Réponses aux reviews anonymes

.E: Merci beaucoup

Justine: Merci pour ton commentaire qui, encore une fois, m'a fait très plaisir... Je te rassure tu n'es pas la seule à avoir des envies de meurtres envers Tyler c'est pour ça que je me venge dans ma fiction :) Oui Klaus et Caroline sont fait l'un pour l'autre c'est tellement évident qu'ils s'en rendent pas compte ( pour l'instant ) En fait, tu as bien cerné le personnage de Klaus dans ma fiction il est tellement énervé et déçu qu'il ne s'en prend pas à elle mais à des innocentes. Enfin voilà merci encore pour tes commentaires qui me donnent le sourire à chaque fois

Je dédie ce chapitre à ma nina :D Merci ma chouette d'être toujours là pour moi, merci de supporter mes doutes et mes craintes en tant qu'écrivain, merci de me soutenir dans cette aventure. En remerciement, j'ai réalisé ton rêve le plus fou dans ma fiction ;) Gros bisous ma belle

Chapitre 4

Point de vue de Caroline

Trois jours ! Cela faisait trois jours que Klaus avait quitté ma maison et que je n'avais plus eu aucun contact ni même aucune nouvelle de lui et sincèrement je me sentais plutôt bien. Je ressentais un sentiment de liberté et de sérénité de telle sorte que j'allais pouvoir reprendre ma petite vie tranquille aux côtés de Tyler.
Enfin « tranquille » était un grand mot étant donné qu'on était à présent comme des étrangers lui et moi. On ne se parlait pas depuis trois jours et une sensation de pesanteur s'emparait de moi au fur et à mesure que les jours s'écoulaient. Il me manquait mais j'avais l'impression que ce n'était pas réciproque.
J'avais rendez-vous avec Elena et Bonnie au Mystic Grill pour une journée entre filles. On avait prévu de boire un verre, d'aller faire les boutiques et enfin d'aller chez Elena pour une soirée « Film romantique, mouchoirs et glaces »
J'arrivai un peu en retard comme à mon habitude et vis les filles parler, je m'approchai d''elles, m'assis à côté de Bonnie et leur dis :

« Pardon pour le retard les filles, j'espère que vous allez bien ? »

Bonnie leva la tête pour me saluer et Elena afficha un sourire affreusement niais sur le visage. Je l'a regardai étonné et lui martelai :

« Pourquoi souris-tu comme ça Elena ? Je sais que tu m'aimes mais cache le, quand même !, ça devient gênant.»

Les filles se mirent à rire, Elena rougit et me dit :

« Quel sourire Caro ? Et oui je t'aime bien sûr !
- Le sourire plein de niaiserie et de romantisme écœurant que je lis sur ton visage depuis que je suis arrivée !
- Depuis quand être romantique est dégoûtant ? C'est toi qui aimes les histoires à l'eau de rose, pleines d'amour et d'espoir. Et pour ton information, mon sourire est là car en ce moment, je suis très heureuse et très épanouie. Damon est vraiment adorable avec moi, on s'entend de mieux en mieux.

- C'est désolant ! Depuis que mon histoire avec Tyler ressemble plus à « Massacre à la tronçonneuse » qu'à « n'oublie jamais » si tu vois ce que je veux dire. Mais je suis contente pour toi même si tu sais que je préfère Stefan. » lui répondis-je.

Je fus prise par un sentiment de jalousie intense à l'entente du bonheur retrouvé de ma meilleure amie. Je me sentis affreuse et égoïste de ressentir une émotion pareille mais je ne pus m'en empêcher. Mon trouble dut se lire sur mon visage car mes amies me fixèrent de manière étrange. Je me levai donc et dis :

« Excusez moi les filles mais j'ai quelque chose à faire avant de sortir. On se voit tout à l'heure.
- Euh ok, dirent-elles en chœur alors que je m'éloignai. »

