Non, non, je ne suis pas morte (comment ça vous êtes déçus ?), seulement un peu en panne d'inspiration mais c'est en passe de s'arranger... De plus, pour ma défense, j'ajouterai que j'étais très TRES en retard pour mes TPE, qui sont maintenant, Dieu merci, rendus !
Bonne lecture!
Reviews, merci à:
Mira-nara: Si Hermione comprenait tout tout de suite, l'histoire serait beaucoup plus courte! Pour les anneaux, j'ai une ide en tête Je ne suis pas encore en période d'examens mais avant les vacances de Pâques, j'aurai un bac blanc Bonne chance pour tes examens!
Elrond-76: C'est vrai que la probabilité que Malefoy ose lancer un doloris devant quelques personnes était faible, mais elle existe puisque, de toute façon, il le fait devant des personnes qui savent déjà qu'il est du côté de Voldemort.
Sednareinedeseaux: Pas de problème pour le yullen, ta remarque m'avait fait rire: ) Je ne sais pas si la fin est proche, mais il y aura au moins sept chapitres de plus...
Kyle53: Merci chaton: )
SerenePhenix:Merci pour ce long éloge (pas forcément mérité vu le temps que je prends avant de poster...)! En ce qui concerne les couples, j'avais effectivement pensé un Hermione/Allen et d'ailleurs, si d'autres lecteurs lisent ce que je suis en train d'écrire, j'aimerais qu'ils me donnent leur avis sur ce couple. Ça n'a rien de définitif, je ne suis pas encore très sûre de ce que je vais en faire, et puis, j'ai, encore une fois, une idée en tête à ce sujet...
Sat1: Un reviewer ne doit jamais s'excuser : P...
BleachHitsugaya: Est-ce qu'on reverra Kanda? Peut-être... ou peut-être pas...
Tango Dancer : Ah oui tiens, c'était effectivement « endoloris ». Tant pis, je continue avec doloris, espérons que personne ne m'accuse de modifier l'histoire... : )
Javelot77 : Je fais de mon mieux pour jongler avec les deux univers, et j'espère que tu vas continuer à apprécier mon histoire, merci pour ta review !
Kilrane01 : J'ai pris un risque, c'est vrai, mais ça marchait bien en anglais...
Chapitre 13: Doutes
- Doloris!
Le mot avait été murmuré, suffisamment fort pour qu'il parvienne à l'oreille de toutes les personnes présentes.
Malheureusement, le sort était déjà parti avant que l'une d'entre elles n'ait le temps de s'interposer.
Allen entendit Hermione crier quelque chose, il se figea, et attendit.
Il avait lu énormément de choses sur les sortilèges de magie noire lorsqu'il était chez Sirius, et il savait que le sort que Drago venait d'employer était l'un des trois sortilèges impardonnables.
Celui qui faisait souffrir.
Pourtant, il ne craignait pas la douleur, elle était en quelque sorte une partie de son quotidien. Chaque combat lui apportait son lot de blessures. Certaines bénignes, d'autres plus graves. Mais elles, ne prévenaient pas...
Étrangement, alors qu'il avait senti l'impact du sort rebondir sur lui, rien ne venait, ni douleur, ni souffrance: rien.
Ses amis le regardaient pétrifiés.
C'est alors qu'il se souvint que les sorts n'avaient aucun effet sur lui.
Tant mieux.
Mais comment l'expliquer à toutes les personnes qui l'entouraient ?
Il se tourna vers Malefoy qui le regardait sans comprendre et lui fit un sourire:
- Loupé ! fit-il d'un ton faussement enjoué
Hermione se précipita sur lui:
- Tu n'as rien?
- Non, ça m'a juste frôlé.
La jeune fille se tourna vers Malefoy, rouge de colère:
- Tu es pitoyable, non seulement tu attaques quelqu'un qui est de dos, mais en plus tu utilises un sortilège impardonnable! Ne crois pas que nous allons taire ce que nous avons vu!
