Bonjour à tous,
Ca fait un moment que je n'avais pas publié, j'ai eu différentes choses à faire durant tout ce temps, et donc je publie un chapitre aujourd'hui.
J'espère que ça vous plaira...
Bonne lecture
Harry ressortit sa tête de la pensine en sueur. Il ne pouvait s'empêcher de ressentir de la frayeur en redécouvrant ce passage. Il savait ce qui était advenu après et les horreurs qui s'étaient alors échappées des mythes et des légendes. Voldemort était vraiment tout puissant. Il était le seul mage noir à être allé aussi loin dans la magie noire. Mais un doute subsista dans le cœur du vieil homme qu'il était devenu. Lycaon, n'était-il pas aussi noir ? Voir même plus ?
Harry sortit une petite fiole qui contenait un liquide argenté. Il dévissa le bouchon de la fiole et tendit le bras au-dessus de la pensine. Hésitant, il versa lentement le liquide.
Comment ce souvenir pouvait exister ? Qui avait bien pu le lui prendre ?
Combien de temps ? Combien d'année avait-il été enfermé là ?
Sa prison résistait au temps. Il avait pensé bêtement qu'il pourrait en sortir à cause de l'usure. Heureusement qu'elle venait le voir de temps en temps mais elle ne pouvait rester que très peu de temps la jalousie de sa consœur l'empêchait de rester plus longtemps.
Il avait essayé tous les moyens tous les sorts, tous les sortilèges, tous les enchantements, toutes les magies et toutes les incantations. Mais rien ne se produisait, la prison riait de sa propre puissance. Lui le grand sorcier de tous les temps il était impuissant à un simple sort. Il lui manquait simplement la clé de cette cage : son bâton.
Il lissa sa barbe que le temps s'était chargé de transformer en une barbe aussi blanche que la neige nouvelle. Ses cheveux en avaient la même teinte, ils tombaient en une cascade si grande qu'elle touchait le sol. Le grand Sorcier se leva et avança vers sa tombe. Un arbre mort en indiquait l'emplacement. Il était entouré par deux rangées de pierre. Il s'amusait des ex-voto qui étaient là. Des mariées étaient venues lui demander protection, d'autre lui demandaient du courage, ou encore du pouvoir. Mais il ne pouvait rien leur offrir. Il pouvait se tenir juste à côté d'eux, mais un monde entier les séparait. Il ne lui restait que les messages à lire, messages adressés au Grand Merlin l'enchanteur.
Mais ce jour là quelque chose changea, c'était la fête de la lumière, la nouvelle religion l'avait baptisé Naissance de leur dieu. Pour Merlin il y avait autant de dieux que d'étoiles dans le ciel. Il ne pouvait concevoir le fait d'adorer un seul dieu unique. Comment lui à moitié démoniaque pouvait-il concevoir l'existence de l'autre ? Peut être ...
Mais ce qui l'intrigua c'était le manège du jeune garçon. Il s'approcha pour mieux l'observer. Ses cheveux étaient aussi noirs que les ailes du corbeau. Ils semblaient livrer une rude bataille. Des petites lunettes rondes filtraient son regard si vert que Merlin crût qu'il s'agissait de deux émeraudes. Il remarqua l'étrange cicatrice qui s'étalait au dessus du sourcil droit sur le front du jeune homme.
Le garçon gesticulait et sautait de pierre en pierre répétant une litanie de mots connus de Merlin. Le Grand Mage s'amusait de cette agitation.
- Vraiment étrange comme danse, s'interpella Merlin.
- Pas aussi étrange que votre prison.
Merlin resta bouche bée. Le garçon l'entendait et le voyait.
- Comment ? Murmura le sorcier interloqué.
- Ce ne fut pas facile l'incantation était très dure.
- C'est un vrai prodige.
Le garçon se mit à sourire.
- Mais si vous avez pu entrer vous pouvez alors sortir ...
- Normalement oui, confirma le garçon. Malheureusement je dois vous prévenir qu'il ne faut pas que vous sortiez, la barrière qui vous emprisonne vous protège des effets du temps. Ainsi si vous sortez vous tomberiez en poussière.
Merlin de renfrogna la liberté lui était interdite.
- Qui t'a dit une telle chose ?
Le garçon sortit une pierre de sa poche. Merlin écarquillai les yeux.
- La Perle de Lune ! Murmura Merlin. Comment l'as-tu eu ? Qui te l'a donné ?
- Je la tiens de Lycaon
Lycaon, ce petit être chétif et déchiré entre la lumière et l'ombre. Ce petit être si fragile et torturé, ne pouvait être en vie.
- Je ne sais comment, il a réussi à prolonger sa vie.
- Et t'a-t-il parlé d'elle ? L'a-t-il maîtrisée ?
- Qui ? Demanda le garçon en fronçant les sourcils.
Merlin plissa les yeux, si Lycaon n'a pas mentionné sa présence alors ce n'était pas à lui de le faire. Le garçon montra un bâton. Merlin s'étouffa c'était son bâton, il pouvait maintenant briser sa prison. Mais le double avertissement que cela impliquait l'estomaqua. Il ne pouvait revenir dans le monde tel qu'il l'avait quitté. Et si le bâton avait été reformé c'est parce qu'elle était de retour.
- Je savais qu'un jour Elle reviendrait. Comment t'appelles-tu ?
- Harry, Harry Potter.
Merlin se mit à sourire comment ne pas l'oublier. Maintenant il comprenait cet air lui disait bien quelque chose maintenant qu'il y faisait attention.
- Harry j'ai bien connu ton ancêtre Romulus Potter, un sacré sorcier, il ne faisait que des tours pendables. Mais il était un redoutable combattant, il a réussit à vaincre Morgane et à l'enfermer dans sa forêt.
