- Réveillez-vous c'est l'heure !

Severus ouvrit les yeux, la réalité l'avait rattrapé. Il maudit son destin et se redressa sur le lit.

- Tout es calme nous pouvons y aller...

- On peut y aller en transplannant ? Demanda Severus acide.

- Non il va falloir marcher, à moins que vous savez conduire.

Severus grogna et ajusta sa cape sur son dos.

La route fut longue et silencieuse. Ils ne parlèrent de tout le trajet. Severus n'avait pas envi de gaspiller sa salive en récriminations. Il savait que ce qui les attendait ne serait pas de tout repose. Sur les conseils – dont il se serait bien passé - de Lycaon il avait emporté des fioles d'étouffe flammes, contre les brûlures au quatrième degré. Est que Lycaon projetait qu'ils se précipite dans la lave en fusion ? Severus maugréa contre les idées aussi déjantées tordues et dangereuses de celui qui le guidait. Il maudissait Albus de l'avoir obligé à le suivre. Il se maudit lui le Serpentard de ne pas avoir eut un nez plus fin pour s'extirper du piège qu'on lui avait tendu.

- Vous avez pris un poignard ou une épée ?

Severus fit un rictus désapprobateur.

- J'ignorai qu'il faillait s'encombrer d'armes.

- L'autre camp a dû bougé, ils ne vont sûrement pas rester les bras croisés attendant que l'on découvre leur plan.

Severus sortit de sa cape un long poignard stylisé sous forme de serpent. Lycaon étira ses lèvres en un fin sourire. Severus entendit juste son guide prononcer les mots « Serpentard jusqu'au bout ». Pour qui se prenait-il ? Les Princes étaient une branche non déclarée de Serpentard, une sorte de branche bâtard qui s'honorait de la parcelle de Serpentard qui était en eux. Il avait caché certaines caractéristiques qui étaient présentes chez le fondateur.

La lune était pleine ce soir ce qui facilitait l'ascension jusqu'au cratère du volcan. Severus distinguait nettement la silhouette de son guide qui grimpait comme un cabri dans les rochers. Comment pouvait-il tenir un tel rythme ? Lui même avait du mal à avancer aussi rapidement et pourtant durant sa période mangemortesque il en avait gravit des montagnes. La température commençait à monter, il pouvait ressentir la chaleur que dégageaient les pierres qui étaient en contact avec la lave en fusion. Pourtant le sommet n'était pas loin. Le sentier était balisé, mais il arrivaient au bout du chemin. Une barrière empêchait de continuer. Des panneaux affichaient un risque d'explosion.

- Il faut faire attention maintenant car nous nous trouvons proche d'un écoulement de lave.

- Pourquoi alors avoir fait un point de vue ici ? Demanda Severus.

- Les moldus raffole de spectacles, donc ils ont installé un perchoir pour admirer les explosions de lave.

Et pour illustrer les dire de Lycaon, une gerbe de roche en fusion explosa illuminant le paysage.

Severus afficha un rictus de dédain, ces moldus étaient vraiment stupides.

- J'imagine que c'est là où nous allons ?

Lycaon acquiesça et grimpa au dessus de la barrière pour basculer de l'autre côté. Severus hésita un court instant avant de rejoindre le guide.

- Maintenant il faut faire attention car le sol peut s'ouvrir sous nos pieds et nous tomberions dans la lave.

La marche était beaucoup plus prudente, de temps en temps on pouvait voir les rivières de lave courir sous le sol comme les flots tumultueux et nauséabonds des égouts de Londres. Le paysage était un mélange de forêt et de roche, comment ce mélange pouvait-il exister ? Lycaon vira de bord pour s'approcher d'un escarpement rocheux.

- L'entrée est ici, maintenant nous allons pénétrer dans le four, je ne sais pas comment il a évolué depuis la dernière fois.

Severus ne fit aucun commentaire. Le temps de souffler et de boire quelques gouttes d'une eau chaude et ils entrèrent dans la bouche du Démon comme le surnommait Lycaon. C'était un boyau de roche, on pouvait entendre des explosions souterraines. Les parois étaient très dangereuses, des arrêtes de roches étaient aussi tranchantes que des lames de rasoir. Severus brandit sa baguette et tenta un lumos. Mais l'obscurité restait maître du couloir.