Le Serpentard à la voix trainante eut un sourire narquois:
- Vu quoi, Granger?
Et, après avoir lancé un regard empli de haine à celui qu'il avait attaqué, il descendit dans les cachots.
- Tu ne seras pas aussi chanceux la prochaine fois, murmura-t-il en quittant les lieux
Restés seuls, les uns et les autres gardaient en silence.
- Un de ces jours, je vais l'étriper, maugréa finalement Ron
- Il na pas intérêt à recommencer, siffla Hermione
Allen nota avec amusement quelle était, à ce moment, presque dans le même état que Kanda suite à une énième farce de Lavi.
Presque...
Quant à Harry, il ne dit pas un mot, même lorsqu'ils regagnèrent leur dortoir.
Lui était presque certain d'avoir vu le jet de lumière frapper le Serpentard.
Quelques semaines après cet incident, une évasion massive de prisonniers eut lieu Azkaban.
Dans le dortoir des Serpentards, tous les élèves ne parlaient que de cela.
- Il parait que Bellatrix Lestrange fait partie de ceux qui se sont échappés, fit une premire année à son amie
- Lestrange? Elle est complètement cinglée à ce qu'on raconte, mais une des plus fidèles partisanes du Seigneur des Ténèbres.
- Il doit être satisfait alors.
Allen, assis une table, leva les yeux au ciel avant de se replonger dans son travail.
Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre...
Une main frappa sa fiole d'encre qui se déversa sur son parchemin.
- Oups, ricana Malefoy, j'ai glissé.
Bien sûr...
- Quelque chose me dit que tu regrettes d'avoir refusé ma proposition.
- Quelque chose me dit que tu es né sans cerveau, répliqua Allen en épongeant son parchemin à l'aide de ses brouillons, mais contrairement à toi, ma supposition est juste.
Malefoy pâlit, le fusilla du regard, et s'éloigna.
- C'est pas vrai, marmonna l'exorciste, je n'ai plus qu'à tout recommencer.
Heureusement qu'on était mercredi...
Une semaine plus tard, Hagrid fut mis à l'épreuve, au désarroi des Gryffondors et la grande joie des Serpentards.
Février arriva.
Après une journée durant laquelle il avait été encore plus harcelé par Malefoy et ses sbires que d'habitude, Allen décida de se rendre la Salle sur Demande.
La pièce du Quatorzième lui manquait.
Arrivé devant la porte de la salle, il ferma les yeux et se représenta la pièce blanche et lumineuse.
Une fois entré, il s'installa au piano.
Il ôta ses gants, lentement : après tout, il n'était pas pressé, il n'aurait plus cours de la journée.
Il ne put cependant pas retenir un frisson de plaisir lorsque ses doigts entrèrent en contact avec la surface des touches d'ivoire lisses et froides du piano.
Ses yeux s'attardèrent un instant sur la partition que Tim venait de faire apparaître, puis se posèrent de nouveau sur le clavier.
Il n'avait plus vraiment besoin de la partition à présent. La voix qui chantait dans sa tête était son seul guide. Il avait joué cette mélodie tellement de fois que les mouvements de doigts nécessaires lui venait tout naturellement.
Ils étaient comme imprimés dans son esprit.
Il ne pensait qu'à la mélodie.
Non.
Il ne voulait penser qu'à la mélodie, et oublier tout le reste.
Il commença...
- Tiens ?
Harry fronça les sourcils :
- Alors ? s'impatienta Ron, elle vient cette salle ?
- Ron, ça ne fonctionne pas comme un fast-food tu sais ? soupira Hermione
- Un quoi ?
- Rien.
- J'ai beau y penser, rien n'apparaît, c'est étrange...
Harry, Ron et Hermione se trouvaient dans le couloir du septième étage.
