Réponses aux reviews anonymes
Justine: Encore une fois un merci ne serait pas suffisant pour te montrer à quel point je suis heureuse de te savoir fidèle au poste, toujours la première à me donner ton avis. Je dois même t'avouer que j'ai toujours l'appréhension que tu sois lassé de l'attente entre mes chapitres et que tu arrêtes de la lire... Bon pour l'instant tu es encore là et c'est le principal. Alors oui le grand Klaus est de retour, je ne pouvais pas le laisser moisir dans un cercueil au fond d'un égout ( ça c'est la place de Tyler mdr )
J'adore aussi le personnage de Kol et je trouve ça dommage de Jplec ait décidé de le tuer il avait du potentiel. En tout cas dans ma fiction, il ne va pas mourir et je peux même te dire qu'il va beaucoup apporter à la relation Klaroline :D
Je t'avoue que tu as bien vu la référence à Teen Wolf mdr je regarde aussi cette série et j'en suis dingue donc j'ai voulu faire un petit clin d'oeil ! Néanmoins tu verras que ça n'est pas exactement comme dans Teen Wolf.
Pour ta demande de couple Kol/ Bonnie je peux toujours essayer mais n'étant pas fan du tout de ce couple ( et surtout de bonnie ) je vais avoir du mal. Je vais essayer pour toi mais je te promet rien ;)
Merci encore pour ta review et a bientot ;D
Aby: Hey oui je n'allais quand même pas laisser Klaus dans une tombe ce n'est pas digne de lui et je serais la plus horrible fan du monde pour lui faire ça ;) Tyler va payer pour ce qu'il fait à tous le monde et surtout à caroline *attention spoiler à la jplec* et pour la créature qui a mordu abby il faut s'armer de patience pour le savoir *en mode sadique qui aime torturer ses lecteurs* en tout cas merci d'être toujours présente
Lestat: Tyler est un idiot c'est vrai mais ça finira par lui retomber dessus surtout connaissant le caractère de Klaus et Kol :) c'est vraiment dommage que jplec ait décidé de tuer Kol dans sa série, c'était un personnage qui avait du potentiel mais bon elle préfère garder des personnages inutiles. En tout cas dans ma fiction Kol sera présent et pour longtemps :D Oui caroline sera obligé de s'y tenir aux rendez vous et en plus elle n'aura plus à se sentir coupable vis à vis de Tyler * que du positif pour le Klaroline*
Et pour finir je voulais juste te dire merci de me suivre et merci pour tes reviews
MARN3: Merci pour ta review :D
Alors concernant la bête qui a mordu abby il va falloir être patiente mdr Vous en saurez plus dans les chapitres qui viennent
Sinon concernant les moments entre Kol et Caroline je compte en mettre aussi souvent que possible, c'est une relation que j'adore et que je vais essayer de développer un maximum ( en plus ça permettra d'amener aussi le Klaroline ) donc ne t'inquiètes pas pour ça Kol continuera à exister dans ma fiction et à être comme il est :)
Gossip: Le temps a du te paraître long si tu venais tous les jours mdr ça fait plaisir de voir que tu es tellement accro à ma fiction que tu guettes les chapitres tous les jours donc Merci ça me touche beaucoup. Ta review m'a mise les larmes aux yeux, merci pour tous ce que tu dis. C'est justement l'une de mes craintes, que mon Klaroline soit mal amené et de lire que tu le trouves bien me rassure vraiment et me motive encore plus :D Bisous
Rima: merci beaucoup :D les rendez vous entre Klaus et caroline approchent je peux te le garantir
Chapitre 9: Rapprochement
Point de vue de Klaus
Après avoir révélé que mon sang ne pouvait pas guérir la morsure d'Aby, j'avais décidé de quitter la maison de Bonnie et de rentrer chez moi pour me reposer. En fait, je me sentais encore faible et fatigué et j'avais besoin de dormir.
Caroline et Stefan étaient, eux aussi, partis et avaient laissé la sorcière dire adieu à sa mère dans le calme.
Kol et moi arrivâmes chez nous et je montai directement dans ma chambre, enlevai mes chaussures et m'allongeai sur mon lit.
Je posai ma tête sur l'oreiller lorsque je sentis le parfum de Caroline, celui-ci commença à m'enivrer, je me perdais complètement.
Un parfum fruité et doux qui me rendait fou. Je m'aperçus en fin de compte que l'odeur émanait de mes draps et je ne comprenais pas pourquoi. Était-elle venue ici ?
« Kol ! », hurlai-je
Il arriva deux minutes plus tard, le sourire aux lèvres et me dit, d'une voix moqueuse :
« Ta voix douce et agréable m'avait terriblement manquée. Pourquoi hurles-tu mon cher frère ? »
« C'est peut être une question stupide mais est-ce que Caroline est venue ici dernièrement ? » lui dis-je l'air interrogateur.
Kol me regarda alors et m'annonça :
« Oui elle est venue il y a une semaine.
Il était très tard et j'étais en train de boire pour oublier ma solitude. Elle est entrée et on a discuté puis elle a voulu venir voir ta chambre et ton atelier et j'ai dit oui. Je suis désolée, je sais que c'est un lieu privé mais je n'y ai pas pensé sur le coup...»
Mon frère avait la mauvaise manie de parler énormément lorsqu'il était nerveux et c'est justement ce qui lui arrivait en ce moment. Je lui répondis donc :
« Ne t'inquiète pas pour ça Kol. Tu as bien fait.
- Tu as besoin de quelque chose ? » S'inquiéta-Kol.
