Reviews, merci à :
Seidnareinesdeseaux : Ton supplice s'achève : voici le nouveau chapitre : ) Au fait, j'ai vu que tu étais inscrite sur D Gray Man France…
Littlefraise : Pour l'analogie avec le vif, remercie plutôt Seidna qui m'a proposé l'idée ! Je n'avais pas l'intention de surprendre qui que ce soit pour Kanda, mais ça m'a fait rire que tu aies cru qu'il allait être professeur à la place de Hagrid !
Tylia-sama : Hypothèse vérifiée ? Ou pas…
Mira-nara : C'est vrai que j'ai une nouvelle semaine d'interros, mais tu es veinarde de ne pas avoir beaucoup de cours, ou pas cours ! Grrr je t'envie !
Kyle53 :
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Chapitre 8 : Liens
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Deux jours avant les vacances de Noël, alors qu'Allen se rendait dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner, il remarqua une agitation inhabituelle à la table de Gryffondor.
Curieux de savoir ce qui se passait, il tendit l'oreille, tout en donnant discrètement un bout de toast à Timcampy, caché dans une de ses poches.
Il était assez éloigné du lieu de la conversation mais, grâce à l'entrainement de son maître ; arrivait à saisit quelques bribes de conversation :
- … avait fait… mauvais rêve ?
- … vraiment malade… te dis…
- … McGonagall… emmené… pas revenu…
Anna et Nils vinrent s'installer à la table des Serpentard, interrompant l'activité de leur ami situé à quelques mètres d'eux.
Nils avait un bout de parchemin à la main. Visiblement, il était destiné à Allen. Au moment ou Malefoy tourna la tête et tendit la main pour prendre une tranche de bacon, il le fit voler jusqu'à celui-ci qui eut l'heureux réflexe de l'attraper en plein vol.
L'exorciste déplia le mot sur ses genoux, tout en sentant les regards de ses amis sur lui, sans doute attendaient-ils de voir sa réaction.
« A cause des bestioles increvables qui rôdent en ce moment, la plupart des Serpentards vont rentrer cher eux pour les vacances, Malefoy inclus ! »
Cela signifiait qu'ils allaient pouvoir passer du temps ensemble.
Il s'apprêtait à leur faire un énorme sourire, mais Malefoy le fixa à ce moment précis. A la place, il fit semblant d'étouffer un bâillement. Tans pis, de toute façon, ils devaient bien se douter qu'il était ravi d'apprendre qu'il ne serait plus seul à partir des vacances.
Plus important : de quoi parlaient les Gryffondors ? Il semblait que, pendant la nuit, l'un des leurs avait été malade. Pourtant, il avait lu qu'il existait des potions pour guérir des maladies non ?
Il jeta un rapide coup d'œil à l'horloge géante de la Grande Salle : il était temps d'aller en cours.
Après avoir fourré un bout de pain dans sa sacoche et s'être assuré que Tim était retourné dans celle-ci, l'exorciste se leva pour assister à un nouveau cours d'Histoire de la magie.
Les Serpentards avaient cours avec les Gryffondors.
Curieusement, pendant le cours, il n'y eut pas un seul échange virulent, pas même un chuchotement. Les élèves étaient affalés sur leur chaise, certains s'étaient même endormis, le menton dans la main. Tout était calme. Peut-être était-ce à cause des vacances qui approchaient, ou plutôt à cause de la voix monotone du professeur Binns, débitant son cours comme il l'avait fait de son vivant : sans se soucier de ce qui se passait autour de lui.
Jetant un regard autour de lui pour se trouver un semblant d'activité distrayante durant la dernière demi-heure, Allen opta finalement pour un griffonnage du coin gauche de son parchemin à l'encre de sa plume, l'objectif étant de noircir le parchemin tout entier.
Cependant, alors qu'il était rendu au quart de son bout de parchemin, cette activité hautement intellectuelle l'ennuya bientôt, tout comme le faisait l'époque de la crise financière des années 30, crise due à la surproduction de chaudrons.
