Je suis de retour !

Je m'excuse d'avoir été si longue mais j'ai quelques problèmes avec mon histoire en ce moment (j'espère que personne n'a mis fin à ses jours en mon absence).

Voyez-vous, je sais exactement comment va se terminer l'histoire, j'ai même les répliques des personnages en tête, mais j'ai prévu d'autres choses avant. A chaque fois que j'essaie d'écrire, je pense à ce que je vais écrire à la fin donc, ça me bloque.

Dites, je viens de me rendre compte que je me suis complètement plantée dans la numérotation des chapitres, 'faudra que j'arrange ça tiens…

Reviews, merci à :

Kyle53 : Chouette, un chat sachant lire : )

Sednareinedeseaux : Je ne fais pas partie des fans de yullen non plus, mais si deux personnages ne peuvent plus se souhaiter « Joyeux Noël » sans qu'une horde de fangirls en furie se jettent sur eux pour les obliger à s'embrasser : où va le monde ? Merci pour l'info sur l'orthographe de « akuma » mais, étant une francophone assez réticente à l'idée de ne pas mettre de s au pluriel, je vais quand même l'orthographier avec un s : )

Tenshihouou : Merci : )

Princess angel of darkness : Une romance ? Je ne sais pas encore, pas de yaoï, ça c'est certain. Par contre, si certains veulent absolument une romance, dites-moi entre qui et je verrai si l'envie me prends : )

Mira nara : Quel subtilité ? (enfin, j'avais pas l'impression d'en avoir fait une pourtant O_O) J'adooooore quand les gens m'écrivent de loooongues reviews : continue je t'en prie : )


Chapitre 12 : Fin des vacances


- Doux Jésus !

Tels furent les mots de madame Pomfresh en voyant apparaître Allen tenant sa main ensanglantée ainsi que Anna, Nils, Harry, Hermione et Ron à la porte de l'infirmerie.

Elle se rua sur eux :

- Qu'est-il arrivé ?

- Des akumas à Pré-au-Lard, répondit gravement Ron

- Des akumas ? Mais… Les élèves… !

- Ne vous inquiétez pas, la rassura Hermione, nous étions les seuls élèves. Pas contre, si vous pouviez soigner Allen…

L'infirmière fit asseoir le jeune homme sur une chaise :

- Que tout le monde sorte, je n'ai pas besoin d'une assistance.

- Mais, protesta Anna, Allen est notre…

Madame Pomfresh se tourna vers elle avec un air exaspéré :

- Vous êtes blessée ?

- Non…

- Et vous maitrisez l'art de la guérison ?

- Euh, non…

- Dans ce cas… DEHORS !

Malgré leurs protestations, elle les poussa hors de l'infirmerie sans ménagement.

- Vous pouvez attendre ici si ça vous chante, leur fit-elle avant de leur claquer la porte de l'infirmerie au nez

Nils pesta :

- Qu'elle vieille harpie alors !

- Vous pensez qu'elle en aura pour longtemps ? demanda Anna

- Ca ne devrait pas poser de problème, madame Pomfresh est capable de soigner n'importe quelle blessure. Durant notre deuxième année, elle avait fait repousser tous les os du bras d'Harry.

- Mais quand même, intervint Ron, ça n'avait pas été sans douleur, pas vrai Harry ?

Le survivant hocha distraitement la tête.

D'après ce qu'il avait pu voir, Allen semblait avoir une forte résistance à la douleur : se pouvait-il qu'il ait déjà combattu quelque part ? Ou bien avait-il une maladie ?

Et ce mystérieux « ange »…

Il brûlait d'envie de rapporter les paroles qu'il avait entendues alors qu'il rentrait de Pré-au-Lard. Pourtant, il ne voulait pas en parler devant Nils et Anna dont il se méfiait toujours.

- Il ne nous reste plus qu'à attendre, conclut-il en s'asseyant sur un des bancs en bois bordant le couloir.

Dans l'infirmerie, Allen avait relevé la manche de son bras blessé.

- Vous ne souffrez pas ? interrogea madame Pomfresh surprise

- Pas vraiment, répondit le jeune homme

- Je suppose que vous avez du avoir des blessures plus graves… Oh, ne me regardez pas avec cet air ahuri, Dumbledore m'a tout raconté, vous êtes un exorciste. Il devait craindre qu'un jour où l'autre, vous viendriez me voir, et il n'avait pas tort… Je vais essayer de vous arranger ça.