Il avait vraiment décidé de prendre soin de moi le plus possible, je pouvais percevoir qu'il se sentait coupable de ne pas avoir été là pour moi au moment où Tyler m'avait mis à terre. Je ne lui en voulais pas le moins du monde mais je devais avouer que le voir être à mon service était hilarant et je comptais bien en profiter un petit peu. Je le regardai alors le sourire narquois et lui demandai :
« J'aimerai un peu de sang si ça ne te dérange pas.
- Du frais ou en poche ? » Questionna Kol tel un serviteur.
« En poche pour l'instant. Merci Kol ! »
Mon frère m'amena plusieurs poches de sang et les posa sur ma table de chevet. J'en pris une et la bus d'une traite puis je m'allongeai de nouveau, enveloppé dans les draps au parfum de ma belle, et las et fatigué je finis par m'endormir.
Son odeur m'enivra, elle se rependait autour de moi telle un nuage, cela me fit rêver, des rêves des plus doux au plus coquins.
Je la voyais, endormie à côté de moi, son corps nu caché par les couvertures et un sourire sur ses magnifiques lèvres. Je me projetai dans le futur, je la vis à mes côtés son corps lové contre le mien afin qu'elle soit mienne puis après une nuit effrénée je pouvais ainsi avoir la chance de m'endormir avec elle et me réveiller de la même façon dans ses bras.
Point de vue de Caroline
Je venais de rentrer chez moi, ma mère dormait déjà depuis longtemps, elle m'avait laissé un mot sur la table qui disait :
« Si tu as faim, j'ai mis ton assiette dans le micro-onde et Tyler est passé et a téléphoné 3 fois. Il veut te voir. Bonne nuit, maman. »
Je n'avais pas vraiment faim mais avec toutes ces aventures de la journée, je devais manger quand même. Je fis donc réchauffer mon plat et mis le mot de ma mère à la poubelle. J'excluais la possibilité d'appeler Tyler ou encore celle d'aller le voir. C'était terminé entre nous et il devait arriver à se faire à la situation.
A mesure que mon repas se réchauffait, une bonne odeur envahit la cuisine ce qui me donna encore plus faim. Ma mère avait préparé l'un de mes plats favoris : des pâtes à la bolognaise et même si, techniquement, je n'avais plus besoin de nourritures humaines c'était toujours un régal de manger les plats préparés par ma mère.
Je m'assis et commençai à manger tout en pensant à cette journée de folie que nous avions vécue.
La maman de Bonnie était morte, Klaus était de retour bien décidé à se venger avec l'aide de son frère et par dessus tout, nous venions d'apprendre que quelque chose de plus dangereux qu'un loup garou existait et nous ne savions pas ce que ça pouvait être.
Pour ne pas me stresser d'avantage et risquer de faire des cauchemars, je fis ma vaisselle rapidement et montai directement dans ma chambre sans faire de bruit. Je mis mon pyjama, préparai mes affaires pour les cours de demain et me couchai directement.
Une fois bien installée, je sortis le collier de Klaus et le posai à côté de moi, sur mon oreiller et finis par m'endormir.
Le lendemain matin
Ce maudit réveil sonna et, d'un coup de bras, je l'envoyai balader à l'autre bout de ma chambre, j'entendis alors un bruit étrange qui m'annonça la mort de mon trouble de sommeil.
Je n'avais vraiment pas envie de me lever a fortiori d'aller en cours. Cette dernière pensée me déprimait mais malheureusement le devoir m'appelait. Je restai encore quelques minutes supplémentaires allongée sur le dos en jouant avec le collier et c'est alors que je me mis à penser qu'au final les cours étaient peu importants, après tout j'avais l'éternité devant moi pour m'instruire.
Je pesai le pour et le contre et c'était un vrai choix cornélien.
Malheureusement, la liste des pour était plus importante que celle des contre et je finis par m'extirper lentement de mon lit. J'avais tellement traîné que j'étais encore une fois en retard.
Prestement je pris mes affaires pour la journée à savoir une jupe grise avec des collants noirs, un maillot bleu et noir et partis prendre ma douche le plus rapidement possible. Je restai à peine dix minutes sous l'eau chaude en prenant soin de ne pas mouiller mes cheveux sinon j'allais perdre du temps à les sécher. Une fois sortie, je m'habillai hâtivement, mis un peu de mascara et de gloss, pris mon sac et mes clefs et quittai la maison.
Lorsque j'arrivai au lycée, les élèves étaient déjà en cours et, comme par hasard, j'étais en cours d'histoire à cette heure ci avec le professeur qui me dédaignait le plus. Celui-ci ne manquait jamais une occasion de me montrer que j'étais une nullité sans nom et que jamais je ne pourrais obtenir mon diplôme à la fin de l'année.
Avant je ne prêtais pas plus que cela d'attention à ce cours, je n'y allais jamais. Cependant tout avait changé quand ma mère avait appris que je séchais l'histoire et m'avait fait un sermon d'une heure. Depuis, j'étais obligée d'y aller.
Je frappai discrètement à la porte de la classe en priant pour qu'il garde ses réflexions pour lui. Il vint m'ouvrir la porte et me dit, l'air hautain comme d'habitude :
« Mlle Forbes, nous ne vous attendions plus. Veuillez-vous asseoir et dépêchez-vous, je n'ai pas que cela à faire. »
J'allai donc directement à ma place à côté d'Elena, le visage empourpré par la honte. Une fois assise, elle se retourna vers moi et me demanda :
« Tu vas bien ?
- Oui j'ai juste eu un problème de réveil, rien de grave. Qu'est ce que j'ai raté ?