Il dut se résoudre à trouver une activité tout aussi ludique.
Mais laquelle ?
Finalement, il n'eut pas besoin de chercher bien longtemps. Un détail visuel troublant lui sauta aux yeux :
Hermione n'était pas entourée de ses meilleurs amis.
Où étaient-ils ? Il était certain qu'à Poudlard, nul ne pouvait impunément sécher les cours sans être immédiatement renvoyé par Dolorès Ombrage.
Il repensa à la conversation qu'il avait surprise plus tôt dans la matinée. L'élève malade était peut-être Ron ou Harry ?
Il reporta son regard sur la jeune fille. Elle ne prenait aucune notes et tapotait nerveusement la table avec la pointe de sa plume. C'était la première fois qu'il la voyait le regard vague, perdue dans ses pensées, alors qu'un professeur faisait cours.
Elle devait se sentir seule. Peut-être même ne savait-elle pas où étaient ses deux amis.
Neville se tourna vers elle pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille. Elle acquiesça d'un air distrait.
A la fin du cours, Allen se dirigeait vers la sortie, quand il sentit sa sacoche tressauter. Visiblement, le golem voulait sortir.
- Tim ! murmura-t-il, reste un peu tranquille !
Il plaqua sa main sur le rabat en vieux cuir, pour empêcher le golem de tomber nez à nez avec le professeur Binns, ou un élève. Il ne savait pas ce qu'il lui prenait tout à coup, lui qui…
- Aïe !
Le sac de la personne à qui il venait de se heurter tomba lourdement sur le sol, laissant échapper un flot de manuels, de cahiers, et de parchemins.
- Désolé ! s'excusa Allen en s'accroupissant pour aider à ramasser, j'aurais dû regarder devant moi.
Il releva la tête et…
- Je pensais à autre chose, fit Hermione en remettant précipitamment les livres dans son sac, c'est de ma faute.
Sans un regard pour la personne qui l'avait aidée, elle se releva vivement et tourna les talons.
- Attends !
Le jeune homme n'avait pas pu s'empêcher de la retenir par le bras.
- Quoi ? J'ai dit que j'étais déso… , commença-t-elle avant de s'apercevoir de l'identité de la personne qui se tenait devant elle.
- Euh… fit-il en lui lâchant le bras, tout se torturant les méninges pour trouver une explication plausible à son geste
- Oui ?
Elle était toujours méfiante.
- Tu m'accompagnerais à la bibliothèque ?
Désespérant : dans l'urgence de la situation, c'était la seule phrase qui lui était venue à l'esprit.
Elle le dévisagea d'un air interloqué.
- Pardon ?
- Tu ne voudrais pas aller à la bibliothèque avec moi ? répéta-t-il, J'ai un livre à chercher.
Il lui fit son plus beau sourire en lui sortant cet éhonté mensonge.
Hermione le fixa encore quelques instant, l'air un peu perdu. Il se demanda s'il allait devoir réitérer sa question une troisième fois.
- Non, désolée.
Il s'en serait douté…
Il valait mieux ne pas insister, en espérant que la prochaine tentative d'approche soit repoussée un peu moins brutalement.
- Tant pis, une autre fois alors…
Il fit demi-tour.
Pendant un instant, il avait tout de même eut l'impression qu'elle allait accepter. Mais, après tout, il était à Serpentard, et elle à Gryffondor, ce qui excluait malheureusement tout forme de communication.
Soudain, il sentit qu'on marchait près de lui.
- Finalement, je vais t'accompagner, j'ai un livre à rendre.
Cette fois-ci, ce fut au tour d'Allen de dévisager Hermione avec incompréhension.
- Tu… tu es sûre ?
Il était tellement abasourdi par le changement brutal de décision qu'il préférait s'assurer qu'elle n'allait pas le planter là, au beau milieu du couloir.
- Oui, oui…
La jeune fille arrivait difficilement à camoufler son sourire en le voyant complètement désorienté par son brusque volte-face.