Je marchai sans jamais m'arrêter en direction des bois. Je fus prise d'une envie de calme, de paix. Je me mis à courir dans la forêt. Le soleil était caché par les hauts chênes qui défiaient le ciel, une légère brise soufflait me permettant de respirer. J'arrivai paisiblement dans une clairière au bord d'un lac dont l'eau était colorée d'un bleu lagon si intense qu'elle donnait envie de plonger à l'intérieur. Je m'assis par terre et regardai le paysage qui était à couper le souffle. Je pouvais voir le soleil se refléter dans l'eau et sur les arbres autour de moi, d'étranges ombres se profilaient sur le sol. J'entendis comme petit bruit de fond, le chant d'un oiseau. Je m'allongeai sur le sol, les deux mains derrière ma tête et fermai les yeux essayant de me vider l'esprit. J'écoutai les bruits de la nature, je respirai le parfum des fleurs autour de moi et me détendis. Au bout d'un moment, le sommeil eut raison de moi, je m'endormis sans me soucier de ce qu'il pouvait m'arriver. Soudain, j'entendis un bruit provenant de l'arrière de la clairière, je me redressai d'un coup et me mis en position de défense, et la surprise se fut apparaître ! Stefan commença à poindre à travers les arbres, il sortit de sa cachette, comme si de rien n'était. Sur son visage, je vis un sourire satisfait et moqueur. N'y tenant plus, je fonçai à vitesse vampirique sur lui, le faisant brusquement tomber. Il me retourna sur le dos et s'assit sur mes jambes, m'empêchant de bouger. J'essayai de me débattre, de le faire bouger mais en vain, il était trop fort pour moi. Il me dit alors :

« Alors tu abandonnes ? Tu es assez docile comme vampire.
- Comment veux tu que je me défende avec toi, assis sur moi pesant 500 kilos? C'est impossible !
- Tu as du répondant à ce que je vois. Mais dis-moi, que fais-tu ici toute seule ? Ne devrais-tu pas passer ta journée avec Bonnie et Elena ?
- Si, si mais j'avais besoin d'un peu de calme pour réfléchir et je me suis retrouvée ici.
- Réfléchir à quoi ? As-tu des problèmes ?
- Laisse tomber ! Je ne vais pas t'embêter avec mes soucis alors que je sais que tu n'es pas en forme depuis qu'Elena t'a quitté.
- Tu ne m'embêtes pas le moins du monde. En plus, me concentrer sur les ennuis des autres me permet d'éviter de penser aux miens alors parle moi.
- D'accord. En fait, c'est Tyler, ça ne va pas fort en ce moment. Il ne me parle plus sauf pour me critiquer et me donner des ordres, il est distant et toujours en train de traîner avec sa stupide Hayley. Je ne sais pas ce qu'ils fabriquent et quand j'essaie de lui en parler, il se renferme sur lui-même. Finalement, en y réfléchissant, je crois qu'il ne m'aime plus.
- Il a peut être des soucis en ce moment. Tu n'as pas dit qu'il avait un plan qui concernait les hybrides de Klaus ?
- Si, il veut les libérer de leur lien mais, je ne sais pas, je la sens mal cette histoire. J'ai peur que ça lui retombe dessus et quand je lui en parle, il me dit que je ne comprends rien.
- Alors laisse le tranquille. Il veut se débrouiller seul tant mieux pour lui mais s'il se plante il ne faut pas qu'il vienne se lamenter. Tu pourras toujours lui dire « je te l'avais dit, je t'avais prévenu »

J'aimais parler avec Stefan, il avait toujours un mot ou une attention pour me redonner confiance en moi ou me rassurer. »

Après cette longue discussion réconfortante, nous nous sourîmes.
Toujours allongé par terre en train de regarder le ciel, je me retournai vers lui et lui dit :

« Et toi alors ! En fait, que fais-tu ici ?
- De l'exercice. J'aime bien faire mes pompes et mes abdominaux en plein air. Et comme je suis dehors ça me permet d'éviter Damon, c'est bénéfique aussi. »

Nous nous quittâmes avec le sourire aux lèvres puis je partis en courant en direction de la maison d'Elena. J'espérai qu'elle et Bonnie n'étaient pas déjà parties en ville. Je fus rassurée immédiatement en voyant leurs voitures devant l'entrée. J'entrai et montai directement dans la chambre. Elles étaient assises sur le lit et Bonnie faisait des tours de magie pour amuser Elena qui riait aux éclats. Quand elles me virent, Bonnie me lança un regard qui me demandait si ça allait. Je lui fis un signe de tête acquiesçant sa question masquée. Puis, elles se levèrent en me jetant un regard complice et braillèrent en chœur :

