Tout d'abord je voulais vous souhaiter une excellente année 2013. Je vous souhaite beaucoup de bonheur, d'argent, de joie, de réussite et surtout la santé. Je nous souhaite aussi pour cette année 2013 beaucoup de Klaroline :D Et que Klaus reste le plus longtemps possible dans cette série.
Réponses aux reviews anonymes:
Justine: encore un plaisir de lire ta review. Je commence à y prendre gout. Alors pour répondre à tes questions, tu verras dans ce chapitre que caroline va vite être jalouse de Nina ( pour le plus grand plaisir de Klaus ). Pour te rassurer, je peux te dire que Klaus n'a pas de sentiments pour nina si ce n'est de l'amitié. Il veut juste oublier sa déception vis à vis de Caroline et le connaissant forcément c'est dans les bras d'une autre ;) Gros bisous et hâte de relire ta prochaine review
Guest: Ta review m'a bien fait rire on peut dire que tu ne portes pas nina dans ton coeur :) mais ne t'inquiètes pas elle n'est pas une voleuse de mecs et elle sait que l'âme soeur de Klaus c'est Caroline. Tu le verras dans ce chapitre.
Naylaan:j'essaie de poster aussi vite que je peux mais sache que de savoir que tu deviens accro à ma fiction me fait très plaisir. Hey oui j'ai fais revenir Kol que j'adore aussi et qui manque à la série. Pour le comportement de Caro, je suis d'accord avec toi elle a mérité la façon dont klaus lui parle.
Misssummer: Merci pour ta review. Alors oui Tyler devient incontrôlable, violent et pour l'instant Caro ne dit rien mais ça risque de changer bientôt ) tu verras ça.
Lestat: merci pour ta review et le Klaroline commencera à se mettre en place très prochainement. Ça risque d'être long mais ça arrive
Alors voilà le chapitre 5 qui se divisera en deux parties. Voilà la première et je posterais la deuxième partie ce week end si tout va bien. Voilà bonne lecture et n'oubliez pas les reviews ;)
Chapitre 5: Amour, Jalousie et Trahison - Part 1
Point de vue externe :
C'était une nouvelle journée à Mystic Falls où voir le soleil briller dans le soleil sans nuage, entendre le chant des oiseaux amenait la bonne humeur et rendait prêt à affronter un nouveau jour.
Tout était calme dans la ville, les habitants commençaient à peine à se réveiller pour aller conduire leurs enfants à l'école et aller au travail. Seuls quelques irréductibles courageux étaient déjà debout ou partis courir dans les bois comme à leurs habitudes. C'est d'ailleurs dans ces mêmes bois que se trouvaient Tyler Lockwood et Hayley en ce moment, et eux ce n'était pas pour faire du sport mais bien pour mettre au point l'un de leur plan.
Ils arrivèrent dans les souterrains de la maison des Lockwood et on pouvait déjà entendre les hurlements de souffrance et de détresse d'un des hybrides. Tyler avait réussi à le convaincre à briser son lien avec Klaus même si ça rimait avec souffrance. Cela faisait des jours qu'il se brisait chaque os de son pauvre corps fatigué. Les deux amis entrèrent dans une espèce de cachot où le jeune hybride appelé Daniel était attaché, ligoté comme un chien. Il avait l'air épuisé et affamé, sa sueur se mélangeait avec les larmes qu'il versait. Il leva la tête vers Tyler et Hayley et dit éreinté :
« Pitié, je veux m'arrêter là. Je n'en peux plus, j'ai trop mal et faim. Pitié libérez moi ! »
En disant ces mots, on pouvait voir dans son regard toute la souffrance et la peur qu'il ressentait. Il était à bout de force, complètement trempé par la sueur et les chaînes qui le retenaient prisonnier lui blessaient la peau. Tyler s'approcha de lui, se mit à genoux en face et lui dit ironiquement :
« Tu mangeras quand tu auras brisé ce satané lien et pas avant, m'as-tu bien compris? Si j'ai réussi à le faire, tu dois y parvenir aussi.
- Mais je suis complètement fatigué Tyler, je n'ai plus aucune force, et j'ai tellement faim... Relâche-moi s'il te plaît, on recommencera demain dit Daniel avec supplication.
Tyler se retourna vers Hayley, ils se fixèrent pendant quelques minutes qui paraissaient des heures aux yeux de ce pauvre Daniel. Celui ci les suppliait du regard, il avait les larmes aux yeux. Puis, Hayley inquiète de l'état de l'hybride, s'accroupit face à lui et lui dit :
« Si je vais te chercher quelque chose à manger, tu recommenceras tout de suite après d'accord ?
- Euh... oui d'accord, j'accepte de me remettre au travail mais pitié ramène moi à manger.
- Soit ! »
Hayley quitta le cachot et le souterrain suivit de prés par Tyler, aussitôt dehors, elle se baissa et dit à Tyler de faire de même. Hayley le regarda se baisser puis lui déclara :
« Reste planqué ici et attends que je te fasse signe.
- Qu'est ce que tu comptes faire ?
- Ramener à manger à Daniel, quelle question ! »
Elle partit ensuite en direction du sentier qui menait au parking, si elle devait croiser quelqu'un c'était forcément par ici. Après quelques instant à l'affût, elle vit un jeune homme qui finissait son tour en vélo, elle s'assit par terre tout en se tenant la cheville et hurla :
« Au secours ! Il y a quelqu'un ? S'il vous plaît j'ai mal, à l'aide !»
Le jeune homme s'arrêta prestement, posa son vélo contre un arbre et couru vers elle.
« Que vous arrive-t-il mademoiselle ? » dit le jeune homme.
« Je me suis foulée la cheville, j'ai tellement mal. » Mentit-Hayley tout en gémissant.
« Attendez, je vais regarder ça », lui répondit-il confiant.