- La magie ne peut fonctionner ici, rappela Lycaon

Ce dernier sortit de sa cape deux torches qu'il alluma avec un simple briquet.

La progression était parfois ardue, à un moment il a fallut escalader une paroi tout en se collant à celle-ci pour éviter des chutes de pierres qui plongeaient dans la rivière de flammes.

- Nous somme presque arrivés! Annonça Lycaon.

Severus sentit que quelque chose n'allait pas, son instinct lui signalait qu'un danger était menaçant. C'était trop facile.

- Qu'est-ce qu'il y a comme protection ici ?

- La lave, le rubis se trouve sur une roche au milieu du lac de lave.

- Et comment on la récupère ? Demanda Severus avec sarcasme

- Il n'y a que moi qui puisse aller la chercher.

- Pourquoi ? Demanda avec suspicion Severus.

Lycaon s'arrêta et se retourna vers le professeur de potions.

- Chacun peut avoir ses secrets à cacher, déclara-t-il mystérieusement.

Severus fronça les sourcils, quel était le secret de Lycaon ? Albus devait forcément le savoir, il arrivait toujours à savoir les secrets des autres.

- Il est normal que vous ne posiez aucune question sur moi si vous ne voulez pas que je pose des questions sur vous.

Severus vit que le regard de son interlocuteur était passé de ses yeux à son bras gauche. Il se saisit de sa baguette et la pointa sur Lycaon. Comment pouvait-il savoir ? Il cachait toujours cette marque. Seul Albus savait.

- Cela ne servirait à rien, la magie ne peut opérer ici.

Durant quelques minutes Severus toisa le professeur Lycaon.

- Vous savez que personne ne sait que nous sommes ici ? Une simple chute et ce serait fini.

Lycaon se mit à sourire.

- Vous êtes aussi machiavélique que Salazar, sachez qu'il y a une grande différence entre vous et moi.

- Laquelle ? Demanda le Maître des Potions

- Suivez moi !

Ils reprirent leur marche pour arriver au grand lac de lave au milieu duquel se dressait un petit piton rocheux sur lequel brillait le rubis. Severus attendit pour voir comment lycaon allait récupérer le rubis.

- Sortez les potions et préparez-vous.

Severus exécuta les instructions alors que Lycaon sauta dans le lac de lave. Le Maître des Potions se figea en voyant Lycaon disparaître. Était-il fou ? Personne ne pouvait sortir de la lave vivant, même un sorcier sous l'emprise du sort de gèle flamme !

Le directeur de Serpentard observa le lac de lave en plissant les yeux à cause de la luminosité importante de la lave, il ne voyait pas la silhouette du professeur. Il avait dû être brûlé vif, quelle folie ! Comment allait il faire pour récupérer la pierre maintenant que Lycaon était mort. Même s'il avait trouvé un moyen de résister à la lave il ne remontait pas pour respirer. Severus se dirigea vers le fond de la chambre magmatique pour s'extraire à la chaleur de la lave. Il suait comme jamais il n'avait sué. Il tenta de boire pour ne pas se déshydrater mais l'eau était en train de bouillir dans la gourde.

- Professeur Rogue ! Cria une voix.

Severus s'approcha du rebord du lac et il vit une mains à moitié carbonisée sortir de la lave. Elle avait attrapé un rocher. La tête sortit à son tour.

- Attrapez ma main, cria Lycaon.

Severus hésita, il appréhendait le contact avec cette main désincarnée. C'était comme si un cadavre se réanimait sous ses yeux, la tête n'avait plus rien d'humain, plus de nez, plus de peau, des parties de chairs noires cramoisies.

- Dépêchez-vous ! Hurla Lycaon

Le directeur de Serpentard n'arrivait pas à saisir la main, il n'arrivait pas à passer outre la vision d'horreur qui s'offrait à lui.

- SEVERUS !

L'interpelé attrapa la main et hissa le corps cadavérique de Lycaon sur la berge. Le corps était lourd, Severus tira de toutes ses forces et bascula en arrière. Il recula rapidement en voyant le corps fumant de Lycaon.

- Les potions ! Scanda le brûlé.