Elle sortit sa baguette, marmonna une formule en effectuant des courbes complexes avec celle-ci, et appliqua l'extrémité de son instrument sur la blessure.

Celle-ci s'illumina un moment, puis, tout revint à la normale.

La vieille femme demeura interdite en clignant des yeux :

- Ca par exemple ! Ca n'est pas soigné ?!

- Peut-être qu'il faut le faire plusieurs fois ? suggéra Allen embarrassé

- Balivernes !

Elle répéta le même geste deux fois de plus sans succès.

- Il n'y a rien à faire, soupira-t-elle découragée, je crains qu'encore une fois, Dumbledore ait vu juste.

- Vu juste ? Comment ça ? fit l'exorciste interloqué

Il ne sut pas si l'infirmière avait entendu sa question, ou bien si elle avait tout simplement décidé de l'ignorer, mais elle disparut sans un mot dans une petite pièce.

Il pouvait l'entendre pester et marmonner, tout en déplaçant des bocaux qui s'entrechoquaient.

Au bout d'un court instant, elle réapparut, ayant en main une boîte de carton rectangulaire.

- Revenons aux bonnes vieilles méthodes !

Elle posa la boîte sur une petite table sur laquelle était posé un bocal renfermant un contenu… douteux, et en sortit un rouleau de tissu.

- Ca devrait faire l'affaire… Tendez votre bras ! ordonna-t-elle

Allen s'exécuta.

Elle agita sa baguette et une bande de tissu s'enroula autour de l'avant-bras du jeune homme, jusqu'au poignet.

- Ce n'est pas trop serré ? s'enquit-elle

- Non, fit-il en contemplant le bandage, mais…

- La magie n'agit pas sur vous.

Allen la regarda perplexe.

Comme pour vérifier ses dires, madame Pomfresh brandit une nouvelle fois sa baguette sur lui et…

- Chromas !

Elle rangea sa baguette, visiblement satisfaite.

- Euh, qu'est-ce que c'était censé faire ?

- Si la magie agissait sur vous, vous auriez à présent la peau verte.

- Ah ?

L'infirmière prit une chaise et s'assit en face du jeune homme :

- En vérité, c'est tout à fait logique. Notre magie n'agit pas sur les akumas, c'est-à-dire les créatures d'un autre monde. Vous venez également de ce monde et, comme le directeur le craignait, notre magie est donc également inefficace sur vous.

- Mais dans ce cas, pourquoi les potions ont-elles un effet sur moi ? Je me transforme non ?

- Difficiles à dire… Probablement parce qu'elles rentrent directement en contact avec votre organisme. Et à ce propos…

Elle lui tendit un minuscule flacon de potion de couleur claire :

- C'est pour que votre blessure soit désinfectée.

- Merci.

Il la but et se leva.

Madame Pomfresh l'imita et le raccompagna à la porte de l'infirmerie :

- J'espère que vous ne vous déciderez pas à venir ici trop souvent, monsieur Walker et… merci pour ce que vous faites.

Allen lui sourit et sortit.

Dès qu'il eut franchit la porte, ses amis se précipitèrent sur lui.

- Alors ? demanda Anna, tu n'as plus rien ?

- C'était rapide, fit remarquer Harry

Allen jeta un coup d'œil rapide pour vérifier qu'il avait bien remit sa manche droite en place :

- Elle m'a arrangé ça en un clin d'œil.

- Tant mieux, soupira Hermione soulagée

- Espérons que le reste de nos vacances soit plus calme, dit Nils tandis qu'ils quittaient les lieux

Au déjeuner, après avoir raconté leurs péripéties, les trois Gryffondors et les trois Serpentards virent s'avancer MacGonagall.

- Le directeur demande à vous parler, fit-elle, c'est au sujet de ce qui s'est passé ce matin.

- A nous six ?!

Le professeur de métamorphose leva les yeux au ciel en soupirant :

- Weasley, à moins que vous n'ayez pas été présent à Pré-au-Lard ce matin, cela vous concerne…

Ils se rendirent donc dix minutes plus tard chez le directeur.

