Coucou il faut comprendre que l'on va visiter les souvenirs de ceux qui ont cotoyer Lycaon Harry comme les autres (Lavande, Albus, Minerva, Kingsley...) Ceci est un journal intime sous forme de souvenir. Harry est vieux, il se remémore ce qui l'a amené à ce qu'il est actuellement.


Le bureau directorial était le centre de l'école de Poudlard. C'était ici que transitaient toutes les informations. Tous les secrets se disaient dans un chuchotement digne des plus grands espions. Ce bureau évoluait au grés des directeurs qui avaient la charge de la scolarité des élèves. Ce bureau était disposé de telle manière que de la table on puisse voir tout ce qui se passait dans la pièce. Rien n'était laissé au hasard, même pas le plus petit scrutoscope doré. Des tables étaient disposées de ci-delà afin de bien voir chaque appareil qui prévenait le directeur au moindre problème.

Beaucoup se demandaient comment le directeur de l'école pouvait être au courant de tout. En fait c'était extrêmement simple. D'une part les tableaux qui sont affichés dans tous les couloirs peuvent rapporter au directeur directement des évènements bons ou mauvais. De plus l'armée envahissante des scrutoscopes complétaient le manque d'informations. En outre un ensemble de tableaux pouvaient le cas échéant, donner des informations atemporelles. L'ensemble de la Corporation Directoriale en Tableaux ou appelée plus communément la C.D.T. par Albus Dumbledore avait la charge de rappeler à l'ordre tout directeur contrevenant à ses responsabilités.

Ernie Hingry était un tableau des plus sévères. Un directeur d'école qui avait l'âme d'un directeur de Prison. La moindre incartade d'un élève était sévèrement réprimandée. Ce qui lui a valu les surnoms de « La Hernie » ou « La Hernie Hungry » et encore mieux la « Hangry Hernie ». Il était représenté dans le bureau la main gauche posé sur un tas de livres parlant de discipline, de métamorphoses et de potions. Sa main droite tenait sa baguette incroyablement longue. Il était habillé d'une robe bleu nuit avec des étoiles. Son chapeau pointu surmontait une coiffure excentrique pour l'époque moderne, mais qui était très en vogue dans le temps. Les cheveux partaient sur les côtés. Ce qui créait un visage triangulaire si on y ajoutait une barbe fine descendant du menton jusqu'à ses pieds. Le visage maigre, on avait l'impression qu'il ne mangerait absolument rien. Pourtant on affirmait dans certains recoins de tableaux obscure, qu'il était capable de s'engloutir trois pudding à la suite. Rumeur qui ne lui plaisait guère, mais s'il y avait porté ne serait-ce qu'un peu d'attention cela aurait suffit à confirmer cette cabale.

Non Ernie Hingry avait une haute opinion de lui. Tout directeur se devait de faire respecter l'ordre et la discipline. Tout élève était obliger de respecter et cet ordre des choses et la discipline.

La discipline était son cheval de bataille. Il s'était plusieurs fois laissé à des excès de mots envers Phinélas Nigellus pour son manque de régularité. D'ailleurs les tableaux ne se trouvaient pas l'un à côté de l'autre. Certainement pas ! Une telle promiscuité était une atteinte à l'honneur. Ernie Hingry n'était pas de l'engeance d'un Nigellus. Les tableaux se trouvaient l'un en face de l'autre comme si le combat entre la discipline et l'irresponsabilité devait continuer à travers le temps.

Ernie trouvait que le directeur actuel manquait un peu de rigueur, mais il ne le lui en tenait pas. La discipline était respectée et la moindre faiblesse sanctionnée. Malgré la malice du directeur Albus Dumbledore, Ernie approuvait cette discipline, bien qu'elle ne soit pas exactement comme il l'aurait voulu, faute de gallions on se contente de noises.

Un professeur avait l'admiration d'Ernie. Elle représentait tout ce qu'il avait mis en place. Elle était comme sa réincarnation. Presque il en serait tombé amoureux du professeur MacGonagall. Il voyait en elle mes capacités innées de direction. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds l'Ecossaise…

Tant mieux !