L'homme se pencha pour inspecter la jambe d'Hayley. Celle-ci se munit d'une grosse pierre et frappa la tête du garçon qui tomba à la renverse. Elle se releva et appela Tyler pour qu'il vienne l'aider. Tyler accourut complètement ébahi par la scène sanglante qui se présentait à ses yeux, il naviguait son regard entre l'homme et Hayley, puis finalement dit :
« Hayley pourquoi as-tu fait ça ? Cet homme est un innocent, il n'avait rien fait.
- Oh ça va ! Garde tes leçons de morale pour quelqu'un que ça intéresse. Maintenant aide-moi plutôt à soulever son corps ».
Ils traînèrent ainsi le corps de ce pauvre homme jusqu'au souterrain, ils l'emmenèrent dans le cachot et le poussèrent jusqu'à Daniel. Celui-ci leva immédiatement les yeux, ses canines déjà sorties par l'odeur du sang. Il se jeta sur lui et le vida entièrement, se délectant de ce liquide chaud et sucré qui lui faisait le plus grand bien.
Point de vue de Klaus
Il était très tôt lorsque je me réveillai en ouvrant tout doucement les yeux. Le soleil matinal me fit mettre les bras sur les yeux afin de les protéger. J'entendis une respiration calme à côté de moi puis j'enlevai un de mes bras et me retournai pour regarder dormir Nina. Elle semblait tellement paisible et sereine. Lorsque soudain, j'entendis :
« Arrête de me regarder, vieux pervers ça me perturbe. » dit-Nina, l'air amusé.
Elle se retourna vers moi, le sourire aux lèvres avant d'éclater dans un rire communicatif qui me fit rire à mon tour, d'un geste prompt, je lui attrapai les mains avec une main, elle se débattit impuissante puis avec mon autre main j'entrepris de la chatouiller. Nous étions tous les deux dans un jeu qui comme le dit l'adage « jeux de mains, jeux de vilain » se terminerait fatalement mal. Toujours en se débattant, elle cria et essaya de me mordre mais je fus inéluctablement plus fort qu'elle et elle déclara défaite assez vite. J'allai savourer ma victoire mais je fus surpris par mon portable qui se mit à vibrer, je vis le nom de Kol sur l'écran, je décrochai et entendis :
« Espèce de frère indigne, tu m'as laissé tout seul dans la boite et en plus tu es parti avec la voiture, du coup, je suis aussi tout seul sur le parking comme un vrai bouffon !
- Humm Kol, un bouffon, te serais tu trouvé un nouveau surnom ? Je croyais que tu allais partir avec ta nouvelle conquête.
- Non, en fait elle n'était belle que de dos, de face on aurait dit la fille dans l'exorcisme. Imagine l'horreur. Mais ne change pas de sujet, je veux savoir pourquoi tu n'es pas là et où te trouves-tu en ce moment ?
- J'ai retrouvé une vieille copine et du coup j'ai passé la nuit avec elle.
- Demande à ta vieille copine si elle est partante pour un plan à trois. » Dit-Kol en gloussant.
Nina me prit le téléphone des mains et lui scanda :
« Oui je suis partante pour un plan à trois mais pas avec toi ! Moi, j'aime les vrais hommes pas les gamins. »
Kol raccrocha et Nina et moi nous esclaffâmes de la situation. Son franc parlé est ce que j'appréciais le plus chez elle, la façon qu'elle avait de me faire sourire à chaque fois - Tout comme Caroline, mais c'était une autre histoire - elle aussi, avait ce pouvoir là sur moi, dès que je la regardais, j'avais le sourire. Je me mis soudainement à penser à elle et force était de constater que Caroline était la lumière qui éclairait mes ténèbres. Jamais, je ne pouvais me lasser de la voir, de l'entendre, de lui parler. Je fus sorti de mes réflexions par la main de Nina qui faisait des mouvements de va-et-vient devant mes yeux, elle me regarda et m'exclama :
« Allô la lune ici la terre, vous m'entendez?
- Oui, je t'entends. Excuse-moi Nina j'étais perdu dans mes pensées !
- Tu pensais à ton coup de cœur, comment s'appelle-t-elle déjà… Caroline ?
- Non pas du tout, je ne pensais pas à elle !
- Menteur, j'ai vu le sourire que tu avais !
- De toute façon, même si je pensais à elle, ça ne change rien. Elle m'a encore une fois trahi et est amoureuse de son espèce de chien et ne ressent donc rien pour moi.
- Tu es sûr qu'elle est amoureuse de son chien comme tu le dis ?
- Oui j'en suis sûr, je ne suis pas crédule quand même.
- Je n'ai pas dit que tu étais crédule, même si je l'ai pensé, me dit-elle en souriant, mais une fille arrive à mentir sur ses sentiments sans pour autant que les hommes ne s'en rendent compte. Tu sais Klaus, la gent masculine peut se montrer parfois aveugle et incompréhensible face à la psychologie féminine.
- Tu as peut-être raison, mais je ne sais plus comment me comporter avec elle. Un jour elle est désagréable avec moi, le lendemain on passe un bon moment et la fois d'après elle me parle comme si j'étais un minable, c'est toujours le yoyo et cela en devient lassant.
- C'est ça ! c'est exactement le genre de comportement qu'une fille perdue dans ses sentiments peut avoir. Elle feint ses sentiments et te fais croire qu'elle aime son petit copain ! Mais c'est parce qu'elle a peur de s'avouer ce qu'elle ressent à ton égard. Fais-moi confiance, je sais de quoi je parle. En changeant de sujet, as-tu faim ?
- Oui, j'ai faim !