Celui-ci les accueillit avec un sourire lumineux :

- Ah, je vois que vous êtes tous là.

Il fit apparaître six chaises :

- Asseyez-vous, je vous en prie… Mm, Minerva, pourriez-vous nous laisser seuls, ce n'est pas que votre présence m'indispose mais enfin, je crois me souvenir que vous souhaitiez vous rendre en écosse aujourd'hui…

- Euh… oui.

Après un signe de tête, elle quitta la pièce.

Une fois que tous furent confortablement installés, et que le directeur se fut lui-même assis à son bureau, celui-ci prit la parole d'une voix sereine :

- Je tenais tout simplement à vous féliciter pour le sang-froid dont vous avez remarquablement fait preuve ce matin, et à vous signaler qu'aucune personne n'avait été blessée suite à cette attaque d'akumas

- Et bien si en fait, fit timidement Anna, Allen.

Le mage ouvrit des yeux dans lesquels perçait une lueur de surprise.

- Vraiment ? s'étonna-t-il en regardant Allen, je n'en avais pas été informé. Mais je suppose que cette cachotière de Pompom a tout arrangé.

Il croisa les doigts d'un air tranquille.

- N'est-ce pas ?

Allen comprit soudain que le directeur attendait une réponse de sa part. Evidemment, c'était une façon détournée de lui demander si son hypothèse selon laquelle la magie n'agissait pas sur lui était exacte.

Comment allait-il pouvoir lui répondre devant les autres ?

- Euh, je ne sens plus rien mais madame Pomfresh m'a dit qu'une potion aurait eu un meilleur effet sur euh… la blessure.

- Donc elle a pris mes arguments en compte ?

- Oui, elle en a conclut qu'ils étaient tout à fait valables.

Harry, Ron, Hermione, Anna et Nils n'étaient pas sûrs de comprendre de quoi Dumbledore et Allen parlaient.

- Bien, il ne nous reste plus qu'à nous dire au…

- Monsieur, intervint Harry, pourquoi les akumas ont-ils disparu ?

Allen se figea.

- Je n'en ai aucune idée. Peut-être avaient-ils mieux à faire ailleurs…

- Mais il est possible de les tuer non ? fit Ron, Hermione a été sauvée par une personne qui a tué les akumas. Il existe sûrement un sort efficace contre eux.

- Je ne peux rien vous affirmer monsieur Weasley, mais je peux en revanche vous assurer que si j'avais trouvé le moyen de venir à bout de ces créatures, il y a longtemps que j'aurais publié un article dans la Gazette, quoi que…

Dumbledore se leva, ce qui signifiait que le sujet était clos, pour le moment…

Le soir, de retour dans leur dortoir, les trois Gryffondors discutèrent de ce qui s'était passé.

Harry en profita pour rapporter à ses amis les propos de la petite fille qu'il avait entendus le matin même.

- Un ange ?! s'exclama Ron abasourdi, mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

- Je te répète juste ce qu'elle a dit.

- Mais c'est complètement absurde !

- Peut-être pas tant que ça.

Harry et Ron se tournèrent vers la jeune fille rousse qui avait prononcé ces mots.

- Lorsque j'ai été secourue, tout était très lumineux, très blanc autour de moi, fit-elle en guise d'explication

- Tu crois aux anges Hermione ?!

- Je dis juste que, visuellement parlant, ça se rapproche de l'idée que je m'en serais faite.

Elle entortilla une mèche de cheveux autour de son index.

- Pour changer de sujet, reprit-elle, à votre avis, que faisait Allen à l'endroit des explosions ?

- Bah comme il l'a dit, il a été poussé vers elles. Pas étonnant, avec toute la panique que ça a provoquée…

Moi, ce n'est pas ça qui m'intrigue, fit Harry songeur, c'est la conversation qu'il a eue avec Dumbledore.

- Je n'ai rien compris à ce qu'ils ont dit, avoua Hermione

- J'ai de plus en plus l'impression qu'Allen nous cache quelque chose, et peut-être même que Dumbledore est au courant.

- Mais qu'est-ce que Dumbledore pourrait avoir à faire avec un Serpentard ?

