Réponses aux reviews anonymes

Justine: Que dire à part qu'encore une fois je suis heureuse de voir que tu es toujours au rendez vous pour lire mes chapitres et que tes reviews me touchent et me font extrêmement plaisir. Concernant l'amitié entre Stefan et Caroline, je trouve qu'ils ont une belle alchimie tout les deux et j'aime beaucoup écrire sur eux. Stefan et Caroline sont dévoués l'un à l'autre un peu comme Stefan l'était avec Lexie. C'est le seul qui a remarqué que Caroline se sentait mal depuis la disparition de Klaus et le seul qui ne la jugera pas pour ça ( comme ça ça me permet d'amener du Klefan aussi qui est une relation que j'adore :D )

Pour les rêves de Caroline, c'est surtout du au fait qu'elle se sente extrêmement coupable et qu'elle n'ait pas réussi à faire dire à Tyler où se trouvait Klaus la rend encore plus mal d'où les rêves... C'est un moyen d'extérioriser ce qu'elle ressent.

J'aime beaucoup ton idée de vengeance contre Tyler, je vais y réfléchir très sérieusement ;) Surtout que Kol est un petit sadique et qu'il adore les battes de baseball. Mais non je ne pense pas que tu sois sadique parce que si c'est le cas je le suis aussi vu que j'ai des idées bizarres pour faire souffrir Tyler ( dans une vie antérieure je devais être une psychopathe ;) )

Enfin bref merci pour ta review et j'espère continuer à en recevoir de toi car c'est toujours un plaisir

Gossip: Merci pour ta review. Et oui il était temps que Caroline se débarrasse de cet idiot fini qui lui sert de copain et qu'elle avance.

Concernant Elena elle peut être une vraie cruche quand elle s'y met c'est sûr mais faut pas oublier que c'est la princesse Elena et que, du coup, elle pense qu'elle est la seule qui puisse donner son pardon à quelqu'un ;) sauf qu'on va voir à partir de maintenant que Caroline va commencer à apprécier de plus en plus Klaus et qu'elle va penser à elle et plus à princesse..

Et j'ai adoré écrire le passage entre Kol et Caroline. Je voulais surtout montrer que, malgré les problèmes qu'ils ont pu avoir par le passé, Kol aime son frère. J'ai toujours voulu voir ça dans la série ( bon maintenant c'est plus possible mais bon :/ )

MARN3: Oui je sais je suis cruelle mais bon je suis team Klaus donc c'est normal ;) je pense qu'à force d'aimer son personnage j'ai fini par avoir certains de ses traits de personnalité mdr étant une pro klaroline forcément qu'il y aura de nouvelles interactions entre eux et même plus qu'avant ;) en tout cas merci

Rima, Aby et PL: merci beaucoup

Chapitre 8: Le retour

Point de vue externe

Abby Bennett était devenue un vampire depuis quelques mois maintenant et sa vie avait complètement changée. Elle avait dû abandonner de nouveau sa fille et quitter la ville le plus rapidement possible pour tout recommencer à zéro. Elle avait élu domicile dans une petite ville à quelques kilomètres de New York.

Après avoir glanée les boutiques de la cinquième avenue, elle avait trouvé un petit coin calme dans une petite forêt des environs, éloignée du grand brouhaha de la ville et loin de toute civilisation et avait profité de cette ambiance détendue pour bouquiner un peu, assise sur une couverture.

Au bout de quelques heures d'une paisible lecture, elle avait fini par s'endormir paisiblement. Quand elle se réveilla enfin, la nuit était déjà tombée sur la forêt. Elle n'entendait plus aucun bruit à part le bruissement des feuilles dans les arbres à cause du vent. Elle se leva, fourra sa couverture et son livre dans son sac et partit en direction de son appartement. Elle marcha, en utilisant sa vision vampirique pour se repérer et afin d'éviter de se perdre. Lorsque soudain, elle entendit un grognement derrière elle, un rugissement furieux et méchant. Elle se retourna mais ne vit personne. La peur s'emparât peu à peu d'elle, elle décida de rentrer chez elle aussi vite que possible.

Elle continua son périple mais, ayant la mauvaise impression d'être suivie, elle fit des pauses régulières pour regarder derrière elle.

Subitement, sortit de nul part, elle aperçut deux yeux rouges effrayants qui la fixaient d'un air mauvais. Elle se mit à courir en utilisant sa vitesse vampirique, elle espérait être assez rapide pour semer cette créature.

Elle avançait toujours, de plus en plus rapidement, et entendait derrière elle le rugissement furieux du monstre qui la prenait en chasse.

Elle pria pour arriver à temps à sa voiture et avoir l'occasion de fuir cette forêt, néanmoins, le destin en décida autrement et Abby se retrouva, catapultée dans un arbre. Elle était complètement sonnée par le choc et eut du mal à se relever.

Quand elle fut de nouveau debout, c'est les yeux exorbités par l'horreur, qu'elle vit un loup gigantesque s'approcher d'elle.

Il était vraiment impressionnant avec son pelage noir comme la nuit et ses yeux rouges comme le sang. Il retroussa les babines, dévoilant une série de crocs étincelants dans la lumière de la lune.

Abby essayait de fuir mais ses jambes n'arrivaient plus à la porter tellement elles tremblaient, lasse de se débattre, elle riva la créature complètement terrorisée, lorsque de manière inopinée le loup s'avança vers elle et lui sauta dessus en grognant.

Il planta ses dents dans sa chair et Abby ressentit immédiatement la douleur l'envahir. Le loup disparut aussi vite qu'il était arrivé, la laissant seule, livrée à elle-même.

Elle put alors sentir le venin se propager à toute vitesse dans son organisme et elle décida, sachant qu'elle était condamnée, d'aller voir une dernière fois sa fille, sa seule famille.

Point de vue de Caroline

Voilà maintenant une semaine que Klaus était parti, sept jours qu'il était paralysé et mit je ne sais où. La ville était devenue bien trop calme à mon goût.