Ils souhaitaient se rendre dans la Salle sur Demande afin de s'assurer qu'il était possible d'y faire apparaître des créatures vivantes pour s'entrainer lors des séances de l'A.D. Jusqu'à présent, ils s'étaient toujours entrainés sur des objets inanimés et Harry pensait que le fait d'affronter des cibles mouvantes fournirait un bon entrainement. Le jeune homme brun avait d'ailleurs eu l'intention de faire apparaître un Scroutt à Pétard, pour surprendre ses amis, mais la porte de la salle magique ne semblait pas vouloir apparaître.
- Peut-être que ce n'est pas possible, suggéra Ron
- Mais pourtant...
Harry se tourna vers Hermione :
- Tu m'avais bien dit qu'hier tu avais fait apparaître une licorne.
La jeune fille rosit :
- Une salamandre, rectifia-t-elle, et oui, hier, elle est apparue. Il doit y avoir une explication.
Ron s'approcha du mur et colla son oreille contre celui-ci, espérant peut-être récolter quelques indices sur le phénomène inhabituel auxquels ils étaient soumis.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Hermione dubitative
- Chut !
- Quoi ? Tu entends quelque chose ?
- Je ne suis pas sûr que a vienne de la Salle sur Demande, mais j'entends de la musique.
Perplexes, ses amis l'imitèrent.
- Mais c'est... commença Harry
- ...du piano ! s'exclama Hermione
De l'endroit où ils se trouvaient, le son qu'ils entendait n'était pas très fort. Néanmoins, il résonnait assez clairement pour qu'ils en distinguent les notes et les nuances.
- C'est reposant... commenta Ron
- Oui, fit Hermione, on dirait une berceuse.
Harry ne fit aucun commentaire, mais pour lui, la musique évoquait plutôt un sentiment de mélancolie. C'était comme une expression calme de tristesse, de... résignation. Oui, c'était le mot, résignation.
Pourtant, au fil des accords, au fil des crescendos et des soupirs, la résignation semblait se transformer en un autre sentiment. L'envie de s'accrocher à quelque chose, tout comme les notes s'accrochaient les unes aux autres, l'envie de continuer, de ne jamais s'arrêter, de poursuivre quoi qu'il en coûte, avec une volonté calme, naturelle.
Les trois Gryffondors demeurèrent contre le mur, silencieux, écoutant la mélodie qui se déroulait paisiblement, et continuait son chemin.
Enfin, le silence revint.
- Dommage, soupira Hermione en se redressant, j'aurais bien aimé que ça continue.
- Moi, j'aimerai connaître l'identité du pianiste.
Ron se redressa son tour :
- Et si on l'attendait dans un coin ? Lorsqu'il sortira, on verra bien de qui il s'agit.
- Mais il y a plusieurs sorties, fit remarquer Harry, et le temps qu'on fasse le tour, il sera déjà parti. Pourquoi ça vous intéresse tellement de savoir qui est cette personne ?
Ron haussa les épaules :
- Tu connais beaucoup d'élèves à Poudlard qui jouent du piano ?
- C'est si étrange que ça ?
- Le piano est une invention moldue la base, expliqua Hermione, peu d'élèves savent en jouer
La porte de la Salle sur Demande apparut soudain.
Après avoir échangé un regard, les trois amis se décidèrent à l'ouvrir.
Ce fut Harry qui tourna la poignée...
... Et qui se retrouva le premier dans la salle d'entrainement de lA.D, face un énorme Scroutt à Pétard.
- Vous allez Pré-au-Lard demain ? demanda Nils en roulant sur lui-même pour voir le visage de ses amis.
- Sans doute, répondit Allen, Anna, tu viens ?
La jeune fille acquiesça tout en gardant la tête baissée sur son travail.
- Tu as entendu ce que je venais de dire ?
- Tu m'as demandé si je voulais aller Pré-au-Lard, je suis capable de faire plusieurs choses en même temps tu sais.
- Tu fais le travail de métamorphose ? demanda Ron en lisant par-dessus l'épaule de la jeune fille, attends, moi je n'ai pas réussi à répondre à la question six, tu veux bien que je...
- Non.
- Ah...