A vrai dire, elle-même avait du mal à se l'expliquer. Une seule pensée raisonnait dans son esprit :
C'était ce qu'il fallait faire.
Ni plus, ni moins, juste comme elle l'avait ressenti, et comme elle le ressentait encore à cet instant.
Evidemment, un Serpentard et une Gryffondor née de parents moldus marchant côte à côte ne passa pas inaperçu. Plusieurs élèves se retournaient sur leur passage, en se donnant des coups de coude et en chuchotant.
- Ce n'est pas trop grave, ce qu'ils ont ?
Surprise par la question, Hermione regarda Allen avec des yeux ronds.
- Ron et Harry, vous êtes amis non ?
Il était encore plus surprenant qu'il les appelle par leurs prénoms. Elle fut prise au dépourvu.
- Ils… En fait je…Cette nuit… Ils sont… On m'a dit…
Voyant que la jeune fille n'en savait pas plus que lui, il décida de parler d'autre chose.
- J'espère que vous pourrez quand même vous voir pendant les vacances.
- Oui, moi aussi… fit-elle soulagée
Ils arrivèrent à la bibliothèque.
Tandis que Hermione rendait son livre, Allen se dépêcha d'en choisir un au hasard. Il mit la main sur « La citrouille dans tous ses états ».
S'approchant de madame Pince, il lui tendit le livre. Elle y jeta un coup d'œil et le dévisagea d'un œil sceptique.
- Un livre de cuisine ?
- C'est pour ma culture générale, se défendit-il
La Gryffondor et le Serpentard sortirent ensuite de la bibliothèque et se mirent à marcher vers les escaliers.
- Tu as cours ? demanda Allen
- Oui, arithmancie.
- Et tu aimes ?
Cette fois, s'en était trop. Il était déjà difficile de croire qu'ils étaient allés ensemble à la bibliothèque, et encore plus qu'il lui demande des nouvelles de Harry et Ron, mais à présent, Hermione avait besoin d'explications.
Elle s'arrêta nette et regarda l'exorciste droit dans les yeux :
- Mais pourquoi agis-tu comme ça ?
- Comment ça ? fit-il surpris
- Tu sais bien, je suis une sang de bourbe !
- Et alors ?
Elle haussa un sourcil.
- Mais tu es à Serpentard enfin ! Les Serpentards n'aiment personne, et surtout pas les enfants de moldus ! Mais toi tu te comportes normalement avec moi, et ce n'est absolument pas normal. Alors, soit tu a quelque chose dans la tête, soit tu…
Soit il… En fait, elle était réellement curieuse de connaître la raison de sa gentillesse envers elle.
Allen la fixa quelques instants avant de sourire :
- Tous les Serpentards n'héritent pas de l'encéphale de Malefoy, dit-il, certains ont gardé leur façon de penser.
En vérité, il était heureux de pouvoir enfin s'expliquer avec un Gryffondor.
- Dans ce cas, pourquoi es-tu à Serpentard ? Si tu ne penses pas comme eux, le choixpeau n'aurait pas du te répartir dans cette maison.
- Et s'il s'était trompé ?
- Impossible, il ne peux pas se tromper.
L'exorciste soupira.
- Donc, tu ne veux pas me faire confiance parce que je suis à Serpentard…
La jeune fille ne répondit rien.
- Mais… Si tu essayais ?
- Si j'essayais quoi ?
- Si tu essayais de me croire et de me faire confiance ?
Ils arrivèrent devant la porte du cours d'arithmancie.
Hermione se tourna vers lui :
- Ce n'est pas comme ça que ça marche, dit-elle d'un ton brusque
- C'est ta décision.
Elle soutint son regard, essayant d'y déceler une lueur qui lui indiquerait s'il mentait ou non.
Il avait l'air sincère, et la première fois qu'ils s'étaient rencontrés, elle l'avait vraiment apprécié. Il était différent, c'était certain : dans sa façon de parler, de se comporter, de sourire… Devait-elle pour autant lui faire confiance, et accepter son amitié ?