« Maintenant que Caroline s'est décidée à revenir on va pouvoir aller faire des folies avec notre carte bleue. »

Et nous nous esclaffâmes, préparées à vider notre compte en banque. Nous partîmes en direction du centre ville. Ça faisait du bien de retrouver mes meilleures amies pour une après-midi normale entre filles. Nous faisions les folles dans les cabines d'essayages avec des tenues plus ridicules et extravagantes les unes que les autres, nous nous prîmes en photos en posant comme des mannequins. Je m'amusai avec mes copines et je me rendis compte que c'était exactement ce qu'il me fallait pour me changer les idées. Au bout de plusieurs heures de shopping, Elena eut faim et voulut retourner au Mystic Grill pour manger une gaufre au nutella et boire un verre à nouveau. Nous nous dirigeâmes donc vers le bar pour passer notre commande quand subitement, j'entendis une voix que je pouvais reconnaître parmi tant d'autres. Cet accent anglais mélodieux et si prononcé ne pouvait appartenir qu'à une seule personne : Klaus. Cette tonalité dans sa voix le rendait dangereusement sexy, je devais bien l'avouer. D'un geste prompt, je pivotai et me retournai vers lui en le fixant, il était assis à une table, tout seul avec un verre de whisky et parlait avec la serveuse. J'attendis impatiemment qu'il vienne me saluer comme il avait l'habitude de le faire, et mon côté diabolique pris le dessus de telle sorte que je prévoyais déjà de m'amuser en le provoquant avec des piques mais il ne vint pas à ma rencontre. Il resta quelques minutes pour finir son verre, passa à côté de moi pour payer l'addition sans m'adresser un seul regard, il quitta le restaurant comme si je n'existais pas. J'eus honte de penser un seul instant à cette pensée mais voir Klaus m'ignorer totalement me fit de la peine. Je m'étais habituée à ses compliments, à son attention à mon égard. Je me sentais belle et intéressante quand il était là mais apparemment tout ça était fini.

Je fus sorti mes rêveries par la voix d'Elena qui m'annonça le sourire au coin :

« Caro, si tu ne manges pas ta gaufre dans dix secondes je la dévore à ta place.. 10...9...8...7...6
- D'accord, d'accord je la mange, dis-je en croquant un morceau de mon dessert tout en souriant
- Tu t'es disputée avec Klaus ? Il ne t'a à peine regardée et toi au contraire tu as passé ton temps à le fixer. Tu vas bien ? Il a peut-être fini par comprendre que ça ne sert à rien de te courir après !
- Oui je vais bien. Tout va bien ne t'inquiètes pas. Klaus s'est juste rendu compte que ça ne servait à rien de me charmer ou de me faire des cadeaux et des compliments, ça ne marche pas sur moi. Du coup il a compris et me laisse tranquille, c'est aussi simple que ça.
- Pourtant à te voir le regarder on peut penser que tu attendais qu'il vienne te parler.
- Tu as tort, je ne m'attendais pas sa visite au contraire. Je suis contente qu'il se soit enfin décidé à me laisser tranquille, j'ai besoin de retrouver ma vie avec Tyler et il m'en empêche. Maintenant, je peux me concentrer sur mon couple. » lui répondis-je sèchement. Elena surprise pris une petite voix et lâcha en baissant la tête :

- D'accord Caro, ce n'est pas la peine de t'énerver. Je demandais seulement. »

Je me rendis compte que je venais de vexer Elena en m'énervant au sujet de Klaus. Elle s'inquiétait pour moi et tout ce que je trouvais à faire était de lui parler froidement alors qu'elle n'y était strictement pour rien. Que m'arrivait-il ? Pourquoi étais-je autant agressive aujourd'hui ? Il fallait absolument que je me calme si je voulais garder mes amies. Je rivai Elena en lui soufflant tout doucement :

« Excuse-moi Elena, je suis un peu tendue en ce moment mais ça n'a rien à voir avec toi !
- D'accord, me dit-elle, bon ! Et si nous allions regarder un bon film romantique pour nous faire pleurer comme des madeleines ?»

