, de gueules et de folies, n'oubliez pas de me le faire savoir, même si l'histoire et tordue, ignoble et que sais-je encore ...
Enjoy !
La nuit était calme beaucoup trop calme. Les réverbères éclairaient d'une lueur blafarde le trottoir. Personne n'osait sortir le soir après le couvre feu. Les maisons étaient bien protégées par toutes sortes de sorts et de contre-sorts. Personne ne pouvait goûter la douce brise qui s'était installée. Mais pourquoi ce silence était-il si pesant ? Pourquoi une rue si trépignant jusqu'à des heures indues de la nuit se retrouvait-elle si calme ?
Le Chemin de Traverse était un lieu des plus animés, mais depuis le retour du mage noir le plus craint de toute l'histoire de la magie, l'animation et l'ambiance festive qui traînaient dans la ruelle avaient disparu. Le mage noir frappait là où ça faisait mal, Le magasin de Baguettes était momentanément fermé, Monsieur Ollivander ayant pris une retraite anticipée. Le chaudron baveur était fermé faute de clients mais une sonnette était à disposition du futur client. La banque était fermée, le Gobelin qui se trouvait à la porte avait disparu. Certaines boutiques étaient complètement fermées et ce depuis un bon moment. On pouvait voir les toiles d'araignées et de la poussière s'accumuler dans la vitrine. Une seule rue semblait animée : les Allées des Embrumes, mais aucune personne respectable ne s'aventurait dans ce coin reclus et sombre, encore plus que les pensées de la population magique.
Une personne pourtant sortit de cette allée. Il portait une échappe de grosse laine d'un vert défraîchi. Son chapeau melon était tellement usé que quelques fibres de feutre se détachaient. Ses cheveux tiraient sur un gris-blanc douteux. Sa jaquette jaune-kaki rapiécée le protégeait à peine de la brise. Son visage portait la marque de la rue, pourtant il n'était là que depuis peu de temps. Son pantalon était rigidifié par la crasse qui s'y était incrusté. Quand à ses chaussures elles étaient dans un état pitoyable, la semelle se décollant pour laisser voir une chaussette marron rapiécée. Pour peu que l'on s'attardait sur les vêtements on aurait pu s'apercevoir qu'ils étaient de très bonne facture et d'une qualité assez rare. Ce qui dénotait que leur propriétaire avait été un personnage illustre. Il avait dû tomber de très haut pour se retrouver dans la fange de cette rue si méprisable et méprisée. Mais l'accoutrement ne serait rien sans l'odeur qui suivait partout ce vieil homme. Son nez portait le signe distinctif de ceux qui abusaient de Whyskey pur feu.
Pourtant cette personne avait été un grand personnage, Ses yeux pétillaient encore de malice que l'aigreur et la rancœur n'avaient pu éliminer de cette homme. Il avait été adulé, aimé. Mais il avait un défaut. Un défaut qui l'avait fait plonger dans la boue de la rue. L'orgueil était le défaut le plus démesuré. Il pensait pouvoir tout régenter, tout diriger au moindre mouvement de sa baguette. Un homme et un gamin s'étaient interposés entre lui et sa gloire qui lui échappait des mains. De cette apogée il ne lui restait que son surnom : « Le Ministre ».
Pourquoi déambulait-il alors que personne ne sortait ? De plus le silence avait envahi le Chemin et les allées. On ne pouvait même pas entendre un chat miauler. « Le Ministre » déboucha sa bouteille et versa une lampé d'un liquide jaunâtre dans la bouche ornée de dents noires. Il leva ses yeux vers le ciel et fut saisi de stupéfaction. Il lâcha malencontreusement sa bouteille qui se fracassa au sol attirant un groupe d'ombre. « Le Ministre » chercha du regard un recoin où se cacher. Mais c'était peine perdue.
- Tiens, tiens, tiens qu'avons-nous là ?
« Le Ministre » s'écrasa dans le sol pour essayer de disparaître.
- Bellatrix laisse-le, ce n'est pas notre objectif.
La dénommée regarda avec fureur celui qui l'avait interpellé.
