Reviews, merci à :
Seidnareinedeseaux : Tata ! C'est le destin qui nous lie !
Mira-nara : Je ne sais pas si ce chapitre est plus long, mais j'espère qu'il te plaira : ) Merci pour les encouragements scolaires ; )
Khagami : J'essaye de faire gaffe pour les fautes, je n'aime pas en voir donc j'imagine que les autres non plus. Sinon, merci pour les compliments sur mon histoire : )
Sat1 : Ca ne s'arrangera pas ici en tout cas…
Tylia-sama : Merci !
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Chapitre 6 :
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Une semaine après, la situation ne s'était toujours pas arrangée et Allen se noyait dans le travail pour que les journées s'écoulent plus vite et qu'il n'ait pas le temps de penser à sa solitude. Quand il avait épuisé toutes les possibilités de s'occuper l'esprit, il errait dans les couloirs et ouvrait des portes au hasard.
C'est ainsi qu'il avait découvert d'innombrables pièces insolites telle qu'une salle remplie d'horloges ou encore une pièce immense avec pour seul meuble, un portemanteau.
Un jour, alors qu'il arpentait une nouvelle fois les couloirs du septième étage, il vit une étrange créature qu'il rapprocha plus ou moins de Kreattur, s'avancer près d'un tableau, le gratouiller, et entrer par une porte soudain apparue au mur.
Intrigué, il s'approcha à son tour du tableau qui représentait une immense corbeille de fruits et passa sa main dessus. Cela n'eut aucun effet. Il se mit à gratter la toile à plusieurs endroits sans plus de succès quand il entendit un gloussement. En rapprochant son nez de la toile, il remarqua que la seule poire de la corbeille se trémoussait. Il la gratouilla un peu plus et, à sa grande surprise, elle se mit à rire.
Tournant, la tête, il vit que la porte était réapparue. Il la poussa et… Une agréable odeur lui chatouilla les narines. Il se trouvait dans une immense salle carrelée et étincelante de propreté dans laquelle s'affairaient plus d'une cinquantaine de minuscules créatures.
L'une d'elles sembla le remarquer et s'approcha de lui :
- Monsieur désire-t-il quelque chose ? lui demanda-t-elle en écarquillant ses yeux globuleux dans l'attente d'une réponse
- Euh… Pas vraiment, je passais juste, je n'avais pas l'intention de vous déranger.
- Monsieur n'a pas faim ? Nous pouvons lui préparer tout ce qu'il désire.
- Non, merci, c'est très gentil mais je n'ai pas faim.
Une fois encore, constatant l'amas extraordinaire de nourriture qui l'environnait, l'estomac du jeune homme se manifesta dans un tonitruant gargouillement.
Il n'en fallut pas plus pour que tous les elfes de maison se tournent vers lui, s'immobilisent, puis dans une effervescence diabolique, se mettent à l'encercler en lui tendant des plats de toutes sortes.
Allen ne savait plus où donner de la tête.
- Allons, laissez-le respirer ! couina soudain une voix venue de nulle part.
La voix s'avéra appartenir à un elfe affublé de d'une paire de chaussettes bicolores, d'une chemise lui arrivant presque aux pieds, et d'une cravate nouée à la taille.
- Dobby s'excuse pour un tel comportement monsieur, fit-il en s'inclinant, puis il se redressa , les elfes n'ont pas l'habitude d'avoir de la visite.
- C'est moi qui suis désolé, je suis entré sans qu'on m'y autorise, ce n'est pas à vous de vous excuser.
Allen s'inclina, puis se redressa, et il put voir que tous les elfes le regardaient avec des yeux ronds comme des soucoupes.
- J'ai fait quelque chose de mal ? s'enquit-il un peu tendu
Mais, avant qu'il ait eu le temps d'entendre la réponse, on le força à s'asseoir à une table sans sommation et on lui apporta des plats somptueux.
Un elfe s'excusa pour le comportement intolérable de Dobby qui l'avait « forcé » à s'excuser tandis qu'on lui apportait à boire.
Abasourdi, le jeune homme se résolut à faire honneur à la nourriture et, après qu'on lui eut donné un sac rempli de provision, il les salua et partit, ne voulant pas les déranger plus longtemps.
