Salut à tous ceux qui me lisent, à tous ceux qui m'encouragent à continuer et à ceux qui discrètement m'incite à perséverer. Je peux dire déjà qu'Harry de par la prophétie aura un rôle très important, relisez le prologue et vous aurez une idée générale sur son importance. Déjà je peux rassurer certains, il n'y aura pas de HP/GW ni de HP/HG et encore moins de DM/HG. Ce sera un HP/? bien que cela ne sera sans aucun doute un suspense insoutenable.
Petite précision, Lycaon a réellement 1700 ans, je pense que dans l'avenir j'écrirai probablement son histoire depuis sa naissance jusqu'à son arrivé jusqu'au Chemin de traverse. Il se peut que vous rencontriez des anomalies dans son histoire, elles sont voulues, non-pas que j'oublie (quoique) mais l'histoire a subit l'effacement du temps et des mémoires. Une histoire au fur est à mesure que s'écoule le sablier devient peu à peu une légende puis un mythe juste avant de l'oublier totalement. Malheureusement c'est ce qui est arrivé à l'histoire de Lycaon. Je peux vous livrer que cette ignorance de sa vie a été voulue par les gens de son époque comme pour effacer un mauvais souvenir. Bref je voulais marquer ce point précisément.
Ensuite autre précision, Lycaon est très très fort, est-il bon ou mauvais ? Lui-même ne le sais pas, simplement il a 1700 ans et qu'il a eut le temps de développer sa magie. Mais ne croyez pas que Voldemort soit un petit joueur, il a en sa possession une formidable puissance magique. un indice se trouve dans le résumé...
Bonne lecture...
Poudlard…
Plus Grande École de Sorcellerie d'Angleterre. Depuis 1000 ans des générations sont passées entre ses murs avec plus ou moins de brio. Certains étaient devenus de puissants magiciens, d'autre des magiciens avides de pouvoir. Seul le caractère pouvait changer le comportement de chaque sorcier. Poudlard n'était qu'un lieu où était répertorié tout le savoir.
Le parc du château formait un écrin si accueillant. Le lac renvoyait l'éclat de la pierre comme si le savoir pouvait avoir l'incomparable brillant d'une pierre précieuse.
Celui qui dirigeait cette école était une personne reconnu de tous comme étant le plus grand mage depuis les fondateurs de l'école. Albus Dumbledore, un nom qui ne pouvait être oublié. Assis dans son bureau il lisait avec attention une lettre qui venait juste d'arriver. Albus Dumbledore avait une longue barbe blanche argenté qui s'étalaient sur ses genoux comme une rivière rageuse et indomptable. Ses cheveux étaient longs et s'échappaient dans une cascade argenté d'un bonnet violet brodé de fils dorés. Le nez crochu comme si il s'était cassé en deux endroits ce qui lui permettait de porter des lunettes demi-lune à travers lesquelles passait un regard malicieux et amusé. Mais actuellement ce n'était qu'un regard curieux et interrogatif qui passait à travers les verres. Cette lettre l'interpellait au plus au point. Il prenait conscience d'une chose importante qui pourrait changer la guerre qui sévissait dans le pays. Il avait un professeur potentiel, mais il ne savait rien de lui. Comment lui faire confiance et être sûr que ce ne soit pas encore un mauvais tour de Voldemort ? Albus Dumbledore fixa un instant son phénix rouge et jaune. Ce dernier fixa son maître et lança un petit trémolo joyeux. Le cœur du vieil homme se remplit de joie. Il repensait avec tristesse aux évènements du mois de Juin. Il se demandait s'il n'avait pas été trop protecteur pour un jeune homme. Sa maladresse et sa vieillesse avaient coûté très cher. La vie d'un homme de valeur et les illusions d'un jeune homme étaient sans conteste indéchiffrable. Comment avait-il pu oser jouer à l'apprenti sorcier ? Il n'avait jamais eu droit à l'erreur et il venait d'en faire deux lourdes de conséquences. Si seulement il pouvait revenir en arrière… Si seulement il pouvait tout effacer et tout recommencer… Mais ce n'était que folies et rêves. Il ne fallait pas jouer avec le temps… Il avait déjà suffisamment de complication pour rajouter celle du temps. Le vieil homme contempla les tableaux de ses prédécesseurs. Était-il digne de figurer parmi eux ? Avait-il mérité sa place ? Avait-il été un bon directeur ? Il ne le savait pas…
Sa réflexion le poussa vers la fenêtre qui donnait sur le terrain de Quidditch, le sport sorcier par excellence. Albus Dumbledore ferait tout ce qui était en son pouvoir pour effacer les malheurs d'Harry Potter. Ce garçon en avait suffisamment fait pour toute sa vie. Pouvait-il se reprocher d'avoir tenté de donner à cet enfant le droit de vivre normalement ? Est-ce qu'un enfant peut porter sur les épaules le destin d'une population ?