- Très bien. »
Elle claqua des doigts et deux jeunes filles et un jeune homme arrivèrent. Je voyais à leurs yeux qu'ils étaient sous hypnose, leurs pupilles étaient complètement dilatées et ils ressemblaient à des poupées de chiffon. Nina se retourna vers moi et me dit :
« La brune là-bas, s'appelle Maud, elle est du groupe O et son sang est délicieux, la rousse, à coté c'est... Emily, elle est de groupe AB et a un goût très sucré. Lui, c'est Steven mais pas touche, il est à moi. Alors tu choisis laquelle ? » Je scannai les trois puis me décidai :
-« Maud a l'air d'être appétissante. »
La fille en question s'avança vers moi, tout en enlevant son écharpe d'où on pouvait apercevoir des traces de morsures. Elle se mit dos à moi et leva ses cheveux pour me laisser libre accès à son cou. Je sortis mes crocs et mordu dans sa carotide. Son sang était goûteux ; Absolument divin. Je pris de bonnes gorgées de sang tout en sentant Maud perdre peu à peu l'équilibre. D'un geste agile, je l'assis sur mes genoux et continuai à boire son délicieux nectar… Il fallait me contrôler à cause du Conseil, j'avais réussi à mettre Carole Lockwood dans ma poche donc je me fis violence et décidai d'arrêter avant que de constater le décès de la fille.
Une fois que je fus rassasié, je la lâchai comme si elle n'était rien et elle alla vers Nina qui lui donna son sang pour la guérir. Les bonnes choses avaient toujours une fin, je me levai en rechignant de ne pas pouvoir rester et annonçai à Nina :
« Nina, il faut que je parte, mon frère m'attend et il faut absolument que je retourne à Mystic Falls. Je suis content de te revoir et j'espère qu'on se refera ça très vite !
- Pas de soucis Klaus, je dois partir aussi, à bientôt je l'espère. »
Après un dernier regard à Nina, je récupérai mes affaires, mes clefs de voiture et partis. Ça m'avait réconforté de la revoir et tout ce qu'elle m'avait dit à propos des sentiments des femmes me perturbait plus que je ne le voulais. Je me demandais si elle avait raison. Tout en roulant, je me mis à me posant plein de questions, Caroline ressentait-elle quelque chose pour moi, même d'infime ? Ou était-ce le néant total. J'arrivai devant le Millénium et vis mon frère assis par terre avec une bouteille de whisky à la main et une cigarette dans l'autre. Il monta dans la voiture en titubant et s'étala comme une larme sur le siège passager. Il puait tellement l'alcool qu'il pouvait rendre saoul la totalité de la ville rien qu'en respirant à côté d'eux. De plus, il avait une odeur de tabac froid sur ses vêtements tout à fait insupportable. Je le rivai étonné par ce dernier détail et raillai :
« Depuis quand fumes-tu ?
- Depuis que mon frère m'abandonne lâchement seul, livré à moi-même sur un parking pour aller s'amuser avec une fille.
- Tu boudes petit frère ? » Dis-je en me moquant de lui, Kol me regarda l'air dépité.
- Non je ne boude pas mais je suis déçu, je suis beaucoup plus beau et plus intelligent que toi et j'ai fini la soirée seul et toi accompagné. La vie est vraiment injuste. »
J'étais content que Kol soit revenu à Mystic Falls car depuis lors, notre lien fraternel c'était un peu renforcé, nous continuâmes à parler tout en repartant en direction de chez nous.
Après avoir déposé Kol en ville, je me décidai à rentrer chez moi pour me reposer un peu l'esprit. Une fois arrivé, je vis une petite carte posée sur le paillasson. C'était une invitation pour une cérémonie organisée par la mairie de Mystic Falls, le seul souci est qu'elle était destinée pour deux personnes et j'étais vraisemblablement seul. Kol, en avait reçu une aussi mais ça ne le dérangeait pas d'y aller en célibataire car il allait pouvoir draguer des filles à volonté. Je pouvais faire comme lui seulement je ne voulais pas être seul alors que Caroline et son chien seraient présents.
Il me fallait une cavalière et là j'eus une idée. Je pris mon téléphone et appelai Nina. Celle-ci décrocha au bout de la deuxième sonnerie en me ronronnant :
« Hey, beau blond je te manque déjà !
- Nina je souhaiterais savoir si tu es libre ce soir ?
- Oui mais ça dépend pour quoi.
- J'aimerais que tu m'accompagnes à une soirée organisée par ma ville, ça risque d'être très ennuyeux et j'aurais besoin de ta présence pour m'aider à supporter ça et puis je sais que tu aimes toutes ces mondanités. Si tu es sage, je te promets de te ravir toute la nuit ! »
Ces dernières paroles eurent raison de Nina qui me déclara sans hésiter :
« Oui pourquoi pas ! Ça pourrait être amusant.
- D'accord rendez-vous chez moi vers 20h, je t'envoie l'adresse par message.
- Ok, à tout à l'heure. »
Point de vue de Caroline
Le soleil s'était levé et je fus agréablement réveillée par le chant d'un colibri qui avait élu domicile dans l'arbre à coté de chez moi, j'essayai de me rendormir depuis plus d'une demi heure mais rien n'y faisait, Morphée ne voulait pas m'atteindre de son sommeil. J'avais passé une nuit cette fois-ci sans cauchemar, je me sentais détendue, sereine et heureuse et je comptais bien le rester aujourd'hui. Je restai allongée dans mon lit, lovée dans la douceur des couvertures, mes yeux était lourdement fermés et mes oreilles me laissaient envahir ce cette douce mélodie et apaisante que provoquait ce petit être. La journée qui s'annonçait était assez spéciale, en effet, j'étais attendu cet après-midi à la salle de réception de la mairie pour organiser une soirée. C'était la mère de Tyler qui m'avait obtenu ce poste connaissant mes talents d'organisatrice et c'était aussi, pour elle, une façon de faire un peu plus connaissance. Il était à peine huit heures quand brusquement, quelqu'un sonna à la porte d'entrée, je fus tirée de mon apathie naissante et me levai donc en grognant et en maudissant celui qui osait me déranger cette heure ci. Je jetai un coup d'œil dans le miroir pour vérifier si j'étais quand même présentable et descendis ouvrir la porte. Quelle ne fût pas ma surprise, lorsque je vis que mon la personne qui gênait ma tranquillité était un livreur portant un énorme bouquet de roses, il me regarda frappé par ma mauvaise humeur et me dis timidement :
- J'ai un colis pour Mlle Caroline Forbes.