Dobby le raccompagna jusqu'au couloir. Il en profita pour lui poser une question.
- Dobby ?
- Oui monsieur ?
- Vous ne connaitriez par une salle intéressante par hasard ?
- Une salle intéressante? Dobby ne comprend pas très bien ce que Allen Walker veut dire…
- C'est que, commença Allen, je me suis en quelque sorte lancé dans l'exploration du château et… Non, ce n'est pas grave, c'est complètement stupide…
- Oh non, il ne faut pas que monsieur Walker s'excuse ! Dobby voit où monsieur veut en venir : une salle intéressante à visiter ?
- Euh… Oui… Enfin, une qui permet de s'occuper l'esprit.
L'elfe se mit à sautiller en tapant des mains :
- Mais Dobby sait ! Dobby va vous emmener à la salle sur demande ! Suivez Dobby !
Dobby prit Allen par la main et le tira pour qu'il le suive.
- Ce n'est pas loin ! Le couloir d'à côté !
Une fois arrivés au beau milieu d'un autre couloir, Dobby s'arrêta.
- C'est ici monsieur !
L'exorciste le regarda interloqué :
- Au milieu du couloir ?
- Mais non ! Il faut qu'Allen Walker pense à quelque chose qu'il veut voir. Pensez !
Penser à une chose qu'il voulait voir ? Mais penser à quoi ? Il ne pouvait pas décemment penser à un akuma, et penser à ses amis ne les téléporteraient sûrement pas à Poudlard. Alors à quoi ?
De quoi avait-il besoin ?
Après un temps de réflexion, une image lui vint à l'esprit. A présent que cela lui revenait en mémoire, il se demandait même comment il n'y avait pas pensé plus tôt. Mais… Etait-il possible qu'une chose aussi énorme se matérialise ?
- C'est fait, murmura-t-il en doutant fortement que ce à quoi il pensait allait apparaître devant lui.
Il n'avait pas fini sa phrase qu'une porte blanche apparut.
Allen sentit son cœur se mettre à battre furieusement dans sa poitrine.
Lentement, il s'avança vers la porte. Il l'effleura du bout des doigts avant de la pousser doucement. Un flot de lumière jaillit et il entra.
Dobby resta dehors en se balançant d'un pied sur l'autre. Il n'osait pas entrer sans qu'on l'y autorise, malgré la curiosité qu'il éprouvait. S'il attendait trop, la porte allait se refermer.
A l'intérieur, Allen demeura stupéfait.
C'était la réplique exacte de la salle secrète du musicien, salle qui se trouvait dans l'Arche, normalement à la Congrégation.
- C'est incroyable…
Tout y était : Les murs, le sol, le canapé en cuir, les chaise… Tout était blanc. Il s'approcha de la fenêtre et s'aperçut qu'elle donnait sur un jardin sauvage de plein été, ce qu'il n'avait jamais remarqué, alors que l'on était proche de l'hiver.
Et là, à quelques mètres de lui, se tenait l'élément qui lui avait le plus manqué :
Le piano.
Toujours aussi blanc, lisse et brillant.
Désespérément muet.
On aurait dit qu'il l'attendait.
Timcampy sortit du sac de son propriétaire et s'envola pour se poser sur le piano. Il ouvrit sa gueule et la partition de Mana apparut.
Le jeune homme jeta une nouvelle fois un coup d'œil à la fenêtre. Il y retrouva son reflet, ses cheveux blancs, la malédiction de Mana. Derrière celui-ci se trouvait l'ombre du quatorzième. Pourtant, en le voyant, Allen sentit la solitude s'évanouir, il n'y avait rien de menaçant non ?
Il ne put retenir un sourire, ça faisait tellement de bien de retrouver un repère !
Il s'installa au piano, ôta ses gants et posa ses doigts sur les touches blanches du clavier.
Tellement impatient de jouer, et…
Tellement hésitant.
Le sentirait-il aussi s'évanouir sous ses doigts ?
Enfin il se décida à jouer.
Une mélodie paisible et limpide envahit alors la pièce. L'exorciste ferma les yeux, et laissa la mélodie s'emparer de lui. Un frisson de plaisir lui parcourut l'échine.
C'était à lui.