NON !
Et cent fois NON !
Maudite prophétie ! Maudit Jedusort ! Que ne s'était il pas cassé une jambe quand il devait aller le chercher pour le faire entrer dans le monde magique ! Il avait été l'origine du malheur qui touchait maintenant le monde sorcier.
Pourra-t-il se faire pardonner ? Un jour peut être…
Mais pourra-t-il se pardonner à lui-même ? Sans doute jamais.
Le phénix vint se poser sur l'épaule du directeur. Et toucha du bec la joue de maître comme pour lui signifier qu'il partageait sa douleur, lui dire qu'il n'était pas seul.
Le directeur sourit tristement avant de porter son regard sur l'horizon pour voir une chouette aussi blanche que la neige se poser sur le rebord de la fenêtre.
Dumbledore ouvrit la fenêtre et laissa entrer le volatil qui se posa sur le bureau et attendit que le directeur prenne place dans son fauteuil. Ce dernier s'assit et attendit que l'oiseau lui présente la patte pour décrocher le parchemin. Il savait qui était l'expéditeur de cette missive et il appréhendait de lire la lettre. L'oiseau tendit sa patte et le directeur enleva le parchemin roulé. D'une main frissonnante il ouvrit la lettre et commença à la lire. La chouette s'en alla sans attendre de réponse. Dumbledore avait peur de la signification de cette non-possibilité de réponse.
Lentement, le regard décrypta les lignes sinueuses qui édictaient le présent. Lentement une goutte argentée descendit de l'oeil traçant une rayure argentée sur la joue du sorcier avant de se perdre dans la rivière blanche argentée de la barbe d'Albus Dumbledore.
Il lui pardonnait, ce garçon était incroyable. Il lui parlait de responsabilité, de mission et de vivre. Albus Dumbledore jura intérieurement qu'il l'aiderait à accomplir sa mission. En deux mois il avait plus mûri qu'en un an. Albus se jura de l'aider jusqu'à la mort s'il le fallait. Il n'avait jamais eu d'enfants. En fait il en a eu des milliers, tous ceux qui étaient passés dans cette école. Ils étaient tous ses enfants bon ou mauvais. Mais de tous Harry Potter était sans conteste celui que son cœur avait choisi. Il le considérait encore plus qu'un enfant par filiation.
La réflexion du vieil homme pardonné fut interrompue par l'arrivée d'une dame d'un certain âge. Très digne, droite les épaules relevées. Le professeur MacGonagall avait l'allure austère d'un professeur exigeant le meilleur de chaque élève. Sa sévérité était subtile et éclatante de justice. Son visage rongé par le temps avait su garder ce charme si précieux à son directeur. Elle l'adulait, il était tout. Elle l'aimait d'un profond amour, mais elle savait qu'il ne verrait que l'amie, la confidente que le destin lui avait fait rencontrer pour ses vieux jours. Amour trahi, commué en une relation amicale insatiable si forte que la guerre n'arriverait certainement pas à trancher. Son origine écossaise n'était plus à présenter. Son accoutrement seul permettait de déterminer à la fois son origine et la maison dont elle était la directrice. Sèche et dure, elle pouvait faire trembler d'effroi un élève transgresseur de règles. Douce, accueillante et souriante, son regard savait rassurer le première année qui posait pour la première fois son pied dans l'école. Le professeur Minerva MacGonagall faisait parti de ce genre de professeurs qui détenaient entre leurs mains l'âme d'une école, l'essence même du savoir.
- Albus ! S'exclama la nouvelle venue. Que se passe-t-il ?
- Je ne pensais jamais vivre une telle chose… Une chose si merveilleuse…
La sous-directrice se mit à sourire.
- Vous savez quoi Minerva, Il m'a pardonné.
L'interpelée fixa son vieil ami.
- Ne vous l'avais-je point dit Albus ?
Le professeur MacGonagall était fière de son élève. Il avait eu le courage d'ouvrir les yeux sur le monde qui l'entourait, il était enfin sorti de sa coquille, maintenant il avait son destin entre ses mains.
- Albus un homme étrange s'est présenté aux portes de l'école et prétend que vous l'attendez.
- C'est exact Minerva peut être un nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal
- Encore un… murmura la directrice adjointe.
Albus ne releva pas le ton sarcastique du murmure du professeur de Métamorphose.
Le professeur MacGonagall sortit du bureau et alla chercher l'inconnu.
