- Harry réveille-toi !

Ouvrant les yeux, il se trouvait au sol entravé par ses draps. Tout le dortoir des garçons était allumé. Sean le regardait avec crainte, Dean se demandait ce qui avait bien pu se passer. Neville quand à lui il le fixait étrangement. Ron était accroupi en face de lui la main sur l'épaule et le regardait inquiet.

Harry décela chez son ami une inquiétude qu'il n'avait jamais vu au par avant.

- Tu vas bien ? Tu as fait un cauchemar.

- C'était horrible.

- Tu-sais-qui ? Demanda Dean.

- Non c'était... Autre chose... Il était si malfaisant. Il était puant de magie noire pure.

- Qui ?

- Je ne sais pas, trembla Harry.

Il s'adossa au mur tout en tremblant de frayeur.

- C'était si réel...

Harry posa ses mains sur son visage et essuya celui-ci. Il regarda ses doigts. Il n'y avait aucune traces de sang.

- Je sentais son haleine de pestiféré, sa salive sanguinolente.

- Une attaque ? Questionna Ron

Harry tourna son visage vers son ami un sourire triste sur les lèvres. Il ne pouvait se détacher de la sensation qu'il avait ressenti quand il avait rêvé de l'attaque du père de son ami.

- Oui et non, l'attaque n'a eu lieu que parce qu'il se trouvait là...

- Qui « il » ?

- Je ne sais pas je ne l'ai jamais vu... Mais j'étais bien en lui j'éprouvais ses moindres sentiments.

Un silence lourd pesa dans le dortoir.

- Il est quelle heure ? Demanda Harry

- A peine 4H00, répondit Seamus.

- Désolé de vous avoir réveillé.

Personne ne dit mot, et tous retournèrent au lit. Harry rajusta ses draps et se recoucha. Le sommeil refusa de venir. Il avait peur. Une peur inconsidéré s'était emparé de lui. Peur de revenir sur le rêve. Peur de revoir ce qui venait de se passer. Il était sûr que cette attaque était bien réelle. Mais comment s'en assurer ? A qui en parler ? Dumbledore ? L'écouterai-t-il ? Lycaon ? Bizarrement s'il ressentait de l'admiration il le révulsait quelque part. Comme si son instinct lui disait de se méfier de cet homme. Il avait senti plusieurs fois qu'il cachait quelque chose.

Harry regarda son réveil il marquait 4H30. Le sommeil ne venait pas. Il se leva et s'habilla. Jetant un regard au lit de Ron il remarqua que le lit était vide. Harry descendit du dortoir, la salle commune était vide. Le feu était presque éteint. Le Gryffondor s'installa confortablement dans un fauteuil et observa le feu.

Que voulait dire ce rêve ?

Était-il prémonitoire ? Était-il réel ? Il en était sûr. Mais ce n'était pas l'oeuvre de Voldemort. Non !

C'était étrange, il se sentait très curieux de la scène qui se déroulait malgré la peur que celle-ci engendrait.

Visiblement le loup-garou avait passé un pacte du moins c'est ce qui était le plus probant pour Harry. Mais dans quelle but ? Était-ce l'un des plans de Voldemort ? Harry se répétait sans cesse que ce n'était pas l'explication. Il devait retracer les événements pour voir clairement la solution. En premier lieu il se souvenait d'une brume donc la magie était à l'oeuvre. La silhouette avait la forme d'un homme donc il était humain.

Harry se souvint que la première chose qui était apparu c'était le chevalier sans tête avant que la brume ne s'installe. Donc l'inconnu avait été repéré par les fantômes. Donc il émanait de lui une puissance suffisamment importante pour que les ombres puissent le détecter. Il s'était transformé en loup-garou, la lune était pleine, donc tout était logique. Cependant il aurait dû être sous forme de loup-garou avant d'arriver dans la lande. Donc il maîtrisait sa forme.