Nous nous mirent donc en route vers la maison d'Elena. Arrivées chez elle, Bonnie et moi partîmes dans sa chambre pendant qu'Elena alla chercher les pots de glace et les mouchoirs puis nous nous allongeâmes sur le lit. Elena avait une collection de films romantiques époustouflantes. Nous commençâmes un de ses DVD, emmitouflées sous les couvertures, avec notre pot de glace sur les genoux. Le film parlait d'une fille qui se rapprochait du Bad Boy de son lycée et qui tombait amoureuse de lui malgré l'avis contraire de ses amis et de sa famille.
Une heure était passée et j'avais déjà utilisé la moitié de la boite de mouchoirs. J'avais vu ce film au moins vingt fois et aujourd'hui l'histoire me paraissait plus triste, comme si je vivais la même chose que cette fille. Ce qui n'était pas vraiment le cas vu que Tyler n'était pas le Bad Boy du lycée.
Inéluctablement, mes paupières devinrent lourdes et finirent pas s'éteindre. Profondément endormie je plongeai dans un rêve où j'étais l'héroïne, je me retrouvai dans une sorte de conte d'amour et m'attendis logiquement à voir Tyler endosser le rôle du prince charmant au lieu de cela Klaus m'apparut en affichant son sourire le plus charmeur, il me prit la main et m'invita à danser. Il me colla tout contre son corps chaud et me regarda intensément dans les yeux puis il approcha ses lèvres rondes près des miennes, tout doucement et là...
Je fus réveillé en sursaut et me retrouvais par terre en sueur. Je levais lentement la tête et vis Elena et Bonnie complètement hébétées de la scène à laquelle elles venaient d'être témoins puis elles se redressèrent brusquement. Elles me regardèrent avec de grands yeux, clignèrent leurs paupières à plusieurs reprises puis se mirent à rire tellement fort à s'en tenir les côtes. Je me relevai rougie par la honte et partis m'enfermer dans la salle de bain. Je m'appuyai sur le lavabo et me regardai dans le miroir. J'étais rouge écarlate et mes cheveux étaient collés par la sueur, mon cœur allait exploser tellement ses battements se firent forts. Je fis couler le robinet d'eau froide et glissai mes mains sous le filet puis me mouillai le visage et décidai finalement de mettre mes bras directement sous le jet pour me refroidir. Que m'arrivait-il bon sang ? C'était quoi ce rêve complètement absurde que je venais de faire ? Il fallait que je me calme à tout prix.

J'entendis que Bonnie et Elena s'approchèrent de la porte. Elles s'assirent par terre et donnèrent quelques coups à la porte pour m'inviter à sortir. J'ouvris la porte et dis d'une voir fébrile :

« Désolée les filles, je ne me sens pas bien. Je crois que je devrais rentrer.
- Qu'est ce qui t'arrive ma chérie, c'est juste un cauchemar rien de plus, » me dit Elena.

Si seulement elle savait comment ce mauvais rêve pouvait me troubler, je lui répondis :

« Je sais mais il m'a remué et j'ai besoin d'être seule pour y réfléchir. On se voit demain ! »

Je quittai donc la maison de ma meilleure amie et couru jusqu'à chez moi. Ne voulant pas réveiller ma mère à une heure aussi tardive, je m'accrochai à la gouttière, grimpai sur le rebord de ma fenêtre, l'ouvris et m'introduisis dans ma chambre.
Et la vision qui me faisait face me coupa le souffle, je sentis les larmes me monter à nouveau aux yeux. Je scannai la chambre pour voir mes trophées gagnés lors de mes compétions de danse par terre, ma lampe de chevet était tombée sur le sol. Il y avait des morceaux de verre partout. Mon regard se posa sur le fond de la chambre et dans un coin se trouvait les morceaux du dessin que Klaus m'avait offert après le bal. Il était déchiré en tellement de petits morceaux qu'il était impossible de le remettre en état. Je me remémorai cette soirée où ma chambre devint un champ de bataille.