- Le professeur Lycaon m'a demandé de vous rencontrer pour que vous m'instruisiez sur le moyen de vaincre un puissant mage noir.
Merlin regarda le Gryffondor. Il se dirigea vers un dolmen et il s'assit sur la table tout en se tenant à son bâton.
- Harry vient t'asseoir.
Le jeune sorcier s'installa à côté du vieil homme. Ce dernier sembla chercher les meilleurs mots.
- Comment vois-tu cette instruction ? Tu imaginais peut être que je mettrai mes mains sur ta tête et que d'un coup de bâton je réveille la magie qui est en toi ?
Harry baissa la tête, oui sans doute l'avait-il espéré... Merlin sourit, ce garçon ignorait sa propre puissance.
- Harry, je n'ai pas besoin de réveiller ta magie car elle l'est déjà. Inutile de répéter ce que d'autres ont dû très certainement te dire. Mais sache que les armoiries qui ornent tes habits ne laissent aucun doute sur tes capacités. Le Lion est l'animal le plus noble, ce n'est pas pour rien qu'il est le roi des animaux. Quand au griffon, il ne peut que t'apporter ce que tu veux. Le grand secret de tout pouvoir c'est la volonté. Tu te mets toi même un frein à ta magie. Tu n'es pas un incapable. Ton cœur porte en lui la graine de la grande magie écoute bien les conseils de Lycaon.
Harry écouta les paroles du Vieux Sorcier.
Ce garçon avait vraiment l'âme de son ancêtre. Le regard de Merlin détaillait l'accoutrement d'Harry. Il remarqua l'étrange bout de bois qui dépassait de la poche de la robe du garçon.
- Qu'est-ce que ceci ? Demanda Merlin.
- C'est ma baguette magique qui me permet de lancer des sorts.
- Étrange, je pensais que vous utilisez des bâtons.
Harry haussa les épaules. Merlin constata qu'Harry semblait déçu de cette entrevue. Le vieux sorcier se mit à sourire et se leva.
- Je ne peux pas réveiller ta magie puisqu'elle l'est déjà mais je vais te faire un cadeau.
Le Gryffondor leva la tête étonné et curieux.
Merlin se plaça devant le garçon.
- Puis-je voir ta baguette ?
Harry donna la baguette à Merlin qui se mit à l'observer en détail.
- Hum bois de houx avec une plume de phénix... Au fait comment va Fumseck ?
- Il va très bien, il m'aime bien, répondit Harry.
Mais il réalisa que Merlin connaissait le phénix de Dumbledore.
- Comment se fait-il que vous connaissiez Fumseck ?
- C'est l'oiseau de compagnie de notre famille.
Harry écarquilla les yeux.
- Albus Dumbledore serait votre descendant ? Demanda ahuri Harry
- Possible, répondit Merlin.
Le vieux sorcier prit la baguette entre ses mains et d'un coup sec il brisa la baguette.
- MA BAGUETTE ! S'écria Harry.
- Du calme, je vais te faire un cadeau, cette baguette limitait un peu ta magie. Répondit calmement Merlin. Suis-moi !
Merlin s'engagea sur un sentier, suivit de près par un Harry complètement abattu.
- Depuis le début de mon emprisonnement j'ai constaté qu'un tronc de houx prenait une forme spéciale. Je pense savoir pourquoi maintenant.
Merlin arriva devant le houx en question il faisait bien cinq mètres de hauteur, sur le tronc on pouvait voir distinctement en relief un blaireau, un aigle, un lion et un serpent. Le lion correspondait exactement à l'écusson d'Harry.
- Prends-le, ordonna Merlin
Harry se saisit du tronc qui s'adapta parfaitement à ses mains. Lentement les branches disparurent ainsi que les racines. Harry regarda la terre et un éclat l'interpella. Il creusa un peu pour dégager une pierre rouge et jaune. Elle semblait être attirée par le bâton.
- Tiens mets cette plume entre la pierre et le bâton.
Harry regarda la plume, il reconnut aisément la plume de Fumseck, mais il suivit les instructions de Merlin sans poser de question et la pierre se fixa en haut du bâton. Elle prit la forme d'un griffon rouge et or qui ouvrait grande ses ailes comme pour montrer son envergure. Harry ressentait une immense chaleur qui parcourait son corps.
- Le bâton te reconnaît comme son maître nul autre que toi ne peut l'utiliser.
- Mais comment est-ce que tout cela est possible ?
- Et bien disons que ton ancêtre m'avait donné cette pierre et je l'avais malencontreusement perdue. Je ne peux qu'extrapoler que la pierre a fait pousser le houx, comment, pourquoi ? Ça je l'ignore. Mais je sais une chose, c'est que les possesseurs de bâton magique ont de grandes capacités et de lourdes responsabilités.
- Comment je fais pour l'utiliser ? Avec ma baguette je devais faire des mouvements particuliers pour lancer des sortilèges.
Merlin se mit à sourire.
- C'est ta propre volonté qui forgera le sort, après c'est à toi de te trouver un style efficace pour lancer tes sortilèges. Saches seulement qu'au début tu auras peut être du mal à manier le bâton, tu ne sauras pas comment le manier dans ta vie courante. Mais je suis sûr que Lycaon saura t'aider.
Harry s'approcha de Merlin et s'agenouilla devant lui, le vieux sorcier posa ses deux mains sur la tête du jeune homme et souffla sur lui.
- Maintenant va ! Le destin t'appelle. Sache que ta force réside ici! Termina Merlin en pointant son index vers le cœur du Gryffondor.
Harry se leva et il se dirigea vers le miroir aux fées.