Albus attendit patiemment la venu du professeur potentiel. Allait-il durer plus d'un an ? Il en doutait. Depuis que Jedusort avait brigué le poste une malédiction s'était installée, Seul le professeur Qwirell avait duré deux ans. Quels tests allait-il demander au candidat ? De toute manière la lettre de Kingsley était des plus claires cet homme représentait un danger si Jedusort réussissait à l'engager parmi ses troupes. Cependant Albus se demandait en quoi cet homme pouvait être dangereux. Tout à coup il sut pourquoi. Une aura ténébreuse mais chaleureuse s'infiltra dans le bureau. Les instruments de détections de la magie noire s'activèrent fébrilement. Le professeur MacGonagall entra dans la pièce d'un pas peu assuré. Derrière elle se trouvait le futur professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Albus se leva et désigna un fauteuil à l'inconnu. Albus détailla le visage de ce dernier. Le crâne rasé, l'œil aux aguets, le teint brûlé. Albus refusait d'utiliser la légilimencie pour lire les souvenirs de l'inconnu.
- Bonjour, commença ce dernier.
- Bonjour comment vous appelez vous ?
- Lycaon.
Albus leva un sourcil, étrange comme prénom ou comme nom.
- J'ai une lettre d'introduction.
Lycaon sortit un parchemin et le posa sur la table.
- Mais je pense que vous savez de quoi il retourne, annonça de but en blanc Lycaon.
L'effronterie de l'étranger amusa Albus. Il ne manquait pas de courage.
- Inutile alors de faire l'étonné…
Lycaon sourit.
- Dois-je faire quelques démonstrations ?
- J'aimerai bien que vous vous présentiez.
- Je suis né en Angleterre, je l'ai quitté à dix ans l'année où fut détruite Escampe.
- Une sacrée sorcière… Murmura Albus.
- En effet, répliqua Lycaon.
- Pourquoi partir alors que la paix allait enfin revenir.
Lycaon émit un soupir de dédain.
- La paix en Angleterre mais pas la mienne.
Albus fixa les yeux marron de Lycaon. Aurait-il réellement 1700 ans ? Impossible il en semblait 30 !
- Comment ce fait-il que vous fassiez aussi jeune ?
- La magie est pleine de ressources…
- Seriez-vous nécromante ? Demanda à brûle-point Minerva.
- Je répugne ces erreurs magiques ! Fustigea Lycaon. Comment peut-on trouver du plaisir dans les morts alors que la vie est un chemin paisible ?
- La mort n'est qu'un monde à découvrir pour quelqu'un de sensé.
- La mort est une expérience que l'on ne peut connaître qu'une seule fois… et parfois une vie doit durer longtemps pour découvrir une seule chose.
- Comment peut-on reculer la mort ?
- En explorant la vie.
Albus sentit de la sympathie pour cet homme. Il n'avait pas peur de la mort, mais il n'était pas prêt.
- La mort frappe quand elle veut … La vie n'est pas éternelle.
- Seule la magie est éternelle.
- Qu'est-ce qui nous prouve que vous êtes fait pour ce poste ? Demanda rationnellement Minerva que le sujet semblait dépasser.
- Je ne pourrai jamais leur apprendre tout ce que je sais faire, mais je peux les guider à débuter dans cette voix, il faut toute une vie pour arriver jusqu'au bout.
- Pouvez-vous nous en montrer un exemple ? Demanda curieux Albus.
Comment avec un accoutrement aussi moldu on pouvait prétendre être en possession d'un pouvoir immense ? Était-il un illuminé ?
Lycaon sortit l'instrument bizarre et le plaça sur ses genoux. Lentement il pinça les cordes avec un sens de l'harmonie et du rythme asiatique. Lentement la flamme de la bougie qui se trouvait sur le bureau directorial s'anima elle grossit jusqu'à devenir aussi gros qu'un œuf de dragon. L'œuf se cassa et un dragon de flamme en sorti. Il s'anima voulant prendre son envol. Le phénix d'Albus réagissait de manière inhabituelle, Albus comprit que ce n'était pas une illusion. C'était une flamme métamorphosé en dragon. Lycaon pinça une corde et le dragon disparut. La musique reprit plus doucement et le bureau sembla reprendre vie. Des branches se mirent à pousser et les feuilles des différentes espèces d'arbres, qui composaient le bureau, apparurent. Albus était enchanté par ce qu'il voyait. C'était la première fois qu'il voyait de ses propres yeux cette magie, elle était pure seule la volonté de Lycaon la modulait aux grés de ses envies.
Oui vraiment cet homme était incroyable et il avait déjà acquis sa place parmi l'équipe pédagogique de Poudlard.