Ernie Hingry ne prêtait aucune attention aux diverse réunions directoriales sauf lorsqu'il s'agissait de discipline. Quand un élève entrait dans le bureau c'est qu'il venait de faire quelque chose de vraiment grave. Une punition exemplaire devait avoir lieu !

Un élève venait un peu trop souvent dans le bureau directorial. Un certains Harry Potter semblait commettre des erreurs assez sérieuses. Ernie toussait d'énervement à chaque fois qu'il voyait cet élève. Il était de notoriété tablesque que la famille Potter passait un peu trop souvent de temps dans ce bureau. Il fallait mater une telle progéniture dérangeante et remuante. Albus Dumbledore disait qu'ils étaient pleins de vie tout simplement. Ernie avait une autre opinion, c'était qu'Albus Dumbledore était un peu trop laxiste à son goût !

Jamais ou non jamais il pensait voir un professeur se faire sermonner et pourtant c'est ce qui se réalisait sous ses yeux, comment cela avait-il pu avoir lieu ?

- Comment avez-vous pu faire une telle chose ? Demanda calmement Dumbledore.

Ernie voyait bien que le directeur n'était pas content, pourtant le seul signe de sa colère était son aura bleuté électrique. Chacun de ses gestes était calculé, froid. Ses yeux montraient une irritation extrême.

- Si vous n'êtes pas satisfait de mon cours vous pouvez me limoger.

Dumbledore sembla reprendre son calme. Ernie était outré du comportement du professeur. Déjà rien qu'à son accoutrement ridicule ! Une espèce de veste d'un bleu délavé et une paire de chausse de même couleur. Quand à ses chaussures c'était immonde avec des fils qui dépassaient.

- Je ne cherche pas à vous faire quitter l'école, mais j'aimerai que vous compreniez que les élèves ne sont pas un sujet d'étude.

Le professeur se leva et se dirigea vers la fenêtre.

Ernie leva un sourcil désapprobateur et fit une moue significative. Quelle effronterie ! Jamais il n'aurait accepté qu'un professeur se lève sans sa permission ou même au milieu d'une conversation !

- Je vais être extrêmement rude et franc avec vous Albus.

Ernie fit tomber ses livres jamais il n'aurait laissé un professeur l'appeler par son prénom !

- Je n'attends que ça …

Vraiment le directeur laissait tout à vos de l'eau.

- Savez vous qui était la sorcière Escampe ?

- Pas exactement, nous savons qu'elle a vécu il y a 1700 ans, et qu'elle fut battue par un sorcier inconnu.

- Vous n'êtes pas très loin de la vérité et pourtant l'essentiel a bien été caché. La sorcière Estampe est à l'origine de mon état.

- C'est-à-dire ?

Ernie tendit l'oreille, il comprenait que ce qui allait se dire était une conversation intéressante.

- Que savez-vous sur les loups-garous ?

- Qu'ils se transforment les nuits de pleines lunes et qu'ils existent depuis la nuit des temps.

Ernie secoua la tête de désespoir quand le professeur émit un petit rire sans joie.

- Finalement cette fable a bien été apprise…

- Que voulez-vous dire ?

- Qu'il n'y a jamais eu de loups-garous dans l'antiquité !

Dumbledore fixa le professeur intensément.

- Qu'êtes-vous en train de me dire.

- Les loups garous existent depuis seulement 1700 ans !

Ernie du s'asseoir dans le fauteuil qui se trouvait dans le tableau de son voisin de gauche. C'était impossible !

- La sorcière Estampe ne doit sa popularité qu'à sa création, à la réalisation d'un mythe.

- Ainsi ce serait elle qui aurait créé les loups-garous ?

- Effectivement, Merlin a eu beaucoup de mal à la combattre à cause de son armée à peine constituée.

- Et a-t-il réussi à la vaincre ?

Ernie tendit l'oreille pour écouter la réponse. Cette histoire était farfelue et trufferie !