Severus se précipita sur les potions qui commençaient à bouillir. Severus passa à travers son dégoût et appliqua onguents, et liquides sur le corps brûlé de Lycaon. Comment avait-il pu survivre ? Comment pouvait-il exister un tel homme que la mort refuse d'emmener avec elle ? Si le Lord Noir l'apprenait la guerre serait totale ! Le corps s'arrêta de fumer, mais la chair était à nue. Le professeur de Défense contre les Forces du Mal n'avait plus rien d'humain. Il se releva et tendit sa main qui tenait le rubis.

- Si vous aviez essayé de faire pareil, vous seriez mort avant même d'avoir pu mettre le pied, annonça Lycaon.

- Mais par quelle prodige ?

Lycaon resta silencieux.

- Ne posez pas de questions dont la réponse risquerait de vous déplaire fortement.

Severus resta silencieux

- Quittons ces lieux !

Severus rassembla les affaires, Lycaon demanda la cape du Serpentard qui le lui céda sans aucune hésitation. Le chemin du retour jusqu'à l'entrée du volcan se passa sans encombre. Mais une fois dehors Severus retrouva la sensation de danger imminent.

- Je sens comme un danger, murmura-t-il.

- Je sais, on était suivi depuis l'auberge, répondit dans un murmure Lycaon.

Le silence devint plus pesant. La lune avait changé de luminosité, comme si l'atmosphère était différente.

- Préparez-vous au combat ici la magie peut agir, annonça doucement Lycaon.

Severus jaugea le professeur, il était complètement brûlé il n'avait plus rien d'humain seule la cape cachait la monstruosité qu'il était devenu. Un crac sonore se fit entendre.

- Donnez-nous la pierre ! Hurla une voix.

- Qui êtes vous ? Répondit Severus. Montrez-vous !

Deux silhouettes apparurent, ils portaient des robes noires et des cagoules qui masquaient leur visage. Le Lord savait qui ils étaient et ce qu'ils étaient venu chercher ici. La tâche ne serait pas aisé avec Lycaon qui ne pouvait se battre. Le combat promettait d'être très inégale.

- Donnez-nous les pierres où vous allez mourir ! Annonça celui qui était à gauche.

- Croyez vous que je sois sortit de la dernière pluie ? Il n'y aucune différence entre le fait que l'on vous donne la pierre ou que vous la preniez sur notre cadavre, annonça Lycaon.

Mais ne pouvait-il pas se taire ? Déjà qu'il était hors combat en plus il attaquait volontairement les adversaires.

- Hydrycusfumassortia ! Cria le mangemort de droite

Un gerbe de flamme sortit de sa baguette. Elle grossit pour devenir un animal en flamme. Quatres pattes armées de griffes redoutable portait un corps musclé terminé par une queue longue et fine qui claquait comme un fouet. Le corps de l'animal était surmonté par trois têtes qui se tenaient sur trois longs cous. Les gueules béantes crachaient des flammes. Un élémentaliste ! Severus ne pouvait croire, le sorcier avait acquit suffisamment de puissance pour contrôler un élément. Ils étaient perdus d'avance.

- Donnez-nous les pierres !

Lycaon s'avança, la cape voletant autour de lui. Severus ne put s'empêcher de penser que quand même il avait un certain panache.

- Partez tant qu'il est encore temps, ou vous allez subir la colère de Lycaon.

Il avait insisté sur son nom, mais les deux mangemorts ricanèrent derrière leur cagoule.

- Tu ne peux rien faire !

L'animal cracha une gerbe de flamme qui atteignit Lycaon. Ce dernier esquiva le jet de flamme avec une dextérité qui stoppa les ricanements.

- Rappelez votre hydre des flammes, il n'est pas de taille ! Ça c'est déjà mieux ! Dragonsortia !

Une énergie noire sortit des mains de Lycaon. L'énergie se modula pour prendre l'apparence d'un dragon noir squelettique, de la fumée s'échappait de ses narines. Il émanait de l'animal une aura ténébreuse. Severus frémit jamais il n'avait ressentit une aura si maléfique. Même le Lord n'avait pas atteint ce stade. Les deux mangemorts hésitèrent. L'hydre cracha des flammes sur le dragon mais ce dernier cracha des flammes noires qui réduisirent l'hydre en cendres. Les deux mangemorts tentèrent de prendre la fuite, mais les arbres s'étaient rapproché des deux ennemis et se saisirent d'eux pour les tuer dans un craquement sinistre. Puis le silence vint. La bataille était finie, Severus ne réalisa pas que c'était fini.