- Il va seulement distribuer les exposés qu'on avait à faire la dernière fois. »
Le professeur commença à rendre les copies en annonçant les notes à voix haute ce qui avait le don de me stresser. Je détestai que les élèves de ma classe sachent à quel point j'étais nulle en histoire.
« Elena Guilbert c'est bien B+ !
- Félicitations », lui murmurai-je, « tu as assuré ! »
Néanmoins, je me sentais vraiment mal car, si Elena n'avait qu'un B+ alors que l'histoire était sa matière préférée, je me demandai combien j'allais pouvoir avoir vu mon niveau.
Je n'eus pas l'occasion de réfléchir bien longtemps car le professeur s'arrêta devant moi, je retins alors mon souffle et me mis à le river du regard il me fixa et m'annonça :
« Caroline Forbes, je ne sais vraiment pas quoi dire. »
Quoi ? C'était tellement nul qu'il en perdait les mots ? Je sentis une boule s'intégrer dans mon estomac et le voir me dévisager de cette manière n'arrangeait pas les choses.
Soudain, il me tendit ma copie et me dit, avec un sourire :
« A+ c'est vraiment excellent. Je n'ai rien à dire à part de continuer sur votre lancée. »
Mon visage se mit à rayonner, si j'avais été seule dans la pièce, une danse de la joie se serait alors emparée de moi tellement je pouvais être heureuse à ce moment précis.
J'avais enfin une bonne note en histoire et j'étais tellement fière que je pris mon téléphone et envoyai à ma mère :
« Maman, j'ai eu un A+ en histoire. Je suis trop fière de moi. A ce soir. Bisous ! »
Quelques secondes plus tard, je reçu un message qui disait :
« C'est génial chérie, on va pouvoir l'accrocher sur la porte du réfrigérateur. A ce soir ! »
Le professeur commença à faire la correction du devoir pour ceux qui n'avaient pas réussis et, en voyant ma copie, je me rappelai que je n'avais pas fait cet exposé toute seule.
C'était grâce à Klaus, son expérience et son âge traversant les siècles m'avaient permis de remonter mon niveau dans la matière que j'appréhendais le plus.
Je comptais bien aller le remercier après mes cours. Le reste de l'heure se passa normalement, le professeur n'arrêtait pas de m'interroger et j'avais le plaisir de lui montrer que j'avais un peu de connaissances.
Quand le cours fut fini, je me dépêchai de sortir pour aller à mon prochain cours qui était celui de sport.
Je me mis en tenue et partis au gymnase. Le cours se déroula calmement, sans problème. Le professeur nous faisait faire des tours de gymnase pour nous échauffer.
Brusquement, Maggie, la fille la plus maladroite de ma classe, tomba juste devant moi. Je m'empressai donc de voir si elle allait bien et vis qu'elle avait une égratignure au niveau du genou droit et que, de la blessure, coulait un peu de sang.
Je me rendis compte alors que je n'avais pas eu le temps de prendre un petit déjeuner avant de partir et que, du coup, j'étais affamée et la vue du sang n'arrangeait rien.
Il se dégageait une odeur tout à fait délicieuse qui me fit immédiatement envie. J'avais de plus en plus de mal à me contrôler, mes crocs me faisaient mal et voulaient sortir, je commençai à voir tout noir, ma vision se troubla, je ne pensais qu'à une seule chose : le sang.
C'est Elena qui me sortit de ma catatonie en m'attirant plus loin de Maggie. Elle me secoua et me chuchota doucement :
« Caroline ! Respire et calme-toi. Tu ne vas pas attaquer cette pauvre fille ! »
Elle mit mes mains dans les siennes et m'aida à me détendre du mieux qu'elle pouvait néanmoins, j'avais de plus en plus soif et l'odeur de Maggie me frappait encore. Je levai la tête et dis d'une voix presque inaudible :
« J'ai si soif Elena. Je n'arrive pas à me contrôler.
- Tu n'as pas bu de sang ce matin ? Tu n'as rien mangé ?
- Non ! Comme je te l'ai dit j'étais en retard du coup j'ai juste eu le temps de prendre une douche. » Lui dis-je d'une voix éreintée.
« Je vois. Écoute, tu vas rentrer chez toi et te nourrir. Je dirais au prof que tu étais malade et que tu as du repartir. » Me dit-elle gentiment, mais je ne le vis de cette manière et rechignai :
« Oui mais... »
« Il n'y a pas de mais ! », me coupa-t-elle, « Tu vas rentrer à la maison et boire du sang pour te calmer. Il est hors de question que tu restes au lycée si tu ne te contrôles pas. Alors file et dépêche toi ! »
Son ton était autoritaire mais je rendis compte qu'elle avait parfaitement raison, je lui fis un sourire et partis en direction des vestiaires. Je me changeai rapidement et repartis en direction de ma voiture.
Je roulai vers chez moi, quand soudain, je sentis le collier de Klaus dans ma poche et eus une envie irrésistible d'aller le voir pour m'assurer qu'il allait mieux. Je fis donc demi-tour et me dirigeai en direction du manoir des Mikaelson.
Dix minutes après, je me trouvai devant chez lui. Je pris mon courage à deux mains et sonnai d'un air assuré.
Moins d'une minute plus tard, Kol m'ouvrit la porte, le visage éclatant, et me dit :
« Je parie que tu es venue voir Klaus. Tu peux entrer, il est dans son atelier. »
Il se poussa pour me laisser passer et je me dirigeai vers l'endroit que m'avait indiqué Kol.