Dans le couloir, Dobby dressa l'oreille. Il entendait le son merveilleux du piano. Sans s'en rendre vraiment compte, il entra dans la pièce, et profita de ce qui lui était offert.
Lorsque la mélodie s'acheva, l'elfe resta silencieux et rêveur…
… Jusqu'à ce que ses yeux tombent sur la main gauche du pianiste.
- Monsieur ! couina-t-il avec stupeur en se précipitant sur Allen, qu'est-ce que monsieur s'est fait à la main !
Allen se maudit intérieurement d'avoir enlevé son gant pour jouer.
- C'est euh, un sort qui… Non en fait quelqu'un m'a…
Mais son cerveau avait beau tourner à plein régime, il ne trouvait aucune excuse permettant d'expliquer l'état de sa main. Existait-il un sort qui pouvait donner cette texture à la peau humaine ?
Et Dobby le dévisageait toujours horrifié.
L'exorciste se dit alors que l'elfe n'irait sûrement pas raconter ce qu'il aurait vu ni entendu et que, même si c'était le cas, personne ne le croirait.
- Ecoutez Dobby…
- Oui ?
- C'est quelque chose que je ne peux pas vous dire ni vous expliquer, vous ne me croiriez pas.
- Le secret de monsieur Walker ?
- Oui, c'est ça. C'est pour ça que, si ça ne vous embête pas, j'aimerais que ça reste entre nous, cette histoire de main…
Dobby écarquilla ses yeux, s'apprêta à parler mais, au lieu de ça, il fit un petit sourire et un hochement de tête, signe que le secret serait bien gardé.
Allen soupira de soulagement:
- Merci beaucoup, je vous suis redevable.
La créature agita vivement les deux mains :
- Oh non, monsieur n'a pas à m'être redevable, monsieur est trop gentil.
- Vous êtes sûr ? Je ne peux rien faire pour vous ?
- Dobby a tout ce dont il a besoin, il…
Il s'interrompit.
- Oui ? fit le jeune homme perplexe
L'elfe paraissait soudain un peu gêné :
- C'est que… Il y a peut-être quelque chose qui plairait à Dobby…
- Demandez-moi ce que vous voulez et je le ferai si j'en ai les moyens.
- Dobby n'ose pas…
- Mais si, allez-y, fit Allen en riant
L'elfe regarda autour de lui d'un air apeuré, puis…
- Dobby n'a pas l'habitude d'écouter de si belles musiques…
L'exorciste parut interloqué.
- … Mais bien sûr, si monsieur ne veut pas, je comprends très bien…
- Non, non, c'est juste que… Je m'attendais à quelque chose de plus… compliqué. Vous voulez que je rejoue du piano ?
Dobby acquiesça avec un sourire penaud.
Allen lui fit un sourire avant de se retourner vers son piano.
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Un quart d'heure plus tard, après que Dobby se soit pratiquement agenouillé devant lui pour le remercier, Allen sortit de la salle sur demande.
Il n'avait pas fait un pas pour regagner l'escalier qu'il aperçut un groupe d'élèves venir vers lui. Il fit immédiatement demi-tour, et se cacha dans un coin sombre, en priant pour que personne ne l'ait vu. Mieux valait éviter les questions inutiles.
Il reconnut alors les élèves : Harry, Ron et Hermione.
Les trois amis se mirent à effectuer des demi-tours devant la tapisserie permettant d'accéder à la salle sur demande.
Une porte de bois verni apparut subitement dans le mur. Une fois revenus de leur stupéfaction, ils y entrèrent.
D'autres élèves arrivaient déjà et tous frappèrent à la porte avant d'entrer. Il y avait des Poufsouffles, des Serdaigles, et des Gryffondors.
Intrigué, Allen se demanda s'il ne pourrait pas entrer rapidement avec eux sans qu'on le remarque mais, à bien y réfléchir, la chose lui parut stupide : il était un des élèves les plus voyants de l'école, même en ayant changé d'apparence.
La porte avait disparu, il n'avait plus qu'à rentrer, ce qu'il fit.
Dans la salle sur demande, Harry consulta la carte du Maraudeur.
Il y vit le nom d'Allen Walker qui s'éloignait de la salle.
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
- Comment ça « il nous espionne » ? fit Ron en haussant un sourcil
- Il rôdait près de la Salle sur Demande avant que nous ayons commencé la réunion.