Harry se réprimanda aucun loup-garou ne pouvait maîtriser sa forme, elle était instinctive et obligatoire lors des nuits de pleine lune. Ce n'était pas logique ! Il y avait une anormalité dans ce rêve !

Mais repartir d'une hypothèse basée sur ses propres connaissances ne donnait pas la clé sur la signification de ce rêve. Il fallait qu'il parte de la base en disant que cet homme pouvait contrôler sa lycanthropie. Déjà le rêve semblait s'accorder avec son raisonnement. La base étant établie il fallait continuer. La première réaction des fantômes fut d'attaquer le loup-garou ce derniers se défendait simplement, il ne donnait pas l'impression d'attaquer. Mais les attaques répétées des fantômes avaient dû le pousser à bout puisqu'il a lancé un sortilège qui avait démontré sa supériorité magique.

Harry s'étonna qu'un loup-garou puisse faire de la magie. Jamais il avait entendu une telle chose. Donc cela confirmait son hypothèse comme quoi ce loup-garou était très particulier et qu'il devait être une personne très particulière. Harry se souvint de la métamorphose du loup-garou. Visiblement il pouvait évoluer vers une forme plus macabre. Et c'était à ce moment précis que les fantômes purent le reconnaître. Donc les deux protagonistes se connaissaient et visiblement les fantômes l'accusaient de quelque chose.

Si ils se connaissaient, au vu des habits des ombres, leur relation devait dater des premiers temps. Harry se demanda qui avait pu être le premier Loup-garou. Peut être qu'Hermione pourrait le renseigner. Ensuite la découverte de l'intrus et l'attaque qui s'en résulta était logique et prévisible.

- Tu as fini la nuit ici ? Demanda une voix féminine.

Harry se retourna et vit Hermione descendre.

- J'ai fais un de mes cauchemars.

- Voldemort ? Demanda Hermione inquiète.

- Non et c'est ça qui est très troublant, je suis certain que ce n'est pas son oeuvre.

Ron descendit à son tour.

- Il nous a réveillé à 4H00 du matin S'indigna-t-il.

Hermione le regarda avec reproche mais elle se mit à sourire en voyant le regard taquin de son ami.

- Qu'est-ce qu'on a ce matin ? Demanda Harry.

- Potion normalement mais je ne sais pas... commença Ron.

Hermione venait de lui donner un coup de poing dans l'estomac. Harry regarda ses amis. Il enviait cette complicité. Il se leva d'un seul coup et se dirigea vers la sortie comme pour laisser le temps à ses amis pour se dire bonjour.

- On se revoit dans la Grande Salle.

Harry passa la porte de la Maison des Gryffondor l'humeur massacrante. Il lui semblait qu'il se détachait de ses amis. Cette constatation lui déchirait le coeur. Leur amitié était si importante pour lui si régénératrice. Pourquoi lui faisaient-ils autant de cachotteries ?

Les pas du Gryffondor le conduisirent vers la Grande Salle. Il remarqua qu'une Serpentard semblait l'attendre. Un sourire narquois apparut sur ses lèvres. Mais au moment où il allait se diriger vers elle, un autre Serpentard s'approcha d'elle. Fronçant les sourcils il changea de direction et entra dans la Grande Salle. La journée commençait mal. Il avisa une place et s'y installa confortablement. Il jeta un coup d'oeil à sa table. Ginny était là à côté de Dean. L'épine semblait vouloir s'enfoncer encore plus profondément. Harry serra les dents en voyant leurs mains liées. Il attrapa un morceau de pain et commença à le rompre. Une ombre s'assit en face de lui et une autre à sa gauche.

- Harry, on ne voulait pas t'exclure, commença la voix de Ron.

- C'est pourtant ce que vous faîtes, répliqua sèchement le Gryffondor.

- Nous sommes désolés Harry... tenta de s'excuser Hermione.

Harry leva les yeux sur ses amis. Il pouvait sentir leur amitié palpiter dans leur regard. Cette sensation lui chassa les idées noires.

- Nous t'avons empruntés ta cape avant et hier soir, commença Ron en rougissant.