Je ne pensais pas dire ça un jour mais il me manquait, l'absence de ses attentions, ses sourires et ses compliments laissaient un vide au plus profond de moi Je me sentais creuse et invisible sans sa présence.

Depuis cette histoire, je recevais des appels et des sms incessants de Tyler me suppliant de le reprendre et de lui pardonner mais c'était impossible, je ne pouvais et ne voulais pas le revoir. J'avais toujours le collier de Klaus sur moi, que ce soit au lycée, en ville ou chez moi. Il ne me quittait plus et je ne savais pas vraiment pourquoi mais j'en avais terriblement besoin.

Je venais de rentrer chez moi après ma journée de cours qui avait été éprouvante. J'avais croisé Tyler toute la journée et il avait passé la plupart de son temps à me lancer un regard de martyr qui avait le don de m'exaspérer.

Il avait l'audace de venir se plaindre alors que c'était lui le responsable de notre rupture. Je décidai de faire le grand ménage dans mes affaires pour me détendre et oublier mes malheurs.

Je pris un grand sac plastique, mis la musique à fond et commençai à trier mes vêtements, ceux que je gardais et ceux que j'allais jeter. C'était comme ça que je réagissais quand j'étais mal, je me défoulais sur mes affaires et rangeais tout correctement, je faisais le vide dans ma chambre et dans ma tête.

Il y avait une bonne partie des vêtements de mon armoire que je ne portais jamais et ça me fit rire. Je craquais souvent pour des choses que j'aimais en magasin mais qui restaient moisir chez moi. Soudain, au fond du placard, je revis une robe que je n'avais mis qu'une fois, à une soirée qui me paraissait avoir eut lieu dans une autre vie. C'était la robe que Klaus m'avait offert lorsqu'il m'avait invitée au bal.

Je me souvins alors du regard qu'il m'avait lancé quand il m'avait vu arriver ce soir là, dans cette tenue. A cet instant précis, j'avais l'impression d'être la plus belle fille sur terre, d'être unique, un hybride de mille an attiré par moi -un vampire d'un an -, cette pensée me fit sourire.

Je continuais encore à avoir cette sensation en sa présence et c'est vraiment agréable.

Je fus sortie de mes rêveries par mon téléphone qui se mit à sonner. C'était un message de Bonnie qui me disait de venir le plus vite possible chez elle. Je laissai donc tout en plan et partis rejoindre mes amis à grande vitesse.

Arrivée là bas, je vis mon amie, les yeux gonflés et rougis par les larmes. Elle éclata soudain en sanglots et me dit, la voix brisée par la tristesse :

« Ma mère est revenue... Elle a été mordue par un loup garou, elle va mourir. »

C'était affreux de penser ça mais la première chose qui me traversa l'esprit fut :

« Si Klaus était encore parmi nous il aurait pu la guérir mais ce n'est plus le cas. »

Néanmoins, je ne pouvais pas dire ça à Bonnie car elle n'y était pour rien. A la place, je la pris dans mes bras et tentai de la réconforter du mieux que je pus, sans succès.

« Je ne vois qu'une solution », annonçai-je, « il faut aller réveiller Klaus ».

Elena se retourna vers moi, les yeux exorbités et me dit :

« Tu es dingue, il va vouloir se venger, nous ne pouvons pas prendre ce risque ».

« Et alors ? » M'énervai-je, « on ne va quand même pas laisser la mère de Bonnie mourir. Tu as perdu tes parents et j'ai perdu mon père et je ne souhaite cette douleur à personne. En plus, Klaus ne va pas s'en prendre à toi donc tu n'as rien à craindre. »

« Mais il va s'en prendre à Tyler. » scanda Elena.

« C'est son problème, pas le notre. On lui avait dit de ne rien tenter contre Klaus et il n'en a fait qu'à sa tête. Maintenant il se débrouille! », répliqua-Damon en se retournant vers moi.

Je lui lançai un regard noir pour lui signifier que, même si je n'étais plus avec Tyler, je ne voulais pas forcément le voir se faire tuer. Il rigola et me fit un clin d'œil. Elena lui répondit alors :

« Mais si Klaus le tue ?

- On s'en fiche », annonça Damon en souriant.

Il se retourna vers Elena, lui prit la main et lui continua :

« Je suis d'accord avec Vampire Barbie, on ne peut pas laisser mourir Abby sans rien faire et tant pis pour Tyler. Il avait qu'à laisser tomber cette histoire de vengeance et ne rien faire. Il a voulu jouer au héros, en risquant nos vies, et il est hors de question qu'on l'aide si Klaus décide de se venger. »

- Le problème est qu'on ne sait même pas où se trouve le corps », dit-Stefan en nous scannant tous les uns après les autres puis reprenant sa réflexion, « et je pense que Tyler refusera de nous le dire ».

Damon regarda son frère, lui sourit d'un air sadique et lui annonça :

« Au pire, on le torture pour qu'il parle. Jusqu'ici j'ai eu de bons résultats avec cette technique. En plus j'ai un compte à régler avec cet idiot qui m'a brisé la nuque.

- Soit », annonça Stefan, « on va donc aller chez Tyler pour qu'il nous dise où est le corps de Klaus ensuite j'irai le chercher. »

« Je viendrais avec toi, dis-je avec certitude et conviction.

Nous partîmes en direction de la maison de Tyler. Dans la voiture, Stefan conduisait et à côté se trouvait Damon, qui, se mit à chantonner, faux bien sûr.

Derrière, il y avait Bonnie et moi. Le trajet dura à peine cinq minutes et nous arrivâmes chez mon ex. Revenir ici, revoir cette maison m'énervai et me dégoûtai, j'eus un sentiment d'aversion, c'était la première fois que je ressentis ça en venant ici. Je repensai à son nouveau comportement et j'avais des envies de meurtres qu'il fallait bien sûr que je contrôle.

Bonnie dut voir mon trouble car elle se retourna vers moi, le regard compatissant, et me dit :

« Tu es sûre que tu veux aller lui parler ?Vu ce qui s'est passé entre vous, si tu ne te sens pas capable d'y aller ce n'est pas grave.