- J'ai beaucoup de défauts, et l'absence de pitié en est un... murmura Lycaon pour justifier son acte que d'autres auraient qualifiés de barbare.

Lycaon s'approcha des deux cadavres et il enleva les cagoules.

- Mais... s'étonna Severus

- Je savais que c'était eux, ils portaient le sceau maléfique, je sens la magie noire là où elle est à l'oeuvre.

Severus regarda Lycaon, maintenant il savait comment ce dernier avait deviné pour la marque tatouée à son bras.

- Le temps nous est compté, dépêchons-nous, nous avons un délais supplémentaire, annonça Lycaon.

- Vous redoutez quelque chose ?

- Oui... Murmura Lycaon. Priez pour que je me trompe, mais j'ai bien peur que ma théorie se vérifie. Montez sur le dragon !

Severus ne se le fit pas dire deux fois et grimpa sur le dos de l'animal, puis Lycaon le suivit.

- En avant ! Cria ce dernier.

Le dragon prit son envol et grimpa dans les cieux.

Le voyage fut très rapide, le dragon volait à vive allure. Severus essayait d'oublier que le corps de Lycaon était à quelques centimètres de lui. Comment était son corps comment il ressentait l'environnement ?

Le dragon changea de direction brusquement manquant de déstabiliser le Maître des Potions. L'animal commença une descente ardue vers le sol. Severus remarqua dans la nuit une construction à moitié effacée par les lianes. Le dragon se posa sur le sol. Au premier contact, l'animal disparut dans une fumée noire faisant tomber ses deux cavaliers.

Severus se redressa en position de défense alors que Lycaon réajustait la cape sur son corps désincarné. La lune pleine inondait le paysage de ses rayons blanchâtres. Derrière eux se trouvait une vieille forêt, et devant un cercle de monolithes. Severus s'approcha de l'un d'eux. Les sculptures, qui ornaient les blocs, étaient d'une finesse jamais égalée. Le Maître des Potion regarda les motifs, il lui semblait reconnaître certains signes. Mais il se rendit rapidement compte qu'ils racontaient une histoire. Le temps n'avait en rien désagrégé les bas-relief. Il avança au fur et à mesure de sa lecture. C'était l'histoire d'un homme et d'une femme. Ils s'aimèrent d'une force jusque là inégalé, mais quelque chose changea et ils se haïrent aussi fortement qu'ils s'étaient aimés. Severus remarqua qu'au dessus de la tête de l'homme se trouvait un paire de cornes, un démon ? Au dessus de la tête de la femme il y avait un disque lunaire. La femme s'engouffra dans la magie et créa sept loups et leur ordonna de parcourir la terre et de détruire tout ce qu'ils voyaient. Les loups agirent selon la volonté de leur maitresse, Cette dernière créa un huitième loup, mais il fût différent, il était moitié homme moitié loup. Severus distingua la queue du loup dans le dos de l'homme. Alors que les sept autres loups terrassait une armée entière le huitième devenait incontrôlable. Et il s'enfuit loin de la sorcière. L'homme cornu revint d'un long voyage et commença à préparer la résistance. Mais rien ne semblait endiguer le flux maléfique des Septs loups. L'armée de ces derniers ne cessait de grossir. Jusqu'au jour où une grande bataille eut lieu. Severus pensa immédiatement à la bataille que Lycaon avait révélé. La sculpture laissait entrevoir l'étendu de la bataille. Le Maître des Potions frissonna quand il remarqua que les hommes abattaient leur camarade quand ces derniers se faisaient mordre. Il effleura le bas-relief de sa main. Mais l'histoire s'arrêta là. Ce n'était pas l'oeuvre du temps, non on avait volontairement omis de graver la suite. Comme si on ne voulait pas révéler la suite, comme si c'était un secret que personne ne devait savoir.

- Maintenant les choses sérieuses commencent, annonça Lycaon.

- Pourquoi ? Demanda Severus en fronçant les sourcils.

- Cela fait 1700 ans que la porte est fermée, je ne sais pas comment ça a pu évoluer dedans. De plus les scellés sont brisés ce qui signifie que la porte a été ouverte...