Flash back

C'était une heure environ après le départ de Klaus. J'avoue que je n'avais toujours pas compris pourquoi il était parti si brutalement, sans donner la moindre explication mise à part celle qu'il en avait assez de se battre pour moi. J'étais en train de débarrasser le salon quand soudain, j'entendis du bruit provenant de ma chambre. Je montai précipitamment voir ce qui se passait et je vis Tyler assis sur mon lit en train de me regarder. Stupéfiée, Je m'approchai de lui pour l'embrasser mais il me repoussa et me feula :

« Je peux savoir ce que tu as foutu avec Klaus ?
- Je te l'ai dit Tyler, il est venu pour m'aider à faire mon devoir d'histoire comme tu m'as demandé de le distraire.
- Et comment ça ce fait que je l'ai vu débarquer plus tôt que prévu chez lui alors qu'Hayley et moi étions encore à l'intérieur à chercher Joseph, qui d'ailleurs n'était pas dans la maison.
- Comment ça il n'était pas dans la maison ? C'est impossible tu m'as dit toi même qu'il y était toujours, qu'il ne sortait jamais.
- C'est ce que je pensais mais comme je te l'ai dit il n'y était pas et quand Klaus est arrivé il nous a dit quelque chose qui me perturbe.
- Il t'a dit quoi ?
- Qu'on ne trouverait pas ce qu'on cherchait ici parce qu'il s'était arrangé pour le mettre ailleurs dés qu'il avait su pour le plan. Donc je vais te poser une seule question et je veux que tu me dises la vérité compris ? »

J'opinai de la tête mais malgré tout j'avais une boule à l'estomac. Le regard de Tyler était glacial, sans expression. On aurait dit qu'il avait complètement perdu la raison. Il s'approcha de moi, me regarda dans les yeux et railla :

« Est ce que tu as parlé du plan avec Klaus ?
- Bien sûr que non Tyler, je n'ai rien dit. Tu m'as demandé de le distraire j'ai juste fait ce que tu m'as demandé.
- Alors comment se fait-il qu'il soit au courant du plan ? » Hurla Tyler.

Je sentis les larmes m'envahir, mes genoux faillirent, j'essayai de garder la tête haute, je le fixai et lui scandai :

« Je n'en sais rien, je ne lui ai rien dit je te le jure.
- Et comment se fait il qu'il soit arrivé plus tôt que prévu chez lui alors que tu étais censée t'en occuper ?
- Je ne sais pas, quand j'ai raccroché après t'avoir parlé, il s'est levé et m'a dit qu'il en avait marre et il est parti. Je te jure que je n'en sais pas plus.
- Tu étais où quand on parlait au téléphone ?
- Dehors, dans le jardin ! »

Tyler soupira. Je vis ses yeux s'assombrirent, ils devinrent peu à peu noirs de colère. Il m'attrapa méchamment le bras et me le serra tellement fort que des marques bleues apparurent. Il se mit à crier comme un fou errant :

« Bon dieu qu'est ce que tu peux être stupide ma parole ! Tu ne t'ais pas dit qu'il allait écouter notre conversation à la porte vu son coté vicieux et pervers ! Tu n'as pas pensé une seule seconde à ça ?

Non, bien sur que non tu es tellement idiote que tu ne te rends compte de rien. Quand est-ce que tu vas comprendre qu'on ne vit pas dans un monde tout beau tout rose, ni dans un monde de bisounours ! »

Tyler me secouai de plus en plus fort. J'avais mal aux bras et surtout mal au cœur. Je faisais tout ce qu'il voulait que je fasse mais ce n'était jamais assez bien pour lui. Les larmes commençaient à couler sur mon visage pendant que le sien perdait toute trace d'humanité. Une fois sa diatribe terminée, Tyler lâcha prise et je me laissai retomber sur mon lit, lasse de tout ce que je venais d'entendre. Il n'avait apparemment pas terminé et s'approcha de ma commode en envoyant tout valdinguer, tout ce qui se trouvait dessus, mes coupes, mes cadres à photos, tout y passait. D'un air nonchalant, il alla ensuite du côté de ma table de chevet, l'ouvrit, prit le dessin de Klaus et le déchiqueta. Ne supportant plus cette attaque je mis à crier :

« Tyler je t'en prie arrête tu deviens fou. »

Il se retourna à nouveau vers moi, prit la lampe de chevet et me la lança violemment, esquivant le coup je me baissai et au lieu d'atteindre mon visage, elle alla s'écraser contre le mur. C'était comme si il m'avait violée ou même touché à ma dignité…
Il se dirigea vers la porte, sans un regard dans ma direction et partit.