Harry, Ron et Hermione étaient à présent réunis autour de la cheminée de leur salle commune, dans laquelle crépitait un bon feu.
Les deux jeunes hommes étaient assis sur le canapé tandis que leur amie lisait un livre de potions.
- Et pourquoi tu ne nous l'as pas dit à ce moment ? On se serait entrainés sur lui, reprit Ron
- Je suis impressionnée par tes capacités cérébrales Ron, intervint Hermione en émergeant de son livre, j'imagine très bien la tête de Zacharias si Harry nous avait annoncé à tous qu'un Serpentard nous espionnait.
Il se renfrogna.
- Et puis, reprit-elle, ça n'est peut-être qu'un hasard, il suffit qu'il se soit trouvé à cet endroit au mauvais moment et…
- Hermione… Je rêve ou tu es en train de défendre un Serpentard ?!
- Ron, Je rêve ou tu n'as une fois de plus pas réfléchi avant de parler ? répliqua son amie
- Euh… tenta d'intervenir Harry, sans succès
- Et comment tu appelles ça toi, lui trouver des excuses ? C'est sûrement Malefoy qui avait décidé de nous envoyer un de ses sbires pour nous faire dénoncer. Tu n'as qu'à inviter Walker aux réunions de l'A.D tant que tu y es.
La jeune fille referma son livre avec un claquement sec :
- Ronald, tu n'observes donc jamais ce qui se passe autour de toi ?
- Qu'est-ce que ça a à voir avec…
- Tu n'as pas remarqué non plus Harry ?
Voyant que lui aussi la regardait avec un air de totale incompréhension placardé en gras sur la figure, elle soupira, et se résolut à leur expliquer :
- C'est pourtant visible : la majorité des Serpentard n'adresse plus la parole à Walker, Malefoy compris, donc ça m'étonnerait qu'il en ait fait un de ses sbires.
- Quoi ? firent Harry et Ron à l'unisson, mais comment tu le sais ?
- Je le vois bien, tout le monde le voit d'ailleurs, vous devez être les deux seuls à l'ignorer dans tout Poudlard. Il est seul la majeure partie du temps.
- Mais… Pourquoi ?
- C'est justement ça le problème, personne ne sait.
- Il faudrait qu'on sache ce qui s'est passé alors…
Il y eut un long moment de silence pendant lequel ils se jetèrent tous les trois des regards peu inspirés. Finalement, Harry émit une hypothèse :
- Il a peut-être trahi Malefoy, qui en quelque sorte le chef des Serpentard.
- Ou peut-être qu'il a essayé de devenir le chef à la place de Malefoy, proposa Ron
- Impossible, trancha catégoriquement Hermione, ça n'a pas l'air d'être comme ça qu'il agit.
- Bah… C'est un Serpentard, et tous les Serpentard se ressemblent. On n'a jamais vraiment eu à faire à lui, on ne peut pas savoir.
Hermione commença à ouvrir la bouche pour parler, mais se tue immédiatement, comme si ce qu'elle avait à dire n'était pas une bonne idée, ce que remarqua Harry qui en devina la raison.
- Hermione, tu lui as déjà parlé ?
- Euh… Oui…
- Et tu ne nous l'as pas dit ?! s'écria Ron offusqué
Elle leva les yeux au ciel.
- Je l'ai croisé une fois dans la bibliothèque, et on a discuté cinq minutes.
- Tu veux dire qu'il existe un Serpentard capable d'aligner des mots pour en faire des phrases ?! Et sans une seule insulte entre en plus ?
- Ca m'a aussi surprise au début, et… en fait il s'est avéré qu'il n'était pas désagréable, même plutôt amusant.
- Hermione, tu es sûr qu'il ne t'a pas jeté un sort ?
Elle haussa les épaules et se leva, son livre à la main :
- Pensez ce que vous voulez, il n'est pas comme les autres Serpentard.
Et elle quitta la pièce.
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Pendant ce temps, Allen était dans sa salle commune des Serpentard et lisait un livre sur le Quidditch, car il avait entendu dire qu'un match allait bientôt avoir lieu.
- Tu aimes le Quidditch Allen ?
Il releva la tête et tomba nez à nez avec Anna, Nils était resté en retrait.