- Qui sait, peut-être qu'il le surveille ? proposa Ron

- Tu penses qu'Allen est un mangemort ? s'indigna la jeune fille

- Je n'ai jamais dit ça !

- Mais tu le penses !

Harry soupira : c'était reparti entre ces deux là…

De leur côté, les trois serpentards s'apprêtaient à dormir.

- Bonne nuit, fit Anna en éteignant la lumière

- Bonne nuit, répondit Allen

Nils, lui, émit un grognement pour toute réponse.

Tim décida de se saisir de l'occasion.

Il tira une mèche de cheveux de son maître.

- Quoi encore ? murmura celui-ci, c'est la cinquième fois aujourd'hui, tu es intenable.

Déterminé, le golem continua son action.

Finalement, l'exorciste céda et finit par se lever en soupirant :

- Tu as faim, c'est ça ?

- Allen ? chuchota Anna d'une voix déjà ensommeillée, qu'est-ce qui se passe ?

- Je monte juste au dortoir donner un chocogrenouille à Tim, tu peux te rendormir.

Arrivé au dortoir, chercha son lit et tâtonna dans sa valise au milieu de l'obscurité.

Tim lui tira une nouvelle fois les cheveux.

- Je fais de mon mieux là !

Le golem se fit insistant.

- Attends, je ne vois rien, j'ai besoin de lumière.

Le jeune homme décida de se rendre dans la salle des lavabos pour y allumer la lumière afin d'éclairer le dortoir sans gêner le peu d'élèves qui s'y trouvaient.

Une fois que la chose fut faite, le golem lui barra la route quand il voulut se remettre à chercher.

- Tim ?

La petite boule dorée ouvrit sa gueule et une image commença à être projetée.

Allen eut le réflexe de fermer la porte de la pièce avant de regarder ce qui apparaissait.

C'était une vidéo.

Il n'y avait pas d'images, mais on entendait des chuchotements.

Finalement, une voix claire retentit :

- Yo Allen, c'est nous !

Allen eut un mouvement de stupeur en reconnaissant la voix de Lavi.

- Comme tu peux le constater, nous…

- Lavi ! Arrête de serrer Tim comme ça !

Lenalee…

- Mais il n'arrête pas de gigoter dans tous les sens !

- Allen ne verra rien si tu bloques « l'objectif ».

Le visage de Lavi apparut soudain. A ses côté se trouvaient Lenalee, Miranda et Johnny, et derrière eux Crowley, Marie, Reever et Komui ainsi que beaucoup d'autres. Tous lui souriaient.

Cette vision réchauffa le cœur d'Allen sur le visage duquel se forma un grand sourire.

Lavi reprit la parole :

- Donc, on a enregistré ce message juste avant que tu ne partes jouer les écoliers apprenti-sorciers. D'ailleurs, au moment où nous enregistrons, tu dois sûrement être à côté, en train de faire ta valise.

- Moins fort, il va nous entendre…

- Euh, j'arrive à la séquence émotion là, quelqu'un veut prendre le relais ?

- Moi, fit Lenalee

Elle prit la place du jeune homme roux, au centre de l'écran.

- Si Tim a bien transmis le message en temps voulu, ça doit être Noël pour toi en ce moment. C'était notre manière de le fêter avec toi.

- Lenaleeeee, ce que tu dis est si poétique, ton grand-frère est fier de toi !

- Nii-san…

- Continue Lenalee, l'encouragea Miranda

- Au moment où tu regardes cette vidéo…

- Alerte ! souffla un scientifique agenouillé près de la porte pour faire le guet, il se dirige par ici !

- Merde, code blanc, vous avez entendu ? Planquez-vous, CODE BLANC !

Il y eut un mouvement de caméra et l'image redevint noire.

Dans la vidéo, Allen entendit quelqu'un frapper à la porte.

- Je vais ouvrir, fit la voix de Lavi, surtout na faites pas de bruit et… Komui ! Lâchez votre sœur voyons !

- Mais je ne veux pas qu'elle soit piétinée… !

- Lavi ?

Allen eut un sursaut en entendant sa propre voix.

- Oui ?

- Tu… tu es occupé ?

- Euh, non, qu'est-ce qui t'amène dans cette contrée lointaine ?

- Tu sais où je pourrais trouver une brosse à dent neuve ?