- C'est moi-même ! » Lui répondis-je d'une voix presque inaudible.
Il me tendit le bouquet et me fit signer un reçu puis s'en alla. Subjuguée par la beauté des fleurs, j'allai dans la cuisine pour mettre de l'eau dans un vase.
C'était un magnifique bouquet fait de roses rouges et roses. Il y avait une carte déposée au milieu, je la pris et lus :
« Excuse-moi pour la dernière fois. Ty. »
Son cadeau me fit plaisir sur le moment mais en même temps, j'étais déçue. Il pouvait me l'apporter lui-même ou glisser avec le mot avec un « je t'aime » ou autres mots doux. Le romantisme ne faisait décidément pas parti du caractère de Tyler mais après tout il s'excusait et c'était déjà un bon début, je n'allais pas chercher des histoires pour si peu. Je pris donc mon téléphone et lui envoyai un «merci pour les fleurs » suivi d'un cœur.
Je pris mon bol de céréales, me servis un verre de sang et montai dans ma chambre. Je commençai à ranger tout ce qui traînait tout en grignotant de temps en temps et en chantonnant. Une fois que ma chambre fut à nouveau présentable, je me mis devant mon armoire pour choisir ma tenue de la journée. Mon choix se portait sur une robe grise accompagnée de collants noirs puis des bottes à talons gris et enfin une veste... Je partis rapidement prendre une douche en me rappelant que j'étais déjà en retard. Une fois que je fus prête, je pris mon sac de cours et me dirigeai vers la porte, lorsque mon regard s'arrêta sur mon bureau, je vis le livre que Klaus m'avait prêté lors de notre rendez-vous. J'étais tellement accaparée par mes problèmes que je n'avais pas même pris le temps de commencer à le lire. Je le mis donc dans mon sac et m'en allai vers le lycée.
Après quelques heures à entendre le professeur monologuer je me rendis compte que les cours me paraissaient durer une éternité, je m'ennuyais tellement que je faisais des dessins sur mes feuilles ou des jeux avec mon téléphone portable. J'étais tellement captivée à battre mon niveau que je fis un bond quand un bout de papier arriva sur ma table. Je le pris, l'ouvris et je lus :
« Ca va mieux depuis hier soir ? Bisous Elena. »
Quoique que je pouvais dire d'Elena, elle était une amie prévenante de telle sorte que j'occultais ses petits défauts. Elle était une vraie amie, celle que l'on pouvait compter sur les doigts d'une main.
Contente de voir qu'Elena se souciait de moi, je lui répondis « Oui, ça va mieux ne t'inquiètes pas ! »
Après lui avoir renvoyée le petit papier je la vis aussitôt écrire de nouveau quelque chose puis me le renvoyer. Je pus lire :
« Tu as parlé à Tyler dernièrement ? » et de nouveau je lui répondis
« Il m'a envoyé des fleurs ce matin mais non ! nous n'avons pas encore parlé. »
Et là, je fus interrompue par le professeur qui se tenait devant moi et me scanda :
« Mademoiselle Forbes, je vous dérange peut être ? Vous voulez du thé, des biscuits ? »
Toute la classe se mit à rire, Elena devint rouge de honte et moi je souris et répondis simplement :
« Écoutez monsieur ça ne serait pas de refus mais je préfère le café. »
- Je vois que vous avez de l'humour mademoiselle Forbes et bien nous allons voir si vous en avez autant en retenue. Vous resterez deux heures après les cours. »
Je fis moins la maligne sur le coup. Si j'avais pu, je me serais enfoncée dans ma chaise et disparue de la surface de la terre. Le reste du cours passa très lentement, le professeur n'arrêtait pas de me fixer. Quand la sonnerie retentit, je me précipitai dehors sans un mot tout en me préparant psychologiquement aux deux heures de lassitude qui m'attendaient.
Le reste de la matinée se passa un peu de la même manière, c'est à dire de façon chaotique. Déjà, arrivée à la cantine, il n'eut plus de place et le repas était froid et pour couronner le tout je fis tomber mon Ipod dans le lavabo qui entraîna sa mort. J'étais vraiment de très mauvaise humeur alors je m'installai dans un fauteuil, à la bibliothèque et je commençai à lire le livre que Klaus m'avait prêté. Au début, l'histoire ne m'intéressait pas du tout et je pensai à arrêter la lecture tout de suite mais subitement, je m'identifiai au personnage principal et je fus transportée dans l'intrigue au point de ne plus pouvoir m'arrêter de dévorer les pages une par une.
Les mots de l'auteur me touchèrent, sa manière de décrire les paysages et les sentiments, son talent me faisaient ressentir des émotions et me remuaient au plus profond de mon âme. Je dévorai le livre, finalement captivée. Il était juste de reconnaître que Klaus avait réussi à viser mes goûts sans me connaître en fait il savait pertinemment que j'allais aimer. J'étais toujours autant plongée dans mon livre lorsque je sentis une présence derrière moi, je me retournai et vis Tyler. Je lui souris mais il ne me le rendit pas, il avait le visage impassible et dur, il s'assit à côté de moi tout en me fixant et me dit :
« Tu fais quoi ? »
Alors là dans le genre question stupide, Tyler faisait fort. Je lui répondis alors :
« Comme tu le vois, je lis. Je profite de ma pause pour m'accorder un moment de détente.
- Ah ! Tu sais lire toi ! Et où as-tu eu ce livre ?
- Euh... Tu sais Ty, on est dans une bibliothèque et dans un endroit comme celui là, il y a des livres à volonté donc j'en ai pris un. Pourquoi ? » Lui répondis-je tout en étant consciente du fait que je venais délibérément de lui mentir.