- Mais…
- Du calme, il n'y a plus personne, tout le monde est allé se coucher.
- Si tôt ?
- Ils sont en train d'inventer une chanson débile sur un des joueurs de Gryffondor, Wirson, ou un truc du genre. Ils ont prévu de la chanter pour le match.
- Pour déstabiliser ce joueur je suppose, c'est vraiment écœurant.
Nils s'assit dans un fauteuil tandis qu'Anna prit place sur l'accoudoir vert du canapé dans lequel Allen se trouvait.
- Donc, tu aimes le Quidditch.
- Euh, je n'ai pas d'avis particulier sur ce jeu.
- Mais tu es déjà monté sur un balai quand même...
- Ah oui, si vous saviez…
Un sourire apparut sur le visage d'habitude impassible de Nils, Allen avait dit cette phrase avec tellement d'amertume…
- C'était si terrible que ça ?
- Même si vous me suppliiez, jamais je ne retenterais l'expérience.
Anna et Nils se mirent à rire devant la mine déconfite de leur ami, qui les rejoignit presque aussitôt. S'en suivit un long silence, qu'Allen se décida à rompre :
- J'ai… une question à vous poser.
- Ah ? Pose-là.
- Vous savez très bien pourquoi personne ici ne m'adresse plus la parole : j'ai refusé de devenir un mangemort mais… Vous avez accepté d'en devenir un vous ?
Anna baissa les yeux tandis que Nils évitait le regard de l'exorciste en posant les yeux partout où il le pouvait, sauf sur lui.
Allen soupira :
- Je vois…
- Nous n'en sommes pas forcément très fiers, commença Anna, mais…
- … Mais nous n'avons pas eu le choix, acheva Nils
- On a toujours le choix…
- Alors… tu nous en veux ?
La jeune fille scruta le regard du jeune homme avec appréhension, attendant sa réponse. Elle espérait qu'il ne leur en voudrait pas, même si elle comprenait qu'il puisse répondre oui. Après tout, elle avait suivi les traces de ses parents et avait toujours su ce qu'elle deviendrait. Elle l'admirait pourtant, lui qui avait su dire non, et aurait aimé avoir la force d'en faire autant.
- Non, je ne vous en veux pas, dit-il finalement doucement, je sais que ce n'est pas ce que vous vouliez.
Il sourit.
- En tout cas, ça ne changera rien entre nous, mais essayez de ne pas trop vous approcher de moi quand les autres sont dans les parages.
Ils discutèrent un moment, sans plus se soucier du choix des uns et des autres, et jusqu'à ce que le dernier crépitement du feu ait retenti.
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Quelques jours plus tard, le premier match de Quidditch eut finalement lieu.
Allen entra dans la grande salle pour prendre son petit-déjeuner. Il s'assit, se servit, adressa un signe discret de la main à Anna et à Nils qui le lui rendirent et se mit à observer les alentours.
Une grande agitation semblait régner à la table des Gryffondor. Apparemment, Ron n'avait pas faim, et ses amis essayaient de le forcer à manger. Il en aurait effectivement besoin s'il entendait les paroles sûrement peu sympathiques de la chanson des Serpentard, et s'il voyait les badges scintillants en forme de couronne portés par ces mêmes élèves où il était inscrit : « Weasley est notre roi ».
Un Serpentard passa soudain près de lui :
- Wow, c'est quoi cette odeur ? Mieux vaut ne pas trop trainer par ici.
Le jeune homme haussa les épaules avant de se replonger dans son observation : Finn, comme toujours. Plus personne ne lui parlait, mais lui continuait de le harceler, persuader qu'il allait le pousser à bout et qu'ainsi éclaterait un duel. Il était bien loin de s'imaginer que la seule chose qu'Allen aurait pu tenter aurait été de lui balancer sa tartine de pain dégoulinante de confiture à la citrouille à la figure : il ne connaissait que très peu de sorts de duel.
Reportant son attention sur la scène qu'il : avait devant les yeux, il se rendit compte qu'Hermione l'observait. Il lui sourit, ce qui la fit rougir. Elle détourna la tête.
Il était temps de rejoindre le stade de Quidditch.
Avec le début de novembre était venue une vague de froid. Pour assister au match, les élèves s'étaient donc couverts de capes, de gants, d'écharpes et de chapeaux.