- Oserais-je imaginer que c'est vous qui avez fermé la porte ? Demanda ironiquement Severus.

Lycaon resta silencieux. Severus assimila ce silence pour une confirmation. Pourtant il ne semblait pas aussi vieux, mais cela ne l'étonnait plus pour quelqu'un qui use de magie noire à l'état pur et qui résiste à la lave.

- Soyez prêt à tuer! Annonça Lycaon d'une voix sombre qui fit frissonner Severus.

Jamais il n'avait eu une quelconque hésitation à tuer quelqu'un si sa vie en dépendait. Lycaon sortit les deux pierres et les incrusta dans les montant de la porte en pierre. La troisième pierre s'illumina au centre de la porte. C'était un topaze qui avait la forme d'une tête de loup. La porte s'ouvrit dans un fracas de chute de pierres. Une fumée nauséabonde sortit de la caverne. Severus observa l'édifice. Il était tout en long. De grand bloc de granit servaient de mur alors que d'autre étaient posé sur l'édifice comme un toit. Tout cela formait un tunnel sans fond.

Severus hésita à entrer dans l'édifice alors que Lycaon s'engouffrait dans le noir. Quelle horreur allaient-ils rencontrer ?

La lumière de la lune semblait plus rassurante que l'ombre de l'enfer. Severus posa le pied sur la première marche et sentit une douleur à son bras, la marque se réveillait... Le Lord avait dû le sentir.

- Vous-Savez-Qui sait que nous sommes ici, interpella le professeur de potions

- Avez vous peur ? Demanda avec amusement Lycaon

Severus jeta un regard noir.

- Sachez que vous avez plus à craindre de cet endroit que de Voldemort.

Severus serra les dents au nom maudit. Il tendit sa baguette et lança un lumos à peine murmuré et avança dans le dolmen.

La porte se referma derrière eux. Severus se retourna vers celle-ci avec la sensation de s'être fait piéger. Lycaon quand lui il continuait de descendre les marches. Severus ne put s'empêcher de se faire la remarque que Lycaon était en parfaite harmonie avec le lieu il avait l'impression de descendre en enfer guidé par un démon. La descente fut longue et pénible, de temps en temps ils croisaient un squelette au sol. En soit ce n'était rien par rapport au lieu, mais ce qui déstabilisait Severus c'était la forme des squelettes, c'étaient ceux de Loups-Garous ! Et vu la forme de leur corps ils avaient succombé à un combat d'une violence incroyable. Jamais il ne s'était frotté à ce genre de créatures, mais qui avait bien pu les vaincre ?

Severus ne trouva aucune réponse et son esprit fut attiré par la salle dans laquelle ils venaient de pénétrer. Elle était immense, des formes démoniaque en supportait les voûtes. On distinguait des sculptures d'origine celtique. Mais ce qui attira le regard c'était huit cellules avec des barreaux qui se trouvaient sur le côté. Le métal était complètement rouillé et les portes étaient ouverte. Il n'y avait rien dans ces cellules à part des toiles d'araignées. Lycaon s'arrêta devant une cellule. Severus s'approcha de lui. Pourquoi cette cellule semblait-elle le hanter lui qui ne craignait pas le Lord Noir ?

Lycaon semblait en proie à des visions sinistres. Son regard étaient chargé de haine mais aussi d'amour, comment expliquer cette contradiction dans le regard. Il effleura de la main la porte qui tomba sur le sol dans un bruit sinistre. Lycaon s'avança dans la cellule et posa sa main sur le mur. Severus conclut qu'elle devait avoir un lien avec le passé du professeur de Défense contre les forces du mal. Lycaon passa ses doigts sur une empreinte de griffes marqué sur la paroi. Severus entra dans la cellule. Il remarqua alors les marques qui zébraient les murs. Un fauve n'aurait jamais pu faire de telle entaille dans le roc. De plus c'était la seule cellule qui était dans cette état là. Il n'était pas couard, mais elle l'angoissait, elle l'étouffait, il n'y avait aucune ouverture contrairement aux autres. Quand Albus lui disait que quand un endroit avait été le théâtre de choses horribles et maléfiques il en était marqué à jamais et que toute personne qui se trouvait dans le lieu ressentait en lui tout ce qui s'était passé. Oui il avait envi de vomir toutes ses tripes. Lui le maître incontesté du mal, il avait envi de vomir à cause de ce que cette cellule avait été.