Choquée et consternée je me roulai en boule sous mes draps, pris dans mes bras mon ours en peluche et pleurai en silence jusqu'à ce que épuisée, je finisse par sombrer dans un profond sommeil.

Retour au présent

De revoir le carnage dans ma chambre me fis trembler. Tyler avait été odieux avec moi cette nuit là et depuis je n'avais plus aucune nouvelle. Il espérait peut-être que j'allais m'excuser mais il se trompait. Je n'avais rien fait qui méritait un tel comportement.

Point de vue de Klaus

Ce matin, je me rendis au Mystic Grill boire un verre et comme par hasard, il fallait que Caroline fut aussi présente avec ses deux copines. Je sentis à plusieurs reprises son regard se poser sur moi mais je choisis par nécessité de l'éviter, ce qui n'était pas facile surtout qu'en allant payer l'addition, je fus passé à quelques centimètres d'elle et son parfum m'enivra. Quoiqu'il en soit, elle avait déclaré la guerre et devait assumer les conséquences de ses actes. Du coup, j'étais parti sans un regard ni un mot à son égard. Je pris ma voiture pour rentrer chez moi. Soudain, j'entendis un bruit sourd provenir du toit, je me garai sur le côté, ouvrai ma fenêtre et là mon débile de frère Kol passa sa tête en criant BOUH ! Je sortis de la voiture et lui lançai :

« Qu'est ce que tu fais là ? Je croyais que tu voulais vivre ta vie loin de nous et que tu avais une nouvelle compagne.
- Oui c'est vrai mais tu sais, vous me manquiez trop.
- Elle t'a laissé tomber en fait ?
- Oui elle n'a pas voulu que je reste avec elle car je suis « un gros obsédé qui finira tout seul » Elle est vraiment nulle cette fille de toute façon et au lit elle est encore plus nulle si tu vois ce que je veux dire, me dit-il avec un clin d'œil.
- Il n'empêche que je ne comprends pas pourquoi tu as sauté sur ma voiture comme un fou, d'ailleurs s'il y a des réparations à faire elles seront à tes frais.
- Oh qu'est ce que tu peux être rabat joie, un vrai papy ! Bon écoute, je connais une boite pas loin d'ici où les filles sont vraiment pas mal du tout. On devrait y aller, boire un verre, s'éclater un peu et pourquoi ne pas ramener une fille pour se satisfaire un peu comme il se doit ?
- Ce n'est pas mon genre de faire ça tu le sais !
- Oh allez Nik ! Ne fait pas ton vierge effarouché. On va s'amuser entre frères et ça fait si longtemps. Rappelle toi ces années 20, nous nous mettions dans même chambre avec plusieurs filles et celles-ci tombaient épuisées par nos coup de reins ! Ah mon frère, c'était la belle époque non ? »

Le voir me faire des yeux de chiens battus a eu raison de ma volonté, j'acceptai de le suivre et nous partirent en direction de cette boite de nuit. Dans la voiture, Kol chanta des chansons à tue tête avec sa voix ridicule et klaxonna dés qu'il voyait une fille passer. Je le regardai l'air amusé et lui dis :

« Tu as dis que ça n'était pas loin mais ça fait deux heures qu'on roule, sommes-nous bientôt arrivés ?
- Oui, dans quelques temps. Ça approche. »

Deux heures plus tard, nous arrivâmes devant cette fameuse boite « le Millénium » Il y avait déjà toute une populace qui était agglutinée devant l'entrée. Kol se mit en mode chasseur. Il regardait, analysait, examinait toutes les filles qui passaient prés de nous pour se mettre dans la file.
Le videur commença à faire entrer les gens puis vint notre tour. Il nous dévisagea et finit par nous laisser passer.

