SAlut après cette longue absence je peux enfin poster une nouveau chapitre
A bientôt !
Le bureau du Professeur MacGonagall était un bureau des plus austère. Une table de style ancienne que l'on pourrait facilement classé dans le style de l'époque des Bruce. Le fauteuil qui se tenait derrière était immense. Le dossier était suffisamment pour dépasser la tête du professeur qui corrigeait les copies de ses élèves. Sur le haut du dossier étaient sculptés des chardons symbole de son écosse qu'elle chérissait. Le dossier était aussi recouvert d'un tartant rouge et verts symbole du clan MacGonagall. Minerva était pour l'unification de l'écosse, mais elle ne pouvait réfréner sa passion pour son clan. Cette passion la dévorait en ce qui concernait sa maison les Gryffondor. Rien ne devait dépasser SA maison. On retrouvait la double préférence du clan et de l'écosse au niveau de Poudlard. Elle était pour l'unification des maison pour le bien être de Poudlard tout en étant pour les Gryffondor dont elle avait la responsabilité.
Dans ce soucis d'unité elle se faisait le devoir d'être aussi juste que possible quitte à enlever des points à sa maison. Son regard pouvait traverser la moindre carapace. La moindre rébellion était étouffé dans l'oeuf à la moindre parole. Seuls les Maraudeurs lui avaient donnés du fils à retors, mais elle avait réussi à les canaliser bien qu'elle aurait aimé réussir à les souder encore plus. Ces dernières années avaient vu le jour à plusieurs groupe perturbateurs comme les Maraudeurs parmi les rangs des Gryffondor. Les jumeaux Weasley avaient été très turbulents. Mais ce n'était rien comparé au Trio qui sévissait actuellement. Elle embrassait son regard d'amour ses protégés, mais elle tremblait face aux dangers qu'ils avaient traversé avec plus ou moins de brio et ce n'était qu'un début à la guerre qui commençait.
Minerva posa sa plume sur le bord de sa table et regarda la copie d'Harry Potter. Elle repensa à la vie de ce garçon, si triste mais si joyeuse. Il avait connu les pires moments mais aussi des bons. Une larme perla des yeux sévères de la professeur. Elle aurait tant voulu l'aider, mais elle se sentait impuissante face aux évènements qui se préparaient. Elle savait que ça ne serait pas joyeux. Depuis quelques mois les escarmouches s'enchaînaient sans pour autant faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Chaque camp préparait la bataille qui se profilait à l'horizon.
Minerva regarda le pendule posé sur le montant de la cheminée qui trônait a droite de son bureau. Elle avait choisi une ambiance rustique pour pas que ses pensées soient distraites par autre chose. Simplement la fenêtre en face de son bureau donnait sur le parc de l'école. Minerva se rappela le premier vol d'Harry qu'elle avait surpris. Vraiment ce gamin réservait des surprises.
L'heure indiquait six heures du matin. Mais son attention fut capté par un bruissement dans sa cheminée. La tête du directeur apparut dans le foyer.
- Minerva venez de suite l'infirmerie je vous prie.
- J'arrive Albus ! Répondit-elle.
Que ce passait-il pour qu'Albus vienne la chercher à une heure aussi indue de la nuit. Le plus intriguant c'était le lieu du rendez-vous. Cela n'augurait rien de bon. L'angoisse s'empara de la vieille dame, déjà qu'elle avait du mal à accepter la mort de Sirius Black. Un homme torturé par la vie entre une vie de famille ignoble une jeunesse insouciante et une vie d'homme trahie et torturée par la prison d'Azkaban. Une larme tomba de son oeil.
Elle attrapa un grand châle aux motifs écossais qui se retrouva sur les épaule de l'enseignante. Que c'était-il passé pour qu'Albus lui demande d'aller à l'infirmerie ? C'était sûrement en relation avec l'expédition de Lycaon et de Severus. La mission avait dû mal tourner... Soupirant elle sortit de la salle de classe. Elle ne connaissait pas bien le professeur Lycaon, mais elle se sentait mal à l'aise en sa présence. Il émanait quelque chose de lui qui lui faisait peur. Elle n'était jamais tranquille quand ils se croisaient dans le couloir. Même son sourire lui semblait faux, une façade qui cachait une nature plus noire, plus maléfique. Elle ne le haïssait pas, comment le pourrait-elle ne le connaissant pas ? C'était ça l'origine de son malaise... Elle ne le connaissait pas et jamais elle n'avait entendu parler d'un tel sorcier. Il y avait trop d'éléments contradictoire pour qu'elle puisse lui faire autant confiance qu'Albus. Son instinct d'animagus lui criait de se défier de lui.