J'étais un peu honteuse mais je ne pouvais pas lui dire que ce livre appartenait à Klaus au risque d'assister de nouveau à une nouvelle crise et c'était au dessus de mes forces. Malheureusement, le destin semblant prendre un malin plaisir à me ruiner ma journée, je n'eus pas le temps de l'arrêter que Tyler attrapa le livre et se mit à le feuilleter rapidement. Je l'observai pantoise, ne sachant pas quoi faire, il souleva un sourcil et me feula :
« C'est bizarre, les livres qui se trouvent ici sont en meilleur état que celui-là. Il est tout jauni comme s'il était très vieux et les pages sont cornées.
- Je ne sais pas Tyler, c'est peut être qu'il est plus vieux que les autres, qu'est ce que ça change ? » lui dis-je en essayant de ne pas montrer mon malaise.
Tyler me lança un regard qui me glaça sur place, il était tellement distant que sa colère était palpable dans la pièce. Il continua à regarder les pages du livre jusqu'à la dernière où il s'arrêta net. Il fixa quelque chose quelques secondes, leva les yeux vers moi, posa le livre sur la table ouvert à la dernière page et d'une manière péremptoire m'affirma comme si il avait la preuve de son argumentation précédente :
« Alors explique-moi, pourquoi les initiales KC sont inscrites dessus ?
- Tyler... lui dis-je confuse. »
Tyler était furieux c'était la première fois que je le voyais ainsi, il me fusilla du regard et me cria :
« Tu n'as jamais su mentir Caroline. Tu as beau prétendre le contraire, on lit en toi comme dans un livre ouvert. Alors je te pose encore une fois la question et tu as intérêt à me dire la vérité. Où as-tu eu ce livre ? »
Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire, je posai mes yeux dans ceux de Tyler comme si je cherchai une solution dans son regard, si je lui mentais encore j'allais m'enfoncer encore plus et vu que la situation chaotique avait déjà atteint son apogée, je me décidai enfin et lui dit dans un souffle tout en maintenant mon regard dans le sien :
« C'est Klaus ! Lors de notre rendez-vous, il me l'a prêté. »
Dès lors ma phrase prononcée, je vis le visage de Tyler s'obscurcir, il me fit vraiment peur, il s'approcha encore plus de moi, me prit le menton entre ses doigts, me força à le regarder dans les yeux et me lança d'un ton menaçant :
« Ne t'avise plus jamais de me mentir tu m'entends ? Ne me fais plus ça sinon je te jure que tu vas le regretter. Et je t'interdis d'accepter un nouveau cadeau ou prêt de Klaus. Ne me trahis plus jamais de cette façon Caroline. »
Mes mains se mirent à trembler sous l'effroi, les larmes menacèrent de couler tellement j'étais horrifiée par ce qui se présentait à moi. Après un dernier coup d'œil noir, Tyler se tourna au trois quart décidé à partir, il me jeta un regard froid tandis que les miens se rivèrent dans les siens, j'étais en colère, qu'est-ce qu'il lui permettait de me parler de la sorte, j'estimais que dans un couple le respect devait être de rigueur, c'était le commencement de toute bonne relation. Je pivotai légèrement la tête vers lui en signe d'affront, le toisai tout en fronçant mes sourcils de colère et lui proférai sans état d'âme :
« Est-ce que tu menaces Tyler ? En gros, j'ai intérêt à t'obéir et à être ton gentil toutou sinon je vais le regretter. Tu te prends pour qui ? Je suis ta copine pas ton esclave, tu n'as pas à me parler aussi mal, à m'insulter et à me menacer. Si tu crois qu'en agissant de la sorte, tu me donnes envie de t'aider et de me rapprocher de toi tu te trompes. Tout ce que tu arrives à faire en ce moment c'est de me dégoûter de toi. Je t'aime et tu le sais mais je refuse de devenir ton jouet ! »
Tyler me regardai, les yeux noircis par la colère presque haineux par ce qu'il venait d'entendre, parce je venais de lui tenir tête, parce que cette fois ci j'avais ouvert ma bouche… Il se dirigea vers la table, son ton était dur et sa démarche saccadée par sa forte respiration, il posa ses deux mains sur les coins de la table et la poussa tellement fort qu'elle alla s'écraser contre le mur en face. Je me levai d'un bond, ne comptant pas me laisser faire comme la dernière fois dans ma chambre, j'attrapai Tyler avec véhémence par les avants bras et le poussai avec toute ma force vampirique, l'envoyant dans un des murs de la bibliothèque. Il se redressa et se mit en position d'attaque, ses crocs sortirent légèrement mais je ne flanchai pas non ! Pas cette fois ci, j'entendis sa respiration se hacher et ses battements cardiaques augmentèrent considérablement, son visage se fit pourpre laissant apparaître de-ci delà quelques veines noires. Il s'approcha de moi déterminé, le regard menaçant tel un fou, il m'attrapa par les bras et m'expulsa à l'autre bout de la pièce, contre un meuble qui se fracassa sous le choc. Je restai par terre étourdie par le heurt pendant quelques secondes puis je me relevai et ma fureur prenant le dessus, je me mis en position d'attaque à mon tour quand subitement, je vis Matt et Stefan arriver. Rapidement, Stefan se plaça derrière Tyler et lui attrapa les bras le forçant à se calmer.
Instantanément après, Matt s'approcha tout doucement de moi, se mit à genoux et me prit les mains dans les siennes, me laissant le temps de respirer et me détendre. J'étais en état de choc, c'était la première fois que Tyler et moi en étaient arrivés à ce stade et je devais bien avouer que ça faisait mal. J'étais blessée physiquement mais surtout moralement, mon cœur souffrait. J'inspirai un bon coup et expirai histoire de chasser mon stress. Matt qui me tint toujours les mains me regarda tristement, il était quelqu'un de si gentil et si réconfortant, il me dit doucement :
- Qu'est ce qui s'est passé ?
- J'ai menti à Tyler pour éviter une dispute et résultat on s'est disputé quand même. Je suis trop stupide d'avoir cru que je pouvais gérer la situation sans avoir à subir des conséquences.