- Nous avons trop tardé! Annonça abruptement Lycaon.

Ils sortirent de la cellule pour se retrouver face à un mur où pendait une paire de chaînes. Severus remarqua des traces au niveau des bracelets. Des traces morbides qui marquaient à jamais la pierre de la souffrance de ceux qui avait dû se retrouver prisonnier ici. Lycaon s'approcha et toucha les bracelets dans un cliquetis qui fit frémir Severus. Il remarqua une larme solitaire sur l'oeil droit de Lycaon.

- Bien préparons-nous...

Il ferma les yeux et dans une lumière aveuglante il retrouva son corps normal. Severus pinça les lèvres il était très musclé, ce devait être une force de la nature. Lycaon était complètement nu et le Maître des potion pouvait voir sur le dos de son collègue un tatouage bleue. Au première abord cela représentait des courbures d'arabesques celtiques, des courbes qui s'entrelaçaient. Mais quand il regarda l'ensemble, sa main s'agrippa sur le manche de sa baguette, c'était la tête d'un loup. Est-ce que l'enfance de Lycaon s'était en ces lieux macabres ?

- Severus, si je me transforme courez vers la sortie et appuyiez de toute tes forces sur la dent gauche.

- Un danger ? S'inquiéta le professeur de potions.

- Je sens la magie noir à l'oeuvre, elle nous suit depuis que nous sommes entrée, elle rôde autour de nous. Vous y jouez votre vie...

Severus sentit des sueurs froides lui couler le long du dos.

Lycaon appuya sur une stalagmite et un pan de rocher s'ouvrit sur une autre salle. Lycaon n'entra pas tout de suite.

- Nous sommes attendus, murmura-t-il.

Severus crispa sa main sur sa baguette et éteignit celle-ci car il pouvait voir grâce au puits de lumière qui tombait du ciel dans l'autre pièce. Elle était sous forme d'un dôme immense. Sur la gauche il y avait une table sur laquelle étaient posées des fioles de toutes sortes. Elles étaient propres quelqu'un avait dû s'en servir. Sur la droite s'étalait des étagères remplies d'ingrédients divers et variés. Lycaon rasa le mur de droite tout en faisant signe à Severus de le suivre. Ce dernier respecta la directive de Lycaon, il savait qu'il devait le suivre s'il voulait survivre à l'aventure. Mais il se promettait d'en toucher quelques mots à Albus. Son regard stoppa sur une marque sur le sol, un cadavre se trouvait là d'après l'empreinte c'était celle d'une femme. Est-ce que le Lord Noir était venu ici. La voûte était percé en son milieu pour laisser passer la lumière qui illumina furtivement deux yeux dans le noir. Severus fit signe à Lycaon qui réagit pas. Avait-il rêvé ces deux yeux ? Son regard se posa sur la marmite qui se trouvait au fond. Elle était immense en fonte, elle avait dû servir à fabriquer des potions maléfiques.

- COUCHEZ-VOUS ! Hurla Lycaon.

Severus se jeta en avant et percuta une chaise qui se brisa sous son poids. Il entendit une explosion et un cri de douleur roque. Quelqu'un le prit par le bras et le souleva.

- Rester derrière moi ! Ordonna Lycaon.

Ils se retrouvèrent dos contre dos face à trois ombres qui bougeaient dans le noir. Qu'est-ce que c'était ? Lycaon renversa une table basse pour faire une maigre protection le temps de trouver une solution.

- Quand je le dirai vous courez vers la porte et vous vous laissez glisser sur le sol...

- Entendu...

Ils tournèrent de manière à ce que Severus se retrouve devant la porte. Lycaon regarda les coins sombres.

- Maintenant ! Cria-t-il en lançant un sort de lumière aveuglante.

Severus se jeta vers la porte en entendant des cris de douleurs, sans doute les créatures avaient mal aux yeux. Il vit une main griffue devant lui et n'écoutant que le tambourinage de son sang sur ses tempes il se jeta à plat ventre sur le sol à travers la port. Il sortit de la pièce avec une vive douleur à son épaule droite. Il se mit à courir vers la sortie.