- Bah… A vrai dire c'est… Je ne…

- Tiroir de droite, commode gauche de la salle droite du fond de la deuxième entrée principale ! souffla une voix

- Euh, tiroir de droite de la commode de dr… Non ! De gauche, commode de gauche de la salle droite du fond de la deuxième entrée principale. Voilà. Il te fallait autre chose ?

- Euh, non. Merci pour ton aide…

- A ton service, salut !

La porte claqua.

Allen se mit à rire en s'adossant à un lavabo : il se souvenait de cette scène.

Tout le long de la discussion, Lavi avait barré la porte, et il n'avait pas compris pourquoi. Tout comme il n'avait pas compris pourquoi la tasse bleue avec un lapin rose de Komui était posée sur le sol de la chambre de son ami, ni pourquoi il avait cru entendre la voix de Reever lorsqu'il avait demandé où se trouvaient les brosses à dents.

Tout s'éclairait.

- C'est reparti mon kiki !

Ils réapparurent tous sur la vidéo.

- Ce qu'on voulait te dire juste avant que euh, que tu ne frappes à la porte, poursuivit Lenalee, c'est qu'au moment où tu regardes cette vidéo, tu nous manques énormément.

- Si tu vois Kanda, intervint Komui, dis-lui que nous pensons à lui, même si je doute que l'inverse soit vrai…

- Et qu'il n'oublie pas mes chocolats !

- Lavi… En résumé…

- JOYEUX NOËL ALLEN !

Ils firent tous de grands signes de main en souriant, puis, la vidéo s'arrêta.

Allen resta quelques instants immobile, l'esprit empli de ces images qui lui avaient fait tant de bien.

Finalement, il tapota doucement la tête de Tim pour le remercier de lui avoir montré la vidéo, et sortit de la pièce, un sourire léger aux lèvres.


Comme l'avait espéré Nils, la fin des vacances des trois serpentards et des trois gryffondors se déroula sans nuages.

Il n'y eut aucune attaque, aucune dispute, et Ombrage avait pris quelques jours de vacances, ce qui laissait respirer les élèves comme les professeurs.

La veille de la rentrée arriva.

Allen, Harry, Hermione, Ron, Anna et Nils s'étaient réunis une nouvelle fois dans la Salle sur Demande.

Ron était étendu de tout son long sur le tapis moelleux et duveteux, Harry et Anna faisaient une partie d'échec des sorciers en participant à la conversation, Hermione était profondément plongée dans un livre sur la théorie de Roberta Touvu selon laquelle les moldus seraient au courant de l'existence des sorciers, Nils, quant à lui, était affalé sur le canapé.

Allen était assis contre un divan et lisait les cartes de sorciers qu'il avait eues grâce au paquet de chocogrenouilles offert par Anna.

- C'est déprimant, fit Ron en soupirant, demain on commence avec potions…

- Ne te plains pas, répliqua Anna en riant, nous avons Trelawney, échec.

- Rien que le fait de revoir la sale tête de Malefoy me déprime… Euh, je veux dire…

- Il n'y a pas de mal, fit Nils, c'est la même chose pour nous.

- Vous détestez Malefoy à ce point ? s'étonna Hermione

Anna eut un haussement d'épaules :

- Ca nous empêche de voir Allen.

Harry, qui s'apprêtait à prendre le cavalier d'Anna stoppa son geste, Hermione leva le nez de son livre d'un air interrogateur et Ron roula sur le ventre pour regarder les autres.

- Je ne suis pas très… disons, aimé par les serpentards, expliqua Allen en s'excusant presque

Harry, Hermione et Ron l'avaient remarqué, la question était : pourquoi ?

- Qu'est-ce que tu as bien pu leur faire ? demanda Ron surpris

- J'ai juste refusé de faire quelque chose…

Le survivant compris immédiatement :

- Tu as refusé de devenir un mangemort, c'est ça ?

Allen hocha la tête.

- Mais, j'imagine que certains serpentards refusent et pourtant, ils ne sont pas exclus des autres membres de leur maison, raisonna la jeune fille rousse en se redressant un peu, Anna et Nils par exemple.

Les deux amis ainsi désignés évitèrent le regard de leurs amis, mal à l'aise.