Un regard amusé observa les deux amoureux.

- J'espère qu'elle vous a été utile, murmura Harry.

- Certainement répliqua Hermione rougissante. Nous avons assisté à un spectacle des plus déconcertant. Le professeur Lycaon était dans un état tellement grave que Pompom n'arrivait pas à le soigner.

Harry fronça les sourcils. Ne pouvait-il pas se soigner lui-même ?

- La taille des blessures était impressionnante.

- Ce qui m'a le plus marquée c'est la nudité du professeur Lycaon.

Harry leva la tête vers son amie se pourrait-il...

Mais ses pensées furent interrompues par l'arrivée des hiboux. Un minuscule volatile voletait autour de la tête du rouquin.

- Coq arrête de tournoyer tu me donnes le tournis ! S'écria Ron.

L'animal lâcha le journal qu'il tenait dans ses serres.

- Je peux lire la Gazette ? Demanda Hermione.

Ron lui tendit le journal. La Gryffondor déplia le journal et commença à lire l'article du jour. Harry leva les yeux sur le journal et se figea. L'article qu'il avait devant lui parlait de son rêve.

« MYSTERIEUSES APPARITIONS

Hier soir en Cornouaille de mystérieuses apparitions furent remarquées. Durant la nuit une étrange cérémonie sembla réveiller les morts. « Lorsque nous avons détecté les effluves de magies nécromantiques nous sommes immédiatement intervenu. »

Il faut rappeler que l'utilisation de la magie de nécromante est strictement interdit par le ministère, et que seuls ceux qui y sont référencé peuvent l'utiliser uniquement sur accord du ministère.

« Malheureusement nous n'avons aperçu qu'un jeune garçon dont les cheveux avaient blanchis, c'est le signe indiscutable de l'utilisation de la Nécromancie. Nous avons fait des prélèvement des traces de combats afin de déterminer qui étaient présent. »

Le ministère certifie en outre qu'il n'y a eu aucune victimes et aucun réveil de morts. ET que le Lord Machin n'y est pour rien. »

- A mon avis ils ne trouverons absolument rien sur celui qui a exercé cette magie de nécromancie.

- De quoi tu parles ? Demanda Ron intéressé.

Harry désigna l'article. Hermione tourna le journal et fronça les sourcils en lisant l'article.

- Étrange car la magie Nécromante a disparu depuis des années, on sait juste les détecter notamment avec les feux follets. D'ailleurs il n'existe plus de Nécromancien.

- Pourtant j'en ai rêvé d'un cette nuit, argua Harry.

Hermione allait répliquer quand la directrice adjointe arriva à leur niveau.

- Harry, il faudra que vous rejoignez le professeur Lycaon, annonça la voix sèche du professeur. Votre cours de potion est annulé, le professeur Rogue est... Le professeur MacGonagall pinça les lèvres. Il est en cours de rétablissement.

- Bien professeur, répondit Harry.

La directrice des Gryffondor se retourna et regarda Hermione et Ron. Son regard était très expressif. Puis elle retourna s'asseoir à la grande table des Professeurs.

Harry se pencha en avant pour que ses amis puissent l'entendre.

- Qu'est ce que vous en pensez ?

- Je pense que Rogue doit se remettre d'avant-hier soir, conspira Ron.

Harry regarda la table des professeurs.

- Il n'est pas là le devança Hermione.

- Il doit sûrement m'attendre, commenta Harry.

Le gryffondor se leva de table et se dirigea vers la grande porte. Ses amis le rejoignirent. Et c'est ensemble qu'ils se dirigèrent vers la classe de l'énigmatique professeur Lycaon. La porte était entre-ouverte.

- Entrez, clama la voix du professeur qui était de dos.

Les trois gryffondors entrèrent dans la classe.

- Je pensai que seul Harry était concerné, commença le professeur.

Un silence pesant sembla s'installer entre les trois élèves et le professeur.

- Mais je me doutais bien que vous ne seriez pas venus seul Harry.