Hermione, Harry, Nils et Allen se mirent rire.
- Ca fait une semaine qu'elle y travaille, fit Allen compatissant
- Une semaine ? s'exclama le jeune homme roux
- J'ai eu un D au dernier devoir, il faut absolument que je me rattrape : mon père va m'étriper sinon.
- Et tu vas Pré-au-Lard ?
- Il faut quand même s'amuser un peu, rétorqua Anna
- Tu as entendu Hermione ? fit Ron, il faut s'amuser dans la vie.
Pour toute réponse, la jeune fille lui envoya un coussin dans la figure.
- Ronald Weasley, nous allons aussi Pré-au-Lard demain, que je sache.
- Vous voulez qu'on se retrouve quelque part ? demanda Allen
- Euh, nous devons absolument nous rendre quelque part en milieu d'après-midi, répondit Hermione, mais après, c'est d'accord.
- Moi je ne sais pas quand je serai sorti, dit Harry d'une voix sombre en contemplant la pluie qui venait frapper les carreaux de la fenêtre de la Salle sur Demande.
- Tu vas quelque part ?
- Il a rendez-vous avec une fille, répondit Ron avant qu'Harry puisse seulement ouvrir la bouche
- Et ça te déprime autant que ça ? demanda Anna
- Disons que j'appréhende...
Et il était parfaitement vrai que le jeune homme appréhendait la façon dont allait se passer ce rendez-vous avec Cho. Il lui faudrait éviter certains sujets...
- Moi, je ne viendrai pas, décréta Nils à la surprise générale
- Pour quelle raison ? demanda Anna, tu n'as jamais raté une sortie à Pré-au-Lard depuis que nous avons le droit d'y aller.
Le jeune homme blond eut un sourire penaud :
- Peut-être, mais le travail que tu t'apprêtes à terminer, je ne l'ai pas commencé. C'est une situation d'extrême urgence.
Harry vit Hermione se crisper afin sans doute d'empêcher la remarque cinglante qui lui brûlait les lèvres de sortir.
- Dans ce cas, nous pourrions nous retrouver demain vers... seize heures ? proposa Ron, tout le monde aura fini non ?
- Et si on disait plutôt dix-sept heures trente ? fit Hermione
- C'est d'accord, dit Allen
Le lendemain, Harry se rendit à son rendez-vous avec Cho, et Ron et Hermione aux trois balais, voir Rita Skeeter, tandis qu'Allen et Anna déambulaient dans les ruelles de Pré-au-Lard, s'arrêtant à chaque boutique qui croisait leur chemin.
- Tu n'as pas envie d'avoir un animal de compagnie ? Demanda la jeune fille à l'exorciste alors qu'ils se trouvaient dans une animalerie
- J'ai déjà Tim, répondit le jeune homme ne se penchant sur un python fluorescent, et il est assez jaloux. Pas vrai Tim ?
- Pour toute réponse, le golem vint se poser sur l'épaule de son maître.
- Moi, j'hésite à m'acheter un hibou.
- Vraiment ?
- Oui, ils sont très utiles... et je dois dire que la chouette d'Harry est vraiment très belle.
A seize heures trente, les deux Serpentards sortir d'une boutique de robes de sorcier.
- Il est temps d'y aller, fit Allen en consultant sa montre.
- Ils sont aux trois balais ?
- Oui.
- Alors le chemin le plus court est la rue des Animagus.
Une demi-heure plus tard, Allen, Harry, Hermione, Ron et Anna étaient réunis autour d'une biéraubeurre dans la taverne de Rosemerta.
- Au fait Harry, ton rendez-vous s'est bien passé ? s'enquit Allen
Le jeune homme brun lui renvoya un regard sombre.
- Euh, apparemment non... Que s'est-il passé ?
Hermione toussota :
- Disons qu'il a manqué de tact.
Voyant le désarroi dans lequel se trouvait Harry, Allen n'insista pas, et préféré détendre l'atmosphère :
- S'il vous plait, ayons une pensée compatissante pour Nils, suant sang et eau devant sa feuille de parchemin...