- Hey ! Je t'interdis de dire ça, tu es loin d'être stupide. C'est lui qui est idiot pour ne pas se rendre compte qu'il fait du mal à une fille aussi merveilleuse que toi. Ne te sens pas coupable pour ça. Tu es quelqu'un de bien et tu mérites quelqu'un qui saura s'en rendre compte. »
J'eus une sorte de révélation : Quelqu'un comme Klaus ? Quoi ? Stop il fallait arrêter de penser des choses pareilles sur lui. Mon amour se portait sur Tyler que j'aimais. Klaus était gentil, attentionné, voyait qui j'étais vraiment, certes mais ce n'était pas une raison, rien ne pouvait changer mon ressenti sur lui. Je devais absolument chasser ces idées néfastes et troublantes de ma tête. Je regardai Matt réconfortée par ses paroles et lui dis d'une voix fébrile :
« Merci, Matt, tu as peut-être raison. Je vais rentrer chez moi, tu pourras dire au professeur que j'étais malade et que je suis repartie.
- Oui pas de soucis, repose toi et calme toi. »
Je partis le cœur lourd laissant Matt derrière moi, il me regardait avec de la compassion ne comprenant pas pourquoi Tyler me traitait de la sorte.
Point de vue de Klaus
J'étais dans mon atelier en train de peindre en écoutant de la musique, mon frère était dans sa chambre sûrement occupé de faire ce qu'il faisait le mieux c'est-à-dire se regarder dans un miroir et se lancer des compliments.
Depuis notre retour à Mystic Falls, toutes mes pensées étaient dirigées vers Caroline. Je savais que j'avais dit ne plus vouloir entendre parler d'elle mais c'était plus fort que moi, je l'avais ancrée dans ma peau et je ne pouvais rien faire, elle était ma faiblesse et me manquait terriblement. J'avais un vide en moi, son rire me manquait, sa joie de vivre, son odeur, sa présence et son entêtement à vouloir me repousser. Néanmoins, je n'arrivais pas à oublier ce qu'elle avait dit sur moi à son idiot de copain. J'étais toujours autant en colère et surtout j'étais blessé. Je savais que notre relation allait être difficile à construire vu les horreurs que j'avais fait à ses amis et notamment à Elena mais je pensais qu'un jour ou l'autre son regard sur moi pouvait changer mais j'avais apparemment tort.
Je fus sorti de mes songeries par la sonnette de la porte d'entrée. Je descendis à vitesse vampirique, le t-shirt plein de peinture et allai ouvrir la porte. Ma surprise fut immense lorsque je vis Caroline devant le perron. Elle avait l'air gêné d'être là, elle se balançait sur ses pieds d'avant en arrière et avait ses mains derrière son dos comme si elle savait qu'elle se jetait dans la gueule du loup et que ce n'était pas bien. Cependant, je ne devais surtout pas me laisser attendrir, elle allait encore se moquer de moi pour servir son chiot. Je la fixai dans son regard bleu si profond et ne détachai pas mon regard,je lui dis donc froidement :
« Qu'est ce que tu me veux ? Je croyais avoir été clair l'autre jour en te disant que je ne voulais plus te voir. »
Elle me regarda surprise par mon ton et dit d'une voix hésitante :
« Je sais mais je voulais... je voulais juste... »
Elle était confuse et perdue dans ses mots et la voir aussi mal à l'aise me faisait du bien, il était exclus que je puisse penser un instant à l'aider à se sentir rassurée en ma présence. En effet, elle me prenait pour un idiot, et s'en contrecarrait de moi, elle devait donc en payer les conséquences. Je lui raillai amusé de la situation :
« Tu voulais quoi ? Te moquer à nouveau de moi, me prendre encore une fois pour un type stupide, tu ne me connais pas Caroline, sache que j'ai toujours une longueur d'avance ! Si c'est ça tu peux rentrer chez toi, ça ne marchera pas ! »
Caroline me regarda puis d'un air assuré me lança :
« Non en fait, je voulais simplement te rendre ceci. »
Elle me tendit le livre la petite fadette de George Sand que je lui avais prêté lors de notre soirée en tête à tête. J'avais l'impression que ce rendez-vous avait eu lieu dans une autre vie. Caroline m'avoua :
« Je l'ai fini tout à l'heure et tu avais raison, il est superbe. Merci de me l'avoir fait découvrir.»
Je lui arracha des mains pour lui montrer ma colère et sans le vouloir, ma main effleura la sienne créant un courant électrique dans tout mon corps, je me sentis frissonner et son parfum n'arrangeait en rien la situation, je sentis une chaleur se propager dans mon organe qui devint dur. Il fallait absolument que je me ressaisisse, j'avais appris à me contrôler depuis mille ans mais là, ça dépassait mon entendement ! A son contact, mon corps ne répondait plus de rien. Je raclai ma gorge et lui dit d'une voix rauque :
« Content qu'il t'ait plu. » J'avais envie de la prendre, de la monter dans ma chambre et la ravir pendant des heures !
Elle me sourit et nous restâmes comme ça pendant de longues minutes, nous regardant dans les yeux simplement, sans un mot. Enfin, elle souffla et me dit :
« Je crois que je devrais y aller. »
Je pensais, en effet qu'il était temps, sans hésiter je lui répondis :
« Oui. »
Et elle partit. Je refermai la porte, m'appuyai contre celle-ci et pris une longue respiration pour me calmer. Comment une vampire pouvait me faire cet effet, je ne me reconnaissais plus.