- Il avait le moyen de la vaincre mais quelqu'un d'autre s'en est chargé.

- Vous …murmura Dumbledore.

C'était une conclusion.

- J'ai dû faire certaines choses pour pouvoir l'abattre et pour empêcher qu'elle devienne trop puissante.

- Et qu'avez-vous fait ?

- J'ai trafiqué sa formule afin d'introduire une faiblesse dans son armée.

- L'argent …

- C'est tout ce que j'avais sous la main… Une bague en argent.

- Elle était à qui ?

Le professeur resta silencieux.

- Veuillez oublier ma question, je suis trop curieux.

Le professeur se retourna un sourire plaqué sur les lèvres.

- Qui ne le serait pas ?

Ernie rougit un peu de honte car il avait été aussi curieux que le directeur.

- Je vais vous répondre que cette bague était à ma mère …

Le professeur semblait hésiter. Un silence tendu s'était installé.

- …qui était Angeline Estampe

Le directeur laissa tomber l'encrier, alors que ses voisins étouffaient des cris de stupeur, même lui Ernie Hingry ancien directeur respecté et respecté par tous avait une expression qu'il n'aurait jamais eu de son vivant.

- Êtes-vous en train de me dire que vous avez tué votre mère ? Demanda Dumbledore. Mais vous n'aviez que 10 ans quand vous êtes parti d'Angleterre.

- Effectivement, j'ai été le premier, ma… transformation m'a permis de la détruire.

Le professeur leva les yeux et planta son regard froid dans le regard triste de Dumbledore.

- Oui je porte le sang de ma mère sur mes mains. Et 1700 ans après j'ai toujours le goût de son sang dans la bouche.

Ernie était horrifié d'une telle chose.

- Alors vous comprenez que c'est essentiel qu'ils soient confrontés à une situation dangereuse. C'est vital pour eux. Encore que cette situation n'est pas vraiment réelle. Ils auraient résisté 15 minutes, pas une de plus.

- Vous allez l'air de bien connaître les guerres.

- J'ai participé aux plus grandes batailles, celles qui furent les plus meurtrières. Je peux vous dire que j'entends encore tous les cris, les râles, les pleurs et surtout la mort.

- Vous me terrifiez Lycaon.

- Vous pouvez l'être car ce n'est pas le pire…

- Comment-ça ? Demanda perplexe Dumbledore.

- Ma mère a créé sept loups-garous avant que je puisse faire tomber la bague. Donc il y avait sept loups-garous à abattre et j'en étais le seul capable. Et visiblement ils sont revenus à la vie, voilà la raison de ma présence en Angleterre.

Dumbledore sembla réfléchir.

- Pourtant vous ne vous transformez pas au moment de la pleine lune…

- Je ne suis pas encore prêt à vous révéler la raison pour laquelle je ne me transforme pas.

- Bien, mais je reste quand même inquiet…

- Je vous rassure, je maîtrise parfaitement la situation et il n'arrivera rien à vos élèves, je vous en fais la promesse.

- Si je comprends bien vous avez peur que Voldemort s'empare de ces deux loups-garous.

- Pas peur, il les as déjà en son pouvoir, répliqua le professeur.

Dumbledore frémit.

- Et rien ne peut les neutraliser ?

- Ils sont invulnérable à l'argent. La seule solution pour les neutraliser c'est de les enterrer six pieds sous terre, malheureusement ils sont insensibles aux sorts.

- Vous voulez dire qu'il faut les attaquer physiquement ?

Lycaon acquiesça.

Dumbledore inspira profondément.

Ernie se rendait compte maintenant de la gravité de la situation. Finalement Dumbledore avait bien fait d'accepter une telle créature aussi abjecte qu'elle pourrait être. Il avait du mal à la cerner. Pour lui il était presque établit qu'il était un loup-garou et pourtant il n'était pas soumis au maléfice de la pleine lune.

Quel genre de créature était-il ? Pouvait-il seulement se contrôler durant sa transformation ?