- Quoi qu'il en soit, fit l'exorciste en changeant intentionnellement de sujet, il faudrait que nous puissions quand même nous voir en dehors des cours.

- Allen ne veut pas que nous soyons vus ensembles, lui et nous, fit Nils, il ne veut pas que nous soyons nous aussi exclus des serpentards.

Il était vrai que l'exorciste ne souhaitaient pas être vu en compagnie d'Anne et de Nils pour leur éviter d'être harcelés par Malefoy, mais surtout, parce qu'ils étaient des mangemorts novices. Si Voldemort apprenait qu'ils étaient amis avec quelqu'un qui avait refusé d'intégrer son armée, il était certain qu'ils en paieraient le prix.

- Nous pourrions nous rejoindre ici tous les mardis soirs, et le week-end, proposa Harry, mais Allen pourrait rester avec nous en dehors des heures de cours.

- Mais si Malefoy vous voit avec…

- Bah, après tout, ça nous fera plutôt plaisir de le faire enrager, rétorqua Ron en s'étirant

Et c'est sur cette remarque qu'ils décidèrent d'aller dîner.

Le lendemain, les cours reprirent.

Allen eut d'abord divination, et, tandis que le professeur Trelawney lui prédisait un duel à mort dans les prochains jours, il échangeait des regards complices avec ses deux amis, assis en face de lui, sûr de ne pas être remarqué par Malefoy puisque celui-ci racontait ses extraordinaires vacances à ses amis.

Au déjeuner, il fit un signe de main discret à Harry, Ron et Hermione qui y répondirent.

- Ca va avec Malefoy ? lui demanda Hermione pendant la pause

- Il semble avoir oublié jusqu'à mon existence, plaisanta le jeune homme

Elle esquissa un sourire avant de partir en cours d'arithmancie.

La journée s'acheva donc calmement et sans encombre.

Ce n'est que le jour suivant que Malefoy nota les échanges entre ses ennemis jurés et le membre renié de sa maison.

Il se mit à surveiller l'exorciste de très près.

Et après une journée d'observation…

… Il en conclut qu'Allen, Ron, Hermione et Harry étaient amis.

Lorsqu'il passa le jeudi matin dans le couloir du cinquième étage pour se rendre à son cours de défense contre les forces du mal, Allen vit trois serpentards chuchoter en le dévisageant le nez pincé, d'un air dégouté.

Il ne s'en formalisa pourtant pas, et continua sa route comme si de rien était.

Pourtant, au fil de la journée, voyant que la plupart des membres de sa maison qu'il croisait avaient la même réaction, le jeune homme dut se rendre à l'évidence : tout le monde s'était rendu compte de sa nouvelle amitié avec trois gryffondors.

A la fin de la journée, il prit la direction de sa salle commune.

Il descendit trois étages, prit le couloir gauche, et se retrouva près de l'entrée principale…

Où Malefoy et quatre de ses sbires l'attendaient.

Le jeune homme blond à la voix trainante s'avança d'un pas lent vers lui.

- Walker, où comptes-tu aller comme ça ?

- Au dortoir, répondit Allen méfiant

- Vraiment ?

- Oui, tu peux me laisser passer maintenant ?

Drago ricana, imité par ses adorateurs :

- Pas si vite, on discute.

Allen soupira : tout cela ne sentait pas bon, pas bon du tout.

- De quoi ?

- 'Fais pas l'imbécile, fit Crabbe de sa voix grasse, tu sais très bien de quoi il veut te parler.

- On t'a sonné toi ? demanda le chef des serpentards d'une voix cinglante

- Désolé…

- Et toi ? fit-il en s'adressant à une élève de gryffondor qui s'était arrêtée devant la scène, qu'est-ce que tu regardes ? Dégage !

La jeune fille ne se le fit pas dire deux fois, elle passa son chemin.

Il se mit à marcher lentement tout autour de l'exorciste :

- Tu salis le nom de Salazar Serpentard et trainant avec ces… saletés de gryffondors.

Allen choisit de ne rien répliquer.

Drago continua :

- Alors comme ça tu es ami avec Potter, Wismoche et Granger…

- …

- Tu déshonores ta maison.

- Ah ? Je suis donc censé appartenir aux serpentards ? fit Allen d'une voix faussement surprise, pourtant, j'étais persuadé du contraire.