Point de vue de Caroline
Je trouvais Klaus de plus en plus étrange et je me rendais compte qu'il ne se souciait plus de moi comme avant. Un sentiment d'étourdissement m'envahissait, je ne pouvais imaginer autre chose de plus doux que sa main effleurant la mienne. Son parfum exquis me rappelant des odeurs oubliés et cette prestance innée lorsqu'il ouvrait un peu la bouche, pesant chaque mot et phrase prononcés, il se déplaçait comme un félin avec grâce, il était parfait, c'était un homme pas un enfant, j'en étais bien consciente. Je ne sus pourquoi mon esprit en était arrivé là, j'étais troublée, confuse et honteuse d'avoir de telles pensées. Avant, il avait l'habitude de me roucouler des mots doux, compliments et là du jour au lendemain, plus rien. Stop ! Il le fallait, je ne devais pas penser à ce genre d'idées mais quelque chose me poussait à vouloir en savoir plus. Je lui avais rendu son livre, il ne m'en avait pas proposé d'autres alors que pourtant sa bibliothèque regorgeait d'un trésor de littératures lequel je pouvais imaginer servir de prétexte à l'hybride afin de me retenir plus longuement. Je comptais bien utiliser cet oubli pour me rapprocher de lui et le confronter, après tout s'il éprouvait vraiment ce qu'il soutenait à mon égard, il ne pouvait alors pas m'oublier de la sorte.
Une fois rentrée chez moi, je me décidai à manger quelque chose pour me donner des forces et je bus une poche de sang ensuite, je partis hâtivement en direction de la mairie.
Lorsque je fus arrivée, Carol Lockwood était déjà présente. Elle me sourit et m'invita de la main à venir la rejoindre, elle me tendit une feuille détaillant une liste de tâches à accomplir pour que tout soit prêt pour ce soir. Je commençai à m'imprégner du travail qui m'attendait puis Carole, me salua à nouveau et partit voir d'autres personnes.
Je me mis au travail, tout d'abord, je devais mettre les étiquettes avec les noms des gens conviés à la table où Madame Lockwood les avait installés. Je commençai ma tâche tranquillement quand soudain, je vis que sur la table juste à coté de la mienne se trouvaient Klaus, Kol et une fille dont je ne connaissais pas le nom, elle s'appelait Nina. C'était peut être la compagne de Kol après tout, même si je me demandais comment une fille pouvait aimer un homme comme lui. Tyler allait être irrité lorsqu'il allait apprendre que son ennemi juré était présent, de toute manière, je n'avais rien à me reprocher étant donné que Carole Lockwood avait pris l'initiative de les inviter.
Je continuai mes travaux pendant presque deux heures quand je sentis mon portable se mettre à vibrer. Je le sortis de ma poche et vis que c'était un message de Tyler, il m'écrivait :
« Je ne pourrais pas être à la soirée avec toi, j'ai quelques problèmes à régler mais si tu veux on peut se voir après, ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas retrouvés à deux et ça me manque. Excuses-moi pour la scène tout à l'heure mais lorsqu'il s'agit de Klaus je sors de mes gonds ! Alors tu pourrais venir passer la nuit chez moi après, j'ai tellement envie de toi... »
Quelle audace dont Tyler faisait part ! Il provoquait une scène à la limite de me mordre et l'instant d'après voulait passer un mauvais coquins du coup je devais accourir chez lui ! Je devais lui donner une leçon, je suis Caroline Forbes, je suis forte, je ne devais et ne pouvais pas laisser passer cela.
Je lui répondis donc :
« Désolée ce soir ne sera pas possible. Bonne soirée. »
Mon message fut froid mais clair et concis, ça lui montrait que je n'étais pas une fille facile qui se laissait faire à tout bout de champs. Et puis, pour être honnête, en ce moment nos ébats n'étaient pas les meilleurs, Tyler était plutôt brutal ce qui n'était pas dans son accoutumé. Je suis peut-être fleur bleu mais lorsque je fais l'amour, j'aime la tendresse et non la sauvagerie à chaque fois.
Vers 17h, mes tâches étant accomplies je demandai à Carol si je pouvais partir. Elle acquiesça et je me dirigeai vers ma voiture. En chemin, je me rendis compte que je n'avais plus de cavalier et il était hors de question d'aller seule à cette soirée a fortiori que Klaus y était convié. J'envoyai un message à Matt lui demandant s'il acceptait de venir avec moi. Deux minutes plus tard, je reçus un message de lui me disant qu'il était d'accord et qu'il passait me prendre vers 20h.
Point de vue de Klaus
J'étais encore un peu chamboulé de la visite improviste de Caroline, je tentais de rassembler mes idées lorsque Kol débarqua en furie, il me toisa et me feula :
« Je croyais qu'à partir de maintenant tu passais tes soirées en célibataire avec ton vieux frère.
- Kol, comment as-tu su que je venais avec Nina !
- Bien vu que je suis seul, je l'ai appelé pour savoir si elle ne connaît pas une délicieuse femme qui aurait pu être ma compagne de soirée, sauf qu'elle ne connaît personne, elle m'a donc annoncé qu'elle allait à la soirée avec toi
- Et bien ! Toi aussi tu comptais me lâcher en cours de route ! » Lui dis-je d'un ton réprobateur.
Kol me regarda et me dis :
« Ok ! Donc j'imagine que nous sommes ex-æquo !
- Pour te dire la vérité Kol, Caroline sera présente aussi et vu que je me décide enfin à l'oublié je ne veux pas qu'elle me voit seul !
- Hmmm, Klaus ! Crois-tu pouvoir l'oublier comme ça ? Je te connais mon frère quand tu as une fille dans la peau, tu ne peux plus tant défaire, j'ai bien vu pour Tatia ! Ou alors… » Kol leva un sourcil amusé tout en réfléchissant, il prit un air sérieux et me lança presque de manière indubitable :
« … Et tu veux la rendre tellement jalouse qu'elle te tombera directement dans les bras, c'est une idée géniale mon frère !