La première chose que Minerva remarqua en entrant dans l'infirmerie c'est la nudité du professeur Lycaon. Sûrement que Pompom avait ausculté les blessures du professeur. Mais visiblement il n'avait pas besoin de soin. Son regard dévia vers une forme allongée dans un lit blanc. Au pied les habits du professeur Rogue semblaient complètement déchirés. Minerva pensa alors que les deux professeurs avaient dû faire des rencontres très dangereuses et que le professeur Lycaon n'avait plus aucune robe à se mettre. Voilà une chose surprenante, il n'avait plus de vêtements et son corps était vierge de blessures. Lentement elle reprit conscience de ce qui se passait. Pomfresh essayait tant mal que bien de garder le professeur au lit. Ce dernier se défendait prétextant qu'il n'avait plus aucune blessure.
- Mrs Pomfresh je n'ai besoin d'aucun soins !
- Vous voulez me faire croire que toutes les blessures que j'ai pu voir sur votre corps n'ont laissé aucune séquelles ? Demanda-t-elle ironiquement.
- Je n'ai besoin d'aucun soins ! Insista-t-il.
- Vous avez besoin de rester ici pour que je puisse constater votre bonne santé...
- De une je suis en parfaite santé ainsi que le professeur Rogue ! De deux nous n'avons pas de temps à gaspiller pour vérifier ma santé qui est d'ailleurs fort excellente.
- Oh ! S'offusqua l'infirmière. Oseriez-vous insinuer que je suis incapable de vous soigner ?
Le professeur Lycaon offrit un sourire amusé.
- Je ne remets pas en cause vos connaissances, seulement que ça serait perdre un temps précieux qui risquerait de nous faire défaut.
L'infirmière fronça les sourcils. Minerva remarqua que le professeur Rogue se relevait lui aussi tout en essayant de cacher sa nudité sous les draps.
- Il n'a pas besoin de soins... murmura-t-il.
Tous se tournèrent vers lui. Rogue prit une inspiration et lentement explicita la situation.
- Je l'ai vu plonger dans de la lave en fusion, et en ressortir vivant. J'ai vu les blessures qu'il avait et j'ai vu sa guérison. Il n'a vraiment besoin d'aucun soins.
Un silence plana, jamais Minerva n'aurait cru que le professeur Rogue puisse faire un tel commentaire. Il reconnaissait la puissance du professeur Lycaon. Le Maître des Potions se renfrogna se sentant sûrement coupable de telles éloges.
- Je ne peux y croire murmura l'infirmière.
Minerva était perplexe c'était impossible... Elle vit le professeur Lycaon s'approcher d'une urne et en verser le contenu sur sa peau nue. Il était recouvert d'une huile noire épaisse qui empestait.
-Inflamare ! Murmura-t-il
Les cris s'élevèrent quand l'huile prit feu. Personne ne bougea le moindre petit doigt malgré l'odeur de chair brûlée.
Le directeur réagit le premier en lançant un sort d'étouffe flammes. Celles-ci s'éteignirent pour laisser apparaître le corps mutilé du professeur. Était-il fou ?
- Quelle folie a été la vôtre ? S'indigna Albus.
Pompom courut sur ses pommades pour enduire le corps brûlé du professeur Lycaon.
- Laissez vos potions où elles sont ! Lança le brûlé.
Pompom se retourna lentement alors qu'une lumière rouge enveloppait le corps du professeur. Et lentement la peau réapparut sur le corps du professeur de Défense contre les forces du Mal. Pompom lâcha la fiole qui se fracassa au sol.
Minerva n'en croyait pas ses yeux, quel était le pouvoir de cet homme ? Qui était-il ?
Son animagus lui criait qu'il était mauvais et qu'il fallait s'en méfier.
- J'ai appris à contrôler ma magie et mon corps, durant tout ce temps où je me suis retiré du monde, j'ai appris à me maîtriser. Certes ma magie est devenue plus forte, tellement plus que je n'ai pas besoin de baguette car elle fait partie intégrante de mon corps. Rappelez-vous la magie modèle le corps. Le mien a subit toutes les douleurs possibles et inimaginables. Mon esprit se sépare de mon corps pour après ne faire plus qu'un seul, clarifia le professeur Lycaon.
- Je comprends mieux votre longévité, énonça Albus.
L'infirmière resta immobile. Complètement déroutée par ce qu'elle venait de voir.
- Pour en revenir à notre situation... Commença le directeur.
- Voldemort a réussi, comment ? Je n'en sais rien, à faire revenir la sorcière Estampe d'entre les morts.
- Était-elle vraiment morte ?
- Je me le demande... S'intérogea Le professeur Lycaon
- Il n'y a que vous pour y répondre, annonça avec malice Albus.
- Qu'en est il de la situation ? Annonça Minerva.
- Le corps de la Sorcière Estampes a disparu, de sa prison, expliqua Lycaon. Et un comité d'accueil nous attendait Le professeur Rogue et moi-même. Par chance nous avons pu en sortir sans le moindre dommage.