L'exorciste se fraya un chemin parmi les Serpentard, qu'il n'avait aucune envie de supporter, et se plaça à la limite des supporters de sa maison et des supporters des Serdaigle.
Pour une fois, il était chanceux : il se tenait au premier rang, accoudé à la barrière. Après tout, peut-être allait-il aimer ce sport. Bien que peu habile sur un balai, il pouvait très bien se contenter d'admirer les prouesses de ses camarades.
- Tu es dans notre partie du stade.
Il tourna la tête et se retrouva face à une fille aux longs cheveux blonds et aux yeux clairs. Tout cela aurait pu être très banal si elle n'avait pas eu pour chapeau un lion qui semblait affreusement… vivant.
- Euh, désolé, je me suis peut-être un peu trop avancé, répondit-il un peu troublé
- Oh, mais ça, moi ça ne me dérange pas, c'est juste que là, tu me marches sur le pied.
- Ah, Excuse-moi ! fit-il en décalant son pied
- Je m'appelle Luna Lovegood, et toi ?
- Allen Walker.
- Je sais, je suis au courant, tu es le nouveau.
Passant outre le fait qu'il était à Poudlard depuis près de trois mois, et qu'il n'était donc plus si nouveau que ça, il lui demanda :
- Alors ça ne te dérange pas si je reste là pour la match ?
- Pas du tout. C'est un Zilter ?
- Pardon ? dit Allen déconcerté
- Ca, c'est un Zilter ?
Il se rendit compte que Timcampy était sorti de son sac et qu'elle le pointait du doigt.
- Oui, répondit-il immédiatement sans chercher à comprendre ce qu'était un Zilter, du moment que ça avait un sens pour elle…
- Tu en as de la chance ! s'écria-t-elle en se penchant sur le golem. C'est le premier que je vois ! Entre nous, je n'avais jamais cru papa quand il me disait que les Zilters existaient. Il a un nom ?
- Timcampy, mais je l'appelle Tim.
- Il doit être bien content d'assister à un match de Quidditch.
- Je suppose…
C'est alors que le signal annonçant le début du match retentit. Les joueurs décollèrent. Allen fut abasourdi par le fait qu'ils puissent tenir si longtemps sur leurs balais à une si grande vitesse, tout cela sans en tomber. Certains exécutaient même des sortes de loopings.
Le match était commenté par Lee Jordan, un Gryffondor en sixième année :
- Et c'est maintenant Johnson qui prend le souafle, quelle joueuse extraordinaire, cette fille, ça fait des années que je le dis mais elle refuse toujours de sortir avec moi…
- JORDAN ! fit la voix du professeur McGonagall indignée
- C'était pour rire, professeur, juste pour ajouter un peu de piquant.
C'est à ce moment que les Serpentard se mirent à entonner leur chanson :
Weasley est un grand maladroit
Il rate son coup à chaque fois
Voilà pourquoi
Les Serpentard chantent avec joie
Weasley est notre roi.
Weasley est né dans un trou à rats
Il laisse le Souafle entrer tout droit
Voilà pourquoi
Grâce à lui, c'est sûr, on gagnera,
Weasley est notre roi.
Allen émit un soupir : c'était vraiment pathétique.
Malheureusement, leur but fut atteint, à cause de cette chanson, Ron, déstabilisé, encaissa plusieurs buts, à la grande satisfaction des Serpentard, jusqu'à ce qu'une joueuse de Gryffondor marque à son tour, ce qui arrêta net leurs sarcasmes.
- Regarde ! Il l'a trouvé !
Tournant la tête dans la direction que lui indiquait Luna, il put constater qu'Harry était sur le point d'attraper le vif d'Or. Après une bataille dans les airs, le Gryffondor l'emporta sur le Serpentard, provoquant une exclamation de joie venant de la marée de supporters rouge et or.
Ladite exclamation se transforma soudain en acclamation d'indignation quand Harry reçut un cognard lancé à toute volée par Crabbe. Malgré ça, les Gryffondor avaient remporté le match.
Le chapeau de Luna émit un rugissement de victoire, ce qui fit sursauter Allen.
- Désolé, s'excusa-t-elle, je l'ai ensorcelé exprès.
