Alors que le concierge nettoyait une cape voleta dévoilant une paire de chaussures de grande taille.

- Ron cesse de t'agiter, murmura une voix féminine.

- La cape commence à être trop courte, répliqua une voix masculine.

Un soupir se fit entendre.

- Viens par ici !

Une forme s'éloigna de la petite cours. Une grande porte s'ouvrit subrepticement et se referma rapidement. La cape fut enlevée aussitôt. Deux élèves s'étaient cachés dessous, l'un était plutôt grand, des cheveux flamboyants et sur le visage des taches de rousseur, nul doute quand à l'appartenance à la famille Weasley. Le cachet de fabrication de la famille était dessiné sur tout le corps du jeune homme. Il faisait face à une jeune fille plus petite que lui, les cheveux décoiffés par la cape ce qui sembla amuser le rouquin.

- Tu vois que j'avais raison ! Annonça fièrement le rouquin.

La jeune fille s'amusa de la fierté du garçon.

- Enfin Ron ouvre les yeux, il était sous forme humaine pour devenir loup-garou pour ...

- Il était bien sous sa forme de Loup-Garou !

- Mais il est redevenu humain, or aucun Loup-Garou ne peut redevenir humain avant le matin.

- Tu avoueras que l'on ne choisit jamais de se métamorphoser en Loup-Garou

- Je te l'accorde, il est un concentré de mystères, comment peut-on contrôler aussi radialement sa lycanthropie ?

- On le saura sans doute jamais ... Ce qui m'a le plus étonné c'est la manière de se soigner de toutes ces blessures comme si de rien n'était.

La jeune fille croisa ses bras sur sa poitrine elle semblait mal à l'aise. Ron se fit la réflexion qu'elle n'avait jamais dû voir autant de sang. Il se rapprocha de son amie pour la prendre dans ses bras pour la rassurer.

- Qu'est-ce qui a bien pu leur arriver ? Demanda le jeune fille.

- Je ne sais pas Hermione. Mais la lutte a dû être sans merci.

Le silence s'installa entre eux. Ron se demandait comment allaient évoluer les choses... Ils avaient combattu si souvent le mage noir. Maintenant ils ne se sentaient pas de taille à lutter contre lui. Ils se sentaient si faible face à la puissance que le mage Noir pouvait développer.

- Tu as remarqué qu'ils n'avaient pas transplanné ?Demanda le Rouquin.

- Tu as raison, on n'a pas entendu le bruit caractéristique lorsqu'on arrive par transplannage. Et ce n'était pas par portoloin non plus. Ils sont arrivé dans l'arbre pas sur le sol.

- Tu penses que l'on devrait prévenir Harry ? Demanda le Gryffondor.

- Je le pense, sinon il prendra ombrage qu'on le mette à part de notre relation.

Le Gryffondor s'approcha de la jeune fille.

- Tu sais ce que j'ai ressenti...

Il n'y avait pas besoin de décrire le moment, chacun savait exactement ce qui s'était passé entre eux.

- Oui ? Demanda Hermione alerte.

- Je ne sais pas comment te le décrire...

Ron se détacha d'Hermione. Il ressentait des choses différemment depuis l'attaque. Non pas que le fait que le danger les rapproche. Non, ils avaient tellement affronter le danger qu'ils jouaient leur vie à chaque fois et pour lui ils devaient tous en revenir. Il ne comprenait pas pourquoi ils se sépareraient parce que l'un d'eux étaient dans l'incapacité de revenir d'un combat.

Non, les choses avaient évolué en lui et autour de lui, comme s'il avait grandi d'un seul coup. Il n'avait plus cette immaturité, cette l'insouciance qu'ils avaient eu au par avant. Maintenant il savait ce que pouvait représenter la disparition d'Hermione ou d'Harry ou d'autres personnes. Il avait toujours pensé que tout était immuable, Voldemort resterait toujours Voldemort un sorcier qu'il fallait avoir peur mais que l'on devait de temps en temps rabrouer. Que Dumbledore serait éternellement directeur. Maintenant il voyait que rien n'était figé et que tout évoluait même ses propres repères. Il devait en construire d'autres. Il s'était rendu compte qu'Hermione était la pièce qui manquait à son coeur. Loin de toutes ces flatteries de jeunes amoureux. Qui doivent s'embrasser à tout bout de champ comme pour se prouver leur amour. Non il savait que c'était elle, et qu'elle le savait. Il n'avait rien prouver, juste à être présent avec elle.

Hermione s'approcha du rouquin et lui toucha l'épaule. Il se retourna en souriant et l'enlaça de son bras gauche alors qu'elle penchait sa tête sur son épaule. Leur amour avait dépassé dès le début le stade physique. Ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre ils n'arrivaient pas à le définir.

- Tu crois que le professeur Lycaon est dangereux ? Demanda Hermione.

Ron laissa le temps de la réflexion avant de répondre.

- Je ne sais pas s'il poursuit le même but que nous, mais il a l'air de savoir ce qu'il fait et de contrer V... Vold... Voldemort

Hermione sourit à l'hésitation de son ami.

- En Tout cas il a une bonne présence sur Harry, j'avais peur avec justesse que la mort de Sirius le rende amer et qu'il en veuille à la terre entière.

Ron serra un peu plus la Gryffondor.

- Nous ne devons pas le laisser seul trop longtemps, conclut le rouquin.

- Tu as raison, pourtant il avait un air bizarre hier quand il est entré dans la salle commune.

- J'avais peur qu'il se renferme quand il s'est aperçu que ma soeur sortait définitivement avec Dean.

- Elle me l'avait confié dans ses lettres... confirma Hermione.

Ainsi cette cachottière de soeur discutait en secret avec Hermione... Un sourire naquit sur les lèvres de Ron.

- Cependant il s'en est bien gardé de le montrer, murmura Hermione.

- Il est comme moi renfermé sur lui même en ce qui concerne les filles. Regarde l'épisode avec Chang.

Hermione étouffa un petit rire.

- Dire qu'il avait fallu le pousser dans ses bras... annonça-t-elle.

- Et ce n'était peut-être pas la chose à faire.

Hermione se détacha de lui et alla ramasser la cape qui gisait près de la porte.

- J'ai l'impression qu'il nous cache quelque chose, murmura le rouquin.

Hermion acquiesça.

Ron se demandait de quel genre pouvait être ce secret avant de passer la cape par-dessus sa tête.