Arrivée devant la porte, j'hésitai pendant plusieurs minutes à entrer avant d'entendre le doux accent de Klaus me susurrer me frappant de plusieurs vagues de frisson dans ma colonne vertébrale :
« Tu comptes rester derrière la porte Love ou tu vas enfin te décider à entrer. »
Décidément, rien ne lui échappait. Je pénétrai alors dans son atelier et le vis, concentré, en train de peindre un nouveau tableau. Il avait une telle énergie et une telle grâce en maniant les couleurs et les textures et on pouvait voir, rien qu'en le regardant, qu'il était passionné par ce qu'il faisait.
Je m'approchai doucement de lui et vint me mettre à son niveau. Son tableau représentait un magnifique paysage que je n'avais jamais vu, avec des petites maisons en pierres blanches, des arbres et des fleurs partout et au loin, la mer...
Lorsqu'il vit mon intérêt il m'expliqua :
« C'est un village qui se trouve dans le sud de la France, il s'appelle Port-Leucate. Rebekkah et moi nous y avons passé quelques semaines de vacances il y a fort longtemps ! »
C'est alors qu'une image vint me frapper l'esprit, je m'imaginai Klaus étendu sur le sable blanc, la peau luisante et dorée par le soleil, ses cheveux or se reflétant aux rayons et se confondant avec les grains de sable…
Je balayai immédiatement cette pensée des plus troublantes, je le rivai et lui dit d'une voix un peu tremblante, cette vision m'avait donné une vague de papillon dans le ventre :
« C'est magnifique et ça a l'air paisible.
- Ça l'est. » Me répondit-il ne pouvant imaginer la vision qui m'était alors venue à l'esprit.
Nous restâmes là, dans le silence, à regarder le paysage dessiné par Klaus. Cet endroit me donnait envie, moi qui n'étais jamais partie en vacances, je pensais qu'un jour peut-être si les circonstances le permettaient je pourrais m'y rendre.
Je restai donc dans mes pensées, m'imaginant voyager et découvrir le monde quand il se tourna vers moi et me demanda :
« Que me vaut l'honneur de ta visite, sweetheart ?
- Je voulais simplement savoir comment tu allais, si tu t'étais remis de ta mésaventure. »
Il me regarda intrigué, ce n'était pas dans mes coutumes de prendre de ses nouvelles, il me dit alors :
« Je vais mieux, merci Love.
- Tant mieux », lui-dis-je en lui souriant, « et je suis aussi venue pour te remercier ».
Il souleva un sourcil décidemment troublé par mon inquiétude à son sujet.
« Me remercier de quoi Love ? » Dit-il l'air interrogateur.
Je sortis mon devoir d'histoire de ma sac et lui tendis. Il me le prit des mains et nos doigts se frôlèrent créant un frisson dans toutes les fibres de mon corps, cela faisait deux fois que ça m'arrivait et j'avais dû mal à me contrôler, rien que de sentir sa présence à mes côtés me donnait envie d'être plus proche, j'eus une soudaine envie de sentir sa chaleur...
Klaus ne vit heureusement pas l'état qu'il suscitait chez moi mais je me mis à penser qu'il avait dû ressentir la même chose car il se recula légèrement de moi.
Il regarda le devoir et un immense sourire illumina son visage quand il vit ma note.
« Félicitations Love. Tu as très bien travaillé ! » Me dit-il avec un clin d'œil.
« Arrête, on sait tous les deux que c'est grâce à toi que j'ai eu cette note et je voulais te remercier.
- De rien, c'était un plaisir de t'aider. »
Puis, de nouveau un silence indicible s'installa entre nous. Il se remit à sa peinture et je le regardai faire, captivée par son habilité à mélanger les couleurs pour former des nuances que je ne connaissais pas.
Il était vraiment très talentueux et arrivait à faire vivre ses toiles. On avait l'impression que son art était vivant. Klaus dut sentir que je l'observai depuis un moment car il se tourna de nouveau vers moi et me dit :
« Tu sais peindre ?
- Non pas du tout. J'ai essayé une fois de faire un tableau et je peux te dire que c'était une horreur. On avait l'impression que la femme que je dessinais avait eu un grave accident de voiture et qu'elle était défigurée à vie ».
Il se mit à rire et au lieu d'être vexée je me mis à l'imiter, en fait le voir aussi joyeux me fit chaud au cœur. Klaus reprit un air sérieux et me fixa du regard.
« Je te montrerai un jour, si tu veux bien sûr. »
- Oui si tu n'as pas peur d'apprendre à peindre à un cas désespéré.
- Ne t'inquiètes pas, je pense que j'y survivrai » me répondit-il en me faisant un clin d'œil.
Je me mis à sursauter en sentant mon portable vibrer dans ma poche, je le sortis et découvrit un message d'Elena qui disait :
« J'espère que tu vas mieux ? »
Je lui répondis alors un très rapide :
« Oui je vais bien, merci. A tout à l'heure. »
Je rangeai mon portable de nouveau dans ma poche et me tournai vers Klaus.
« Bon il est temps que je parte si je ne veux pas être collée de nouveau mais ça m'a fait plaisir de te voir en pleine forme.
- J'ai été content de te voir aussi. » Me répondit-il d'un ton morne apparemment déçu de mon départ précipité.
Je commençai à partir lorsqu'il m'interpella une nouvelle fois. Je me retournai donc et il déclara d'un ton enjoué :
« A bientôt pour notre premier rendez vous ! »
Klaus n'oubliait rien, il me fit un clin d'œil auquel je répondis :
« Ça sera plutôt notre deuxième rendez-vous si mes souvenirs sont exacts. Tiens-moi au courant pour la date, »
Lui dis-je avec un sourire au coin, lui rappelant que j'avais également une bonne mémoire.