- Laisse-moi m'amuser un peu !
- Le Maître doit nous attendre.
- Tu as prononcé mon prénom, il l'a entendu il doit mourir.
- Tout le monde magique sait que tu fais partie des Mangemorts annonça une autre voix.
- Merci Nott pour cette précision ! Fulmina Bellatrix.
« Le Ministre » essaya de fausser compagnie, mais Bellatrix aussi rapide qu'un cobra le rattrapa, un rictus sur les lèvres.
- Tu essayais de fuir à la moldue ?
« Le Ministre » se recroquevilla, maudissant cet alcool qui l'empêchait de transplanner.
-Vous pouvez le relâcher, il ne risque pas de partir, cria une voix sombre de l'autre côté de la rue.
Toutes les ombres encagoulées se tournèrent instinctivement vers cette voix grave.
Quelqu'un était là. Les mangemorts ressentaient une présence qui était très étrange à la fois accueillante et hostile.
- Passe ton chemin ! S'écria celui qui semblait être le chef du groupe.
- Pitoyable de s'attaquer à six contre un.
- Tu veux jouer au Héro ? Minauda Bellatrix.
Aucun des encagoulés ne purent voir le sourire malveillant qui s'étirait sur les lèves de l'inconnu. Seul deux éclats brillaient dans l'obscurité. Exactement comme pour les animaux sauvages deux lueurs froides et perçantes, qui pouvaient faire reculer un fauve. Mais il en fallait plus pour impressionner les Mangemorts spécialistes de la terreur. L'inconnu s'avança vers la lumière d'un belvédère. Il s'arrêta juste quand ses pieds entrèrent dans le halo lumineux. On pouvait voir alors un bout de jean bleu et une paire de baskettes usées, dont un lacé n'était pas attaché.
Durant un petit moment les mangemorts attendaient l'altercation qui n'arrivait pas. Ils avaient leurs baguettes à la main mais ils pouvaient voir que l'inconnu n'avait pas sortit la sienne.
- Nott ?
- Oui ?
- Envoie la Marque, nous nous en allons, le Maître nous attend.
- Entendu…
Le dénommé Nott sortit du lot et du bout de sa baguette il traça dans le ciel la Marque des Ténèbres. La tête de Mort verte sembla rire et un Serpent sortit de sa bouche squelettique. « Le Ministre » regarda avec horreur cette chose qui bougeait dans le ciel noir.
- Au revoir Monsieur le Ministre Fudge ! Ricana Bellatrix.
Les Mangemorts transplannèrent dans des ploc sonores. Celui qui était dans l'ombre s'avança. Il était suffisamment grand pour son âge. Son jean était dans un état qui laissait deviner qu'il avait longuement voyagé. Il portait sur les épaules une veste en jean noir. Il portait sur son épaule gauche un sac contenant toutes ses affaires. Il avisa l'ancien ministre qui essayait tant mal que bien de se relever. L'inconnu traversa la rue et aida Fudge à se relever. Ce dernier tempêta sur l'aide plus que dictatorial de l'inconnu et s'en alla tout en râlant sur le manque de Whisky qui aurait sans-doute réconcilié tout le monde.
L'inconnu se permit un sourire amusé et se dirigea vers le Chaudron Baveur. Il espérait qu'il pourrait au moins trouver une chambre. Il toqua à la porte, mais personne ne répondit. Fronçant des sourcils il recommença sans succès. Perdant patience, surtout fatigué par son long voyage et le changement d'environnement radical, il tambourina contre la porte si fort que les gens se réveillèrent et se mirent à crier qu'ils voulaient dormir jusqu'à ce qu'ils remarquent l'étrange signe dans le ciel. Ce dernier provoqua un vent de panique et les volets se fermèrent aussi rapidement qu'ils s'étaient ouverts. Le tavernier ouvrit rapidement sa porte et laissa entrer l'inconnu. Le tavernier referma rapidement sa porte et se dirigea vers le comptoir.
- Appelez-moi Tom, je suppose que vous voulez une chambre ?