- D'accord.
Allen crut avoir mal entendu.
- D'accord ?
Elle lui sourit :
- Je te fais confiance.
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Pendant ce temps, à quelques milliers de kilomètres de là, un homme faisait son entrée dans un café.
Son entrée ne passa pas inaperçue : il était enroulé dans une longue cape noire, et l'ombre de la capuche lui cachait les yeux, capuche de laquelle dépassait une unique et longue mèche noire.
Il s'avança vers le comptoir et s'accouda à celui-ci.
- Qu'est-ce que je vous sert ? demanda le barman, un homme d'une cinquantaine d'années, en essayant de voir le visage de l'homme caché par la capuche.
- Rien du tout, j'ai juste une question.
- Monsieur, répliqua le barman d'un air digne, ceci est un bar, pas un office de tourisme.
- Je vous suggère de jeter un œil à ma ceinture.
Intrigué, l'homme s'exécuta.
- Oh mon Dieu ! s'exclama-t-il en posant une main sur sa bouche lorsqu'il vit ce qui lui avait été désigné.
- Chut ! Pas trop fort.
Certaines personnes s'étaient en effet retournées lorsqu'elles avaient entendu l'exclamation de stupeur du barman. Elles restèrent un instant tournées vers lui avant de se repositionner à leur table.
- Il vaudrait mieux chuchoter, indiqua l'homme encapuchonné
- Que voulez-vous ? La caisse ? Prenez-là, mais ne me faite pas de mal.
- Ne soyez pas stupide ! Je ne suis pas venu pour ça, comme je l'ai dit, j'ai une question à vous poser. Approchez.
D'abord un peu réticent à cette idée, le barman finit par se pencher vers l'homme.
- Comment se rend-t-on à Pré-au-Lard ?
- Préau quoi ?
- Pré-au-Lard, c'est un village, comment puis-je y aller ?
- Vous êtes sûr que ça existe ? Je n'en ai jamais entendu parler. Vous confondez sans doute avec un autre village.
L'homme se leva brusquement et l'attira par le col.
- Ne vous moquez pas de moi, siffla-t-il, Pré-au-Lard est un village d'Angleterre, où est-ce ?
- Mais… mais… mais enfin monsieur, je vous jure que c'est la première fois que j'entends un tel nom !
- Vous êtes sûr ?
- O… oui mais s'il vous plait, ne me tuez pas, j'ai une femme et deux enfants qui m'attendent à la maison.
- Crétin !
Il le relâcha.
- Et vous ne connaissez personne qui pourrait en avoir entendu parler ?
Le barman se frotta le cou :
- Non monsieur.
- C'est ennuyeux, comment vais-je faire ?
- Je ne sais pas monsieur, mais si vous n'avez plus besoin de moi, puis-je… ?
- Apportez-moi une tasse de café.
- Bien monsieur.
Une fois seul, Kanda ôta sa capuche.
- Tss, où est donc ce satané moyashi ?
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Le lendemain matin, Allen se dépêcha de prendre son petit-déjeuner, Hermione et lui avaient convenu la veille de se voir juste après, les cours ne commençant qu'une heure après.
Il se rendit ensuite à la bibliothèque, qui était devenu d'un commun accord leur lieu de rencontre par excellence.
Arrivé là-bas, il en profita pour rendre le livre qu'il avait emprunté la veille.
- Ca vous a plu ? demanda la bibliothécaire avec un petit rictus
- Beaucoup, répliqua le jeune homme, en particulier la recette avec la bièraubeurre et le pain d'épice.
Et il l'a planta là.
Il se rendit ensuite à la troisième table d'étude au fond à gauche.
- Désolé je suis un peu en…
Six paires d'yeux le dévisagèrent.
- Euh…
Hermione eut un petit sourire gêné :
- Quand je leur ai raconté ce qui s'était passé hier, et que nous avions rendez-vous ici aujourd'hui, ils sont venus pour… pour voir comment tu étais.