Il me fit un immense sourire malicieux puis je tournai les talons et me dirigeai vers ma voiture le laissant seul dans son atelier.
Je me remémorai alors le moment où il eut été paralysé. Ce souvenir vint me frapper tel une flèche en plein cœur, je me sentais tellement coupable de ne pas lui avoir laissé de chance et d'avoir toujours refusé d'apprendre à le connaître.
Je m'étais dit à ce moment là que si un jour klaus venait à se réveiller, je ferais alors l'effort de voir au-delà des apparences, d'apprendre qui se cachait derrière son image d'originel un peu psychopathe et maintenant l'occasion se présentait à moi.
Point de vue de Klaus
Avoir discuté avec Caroline m'avait fait le plus grand bien, la voir me sourire et sentir son regard sur moi me rendait vraiment heureux. Je ne savais pas à quoi cela était dû mais je sentais que notre relation évoluait dans le bon sens.
J'étais captivé par mon tableau et mes pensées pour elle quand mon frère déboula telle une furie dans mon atelier et me cria :
« Bon il faut qu'on parle alors arrête de faire de jolis dessins tout mignons et écoute moi.
- Tu veux qu'on parle de quoi ?
- De la façon de faire payer à Tyler ce qu'il t'a fait. J'ai plusieurs solutions qui pourraient fonctionner et qui seraient marrantes.
- Lesquels ? » Demandais-je curieux.
Mon frère avait toujours eu un sens de l'imagination très développé quand il s'agissait de trouver des moyens de pression ou de torture. Il était vraisemblablement très en colère contre mon ancien hybride et je pouvais déjà imaginer ses solutions les plus folles et saugrenues.
Il me regarda telle un Diable en furie et m'expliqua :
« On loue deux camions, on attache les bras de Tyler sur l'un d'eux et les jambes sur l'autre. Tu te mets au volant du premier, moi du deuxième et on démarre, Il va être coupé en deux ce louveteau ! »
Je me mis à rire. Mon frère avait vraiment le don pour trouver des moyens sadiques de torturer les gens, c'était un trait de caractère qu'il l'avait dû hériter de moi.
« C'est une excellente idée Kol mais je trouve qu'il ne va pas souffrir assez. » Lui-dis-je le regard méphistophélique.
Après tout, cet idiot m'avait traité comme un chien et m'avait paralysé et il méritait de souffrir comme j'ai eu mal, mon côté démoniaque refit alors surface. Je regardai mon frère celui enchérit :
« Ce n'est pas faux... Il faut quelque chose qui permettrait de l'entendre te supplier de l'achever pour ne plus souffrir. Je cherche une autre idée et je te tiens au courant. En attendant, j'ai remarqué que ça allait beaucoup mieux entre toi et Caroline. »
« Je ne vois pas de quoi tu parles… » Lui cinglai-je tournant la tête agacé.
« Mais bien sur, se moqua t-il, elle est venue dans ta chambre et dans ton atelier quand tu n'étais plus là et maintenant elle te rend visite, prend de tes nouvelles et discute avec toi sans chercher à te blesser ou à te distraire et tu veux me faire croire qu'il ne se passe rien de spécial entre vous ? Je ne te savais pas si naïf frangin ! »
Le titillement de Kol m'énervait, je n'aimais pas parler de ce que je ressentais, je lui lançai un regard des plus noirs et lui feulai :
« Si tu prononces encore un mot, je te promets de t'arracher le foie ! Ma relation avec Caroline ne concerne que moi et elle ! »
Kol me regarda alors incompréhensif par mon soudain changement d'humeur, je le toisai puis me rendit compte que je l'avais blessé, il voulait juste s'assurer que caroline ne me tendait pas encore un de ses pièges, je me ravisai puis lui dit d'une voix plus calme :
« Et puis je veux juste éviter d'être déçu une nouvelle fois.
- C'est bien pour ça que je te demandais, Klaus, rien d'autre c'est votre histoire mais je ne veux pas te voir souffrir comme avec Tatia…
- Ca n'arrivera pas » le coupai-je.
On ne pouvait pas me reprocher d'être prudent avec Caroline. La dernière fois, elle s'était servie de moi pour que son idiot de copain aide mes hybrides à rompre leur lien et avait dit des choses blessantes et ignobles sur moi. Néanmoins, je trouvais aussi qu'elle était différente depuis mon retour mais j'en étais heureux.
« Bon ce n'est pas que je m'ennuie avec toi mais je vais aller faire un petit tour. J'ai besoin de me trouver une petite humaine pour m'amuser un peu »,me dit mon frère avec un sourire sadique.
Il partit, me laissant à nouveau seul dans mon atelier.
Le nom de Tatia m'était revenu en pleine figure, et au lieu que mon esprit se torture encore et encore à ce douloureux souvenir je vis apparaître le visage de ma douce dans mon esprit. Son visage, ses yeux, ses lèvres…
Puis je m'imaginai son corps, comment pouvait-il être ? Des seins ronds adaptés à la forme de mes mains, des hanches bien proportionnées conçues pour les miennes, son cou si petit, si fragile et de longues jambes fuselées…
Je sentis alors une douleur dans mon bas-ventre, mon intimité se mit alors à légèrement tremblée, je devins alors étroit dans mon pantalon.