- Euh…
La jeune fille haussa un sourcil :
- Dis, où est passé ton Zilter ?
Allen sentit son cœur s'arrêter de battre. Il posa les yeux sur l'endroit où se trouvait auparavant Timcampy.
Il n'était plus là.
- C'est pas vrai !
- Tu veux que je t'aide à le chercher ? proposa Luna
- Non, ça va aller, merci, soupira-t-il, il a dû partir dans les gradins…
Il regarda aux alentours, essayant de déceler une lueur dorée quelque part, puis se décida à entreprendre les recherches.
Cinq minutes plus tard, le stade se vidait peu à peu, et le golem était toujours introuvable. L'exorciste avait déjà fait bon nombre de rangées, mais n'avait rien trouvé. A plat ventre, il vérifiait que son compagnon n'était pas sous les bancs de la dernière rangée. C'est alors qu'il tomba sur Harry, Drago, ainsi que Fred et Georges.
Harry empêchait George de se jeter sur Malefoy qui arborait un sourire narquois, tandis que deux autres Gryffondor retenaient Fred.
- Ou peut-être ; fit Malefoy en se dirigeant vers les vestiaires, que tu te souviens de l'odeur que dégageait la maison de ta mère, Potter, et que la porcherie des Weasley te la rappelle.
Harry cessa immédiatement de ceinturer Georges et fondit avec lui sur Malefoy.
Ils commencèrent à le rouer de coups, et ne furent stoppés que grâce au sort que leur lança madame Bibine :
- Impédimenta !
Après qu'ils se soient relevés, le professeur de balai s'avança vers eux avec une mine indignée :
- Pourquoi diable…
Elle fut coupée par la voix grasse de Goyle qui arrivait en courant, trempé de sueur :
- Attendez ! Attendez !
- Monsieur Goyle ? Qu'avez-vous ? lui demanda-t-elle sèchement
Il reprit son souffle bruyamment, plié en deux, puis brandit son poing en l'air.
- J'ai le vif d'or !
Harry se demanda s'il n'était pas encore plus stupide qu'il ne le pensait : il sentait le vif d'or se débattre dans sa propre main.
- Crétin, siffla Fred, Harry vient de l'attraper.
- Ouvrez votre main, ordonna madame Bibine
Allen écarquilla les yeux : dans la paume du Serpentard se débattait Timcampy.
- Qu'est-ce que… qu'est-ce que c'est que ça ?
Harry ouvrit sa main et découvrit le véritable vif d'or qu'il approcha de l'étrange créature pour en faire une comparaison.
- C'est plus gros que le vif, constata-t-il
Allongé dans les gradins, l'exorciste mit sa main gauche sur ses yeux : il était dans un sacré pétrin. Le jour où Timcampy décidait d'aller faire une promenade de santé, il se faisait prendre. Que fallait-il faire ? Le professeur avait sûrement une bonne connaissance des créatures magiques, et savait qu'elle n'en avait jamais croisé une de ce genre, ni même lu un article sur elle.
Voyant que Timcampy s'apprêtait à gober le vif d'or, il décida d'intervenir. Il se releva rapidement et…
- Euh, je crois que c'est à moi.
Tous se tournèrent vivement vers lui.
- Monsieur… Walker ?
Il y eut un silence gêné.
- Vous dites que cette… chose est à vous ?
- Oui.
Mieux valait ne pas trop s'étaler sur la question.
- Bien, dans ce cas, venez le reprendre, soupira madame Bibine
Allen n'eut même pas besoin de se déplacer ; le golem vint se percher sur son épaule.
- Bon et bien… au revoir.
Il commença à s'éloigner d'un pas aussi naturel que possible, sentant tous les regards sur lui, jetant un regard noir à Tim qui l'avait mit dans l'embarras.
Celui-ci, voulant sans doute se racheter, voleta vers Goyle qui eut un mouvement de recul, et lui mordit la main.
Le Serpentard poussa un hurlement et se mit à sautiller tout en se tenant la main.
- Tim ! C'est pas vrai !
Malgré lui, Fred émit un sifflement d'admiration :
- Drôlement bien dressé dis donc…
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Le prochain chapitre risque d'arriver dans deux semaines, sauf si j'arrive à le taper entre les contrôles.