A la façon dont elle le disait, on aurait dit qu'Allen était une bête de foire qu'on avait mise dans une cage pour mieux la regarder et étudier ses mouvements. Néanmoins, il était heureux que des Gryffondors aient pris la peine de venir pour le connaître.
- Comme on dit, plus on est de fous, plus on rit, fit-il joyeusement avant de s'installer à la table
Parmi les visages qu'il voyait, seuls trois lui étaient familiers : celui d'Hermione, de Neville et celui de Luna.
- Bon, je propose qu'on fasse les présentations, fit la jeune fille rousse, tout à gauche, c'est Luna, elle est à Serdaigle, ensuite il y a Padma et Parvati, puis Neville, et enfin le grand à droite, c'est Dean.
Allen les salua tous. A part Luna et Neville, personne ne lui rendit son sourire. Visiblement, les trois autres Gryffondors étaient plutôt sur la défensive.
Hermione le remarqua et soupira : ça n'allait pas être facile.
- Ecoutez, fit-elle, je sais bien qu'il est difficile de faire confiance à un Serpentard, j'étais la première à penser que c'était même impossible. A présent, je pense qu'on peut faire confiance à Allen. S'il était un double de Malefoy, vous ne croyez pas qu'on l'aurait remarqué avant ?
Sa déclaration fut suivie d'un long silence.
- Moi je te fait confiance, dit finalement Luna, tu as été très gentil au match de Quidditch, et j'aime beaucoup ton Zilter.
- Moi aussi je te fais confiance, fit timidement Neville, les yeux fixés sur ses genoux
- Merci, fit Allen soulagé d'avoir au moins gagné un semblant d'entente avec deux autres personnes
Dean croisa les bras :
- Moi, j'aimerais bien qu'il réponde d'abord à ma question.
- Ta question ? répéta Hermione interloquée
- Vas-y, fit Allen, tu peux la poser.
- Si tu ne penses pas comme Malefoy, pourquoi es-tu à Serpentard ?
Et une fois de plus !
- Dean ! Je lui ai déjà posé la question hier.
- Je veux l'entendre de sa bouche.
Allen plongea ses yeux dans les siens :
- Je ne sais pas moi-même, c'est au choixpeau qu'il faut poser la question. D'ailleurs, vous devez bien tous vous rendre compte que la quasi-totalité des Serpentards ne m'adresse pas la parole.
Dean parut réfléchir un instant à ce qu'il venait d'entendre, et enfin il rendit son verdict :
- Ok, pour le moment, je peux me contenter de ça. On verra par la suite je peux vraiment te faire confiance.
Les jumelles lui sourirent, comme si ce que venait de dire leur ami était un résumé de ce qu'elles pensaient.
- Dites, où sont Harry et les Weasley ? demanda Luna comme si elle venait d'avoir une illumination, et de remarquer enfin qu'il n'était pas normal que les deux meilleurs amis d'Hermione ne soient pas avec elle en ce moment.
- Harry a eut un cauchemar il y a deux jours, et Ron l'a accompagné voir McGonagall, le lendemain, ils n'étaient pas revenus et Fred, Georges et Ginny étaient partis, raconta Dean d'une traite
- Quelqu'un nous a dit que leur père s'était blessé, affirma Padma tandis que sa sœur hochait la tête pour confirmer ses dires
Allen demeura silencieux, compatissant en silence.
- Allen, que fais-tu pendant tes vacances ? demanda finalement Hermione pour changer de sujet
- Je reste à Poudlard, répondit-il
- Mais, tu ne vas pas voir ta famille alors ? fit Luna, c'est très triste d'être séparé aussi longtemps les uns des autres.
- C'est à cause des akumas, c'est plus sûr selon beaucoup de gens.
Chacun nota le fait qu'il n'avait pas pleinement répondu à la question de Luna, concernant sa famille.