D'une main trémmulante, je pris une feuille blanche, mon crayon de bois et m'assis sur le canapé, pour assouvir mes désirs et mes pulsions…
Au fur et à mesure que je la dessinais je me sentais rasséréné de nouveau. Je m'incorporai alors au dessin. Elle était allongée la tête en arrière son corps sous le mien. Je lui fis des yeux emplis de luxure, ses jambes étaient entrouvertes pour me laisser le passage.
Lorsque mon dessin fut fini, je me mis à le regarder puis je fermai mes yeux et m'imaginer la scène.
Je contrôlai en principe mes pulsions, mais Caroline arrivait à me mettre dans des états que je ne comprenais pas, en mille ans d'existence jamais je ne me suis senti aussi frustré.
Elle dégageait chez moi une certaine luxure, une envie de la ravir, de lui faire l'amour puis de recommencer encore et encore, d'une telle manière qu'elle ne puisse plus avoir envie d'aucun homme hormis moi. J'arrivai pour l'instant à calmer mes pulsions, à les extérioriser que par le biais de mon art.
J'étais un hybride de mille ans, et en ces siècles aucunes femmes n'étaient arrivées à me gérer… On pouvait dire que la nature m'avait bien gâté et souvent à la vue de mon membre hors norme, de mes envies restant toujours insatisfaites, la gent féminine vampiriques fuyaient car le choc était alors trop rude, ou pour celles qui en voulaient encore souvent me suppliaient d'arrêter. J'eus la chance de pouvoir continuer avec certaines d'entre elles…
Heureusement pour moi, d'ailleurs Elijah était dans la quasi-même situation que moi, allez savoir pourquoi !
C'est pour cette raison que je ne me confrontais pas à une humaine. Les seules que je pus avoir n'avaient pas tenues.
Mon côté hybride expliquait surement cela car lorsque j'étais humain ma réputation d'étalon était déjà de rigueur mais ma transformation avait décuplé cela.
Point de vue de Caroline
Je venais de rentrer chez moi après avoir rendu visite à Klaus et je devais avouer que ça m'avait fait du bien de le voir en pleine forme.
J'avais pu discuter avec lui, le regarder peindre m'avait beaucoup plu. En fait, je n'avais plus eu envie d'aller en cours après ça. Je voulais rester au calme et réfléchir calmement à ce que je ressentais pour Klaus. Les papillons incessants qui me chatouillaient le ventre jusqu'à presque la douleur m'étaient alors pour l'instant inexplicables.
Jamais, je n'eus ressenti cette sensation avec Tyler, je ne comprenais tout simplement pas ce qu'il m'arrivait.
Plus les jours passaient, plus je me rendis compte que j'étais définitivement attirée par Klaus. J'avais essayé de le nier le plus possible, de l'occulter de toutes les manières envisageables et de l'enfouir au plus profond de moi mais rien ne pouvait changer.
Je n'étais pas amoureuse, loin de là, mais disons qu'il ne me laissait pas indifférente. En même temps, il fallait être aveugle pour ne pas se rendre compte qu'il était inexorablement sexy , qu'il avait de la classe et que son accent le rendait encore plus attrayant ! Stop !
Il me fallait vraiment arrêter de penser des choses comme ça sur lui, ce n'était vraiment pas bon pour ma santé mentale, limite malsain car j'avais parfois des envies que je n'avais pas eues jusqu'alors…
Je fus sortie de mes pensées par la sonnerie de la porte d'entrée. J'allai donc ouvrir et quelle ne fut pas ma surprise quand je vis Tyler, un bouquet de roses à la main et un petit sourire sur son visage. Je le regardai dépitée !
« Qu'est ce que tu veux ?» Lui demandais-je froidement et essayant d'être le plus désagréable possible pour lui montrer qu'il m'ennuyait.
Néanmoins, il n'eut pas l'air de comprendre le sous-entendu car il s'avança et pénétra chez moi.
« Vas y fais comme chez toi... »
Non mais quel goujat ! Il se permettait des choses qu'il ne faisait jamais avant. C'était vraiment devenu un autre homme. Maintenant il était un gamin prétentieux et irrespectueux.
« Je te repose la question. Qu'est ce que tu veux ? » Insistais-je d'un ton réprobateur.
« Te donner ça ! », répondit-il en me tendant le bouquet, « et te dire que je suis désolé, que tu me manques et que je t'aime. »
Ses mots auraient pu me toucher il y a encore quelques semaines mais aujourd'hui ils ne me faisaient plus rien. Je ne ressentais plus cette petite étincelle ni ce bonheur constant en sa présence.
C'est à ce moment précis que je me rendis compte que je n'étais vraiment plus amoureuse de Tyler et que j'avais pris la meilleure décision de ma vie en le laissant tomber. Je me retournai vers lui, le regardai dans les yeux et lui dit :
« Écoutes Tyler, je ne crois pas qu'un bouquet de fleurs suffira à me faire oublier tout le mal que tu m'as fait. Je te l'ai dit tu as énormément changé et pas en bien crois moi. Je ne suis plus amoureuse de toi et je ne pense pas qu'il suffît que tu reviennes me dire que tu m'aimes pour changer ça. »
Tyler désenchanta à l'écoute de ma diatribe, il me riva et me lança d'un ton sec :
« C'est à cause de Klaus c'est ça ? »
Mais de quoi se mêlait-il ? Ma vie privée ne le regardait plus…
« Quoi ? Pourquoi veux-tu que Klaus soit responsable de tout ça ? » Rétorquai-je « Je te rappelle que tu l'as paralysé et foutu dans un cercueil. Il n'y est pour rien dans ma décision. C'est un problème entre toi et moi. »
« Alors explique-moi pourquoi tu ne l'as pas quitté du regard au moment où il se faisait paralyser ? » Me dit-il peu impressionné par mon discours.