- C'est différent Kol ! D'une part, Caroline n'est pas Tatia et d'autre part, je n'ai pas besoin de rendre jaloux une femme pour qu'elle me tombe dans les bras ! Bref ! Si nous arrêtions cette conversation qui mènera de toute manière nulle part et si nous nous servions plutôt quelque chose de fort … »
Kol se ravisa après avoir entendu ma tirade, il se dirigea vers le vaisselier, prit deux coupes et nous servit du champagne, je le regardais l'air interrogateur :
« Du champagne ? Et … en quel honneur ? » Lui dis-je. Kol me regarda droit dans les yeux, fixement et m'avoua :
« Je suis rassuré, je pensais que tu tenais encore à elle après ce qu'elle t'a fait, je ne veux pas te voir souffrir klaus… même si… » Kol eu un moment de retient, il prit son souffle et me dis :
« Même si nous avons eu des discordes dans le passé, je ne peux pas oublier la manière dont tu m'as sauvé lorsque Alaric et sa bande de pingouins m'ont dagué ! Tu n'as pas hésité, tu t'es précipité et tu m'as libéré comme si tu voulais te faire pardonner pour toutes les fois où tu m'as dagué…Voilà Klaus, je ne veux pas que Caroline se serve de toi, tu mérites mieux vraiment, certes elle est belle mais ne voit pas ce qu'elle a devant les yeux… Face à son affreux cabot ! »
Je le regardai avec tendresse, ce qui ne m'arrivait bien évidemment pas souvent, mais les paroles de Kol me touchèrent et cela faisait du bien de ne pas être seul, je lui dis :
« Ce n'est pas le cas rassure-toi, je ne me laisserai pas manipuler Kol ! Bon, je vais me préparer avant que Nina arrive, et ne t'inquiète pas tu trouveras bien de la compagnie ce soir ! »
Je partis donc vers ma chambre pour choisir ma tenue. C'était une soirée à la mairie, presque toute la ville y avait été invitée et je voulais me montrer sous mon meilleur jour, être le plus élégant possible. Je choisis de m'habiller le plus simplement possible, je pris un pantalon de costume noir et je mis une chemise bleue nuit. Ma sœur me disait toujours que cette couleur me mettait en valeur. Tiens justement ma sœur… Je sais qu'elle aimait tant ces soirées ! Je ne savais pas où elle était partie, elle s'était enfuie sans laisser de mot. Je continuai de m'apprêter et me décidai de mettre ma veste de costume et de la garder ouverte, c'était un conseil que m'avait donné Reb, elle me disait qu'avec ma veste fermée je faisais trop sérieux et froid mais qu'ouverte, ça faisait classe mais jeune.
Une fois prêt, je décidai de retourner dans le salon en attendant Nina, j'arrivai devant la chambre de mon frère j'entendis :
« Oh la la Kol ! Que tu es beau dans ce costume, c'est dingue tu es vraiment à tomber. Je parie que je vais faire des malheurs ce soir avec toutes les filles. »
J'ouvris sa porte le plus discrètement possible et le vis dos à moi, face au miroir. Il minaudait en se regardant, s'admirait tout en faisant des poses de mannequin. Le voir comme ça, en train de se complimenter lui même, me fis légèrement glousser. Je quittai donc sa chambre à pas silencieux pour ne pas éveiller ses soupons avec un énorme fou rire qui menaçait d'exploser à tout moment. Arrivé dans le salon, je m'apprêtai à me servir un verre quand j'entendis un bruit derrière moi, je me retournai et découvris Nina. Assise sur le canapé prés de la fenêtre, elle portait une robe pourpre, courte jusqu'aux cuisses, des chaussures à talons de couleurs noires et rouges et, pour terminer sa tenue, elle avait autour du cou et des poignets des colliers et des bracelets noirs. Sa coiffure était aussi très belle, elle avait fait un chignon et avait laissé tomber deux mèches de ses magnifiques cheveux en cascade sur le coté de son visage. Je la regardai subjugué.
« Tu es absolument magnifique Nina » lui dis-je.
« Merci tu n'es pas mal non plus », me répondit-elle en souriant.
Contemplatifs l'un de l'autre, nous entendîmes Kol descendre les escaliers qui menaient directement ici. Il arriva donc dans le salon, un verre de Whisky à la main, s'approcha de Nina, lui fit un baise main et lui dit :
« Je ne comprends pas pourquoi une femme aussi belle que toi préfère être avec mon frère plutôt qu'avec moi mais tu changeras peut être d'avis un jour.
- Je ne crois pas mais c'est beau de rêver », répliqua Nina faisant par la même occasion bouder mon frère qui, piqué au vif, rétorqua :
« Bon, faudrait peut-être y aller si on ne veut pas arriver en retard comme des imbéciles !»
Nous partîmes donc en direction de la mairie dans la voiture de Kol.
Point de vue de Caroline
Après avoir dévoré un gâteau au chocolat et éreintée par ma journée, je pris finalement ma troisième douche.
Je me trouvai devant mon armoire à chercher une robe à me mettre pour la soirée. Je possédais une quantité folle de tenues de soirée pourtant je n'arrivai pas à en choisir une. Il faut dire que j'étais assez difficile d'un point de vue vestimentaire, voulant toujours qu'on me trouve belle, qu'on me regarde. C'était un comportement assez bizarre et narcissique, je l'avoue mais c'était plus fort que moi. Après avoir fouillé dans mon armoire pendant une bonne vingtaine de minutes, je trouvai enfin mon bonheur, c'était une magnifique robe bleu nuit, avec un petit décolleté sur le devant et derrière, la robe était ouverte jusqu'au bas de mon dos. Elle était tout ce que j'aimais, une robe à la fois sexy et classe. Je l'enfilai et partis dans la salle de bain pour me coiffer et me maquiller. Je laissai mes cheveux détachés, les lissai puis me mis une touche de mascara, un peu de gloss et me voilà prête pour la soirée.
J'entendis Matt sonner à la porte d'entrée et ma mère alla lui ouvrir pendant que je finissais de me préparer. Je mis mes chaussures noires à talons, pris mon sac à main et descendis les escaliers. Matt me vit, me sourit et me tendit le bras, je le pris puis après avoir embrassé ma mère, nous partîmes en direction de la soirée. C'était une belle soirée qui s'annonçait.