- C'est Vous-savez-qui qui les a envoyés, maugréa Dean, et on n'en avait pas vraiment besoin…
- Tu crois ? fit Allen qui en profita pour apprendre ce que les gens pensaient des akumas dans ce monde
- Ma grand-mère le pense aussi, renchérit Neville
Hermione elle, entortilla une mèche de cheveux autour de son doigt, pensive.
- Ils sont vraiment dangereux non ? lui demanda Padma, tu as eu de la chance de t'en être sortie.
- J'ai eu de la chance que quelqu'un me sauve, mais j'aimerais vraiment savoir qui c'était.
- J'ai entendu parler de cette histoire, fit Allen d'un ton faussement décontracté, mais tu n'as pas vu le visage de la personne qui t'a sauvée ?
- Non, je ne sais même pas comment il a fait : les akumas sont dits indestructibles.
- Peut-être que quelqu'un a trouvé un sort pour les détruire.
- Je ne pense pas, je n'avais jamais vu cette forme de magie auparavant.
- Qui sait, un jour on… Qu'est-ce que c'est que ça ?!
Dean avait fait un bond sur le banc, il pointait du doigt le sac d'Allen.
- Ah, c'est Timcampy, répondit Luna en souriant
- Quoi ?! s'exclama l'exorciste en posant les yeux sur son sac ouvert
Il voulut se saisir de la petite boule dorée mais celle-ci ne se laissa pas attraper et lui fila entre les doigts.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Hermione curieuse en contemplant l'objet qui décrivait des cercles autour de la tête de son maître.
- Un zilter, soupira Allen, enfin c'est ce qu'on m'a dit…
- Mais nous ne l'avions jamais vu près de toi ! s'exclamèrent les jumelles ravies
- C'est parce qu'il n'était pas exactement censé sortir du sac, leur expliqua-t-il, mais… aïe !
Le golem venait de lui mordre l'oreille.
- Tu vois, il est triste et il t'en veut quand tu ne le laisse pas sortir.
La Serdaigle sortit une pomme de son sac et la tendit au golem doré.
Celui-ci s'en approcha et l'engloutit aussitôt, sous les exclamations de la tablée.
- Tim, revient ici !
- Pourquoi tu ne le laisses pas à l'air libre ? proposa Parvati
Pour qu'on ne lui pose pas trop de questions, mais apparemment, c'était raté.
- Je ne savais pas qu'on avait le droit, inventa-t-il
- Heureusement que nous te l'avons dis dans ce cas ! s'exclama Luna
- Oui…
Dorénavant, il allait devoir le laisser sortir… Mais il devait bien s'avouer qu'il était plutôt content de ne plus devoir entraver la liberté de son compagnon.
Tim vint se poser dans la main d'Hermione qui l'ausculta.
- On dirait un vif d'or, fit-elle remarquer
- Il paraît…
Le jeune homme regarda sa montre :
- Il faut que j'y aille, j'ai métamorphose, annonça-t-il en se levant
Tim vint se poser sur son épaule.
- On se donne rendez-vous ici ce soir ? dit Hermione, avant que je parte en vacances ?
- Pas de problème, je finis à 18h.
Il les salua et se rendit en cours, le cœur léger d'avoir partagé un moment avec eux.
Le soir, ils se réunirent de nouveau et se dirent au revoir. Hermione partait skier avec ses parents, Dean allait en Sardaigne, Luna allait « pêcher en Afrique avec son père » Neville restait avec sa grand-mère et les jumelles passaient Noël en Amérique.
A la fin de leur conversation, ils regrettaient tous de ne pas rester un peu plus en compagnie d'Allen qui allait rester à Poudlard. Chacun d'eux commençait à vraiment l'apprécier, malgré le fait qu'il soit à Serpentard.
En retournant à son dortoir, l'exorciste fut surpris de voir que celui-ci était vide de monde.
Anna et Nils étaient dans le canapé en cuir, et le regardaient en souriant : enfin les vacances !
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Prochain chapitre : dimanche 18 octobre