« Parce que... »
C'était le néant, je ne savais pas quoi répondre, il venait de me confronter devant une situation que moi-même ne savait plus comment gérer.
Je le fixai dans les yeux tout le temps mais je n'arrivai pas à dire pourquoi. C'était comme une évidence pour moi, un besoin irrésistible de le regarder jusqu'à la fin. Peut-être pour le rassurer et lui faire comprendre qu'il n'était pas tout seul, que j'étais là et que je le soutiendrais jusqu'à la fin.
« En fait, me dit il d'un air mauvais, je m'en fiche de savoir si c'est Klaus la cause de notre rupture et tu sais pourquoi ? » Me lança-t-il, un rictus amusé passa alors sur son visage.
« Non !
- Parce que, maintenant, il n'existe plus. Il est dans son cercueil et vous ne le trouverait jamais. C'est fini... »
Et il se mit à rire tellement fort que je crus qu'il allait s'étouffer. C'était un rire moqueur, méchant qui faisait froid dans le dos. Il était vraiment devenu quelqu'un de mauvais et je n'arrivai toujours pas à comprendre comment et pourquoi il en était arrivé là.
Je mourrais d'envie de lui dire que Klaus était de retour parmi nous juste pour avoir le plaisir de voir son visage se décomposer.
Seulement je ne pouvais pas car, même si Klaus avait récupéré ses forces, il avait l'air encore fatigué et je ne voulais pas prendre le risque qu'il soit blessé de nouveau. Peu impressionné par son emportement, je me retournai vers Tyler et lui dis :
« T'as raison c'est fini... Tu as voulu jouer au grand méchant Alpha et bien joué tu m'as perdue... Je ne veux plus entendre parler de toi Tyler ! »
Il me fusilla du regard, son visage se fit pierre, il posa les fleurs sur la table du salon et s'en alla en claquant la porte.
Je restai là, quelques secondes, à essayer de me détendre et de remettre mes idées en place, puis je pris le bouquet et le mis directement à la poubelle.
J'allai dans la cave, pris un grand carton et me dirigeai vers ma chambre. Une fois arrivée, je commençai à prendre toutes les affaires de Tyler qu'il avait laissées chez moi, les cadeaux qu'il m'avait offerts, les photos de nous deux qui ornaient mon mur et je les rangeai dans cette boite que je fermai avec du scotch.
Ma relation avec Tyler venait de se finir définitivement et je me sentis beaucoup mieux comme libérée d'un fardeau. Je devais avancer et arrêter de marcher à reculons, j'avais l'éternité devant moi et Tyler faisait désormais partie du passé tel un fantôme, je devais vivre ma vie pour moi.
Je sortis le collier de Klaus de ma poche et me mis à jouer avec du bout des doigts. Je ne savais pas ce qui m'attirait autant dans cet objet ni pourquoi je me sentais obligée de l'avoir à longueur de journée à portée de mains. J'espérais juste que Klaus ne s'apercevrait jamais de son absence et que l'idée d'en parler à son frère ne lui viendrait pas non plus à l'esprit.
J'étais accaparée par mes pensées quand la sonnerie de la porte d'entrée me fit hurler d'effroi. Qui pouvait bien me déranger ? Je descendis les escaliers et ouvris la porte.
Il n'y avait personne ce qui eut le don de me mettre hors de moi. J'imaginai que c'était encore une fois mon idiot de voisin, un gamin de douze ans qui s'amusait à sonner et à se sauver en courant. Je sortis donc et cria :
« Si je t'attrape sale gamin je te jure que je te fais avaler le macadam ! »
Je tournai les talons agacée en claquant la porte. Arrivée dans ma chambre, je vis, posée sur mon lit, une immense boite recouverte de papier cadeau bleu avec des étoiles.
Je m'approchai et vis une enveloppe où était inscrit mon nom. Je reconnus immédiatement l'écriture soignée de Klaus.
C'est donc avec une certaine excitation mêlée d'une inquiétude que j'ouvris l'enveloppe telle une petite fille devant son sapin de Noël. Je découvris une carte où était inscrit :
Love,
Je viendrais te chercher samedi soir à 19h pour notre premier rendez-vous (ou notre deuxième si on compte le précédent)
Voilà un cadeau pour toi et j'espère que je pourrais avoir la chance de te voir le porter.
Tendrement
Klaus
Mon cœur s'emballa, mes mains se mirent à trembler et de nouveaux des frissons dans le ventre me firent tressaillir.
Il n'y avait vraiment rien à dire à part que cet homme était fou. Il m'offrait encore une fois un cadeau et, connaissant ses goûts, j'étais sûre que c'était quelque chose que je ne pouvais pas me permettre de m'offrir.
Ne résistant pas plus longtemps à l'envie de savoir ce que c'était, j'arrachai le papier cadeau d'abord doucement pour ne pas l'abîmer puis je finis par le déchirer entièrement tant mon impatience et ma curiosité étaient importantes.
J'ouvris la boite et en sortis une magnifique robe de soirée noire, qui arrivait un peu au-dessus des genoux et qui dévoilait une épaule, je regardai l'étiquette et je marquai un arrêt lorsque je vis la marque inscrite dessus : Christian Dior.
Cette robe devait coûter au moins dans le 7 000 dollars.
Elle était recouverte de paillettes qui donnaient à la robe des allures de tenue de princesse.
Il avait vraiment prévu ma tenue dans les moindres détails puisqu'il avait ajouté des chaussures à talons noires et argentées de la même marque.