- Si c'est bon, ne t'inquiètes pas. » Lui répondis-je d'une voix morne.

Nous nous approchâmes de la porte d'entrée, j'allais lever la main pour frapper mais Damon me devança et ouvrit la porte sans prendre la peine d'annoncer notre présence. Nous pénétrâmes dans la maison et nous dirigeâmes directement vers le salon.

Tyler était assis sur le canapé, une bouteille de whisky à la main tandis que d'autres traînaient par terre. Il avait l'air complètement ivre.

« Que faites-vous ici ?

- On est venu te voir pour que tu nous dises où est le corps de Klaus », annonça-Stefan

« Et tu crois que je vais vous le dire ? Tu peux toujours rêver mon pote. »

Cracha Tyler l'air assuré, sa voix était rongée par la colère et on pouvait sentir à son ton qu'il avait trop bu et qu'il était furieux.

« Bon écoute microbe !, s'énerva Damon, on peut utiliser la manière douce ou la manière forte mais je te peux te garantir que tu vas nous dire où se trouve son corps. En plus, je n'hésiterai pas à te tuer vu que tu m'as brisé la nuque alors ce n'est vraiment pas le moment de m'énerver. »

S'énerva Damon irrité par la désinvolture du jeune hybride. Tyler releva le menton, n'ayant pas l'air de se rendre compte à quel point le vampire pouvait être énervé. Il continua dans son refus, peur de rien, ni même de l'instabilité dont pouvait faire part parfois Damon.

« Tu peux me menacer et même me tuer si ça te fait plaisir mais sache que je ne te dirai rien du tout. Je préfère encore mourir que de vous avouer où se trouve ce monstre. » feula-Tyler, il commençait à regarder autour de lui comme pour chercher une porte de sortie.

Damon allait lui arracher la tête, mais il n'en eut pas l'occasion car un furibond débarqua et claqua Tyler contre le mur, en lui serrant la gorge.

Kol était là et il était furieux et enragé. Il enserra la gorge de Tyler de plus en plus fort, l'empêchant presque de respirer. Il hurla alors de mépris :

« T'as intérêt à me dire où se trouve mon frère ou je t'arrache le cœur et tu me supplieras d'arrêter tellement j'irai lentement. »

Puis mettant ses menaces à exécution sans que Tyler ne puisse dire mot, il plongea la main dans sa poitrine qui commençait à suffoquer sous la douleur. Néanmoins, cet idiot était tellement têtu qu'il préférait se faire tuer que d'avouer où se trouvait Klaus. Kol enfonça encore plus profondément sa main et je vis qu'il serrait le cœur de l'hybride qui devint blanc. Je ne pouvais pas le laisser le tuer car il était notre seul moyen de trouver le corps de Klaus c'est pourquoi je me mis à crier «Stop !» en m'approchant de Kol et en mettant ma main sur son bras.

Kol me regarda l'air incompréhensible, comme s'il avait besoin de mon accord pour le tuer, je savais bien que non mais malgré tout, il était notre seul chance et nous ne pouvions pas la laisser s'envoler sous l'impatience d'un Original. Kol déclara d'un ton formel :

« Il a tué mon frère et tu t'attends à ce que je le laisse en vie ? Tu rêves beauté. »

« Je ne m'attends pas à ce que tu le gardes en vie, je sais que c'est trop te demander. Cependant si tu le tues maintenant on ne saura jamais où se trouve Klaus. » Rétorquai-je.

« De toute façon, même si vous ne me tuez pas je ne vous le direz pas ! », réussit à dire Tyler avec difficulté. L'hybride était décidemment incrédule et insoucieux, il se croyait plus fort mais là en l'occurrence ce n'était pas le cas.

« Tu n'es qu'un idiot ! », hurlai-je, « tu agis comme un gamin égoïste et le pire c'est que tu es trop bête pour t'en rendre compte. Tu es tellement aveuglé par ta haine et ta vengeance que tu ne te réalise même pas que tu n'es plus que l'ombre de toi même et que tu as tout perdu».

Puis, regardant Kol dans les yeux, je lui repris :

« Écoute, je comprend que tu veuilles te venger et je t'assure que je n'essaierais pas de t'en dissuader…

- De toute façon ça ne changerait pas », me coupa t'il.

« Je sais mais je te demande de le laisser. Pour l'instant, l'important est de sauver ton frère. » Insistais-je.

Il parut hésiter pendant quelques minutes, la main toujours plantée dans la poitrine de Tyler puis se ravisa. Tyler tomba à genoux, le souffle court et le front couvert de sueur. Kol l'attrapa par le menton et lui murmura, le ton menaçant :

« Je n'en ai pas fini avec toi. Crois-moi, tu vas payer pour ce que tu as fait à mon frère. »

Puis il quitta la maison, avec nous sur les talons. Arrivé dehors, il se retourna et nous demanda:

« Et maintenant, on fait comment pour retrouver Klaus ? Cet idiot a pu le cacher n'importe où ».

Bonnie s'avança, nous regarda tous et dit :

« Je peux essayer de le localiser avec un sort mais, étant donné que j'ai des problèmes avec mes pouvoirs, ça risque d'être long. »

« Long comment ? J'aimerais bien qu'on retrouve mon frère avant les cents prochaines années. » S'inquiéta-Kol.

« Je ne sais pas du tout mais je vais avoir besoin de ton aide » annonça-Bonnie tout en fixant l'Original.

Nous nous retournâmes tous vers elle, intrigués et elle nous expliqua alors :

« Ils sont frères donc ils sont liés par le sang. Si je prends le sang de Kol peut-être que j'arriverais à trouver Klaus. » Dis-elle ingénieusement.

« Je n'aime pas ton «peut être». Tu vas retrouver mon frère ! Il paraît que tu es la plus puissante sorcière qu'il existe et tu vas me le prouver. Allez ! on y va ! » dis-Kol.

« Est ce que vous avez encore besoin de moi ou pas? » Demanda Damon.

« Techniquement, on n'a jamais eu besoin de toi », lui répondis-je, en souriant.