Ernie retourna dans son tableau et rangea un peu sa pièce. Les livres qui étaient au sol étaient une insulte à son schéma mental. Puis constatant que la conversation intéressante n'était pas fini il se dirigea vers le Tableau de Estelle Malile. Elle était toujours en train de lire un livre passionnant sur les runes, un art très difficile car il fallait être très précis. Une rumeur courait parmi les tableaux. Certains comme Rowan Greyta colportait qu'Ernie Hingry avait un penchant pour Estelle Malile. Il était assez souvent dans son tableau. Ernie tonnait à qui voulait l'entendre que c'était pour le deuxième siège qui se trouvait dans le tableau voisin. Que le peintre qui l'avait fait tableau était un troll dont le seul intérêt était de faire de la couleur ! Estelle ne s'était pas formalisée de ces dires. Elle seule savait la véritable raison qui poussait Ernie à venir la distraire de son livre de runes. Ce n'était pas pour rien qu'un bouquet de lilas était dans un vase près de la fenêtre et qu'une certaine vielle dame se plaignait du saccage de ses plantes.

- Je sens que vous avez une requête Albus… commença Lycaon.

- Effectivement, j'aimerai que vous gardiez un œil sur Harry Potter, Hermione Granger et Ronald Weasley. Cela fait maintenant cinq années qu'ils contrecarrent les plans de Voldemort. Ils seront aussi en première ligne des futures batailles.

- Ne vous en inquiétez pas je les tiendrai à l'œil ainsi que les autres.

Le directeur sembla plus calme.

- Pour en revenir sur un plan plus matériel, j'aimerai que vous ne recommenciez pas cette expérience…

- Bien je vais changer mes cours. Mais si je dois former ces jeunes aux combats, il faudra quand même que j'use de ce genre de situation.

- Ma raison est en accord mais ma conscience y est opposée.

- Je vous propose un marché.

Dumbledore se redressa sur son siège.

- J'arrête de les former comme ce matin mais vous devez me faire totalement confiance quand à mes cours… Je vais vous faire une confidence, quand j'ai constaté mon état Merlin m'a envoyé au Tibet.

- Pourquoi là-bas ?

- Durant de longues années j'ai appris à maîtriser mes pulsions meurtrières. Et je m'y suis tellement bien exercé que je suis allé plus loin que les limites magiques.

Dumbledore leva un sourcil.

- Ils ne pourront jamais atteindre le même niveau que moi, j'ai eu le temps d'approfondir ma magie. Mais je pense que certaine choses leurs seront utiles notamment pour… Harry Potter.

- Je me demandais quand vous alliez aborder le sujet, annonça Dumbledore tout en enlevant ses demi-lunes pour les essuyer. Puis-je vous demander comment vous savez ?

- L'avenir nous réserve bien des surprises.

- Qu'il est téméraire de consulter.

- Que pensez-vous de ceci : une prophétie ne se réalise uniquement parce qu'on a essayé de l'éviter ?

- Pensée très vérifiée, qui aurait pu profiter à certain.

Ernie leva les yeux au ciel ils étaient de nouveau dans leurs rhétoriques

- Chère Estelle je trouve que les Directeurs se laissent un peu trop aller.

- Voyons mon cher Ernie, tout le monde ne peut être aussi rigoureux que vous. L'âme d'un directeur se révèle selon différentes facettes.

Ernie émit un soupir de désaccord.

- De toute manière, mon cher Ernie, que pouvons nous faire ? Nous ne sommes que des tableaux….

- Et c'est bien ce qui me fait de la peine.

- Vraiment ? Murmura Estelle tristement.

- Pas réellement sinon comment aurai-je pu m'écarter de votre douce lumière.

- Vil flatteur… Mima Estelle qui cachait une rougeur derrière un livre de runes particulièrement grand.

- Et les tourtereaux on veut entendre la conversation ! Râla avec entrain Nigellus.

Ernie se leva et se tourna vers le directeur le moins populaire de Poudlard et comme le toréador, le menaça de sa baguette.

- Vous on ne vous a pas sonné !