Me voilà bientôt parée tout en Dior, j'aimais le luxe et je ne m'en étais jamais cachée au grand désespoir de Bonnie et Elena qui se moquaient à chaque fois de mes goûts huppés…
Souvent mon père me ramenait des tenues de Paris. Mais il n'était plus là… J'avais en fait perdu l'habitude de pouvoir toucher de telles matières si fines, si belles…
Klaus avait vraiment du goût pour les belles choses et j'en étais émerveillée. Néanmoins, je devais bien reconnaître que j'appréhendais mon rendez vous et maintenant que notre relation avait un peu évoluée.
Point de vue externe
Pendant ce temps, dans une forêt quelque part dans les environs de New-York, se déroulait une drôle de réunion.
Hayley avait décidé de rejoindre son ancienne meute et l'avait retrouvée dans cette forêt.
Elle s'approcha de l'une de ses amies louve, la prit dans ses bras et lui dit :
« Que faites-vous ici ? Pourquoi avoir quitté les Appalaches ? Et où est Marc ? »
Marc était en fait l'Alpha Mâle de la meute d'Hayley et il était comme un père pour tous les loups garous de cette meute.
C'est lui qui les avait recueillis quand ils n'avaient plus personne et leur avait montré comment gérer leur transformation.
Elle ne comprenait pas pourquoi il n'était pas avec eux. Elle regarda son amie, le regard morne pouvait se lire dans ses yeux.
Son amie baissa les yeux, qui s'inondèrent de larmes, et murmura :
« Il est mort Hayley...
- Quoi ? C'est impossible. Il est mort comment et quand ? Pourquoi je n'ai pas été prévenu ?
- Il a été tué par un loup garou solitaire, un Oméga il y a une semaine... On a essayé de t'appeler mais tu étais injoignable. Où étais-tu d'ailleurs ? » Lui demanda-t-elle l'air interrogateur, Hayley réussit alors un dire entre deux reniflements :
« Tu te souviens de Tyler ?
- L'hybride qui était venu nous demander de l'aide pour rompre son lien ?
- Oui j'ai été le revoir. »
Lorsque brusquement...
« Aurais-je entendu le mot « hybride » ? demanda une voix grave et puissante qui fit froid dans le dos d'Hayley.
Elle se retourna vers l'endroit d'où provenait cette voix et vit un homme d'une cinquantaine d'années.
Il était assez grand et musclé, ses cheveux étaient d'un noir de jais et ses yeux étaient d'un bleu profond. Il se dégageait de lui une telle force, une telle puissance et un tel charisme qu'on était obligé de se sentir intimidé.
Il s'approcha lentement des deux filles et arrivé à leur niveau il déclara, l'air outré, un sourire moqueur s'inscrivit sur son visage :
« Quelle maladroit je suis ! Je ne me suis pas encore présenté, quelle honte... Je suis Peter.
- D'accord et vous êtes ? »Demanda-Hayley froidement.
Il la dévisagea de haut en bas et elle sut qu'elle allait regretter cette remarque lorsqu'elle vit les pupilles de l'homme briller d'un soudain éclat doré, son visage se crispa tendu par la colère.
« Il me semble m'être déjà préalablement présenté. Mais je présume que tu me demandais mon rang ? N'est ce pas ? » Dit-il énervé.
« Je suis un Oméga qui a tué votre alpha et donc dorénavant je suis votre nouvel alpha. » Prononça-t-il solennellement.
Un sinistre silence se répandit… Seuls les bruits des feuilles des arbres se firent entendre.
Les yeux d'Hayley s'écarquillèrent sous la stupeur. Il était assez musclé c'est vrai mais pas assez pour pouvoir vaincre Marc qui avait toujours été plus fort que n'importe quels loups et que n'importe quels Alphas qui se mesuraient à lui et de plus elle releva sa façon de s'être emporté si vite pour une petite remarque. Les loups avaient ce don là mais pas non plus à ce point là.
En fait, les règles chez les loups étaient claires. Quand deux alphas se battaient pour la même meute c'était une bagarre qui continuait jusqu'à la mort de l'un des deux.
Le plus fort, celui qui restait en vie, est donc nommé Alpha. A chaque fois que Marc avait dû affronter un autre chef de meute il avait gagné. Hayley ne comprenait toujours pas comment il avait pu perdre.
Peter regarda Hayley et lui dit d'un ton autoritaire :
« Donc maintenant tu vas me parler de cet hybride. Je suis intrigué. »
Hayley avait dû mal à se remettre de la perte de Marc mais elle n'avait pas le choix, elle commença alors ses explications.
« Ce n'est pas compliqué, c'est un loup garou qui a été transformé en vampire.
- C'est impossible ! répliqua Peter stupéfait.
« Je le pensais aussi mais en fait non. » Reprit-Hayley, « il suffit que le loup garou meurt avec du sang de l'hybride original dans son organisme et qu'il achève sa transformation en buvant le sang d'un double et il devient un hybride c'est à dire mi-vampire et mi-loup garou ».
La mâchoire de Peter s'ouvra et se crispa dans le même temps…
« De… tu as dit de l'hybride original ?
- Oui. Un psychopathe nommé Klaus Mikaelson. Il fait parti de la plus vieille famille de vampires. »
Et là ! Les yeux de Peter brillèrent d'excitation mais aussi d'incompréhension et on l'entendit murmurer :
« C'est impossible... »
Puis il s'en alla et retourna vers sa tente qui se trouvait un peu plus loin dans la forêt, laissant les deux louves toutes seules.