A vitesse vampirique, il attrapa une pomme de pin qui était tombée par terre et me la lança au visage. J'eus juste le temps de m'abaisser avant qu'elle ne s'écrase à quelques centimètres de moi le faisant éclater de rire.

« Tu m'as raté », me moquai-je.

« Bon est ce que quelqu'un d'autre que Caroline peut me répondre ? Je peux m'en aller ou vous avez encore besoin d'aide ? »

« Je pense que c'est bon », déclara Stefan, « il nous reste seulement à aller chercher Klaus et on n'a pas besoin d'être aussi nombreux. »

« D'accord donc je vous laisse alors, j'ai des choses à faire. A plus tard. »

Et il s'en alla en courant, nous laissant devant la maison de Tyler.

Nous montâmes tous en voiture et nous dirigeâmes vers la maison de Bonnie.

Sur la route, une question me torturait l'esprit alors je me retournai vers Kol et lui dis :

« Qu'est ce que tu faisais chez Tyler ?

- J'étais venu pour le faire avouer où se trouvait Nik ou pour le tuer, au choix. Ce matin, en me levant, je me suis rendu compte que ce n'était pas un cauchemar et que mon frère était vraiment parti et j'ai voulu me venger. Donc me voilà. La seule chose que je n'avais pas prévu c'est que vous seriez déjà là. » Me répondit-il tout en tournant la tête vers moi.

« Heureusement qu'on était là, sinon tu l'aurais tué sans savoir où était ton frère.

- Je ne l'ai pas massacré et je ne sais quand même pas où se trouve son corps donc pour moi c'est du gâchis. »

J'espère que tu trouveras un moyen de ramener mon frère, répliqua-t-il en lorgnant Bonnie comme si la vie de Klaus dépendait d'elle.

Arrivée chez elle, elle alluma des bougies sur la table du salon, étala une carte de la région et appela Kol. Il s'approcha d'elle et lui tendit la main. Rapidement, elle s'empara d'un couteau et lui entailla la paume, le sang coula et se déversa sur la carte, Kol morigéna quelques lamentations, pas habitué du tout à se faire taillader la main.

Puis, Bonnie ferma les yeux, mit ses mains au dessus de la table et récita sa formule. Le sang de Kol bougea légèrement et retourna à sa place.

« Que se passe-t-il ? » Demandai-je, à la fois impatiente et inquiète.

« Je ne sais pas, je n'y arrive pas. » Me scanda-Bonnie l'air éreinté.

« Tu vas réessayer et tu vas y arriver. » S'empressa de dire Kol, sa patience avait des limites.

Il se retourna vers Stefan et moi et nous cracha :

« Allez voir ailleurs si j'y suis. On est trop nombreux dans cette pièce et vous faites des interférences qui perturbent Bonnie. »

Stefan et moi nous regardâmes l'air ébahi par ces dernières paroles, décidemment Kol pouvait parfois faire part d'une impatience sans nom.

« On perturbe Bonnie ? N'importe quoi. » Rétorquai-je.

« Oh Caroline ne te vexe pas. Je dis juste qu'on est beaucoup dans cette pièce et que ce n'est pas comme ça qu'elle va retrouver mon frère. » Dit-Kol, la voix plus douce que d'habitude. Il s'était un peu calmé et essayait vraiment de tout faire pour que Bonnie parviennent à localiser Klaus.

Stefan et moi nous levâmes donc et nous dirigeâmes vers la cuisine laissant Bonnie seule avec Kol. Nous nous assîmes et Stefan rompit le silence :

« Ça ne te fait rien de savoir que Kol va se venger de Tyler ?

- Si évidemment que ça me fait quelque chose, j'ai été pendant un an avec lui et je n'ai pas forcement envie qu'il se fasse tuer ou blesser. Mais en même temps, je me dis qu'il l'a bien cherché et qu'il n'avait qu'à pas jouer à l'idiot. » Lui répondis-je avant de laisser échapper un long soupir.

« Pas trop nerveuse à l'idée de revoir Klaus ? » Me demanda-Stefan. C'était étrange qu'il me demande ça, avait-il senti mon mal-être depuis son départ ?

« Bien sûr que non ! Pourquoi je serais stressée ? Ce n'est pas comme si c'était la première fois que je le voyais. » Me défendis-je.

Évidemment je mentais, j'étais un peu mal à l'aise à l'idée de le revoir. J'avais beaucoup pensé à lui depuis sa disparition et je devais avouer que ça me faisait peur.

La conversation ne dura pas plus longtemps car Kol vint nous chercher en nous disant que Bonnie avait réussi son sort. Un apaisement se fit soudain ressentir dans la pièce, Stefan et moi quittâmes la cuisine pour le salon afin d'avoir plus d'informations.

Le sort avait dû être éprouvant car Bonnie avait l'air fatigué et du sang avait coulé de son nez. Je m'approchai d'elle, lui pris la main et lui demandai si elle allait bien.

Elle opina de la tête et nous montra la carte.

Le sang de Kol s'était déplacé jusqu'à une petite ville qui se situait à plusieurs kilomètres d'ici. Bonnie nous expliqua alors :

« Il est à la sortie de cette ville, dans un tunnel d'évacuation des eaux.

- Tyler a mit mon frère dans un vulgaire égout ? Je vais le tuer. » Dit-Kol enervé encore plus par le comportement du jeune et intrépide hybride.

« C'est pas le moment de penser à ça », m'énervai-je, même si je pensais que la place de Klaus n'était certainement pas dans un égout, « le plus important c'est d'aller le libérer » rajoutai-je.

« Je ne viens pas avec vous », nous expliqua Bonnie, « ma mère est très faible et j'ai peur de la laisser seule et qu'elle meurt pendant mon absence, je m'en voudrais trop. En cas de problème appelez-moi.»

« Mais si tu n'es pas là, comment peut on inverser le sort ? » Demandai-je, soucieuse.

Kol et Stefan se tournèrent vers moi et me regardèrent surpris ce qui me vexai légèrement. On avait l'impression que c'était la première fois que je disais quelque chose d'intelligent et ça m'énervai.