- Tais-toi !

Drago se mit à sa hauteur :

- Toi, un serpentard, tu traines avec une sang de bourbe.

- Ne l'appelle pas comme ça, fit Allen qui sentait la moutarde lui monter au nez

- Pourtant c'est ce qu'elle est, une petite sang de bourbe qui se croit la plu intelligente. Elle ne devrait pas faire partie des sorciers.

L'exorciste serra les poings :

- Arrête…

- Si ça ne tenait qu'à moi, elle aurait déjà quitté Poudlard depuis longtemps, mais avec le vieillard sénile que nous avons pour directeur, elle va continuer à répandre sa puanteur partout où elle passera au moins jusqu'à la fin de l'année.

- Si tu continues je…

- Mais attends, mon père fait partie du ministère !

Un sourire mauvais apparu sur son visage :

- … peut-être qu'il pourrait demander à Ombrage de la faire expulser ? Tu ne crois p…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase et tomba lourdement à terre : Allen venait de lui envoyer un coup de poing au visage.

- Je veux bien rester poli, fit celui-ci en colère, mais il y a des limites.

Finn, Matthews et Goyle se précipitèrent de Malefoy pour le relever.

- Laissez-moi, dit le serpentard furieux, je peux me relever tout seul ! Je vais lui régler son compte, à cet abruti !

Une fois debout, il sortit sa baguette et la pointa sur celui qui l'avait frappé :

- Tu vas le regretter, le menaça-t-il en essuyant le sang qui coulait de son nez d'un revers de manche, Tranglia !

L'exorciste fit un pas de côté pour éviter l'attaque.

Malefoy laissa échapper un rugissement de rage :

- Tringlai! Ferctus ! Arpagantia ! Rictusempra ! Tornomantis !

Allen évita chacun des sorts avec une facilité déconcertante, tout en se demandant ce qu'il pourrait bien faire pour se sortir d'une telle situation.

- Aidez-moi ! Bande d'imbéciles ! hurla le serpentard à ceux qui l'entouraient les bras ballants

Finalement, alors que Finn dégainait sa baguette, une voix retentit dans le hall :

- Oh ! Comment osez-vous !

Ils levèrent tous les yeux vers l'endroit d'où provenait la voix. McGonagal se trouvait en haut de l'escalier.

Harry, Ron, Hermione, Dean, et la gryffondor qui avait assisté à la scène un peu plus tôt se tenaient debout derrière elle.

Tous avaient l'air essoufflés.

Apparemment, la directrice de la maison Gryffondor avait été prévenue à temps.

Elle dévala les escaliers, suivie des élèves qui l'accompagnait.

- A cinq contre un, c'est inadmissible ! Cinquante points de moins pour Serpentard !

Allen ne l'avait jamais vue dans un état pareil, et son chignon d'habitude si parfait, était de travers : elle était hors d'elle.

- Allen ! s'exclama Hermione, tu n'as rien ?

- Euh, non, mais comment… ?

- On rentrait dans notre salle commune quand on a croisé Clélia, expliqua Dean, elle nous a tout raconté et nous sommes allés voir McGonagal.

- Professeur McGonagal Dean, rectifia la sorcière avant de revenir faire la morale aux serpentards

- Quels lâches, marmonna Ron dont les oreilles avaient pris une teinte rosée

Une fois que le professeur eut fini ses remontrances, et promit de tout rapporter au directeur, elle quitta le hall toujours aussi indignée.

Malefoy bouillait littéralement de rage en contemplant le groupe de gryffondors discutant avec Allen, et voyant que les autres membres de sa maison regagnaient les cachots.

Quels bons à rien.

Et McGonagal : qu'est-ce qu'elle croyait ? Son père n'aurait qu'à claquer des doigts pour qu'elle soit renvoyée.

Walker…

Il n'allait pas s'en tirer comme ça.

Il pointa l'extrémité de sa baguette sur Allen et…

- Doloris !


Argggg ! Suspens insoutenable !

Prochain chapitre : ??? (si l'inspiration me revient, elle, l'ingrate vicieuse qui semble s'amuser de mon désarroi alors que les pages de mon chapitre restent désespérément… blanches.)