« Comment ça se fait qu'il a autant hésité pour nous laisser entrer ? » Demandais-je. Kol me regardant en riant et me pouffa :

« Parce que je suis venu ici vendredi dernier et ça ne s'est pas très bien terminé donc il me mettait en garde mais tu me connais, je m'en fiche. »
Je souriais, mon petit frère avait hérité de mon caractère désinvolte. Nous nous installâmes au bar et commandâmes deux whisky. Nous commencions à boire quand Kol se leva et me dit :

« Regarde la brune la bas, avec sa robe moulante rouge. Je vais aller la voir.
- Tu rigoles ? Elle est super vulgaire habillée comme ça Kol !
- Mais non elle est sexy et de toute façon je m'en fous de ce qu'elle porte vu que je vais lui enlever. »

Il me fit un sourire et partit en direction de la piste en remuant des épaules et des hanches. Il avait l'air ridicule quand il dansait mais ça me faisait rire

Je buvais toujours mon verre en regardant mon idiot de frère faire son intéressant quand soudain, j'entendis quelqu'un dire :
« Mais c'est Klaus Mikaelson, ça fait tellement longtemps. »

Je me retournai et la reconnu de suite. Elle s'appelait Nina, c'était une vampire que j'avais connu à l'époque où je vivais à New York. Elle faisait partie de mon fan club et était toujours disponible pour m'aider en cas de soucis. Elle était toujours aussi jolie, blonde, les yeux verts, le corps élancé. A l'époque, nous nous étions pas mal amusés tout les deux mais j'avais dû quitter la ville subitement et je ne l'avais jamais revu, jusqu'à aujourd'hui. Je la regardai plutôt content de ses retrouvailles, je lui dis :
« Nina ! En effet ça fait terriblement longtemps. Au moins 100 ans, que deviens-tu ? Que fais-tu ici ? » Elle me lança un sourire ravageur et me répondit :

« Mon idiot de copain m'a demandé de le suivre dans ce trou paumé et il n'a rien trouvé de mieux que de me tromper avec la première garce qui passait par là. 80 ans qu'on était ensemble lui et moi et il me jette comme une mal propre juste pour s'amuser avec une humaine. Et toi beau blond, raconte-moi ? Que deviens-tu ? »

Je lui racontai tout ce qui m'était arrivé depuis notre séparation, la fin de la malédiction, ma transformation en hybride, mon armée de serviteurs, mon coup de cœur pour caroline.

« STOP STOP STOP », cria Nina, « tu as eu un coup de cœur pour quelqu'un ? Le grand Klaus qui disait que l'amour était une faiblesse tombe amoureux. J'en reste sans voix. Raconte-moi tout sur elle. »

Je lui souris et me décidai de lui relater cette histoire :

« Elle s'appelle Caroline et c'est une vampire depuis un an environ, elle est magnifique, lumineuse, tellement forte et en même temps si fragile. Elle a une façon de voir le monde de manière positive et si belle. Elle est l'humanité que j'ai perdu il y a bien longtemps !
- Mais si elle est aussi parfaite que tu le dis pourquoi n'es-tu pas avec elle en ce moment au lieu de traîner avec ton idiot de frère et moi ?
- Parce qu'elle m'a trahi une fois de plus. Elle se sert de moi pour que son idiot de copain, qui est aussi un de mes hybrides, puisse me détruire. Et de toute façon je suis content de passer du temps avec toi on va pouvoir rattraper le temps perdu ! »

J'appelai le serveur et lui demanda de nous ramener deux coupes et une bouteille de champagne. Il nous les tendit et nous partîmes dans un coin de la boite un peu plus isolé. Nous nous assîmes sur un fauteuil et commençâmes à boire tout en discutant de pleins de choses.
Vers trois heures du matin, Nina se retourna vers moi et me susurra à l'oreille :

« Ça te dirait qu'on aille ailleurs, comme en souvenir du bon vieux temps quand on était à New York ?
- Tu veux aller où ?