« J'ai regardé dans mon grimoire et j'ai trouvé une potion qui permet de rompre ce sort. Je vais vous la préparer. » Assura alors Bonnie tout en souriant magrès son inquiétude palpable pour sa mère.

Elle quitta le salon et se dirigea vers la cuisine. Nous restâmes quelques minutes à attendre, sans un mot, en nous regardant à peine. Elle finit par revenir avec trois petites fioles qui contenaient un liquide rougeâtre.

« Voilà la potion. Elle va permettre à Klaus de récupérer l'usage de ses membres mais je vous préviens qu'il risque d'être très mal au point. Il va sûrement être fatigué et en manque de sang. » avertit-Bonnie.

« Il faut qu'on passe chercher des poches de sang » s'exclama-Stefan.

« Allez ! on y va ! », s'impatienta-Kol, « On ne va pas rester ici à bavarder, on a de la route à faire. »

Et il se dirigea vers la porte, bientôt suivi par Stefan. Quant à moi, je pris Bonnie dans mes bras et lui dit, d'une voix rassurante :

« On va tout faire pour te le ramener à temps. Ne t'inquiète pas. » Elle me regarda et hocha de la tête en guise d'acquiescement.

Et je partis rejoindre mes deux acolytes.

Le trajet jusqu'à l'endroit où était caché Klaus était assez long, il nous fallut une demi-heure pour nous y rendre.

Pendant tout ce temps Kol n'arrêtait pas de râler. Il n'était pas content du choix de la musique, de la façon dont conduisait Stefan qu'il jugeait trop lente. D'après lui, Stefan roulait comme un grand père de 80 ans, à moitié aveugle, doté d'une jambe de bois.

Quant à moi, je fus captivée par les paysages qui s'offraient à moi et j'essayai de me détendre.

Nous arrivâmes à l'endroit que nous avait indiqué Bonnie et la surprise fut énorme. Elle nous avait expliqué que le corps de Klaus se trouvait dans un tunnel d'évacuation des eaux à la sortie d'une ville voisine. Cependant devant nous il n'y avait pas un mais trois tunnels différents.

Nous nous regardâmes alors ne sachant pas quoi faire.

« C'est une blague ! », s'indigna-Kol.

« Bon ! », expliquai-je, « on est trois et il y a trois tunnels donc chacun en prend un et celui qui trouve Klaus ira prévenir les autres. »

« Pas question que j'entre là dedans », nous dit-Kol en boudant.

« Et pourquoi ça ? » scandai-je agacée.

« Parce que c'est un tunnel d'évacuation des eaux et que, même si Klaus est mon frère, il est hors de question que j'entre et que l'eau abîme ma nouvelle coiffure. J'ai passé du temps à me coiffer ce matin et je ne veux pas être décoiffé. » répondit-Kol, d'un ton formel et catégorique.

« Tu plaisantes j'espère ? L'autre soir tu étais limite en train de pleurer en disant que tu regrettais de ne pas avoir aidé ton frère. Là tu as une chance de pouvoir rattraper ça et tu refuses d'y aller à cause de tes stupides cheveux. » Lançai-je l'air incompréhensible.

« Petit un, je ne pleurais pas. Petit deux, mes cheveux sont ma marque de fabrique donc on ne critique pas et petit trois je vais y aller parce que j'aime mon frère mais ton chien-chien aura intérêt de se cacher bien loin car il a attaqué Klaus et en plus à cause de lui mes cheveux seront horribles. » Railla-il.

« Si tu le dis », répondis-je, lasse de ses sempiternelles lamentations, « bon je prend celui de droite. »

« Moi celui du milieu » annonça-kol « et donc Stefan il te reste celui de gauche » Dis-je à mon acolyte. « A tout a l'heure ! »

Je commençai à pénétrer dans le tunnel et je reconnus que je n'étais pas très à l'aise. Il n'y avait aucun bruit sauf le ruissellement de l'eau sur le sol et sur les murs. Il y avait une odeur assez désagréable qui me forçait à stopper ma respiration et je remerciai ma condition de vampire qui me permettait de faire cela sans mourir asphyxiée.

J'avançai dans le couloir sombre et froid et des frissons de peur me parcoururent l'échine. Je n'y voyais rien et la lumière de mon téléphone était à peine suffisante. Je marchai donc en tâtonnant les murs pour ne pas tomber et en sentant les flaques d'eau sous mes pieds.

Je ne pouvais dire depuis combien de temps j'étais là, coincée dans ces égouts mais je commençai à devenir claustrophobe. Je voulais faire demi-tour pour quitter ce tunnel étouffant mais mes jambes n'étaient pas de cet avis, comme si elles savaient que Klaus était quelque part.

Je continuai donc mon chemin, rencontrant au passage des rats qui me firent pousser un hurlement de terreur. Je me moquai moi-même de ma stupidité, j'étais un vampire qui avait peur des rongeurs, quel exploit !

Soudain, grâce au peu de batterie qu'il me restait, je vis une ombre sur le mur à côté de moi. Elle avait la forme d'une grande boite qui me fit penser à un cercueil... Il me fallu alors moins d'une demi-seconde pour reconnecter mes neurones et me rendre compte que je venais de trouver Klaus.

Je m'approchai du cercueil, le cœur tambourinant dans ma poitrine. Il fallait que je me calme et que je respire si je ne voulais pas faire une crise d'angoisse ici. J'ouvris doucement le couvercle et la vision qui s'offrait à moi me fit froid dans le dos. Klaus était allongé là, blême et maigre, les yeux fermés.

Si je n'avais pas été présente lors de sa paralysie, je pouvais penser qu'il dormait tant il avait l'air paisible. J'approchai ma main de son visage et lui caressai sa joue.

Les larmes menacèrent de couler et je dus faire un effort surhumain pour me contenir. Je sortis la petite fiole contenant le remède, l'ouvris et la porta à ses lèvres. Je vidai le liquide dans sa bouche pour qu'il boive. Plusieurs minutes passèrent sans aucuns changements et je finis par me dire que la potion était inefficace. Je voulus donc quitter cet endroit le plus vite possible et ne plus jamais remettre les pieds ici.