- FUYEZ ! Hurlait Lycaon.

Jamais Severus n'avait ressenti autant de stress. Il entendit des grognements et un cri inhumain. Il se retourna pour voir comment s'en sortait Lycaon. Peut être qu'il pourrait faire quelque chose.

Tournant la tête il se figea dans son élan. Dans l'autre pièce se trouvait trois loups-garous en fait quatre. Le dernier était très différent. Plus grand, son pelage hirsute était gris clair. Ses pattes avant avaient la taille d'une pelle. Les grognements qu'il poussait semblait faire hésiter les autres qui étaient plus menus. Le quatrième reculait alors que les autres avançaient tout en montrant leurs crocs. Leur yeux étaient rouge et noir. Le quatrième sauta en arrière et appuya sur la stalagmite qui referma la porte emprisonnant les autres. Le loup-garou se retourna. Il avait un museau d'où saillaient les muscles. Ses dents suintaient d'un sang noir, ses yeux était injecté de sang, la pupille était jaune et vert.

- COUREZ ! Grogna la créature.

Severus allait reprendre sa course quand la porte explosa. Les trois, qui étaient enfermés se jetèrent d'un seul bloc sur le quatrième griffes et dents dehors. L'un d'eux voltigea jusqu'à une grille et se fracassa contre celle-ci. Un tel choc aurait assommé un taureau. Mais il se releva, Severus lança un avada dans sa direction, certain de la mort de la créature. Le sort ricocha sur le pelage et s'écrasa dans une explosion contre la paroi. Severus resta interdit, la magie n'avait aucun effet sur eux. La créature se retourna vers le Maître de Potions qui se trouvait en mauvaise posture. L'odeur du sang commençait à se faire sentir. Un regard suffit à Severus pour constater que la quatrième créature était à terre entrain de se faire battre par les autres. Il pointa sa baguette vers le groupe et lança un repoussum bien senti qui éjecta du tas une créature adverse. Le quatrième Loup-garou se débarrassa du dernier. Severus eut juste le temps de se jeter sur le côté pour éviter de prendre le premier loup-garou se plein fouet. Il senti une douleur dans sa jambe droite. Il posa sa main sur sa cuisse pour constater qu'elle était pleine de sang. La blessure était très profonde. Il tenta de transplanner mais il n'y arrivait pas les douleurs étaient trop forte. Le quatrième loup-garou attrapa le premier et le jeta en arrière avec vigueur. Puis il attrapa Severus et le posa sur l'épaule gauche. Ce dernier remarqua une profonde entaille dans l'épaule droite, il voyait l'os du loup-garou. La blessure devait le faire atrocement souffrir. Les grognement des autres le détacha de la contemplation il lança un sort qui percuta la paroi. Un des loups se jeta en avant. Severus entendit les mâchoires claquer à quelques millimètre de son visage. Il donna un coup de poing sur le museau et le loup chuta. Mais de suite un deuxième sauta sur le sorcier. Le Quatrième loup-garou se retourna et se laissa mordre le bras droit alors que du gauche il jeta Severus contre la porte qui se trouvait à quelques mètres d'eux. Severus un peu hébété regarda le Quatrième loup arracher son bras de la morsure et de ses mains écarter les deux mâchoires pour les casser dans un bruit sinistre. Severus chercha la dent gauche et appuya sur celle-ci, la porte s'ouvrit. Le professeur se jeta dehors. Le quatrième loup jeta le corps hurlant de celui à qui il avait cassé la mâchoire qui pendait lâchement tout en se recouvrant de sang noir sur les autres. Les deux autres tombèrent dans les escaliers offrant un répits au quatrième qui bondit hors du dolmen.

- Enlève les pierres ! Hurla le Loup-Garou.

Severus enleva le rubis, les loups se jetèrent sur lui il eut juste le temps d'enlever le saphir et les loups-garous percutèrent la pierre. Se retournant il vit que Lycaon avait repris sa forme humaine et qu'il était dans un triste état. Et lui même n'en menait pas large. La porte allait exploser sous les assauts des assaillants.

- Attrape ma main ! Hurla Lycaon.

Severus se jeta sur Lycaon qui transplanna, alors que la porte explosait avec fracas.