- Chez toi ou chez moi ?
- Chez moi c'est à quatre heures de route d'ici donc c'est mieux chez toi, lui dis-je avec un clin d'œil. »

Nous nous levâmes, elle me prit la main et je l'entraînai sur le parking. Elle s'installa dans la voiture et je démarrai. Pendant toute la durée du voyage, elle mit sa main sur ma cuisse et fit des mouvements de haut en bas sur ma jambe, frôlant à plusieurs reprises mon centre qui ressemblait plutôt à une grosse bosse. J'avais du mal à me concentrer sur la route, mon envie pour elle grandissait à mesure que ses mouvements augmentaient. Elle finit par me dire de tourner à droite et que sa maison se trouvait au bout de la rue.
Je me garai devant. C'était une vieille maison assez délabrée entourée d'une immense forêt. Elle s'avança vers moi, me prit la main et se jeta sur moi pour m'embrasser. Je lui rendis son baiser avec envie et passion et nous nous dirigeâmes toujours collés l'un à l'autre vers la porte d'entrée. Nina donna un coup de pied dedans pour l'ouvrir mais ne contrôla pas sa force et la porte s'écrasa au sol dans un bruit sourd. Elle se mit à rire et me dit :

« Ne fait pas attention à la déco assez spéciale ! »

Et pour être spéciale ça l'était. Il n'y avait pratiquement aucun meuble. Les murs étaient jaunis par l'humidité et des toiles d'araignées étaient accrochées un peu partout. Il y avait des trous dans les murs et dans le plancher.
Nous continuâmes à nous embrasser pendant qu'elle passait sa main sous mon T-shirt pour me l'enlever. Je la laissai faire et une fois torse nu devant elle, j'entrepris d'enlever son chemisier. N'ayant pas la patience d'enlever un à un les boutons, je lui arrachai complètement son haut. Elle sursauta en souriant et s'attaqua à la boucle de ma ceinture. Pendant ce temps, je fis glisser sa jupe le long de ses fines jambes et lui enleva, j'atteignis son petit string en dentelle et décidait d'explorer son intimité. Nous étions tout les deux en sous vêtements l'un devant l'autre. Elle me poussa sur le lit et se mit à califourchon sur moi. Je me mis à rire en lui disant :

« J'avais oublié que tu aimais dominer ! »

Elle sourit et se jeta sur mes lèvres. Mon envie devenait de plus en plus difficile à contrôler, je repris mon exploration en enfonçant un doigt dans ses murs tout en caressant son clitoris avec mon pouce, je devins à l'étroit dans mon boxer. Nina s'en rendit compte et m'aida à m'en débarrasser. J'en fis de même avec ses derniers vêtements et j'entrai lentement dans son intimité. Je restai un moment immobile, attendant qu'elle s'habitue à ma taille, puis commençai mes vas et vient, j'avais envie de la torturer et j'allai vraiment lentement. Elle bougea en même temps que moi, et s'appuya sur les barreaux du lit pour ne pas tomber. Puis n'en pouvant plus Nina dans un souffle ronronna :

« Plus vite Klaus ! Tu ne vas pas me casser ! »

Je l'écoutai et repris mon ministère cette fois de manière plus rapide ! Nous nous embrassâmes en même temps et nous sentions que la jouissance allait bientôt arriver. Nous explorâmes toutes les positions possibles pendant trois heures. Elle pencha la tête en arrière et hurla mon prénom à plusieurs reprises. Je fis encore quelques mouvements en elle et quand son orgasme arriva, elle se tint à moi et planta ses ongles dans la chair de mon dos. A mon tour, la jouissance arriva et je me soulageai en elle en poussant un grognement avant de rouler sur le coté la prenant dans mes bras. Elle accrocha ses jambes autour de mes hanches pour recevoir les derniers coups de reins. Je me rendis compte que le vrai sexe m'avait manqué et cette fois si ma partenaire ne finissais pas en sang ! Nous restâmes quelques minutes comme ça, dans les bras l'un de l'autre, à attendre d'être retombés sur terre. Puis elle se retourna vers moi, m'embrassa et me dit :

« J'avais oublié que tu étais un si bon coup au lit ! »

Elle se retourna dos à moi et elle s'endormit collée contre moi. Je finis par m'endormir à mon tour.