Je commençai à m'en aller quand j'entendis un râle provenant du cercueil. Au début, je crus que c'était une hallucination, le fruit de mon imagination mais quand le bruit recommença je compris que Klaus était réveillé.

Je retournai prés de lui et le vis, les yeux ouverts et un léger sourire sur le visage.

Il avait l'air épuisé et à bout de force.

« Klaus est ce que tu m'entends ? S'il te plaît répond moi ! » Dis-je avec insistance.

« Caroline... Caroline c'est bien toi ? » Me chuchota-Klaus, d'une petite voix à peine audible.

« Oui c'est moi, je suis venue te chercher »,dis-je d'une voix émue qui m'étonna moi même.

« Comment m'as tu trouvé ? » Me questionna-t-il.

« C'est une longue histoire mais pour l'instant ce n'est pas le plus important. Est-ce que tu peux te lever et marcher ? » Lui répondis-je rassurante.

« Oui je crois » souffla-t-il faiblement.

Il s'assit dans le cercueil et commença à sortir. Voyant qu'il était encore faible, je lui tins le bras pour l'aider et je le sentis frissonner ce qui m'arracha un petit sourire. Une fois debout, je vis qu'il avait du mal à se déplacer seul donc je lui pris le bras et le posa sur mon épaule pour lui servir d'appui et je posai mon bras au niveau de ses hanches pour le retenir. C'était la première fois qu'on était aussi proche lui et moi et je devais bien avouer que la sensation n'était pas désagréable au contraire.

Nous avançâmes tout doucement et je sentis que Klaus s'épuisait au fur et à mesure. Je n'allais jamais réussir à l'emmener à l'extérieur toute seule, il me fallait absolument de l'aide.

« Assis-toi ! », lui ordonnai- je.

Il m'obéit, ce qui me surprit sur le moment puis s'appuya contre le mur. Je le regardai tristement et lui dis sans plus attendre :

« Je vais chercher Stefan ou ton frère pour qu'ils m'aident à te porter. Reste ici je reviens vite. »

« Kol est là ? »Me demanda Klaus d'un air surpris.

« Bien sûr ! Dès qu'il a su où tu te trouvais il a insisté pour venir avec nous. »

Et je partis, le laissant seul. Il fallait absolument que je retrouve Stefan ou Kol mais j'avais peur de laisser Klaus trop longtemps isolé. Je courus donc à vitesse vampirique jusqu'à la sortie de mon tunnel et pénétrai dans celui emprunté par Kol.

Je l'appelai de toutes mes forces, hurlai à m'en égosiller tout en avançant dans la pénombre, il ne répondait pas, je trouvai cela étrange.

Brusquement, je sentis un courant d'air dans mon dos, je me retourna et vis Kol, avec son sourire moqueur, il me dit en riant :

« Je te manquais déjà ? Même si c'est le cas ce n'est pas la peine de crier comme ça car ça devient gênant ! »

Et il se mit à éclater de rire, devint rouge écarlate et se tint les côtes pour ne pas à se tenir les côtes. J'attendis patiemment qu'il se calme et lui annonçai le plus calmement et simplement possible :

« Maintenant que tu es calme, tu vas pouvoir m'aider à sortir ton frère du tunnel. »

Les rires s'estompèrent alors pour laisser transparaître alors le consciencieux dont pouvait parfois faire part Kol. Il me fixa alors et me déclara :

« Tu l'as trouvé ?

- Non je dis ça juste pour avoir l'occasion de me retrouver seule dans un tunnel sombre avec toi »,lui susurrai-je d'une voix faussement aguicheuse puis voyant sa tête j'éclatai de rire et lui rétorquai :

« Bien sûr que j'ai trouvé Klaus ! Tu en poses des questions idiotes parfois ! »

Il me tira la langue, ce qui me fit sourire, et nous sortîmes de ce tunnel. Je me retournai vers lui de nouveau et lui demanda :

« Pourrais-tu aller dans le tunnel de Stefan et le prévenir que j'ai trouvé Klaus pour qu'il aille chercher la voiture puis tu me rejoins dans le mien pour qu'on le sorte de là ?

- Et pourquoi je n'irai pas avec mon frère et toi tu irais prévenir Stefan ? Tu as envie de te retrouver seule à seul avec lui c'est trop mignon. Je savais bien que tu n'étais pas insensible au charme de mon frère. »

Kol n'avait pas tord, je venais de me trahir sans vraiment le vouloir, je levai la tête au ciel, puis d'un ton nonchalant lui scandai :

« Oh ça va... Va prévenir Stefan et puis c'est tout. »

Puis il se mit à taper des mains comme un enfant de cinq ans. Quant à moi, je me sentis rougir de plus en plus. Je détestai me montrer comme ça, surtout devant Kol. Je me haïssais de laisser voir que Klaus m'attirait plus que je ne le voulais. Je faisais tout pour le cacher malheureusement mais ce n'était apparemment pas suffisant.

Kol s'engouffra dans le tunnel de Stefan quant à moi je pénétrai à nouveau dans le mien et courus vers l'endroit où j'avais laissé Klaus. Quand j'arrivai à sa hauteur, il leva la tête vers moi et me fit un sourire assez faible mais c'était un bon début quand même. Je m'accroupis à ses côtés et lui demandai :

« Comment te sens-tu ?

- Fatigué et affamé... J'ai l'impression que mes muscles se sont transformés en pierres, j'ai l'impression de ne plus pouvoir bouger. » Me répondit-Klaus, il avait l'air de ne pas être habitué à se retrouver dans cette position de faiblesse, on sentait sa mélancolie à travers cet affaiblissement.

« C'est sûrement le contre coup du sort. Bonnie a dit que tu allais avoir besoin de repos pour retrouver une parfaite santé.

- Où sont Stefan et Kol ? » Klaus changea soudainement de conversation, il n'aimait surement pas se montrer faible de cette façon.