L'inconnu ne répondit pas tout de suite, il observa chaque recoin de la pièce comme pour se les imprimer dans la tête. Le Barman en profita pour examiner son nouveau client. Il avait une peau bronzé presque brûlé. Il a dû rester exposé au soleil durant de longue période. Il avait une ombre de cheveux sur la tête probablement qu'il venait juste de se les faire raser ce qui étonna un peu le barman. La mode de coiffure n'était pas aux cheveux courts. Mais visiblement cette inconnu n'était pas féru de mode.
L'étrange personnage s'avança vers le comptoir.
- Ce n'est pas la foule qui use votre auberge.
- Effectivement non, répondit énervé Tom.
- Depuis mon départ beaucoup de choses ont changé.
Tom regarda l'inconnu avec curiosité, ses yeux marrons semblaient remplis d'un certain cynisme.
- Peut être que vous n'auriez pas dû revenir…
- Je ne reste que très rarement au même endroit… Et je vais là où je sens que je suis appelé…
Encore un illuminé qui croit pouvoir vaincre le Mage Noir pensa Tom. Il en voyait passer des Héros de pacotille. Il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait le vaincre : Albus Dumbledore. Tom se rappelait d'un jeune garçon qui avait survécu à l'Avada du Mage : Le Survivant ! Qui à chaque fois s'est opposé au mage contrecarrant ses plans. Harry Potter n'avait plus besoin de se faire un nom, le sien était sûrement connu dans le monde entier. Personne n'avait réussi à survivre à un Avada Kedavra.
L'inconnu sortit une plume et trempa le bout taillé dans un pot d'encre noire et signa le registre.
Lycaon
Tom regarda la signature.
- Il me faut le nom complet
L'inconnu regarda Tom dans les yeux. Le barman se troubla le regard était perçant et cruel.
- Et bien ce sera juste Lycaon, répliqua ce dernier.
- Juste Lycaon, murmura Tom terrifié.
- La chambre ?
- 129
- Bonne Soirée
Et l'inconnu monta lentement les marches.
Tom attendit quelques minutes avant de reprendre son souffle. Il se pencha dans son comptoir et il regarda sa liste de personnes dangereuses ou qui l'étaient potentiellement que les Aurors lui avaient donné. Il parcourut la liste d'un oeil alerte. Il y avait les Malefoy, Lestrange, Nott, Black et bien d'autres mais pas de Lycaon. Tom souffla et regarda la liste des potentiellement dangereux. Il y avait Verprey, Karkaroff mais point de Lycaon. Tom souffla d'aise et pourtant il n'était pas rassuré. Il n'attendait qu'une seule chose que l'individu s'en aille le plus rapidement possible. Il se promit d'avertir les Aurors afin qu'ils puissent le surveiller. Il n'avait rien fait de mal mais il dégageait quelque chose qui assombrissait l'atmosphère. Il y avait en lui quelque chose de morbide.
Tom bailla, il avait eu son compte d'émotions pour la soirée. Il ferma la porte et monta se coucher. Il devait passer devant la Chambre 129. Il appréhenda ce passage. Le couloir était sombre. Il s'avança lentement et le plus silencieusement possible. La porte était fermée, mais de la lumière sortait de dessous la porte et par le trou de la serrure. Tom ne put calmer sa curiosité. Il se pencha lentement tout en évitant de toucher à la porte et ne s'arrêta que lorsque son oeil fut dans le faisceau lumineux. Retenant sa respiration il regarda. Une douce musique aux tonalités asiatiques résonna dans la pièce. Tom fixa l'homme qui jouait d'un instrument bizarre. L'instrument était long plat et cinq cordes le traversaient dans sa longueur. Tom ne perdait rien de vu des mouvements de l'homme. Ce dernier stoppa sa musique et leva la tête. Tom recula avec frayeur, il savait ! Il savait que quelqu'un l'observait. Tom se remit debout et continua son chemin en se disant que vraiment cet homme était très étrange. Il devait prévenir les aurors. Mais la fatigue le prit et il reporta à demain matin pour le message.