- Quel était cet accueil ? Demanda Minerva curieuse.
- Des Maudits ! Cracha le professeur Rogue
- Ainsi Tom s'est associé avec Estampe.
- Cela signifierait qu'ils sont devenus plus fort ! Annonça alarmée Minerva.
Albus acquiesça de la tête.
- Non ! Clama la voix de Lycaon. Vous avez deux atouts dans vos manches.
- Qui ? Demanda Minerva déroutée
- Harry et le professeur Lycaon, répondit dans un souffle Albus.
Ce dernier se prit la tête entre ses mains. Lycaon posa sa main droite sur l'épaule du directeur.
- Quoiqu'il se passe, et quelque soit l'issu de cette guerre ne perdez jamais espoir. Il y a aura des morts certes, la guerre ne laisse que des cicatrices que le temps se charge de raviver. Mais des plus obscures des ténèbres peut surgir la lumière qui vaincra ces hordes démoniaques.
- Que suggérez-vous ? Demanda le directeur
- Il faut qu'à la fête de la lumière hivernale nous allions, Harry et moi, voir Merlin.
- Mais il est toujours vivant ? Demanda surpris le professeur Rogue
- N''est-il pas à moitié démon ? Répondit Lycaon amusé.
- Pourquoi ne pas y aller de suite ? Précipita Minerva.
- Pour deux raisons, on ne peut aller sur sa tombe pour le voir qu'à ce moment là et qu'il y a tellement de dangers qu'il faut qu'Harry se prépare.
- Pourquoi lui ? Demanda Minerva.
Le professeur Lycaon se tourna lentement vers Albus.
- Le directeur en connait les raisons.
Ce dernier se leva et se dirigea vers la fenêtre.
- Albus ce n'est pas vrai... S'inquiéta Minerva.
Elle avait côtoyé le directeur depuis si longtemps qu'elle connaissait toutes ses attitudes par coeur.
- Albus ce garçon en a déjà fait beaucoup trop ! Il a droit de vivre ! S'indigna le professeur de Métamorphose.
- Il a raison Minerva, annonça doucement le directeur en regardant le ciel les main dans le dos.
- Je refuse de croire une telle chose ! Répliqua froidement la directrice de Gryffondor.
La sécheresse du ton du professeur étonna le directeur qui tourna la tête dans sa direction.
- Je comprends ce que vous ressentez... Tenta le professeur Lycaon.
- Non vous ne savez pas ! Coupa Minerva.
Jamais elle n'était allée aussi loin dans sa colère. Elle était dans une telle révolte que tout ce qui se dressait sur le chemin de son raisonnement était un obstacle à abattre.
- Vous ne savez pas ce qu'il a enduré depuis la mort de ses parents, sa vie dans cette famille de Moldu ! La mort de son parrain, la mort d'un ami. Non vous ne pouvez pas savoir tout ce qu'il a vécu. Les privations et les tortures tant physiques que psychiques qui ont été son quotidien, ne sont que le pâle reflet de sa souffrance. !
Un silence s'abattit sur l'infirmerie.
- Minerva il faut laisser Lycaon s'occuper d'Harry, ordonna Albus.
La directrice-adjointe serra les dents. Elle aurait juré que Severus aurait entendu le grincement de ses dents.
Elle se tourna vers le professeur Lycaon.
- Vous avez gagnez, j'ai essayé tant que j'ai pu de préserver ce garçon. Quand vous l'aurez fait ressembler à un mort-vivant vous ne viendrez pas vous plaindre des conséquences.
- J'en prends l'entière responsabilité, annonça le professeur Lycaon.
- Je maudis le jour où vous êtes entrés pour la première fois dans l'école.
- Minerva ! Réprimanda le directeur.
La directrice adjointe toisa le regard d'Albus. C'était la première fois qu'ils se jaugeaient comme s'ils se redécouvraient.
- Laissez Professeur Dumbledore. Elle en a parfaitement le droit. Je suis un oiseau de mauvaise augure, je n'apparais que quand les jours ténébreux arrivent.
Les regards se décroisèrent et Minerva fixa le professeur Lycaon.
- Vous me haïssez et vous en avez le droit.
Le professeur Lycaon se dirigea vers la porte de l'infirmerie.
- Haïssez moi encore plus professeur MacGonagall, lança-t-il sarcastique.
Le détachement de son ton et le tranchant de ses paroles étaient si contradictoire que Minerva se demandait ce qu'avait bien voulu dire le professeur.
- Vous savez Minerva ? Commenta Albus amusé. Vous êtes bien pire qu'une lionne en colère quand on s'attaque à l'un de ses petits.
Minerva sentit ses joues s'enflammer. Elle n'était pas une Gryffondor pour rien...
- Bien demain soir c'est Halloween cela nous laisse un mois et demi avant qu'Harry et Lycaon n'aillent voir la tombe.