« Kol est parti prévenir Stefan que je t'ai trouvé pour qu'il aille chercher la voiture et ensuite ton frère nous rejoindra.

- D'accord…»

Ensuite un silence s'installa entre nous mais celui ci n'était ni pesant ni stressant mais plutôt apaisant et permettait de réfléchir correctement.

Je ne pouvais dire ce qui passait présentement dans la tête de Klaus mais pour ma part, mes pensées étaient toutes tournées vers lui et vers le virage qu'avait pris notre relation.

Pour l'instant, il n'y avait rien de concret entre nous mais je n'arrêtais pas de me dire qu'en une semaine à peine toutes mes incertitudes à son égard étaient parties en fumée. Moi qui pensais que je devais le détester pour le mal qu'il avait causé autour de lui, aujourd'hui je me surprenais à être heureuse de le revoir en vie et d'apprécier de le savoir à côté de moi. Je fus interrompue dans mes pensées par un courant d'air qui arriva et qui se jeta sur Klaus.

C'était Kol qui était arrivé à vitesse vampirique et qui tenait son frère par les épaules en rigolant et en criant :

« Tu es vivant, tu es vivant... Oh mon dieu je te jure que je vais faire payer à ce louveteau des bacs à sables de t'avoir fait ça. »

Quant à moi, je les regardais et j'étais contente de voir que la relation entre les deux frères s'était arrangée et que Klaus n'était plus seul.

Kol se leva, attrapa le bras de son frère et me le mit sur ses épaules. Je fis la même chose de mon côté et nous aidâmes Klaus à avancer, tout doucement.

Il était assez affaibli et des râles de douleur et de fatigue sortaient de temps en temps de sa bouche.

Le chemin pour sortir du tunnel paraissait long et tortueux, il était difficile pour Klaus, sa fatigue se fit de plus en plus ressentir. Il était vraiment épuisé et affamé. Je commençai à me sentir de nouveau claustrophobe et fut rassurée lorsque je vis la lumière du soleil. Nous sortîmes tandis que Stefan nous attendait, appuyé contre la portière de la voiture.

Klaus, qui n'avait pas perdu son humour apparemment, sourit et lui lança :

« Stefan, je savais que j'allais te manquer mais je n'avais pas imaginé que tu viendrais me chercher. »

Stefan ne répondit pas mais aida plutôt Klaus à s'installer sur la banquette arrière de la voiture.

Je l'aidai aussi à monter dans la voiture et m'assis à côté de lui puis je fouillai dans mon sac à main et m'emparai d'une poche de sang. Je la tendis à Klaus qui la but en deux secondes. Il récupérait un peu de couleur mais restait pâle malgré tout.

Je lui en tendis trois de plus qu'il but aussi vite que la première.

Je me décidai alors à rompre le silence et lui dis doucement :

« Tu te sens mieux ?

- Un peu mieux, merci Caroline »

Il me fit un sourire qui me surprit et me fit plaisir. C'était le genre de sourire qui m'avait manqué, il était heureux et sincère et cela me réchauffa le cœur.

Stefan prit le volant et Kol s'installa à ses côtés et la voiture démarra enfin. La route ne paraissait encore plus longue qu'à l'allée, sûrement parce que je sentis le regard de Klaus sur moi depuis un moment et cela me perturba plus que je ne le voulus.

Il fallait que je me calme mais les papillons que j'avais dans le ventre n'étaient pas de cet avis. Dès que je sentais son regard sur moi, j'éprouvais cette agréable sensation et je ne pouvais pas aller à l'encontre.

Afin de penser à autre chose, je me mis à contempler la vue qui s'offrait à moi, les paysages étaient très beaux et ça me donnait envie de voyager.

Lorsque soudain, Stefan donna un brusque mouvement de volant pour éviter un tronc d'arbre qui se trouvait sur la route, la voiture dériva sur la droite et, comme je n'étais pas attachée, je me retrouvai dans une position un peu gênante.

J'avais ma tête sur les cuisses de Klaus et mes jambes étaient relevées et appuyées contre la vitre.

Kol se retourna et se mit à éclater de rire en disant :

« Tu es pressée dis donc Caroline. Tu viens à peine de le retrouver que tu lui sautes déjà dessus. »

Je me sentis encore une fois rougir et le regard de Klaus n'arrangeait rien du tout, au contraire, Kol et la délicatesse ne faisaient décidemment pas deux.

Je me redressai du mieux que je pus et le plus rapidement possible en chuchotant un «désolée» et retournai à ma contemplation de l'extérieur en essayant de cacher mon embarras. Klaus dut le sentir malgré tout car il posa sa main sur mon bras, me faisant frissonner et réveiller les papillons de mon estomac, et me murmura :

« Ne t'inquiètes pas pour ça Love. Et tu n'as pas besoin de t'excuser d'être tombée sur moi, tu n'as rien fait de mal et je dois même t'avouer que c'était assez agréable. »

Il me fit un clin d'œil avec son petit air moqueur et machiavélique puis lâcha mon bras et se retourna de son côté pour admirer la vue à son tour.

Je rougis de plus en plus et je dus faire un effort surhumain pour me calmer. Je pus voir Kol qui me regardait dans le rétroviseur et qui se retenait de rire. J'eus alors envie de l'étrangler pour lui apprendre à ne pas se moquer de moi mais je ne fis rien, me contentant de lui tirer discrètement la langue.

Le reste du chemin se passa calmement sans nouvel «incident». Nous arrivâmes dans la rue qui menait à la maison de Bonnie et Klaus se retourna vers moi et me dit suspicieux :

« Qu'est ce qu'on fait là ? »

Je me rendis compte que je ne l'avais même pas prévenu pour la mère de Bonnie et j'avais peur car il pouvait penser que je ne l'avais réveillé que pour ça alors que ce n'était pas le cas.

Je me sentis mal à l'aise mais je devais lui avouer la vérité. Je pris ma respiration, pivotai ma tête vers lui et lui déclara :

« On a besoin de ton aide… La mère de Bonnie a été mordue par un loup garou. »

Je pus voir alors le visage de Klaus se décomposer en un trait de temps, comme si tous ses espoirs venaient de se détruire comme un château de carte, il tourna la tête au sens opposé et railla :

« Je vois... » Puis il retourna la tête de nouveau vers moi et me riva l'air confus.

Je vis le regard de Klaus changer et devenir triste. Je ne supportai pas de le voir comme ça alors je posai ma main sur la sienne et lui chuchotai :

« Ne crois surtout pas qu'on est venu te chercher juste pour ça. J'avais déjà essayé de savoir où tu étais il y a une semaine mais Tyler n'avait pas voulu me le dire et c'est pour ça qu'on a rompu. »

Je vis alors une lueur d'espoir se déceler sur son visage, Klaus me dit incrédule, en un souffle :

« Vous avez rompu ?

- Oui mais ce n'est pas la question. Pour l'instant, je te demande juste d'accepter de m'aider à sauver la mère de Bonnie. J'ai perdu mon père et, même si c'était sa décision, j'en ai eu le cœur brisé. Je ne souhaite à personne de vivre ça surtout pas à Bonnie. Alors s'il te plaît, je te demande de m'aider. » Dis-je en faisant une petite moue.

Point de vue de Klaus

Caroline était venue me chercher... Et en plus, elle venait de m'avouer qu'elle avait cherché à savoir où j'étais et qu'elle n'était plus avec Tyler. C'était en fait d'excellentes nouvelles et j'avais décidé d'en profiter du mieux que je pouvais.

Du coup, lorsqu'elle m'avait demandé d'aider la mère de Bonnie j'avais eu une idée. Je lui fis mon sourire le plus charmeur et lui annonçai :

« J'accepte à une condition. » Elle me regarda se demandant ce que j'allais lui dire, elle me toisa légèrement et me lança :

« Laquelle ? »

Elle avait l'air perplexe et ça me faisait sourire encore plus. Je repris alors l'air assuré.

« Je veux que tu acceptes quelques rendez vous avec moi. »

Je vis de grands yeux bleus s'élargir et clignoter d'étonnement, elle me répondit :

« Par «quelques rendez vous» tu veux dire combien ?

- Je ne sais pas. On va dire cinq »

Elle parut choquée et me rétorqua alors :

« Cinq rendez-vous ? Ça ne va pas la tête ? Je veux bien deux fois mais pas plus.

- Trois et c'est mon dernier mot. »

Elle réfléchit pendant quelques secondes, me sourit et me déclara :

« D'accord. Ça marche pour trois rendez vous. »

Puis elle me tendit sa main que je serrai comme pour sceller notre accord. J'allais enfin pouvoir passer du temps avec elle et elle n'allait pas se sentir coupable vis à vis de Tyler. Je vis mon frère qui me regarda par le rétroviseur et qui me fit un clin d'œil.

Nous nous garâmes devant chez Bonnie et sortîmes de la voiture.

La sorcière devait nous attendre car elle ouvrit la porte directement, sans nous laisser le temps de sonner. Elle nous dirigea prestement vers le salon où sa mère était installée.

Elle avait le teint blafard, des cernes sous les yeux et ses cheveux étaient collés au front par une fine couche de sueur. Elle était vraiment dans un état pitoyable et avait l'air de souffrir le martyr. Quant à sa fille, elle aussi avait le visage blême et les yeux rougis. Je m'approchai d'elles et m'assis au bord du canapé.

J'approchai mon poignet de ma bouche et mordis dedans, faisant couler mon sang.

L'odeur attira Abby dont les crocs sortirent immédiatement. Je plaçai mon entaille à leurs niveaux et Abby les planta dans mon poignet et aspira mon sang. Elle en but de longues gorgées qui lui firent du bien car elle reprit des couleurs.

Cependant, cela ne dura qu'un temps car d'un seul coup, elle se tordit de douleur en hurlant et en pleurant. Bonnie courut vers sa mère l'air paniqué et lui dit :

« Maman calme toi ! Respire et détend toi. »

Elle lui prit la main pour tenter de la relaxer mais rien ne marcha, sa mère pleurait en gémissant et en crachant du sang. Bonnie se retourna vers moi, le regard mauvais, elle me pointa du doigt et hurla :

« Toi ! Tu n'es qu'un horrible monstre, je les ai aidés à te libérer de ta prison et toi en échange tu fais quoi ? Tu rends encore plus malade ma mère ! Pourquoi ? »

Elle était vraiment furieuse et je pensai alors qu'elle était avant tout sous le choc. Je la rivai du regard et lui déclara formellement :

« Je n'y suis pour rien, je lui ai donné mon sang, ce n'est pas de ma faute si ça ne fonctionne pas... » Me défendis-je nonobstant le fait que ça ne servait à rien.

Soudain, une chose surprenante se produisit. Caroline qui jusqu'ici avait été silencieuse, s'approcha de moi. Nous nous trouvions désormais à quelques centimètres l'un de l'autre et je pus sentir son parfum fruité embrasé l'air. Elle regarda Bonnie dans les yeux et lui rétorqua :

« Si Klaus te dit qu'il n'y est pour rien c'est que c'est vrai. Il lui a donné son sang et ça aurait dû marcher. Ce n'est pas de sa faute si ça a échoué. »

Mon cœur mort se remit alors à battre et un sourire illumina mon visage quand je l'entendis dire les mots que j'avais rêvé entendre un jour. Elle se tourna vers moi, me regarda pendant quelques secondes puis se remit face à Bonnie et lui indiquai:

« Je lui fais confiance !

- Mais alors, comment se fait-il que ton sang ne fonctionne pas,» demanda-Stefan intrigué.

« C'est simple », répliquai-je, « c'est seulement dû au fait que la morsure n'est pas une simple morsure de loup garou. »

« Comment ça ? » Dirent-ils en chœur. Je déclarai alors funestement :

« Çadoit être quelque chose de beaucoup plus puissant qu'un loup garou pour que mon sang ne fonctionne pas. Je ne peux rien faire pour sauver Abby. Elle est condamnée. »