- ...désespérément vide... acheva Anna
Tous les cinq éclatèrent de rire.
La bonne humeur d'Harry était même revenue.
Il fut bientôt temps de rentrer, le nuit étant tombée et la limite d'heure de rentrée étant bientôt atteinte.
Les cinq sorciers discutaient des BUSES, lorsque l'attention d'Allen fut brusquement attirée par une petite fille qui tenait la main de sa mère.
C'était la fillette qu'il avait sauvée lors de l'attaque des akumas.
Heureusement, il n'avait pas la même apparence que lorsqu'ils s'étaient vus, et elle ne pouvait pas le reconnaître.
Mais...
Pourquoi alors le fixait-elle ainsi ?
Il lui fit un sourire, pensant que sa balafre l'effrayait.
- Attendez ! lança soudain Ron, il faut que je vérifie quelque chose, c'est pour Fred et Georges. Je reviens vite.
Il s'engouffra dans la boutique de farces et attrapes à côté de laquelle ils se trouvaient.
- Lui alors ! s'insurgea Hermione, il n'aurait pas pu faire ça avant ?
Allen, lui, continuait d'observer la petite sorcière, qui tirait à présent la main de sa mère pour lui glisser quelque chose à l'oreille. L'exorciste se rendit compte avec effroi qu'elle faisait des signes de tête vers lui pour le désigner à sa mère.
Elles se dirigeaient vers lui.
Ce n'est pas possible ! pensa-t-il, comment je fais maintenant ?
Il se tourna vers ses amis, en proie à une panique intérieure telle quelle l'empêchait de réfléchir calmement pour trouver une solution.
- C'est bon ! annonça Ron en agitant un petit paquet rond en l'air, on peut y aller. Ah ? Bonjour.
Harry, Allen, Hermione et Anna se retournèrent. Une mère et sa fille leur faisaient face.
- Bonjour, fit la femme, excusez-nous de vous déranger mais ma fille voulait absolument vous dire quelque chose.
Elle s'adressait à Allen.
Celui-ci prit un air de fausse surprise avant de sourire d'un air qu'il s'efforçait de faire le moins crispé possible. Il se pencha vers la fillette.
- Oui ?
Celle-ci demeura silencieuse, le fixant toujours les sourcils froncés.
Finalement, elle reprit la main de sa mère et leva les yeux vers elle :
- Je me suis trompée, ce n'est pas lui.
Sa mère soupira, s'excusa une nouvelle fois, et elles partirent.
- Pourtant, fit Anna, difficile de te confondre avec quelqu'un d'autre, sans vouloir t'offenser.
- Bah, les enfants sont comme ça, fit Ron en haussant les épaules, comme s'il avait une grande expérience de la chose
- Vous venez ? leur fit Allen soulagé.
Le soir, dans leur salle commune, les trois Gryffondors se souhaitèrent une bonne nuit.
Alors qu'elle s'apprêtait à se rendre dans son dortoir, Hermione fut rattrapée par Harry.
- Attends, j'avais quelque chose à te demander.
- Oui ?
- Tu l'as vu toi aussi non ?
- La jeune fille rousse haussa les sourcils :
- Vu quoi ?
- Le clin d'œil.
En voyant une lueur éclairer le regard de son ami, Harry vit qu'elle savait de quoi il parlait.
- Tu ne veux pas qu'on s'assoit cinq minutes pour en parler ?
- Du... clin d'œil ?
Voyant que le jeune homme avait vraiment l'air de tenir à sa conversation, Hermione soupira :
- Si tu veux.
Ils s'assirent au coin du feu.
- Il faut d'abord que je vérifie que tu as bien vu la même chose que moi.
- C'est important ?
- Oui, sinon, jamais tu ne me croiras. Qu'est-ce que tu as vu ?
La sorcière se remémora la scène de l'après-midi.
- Et bien... la petite sorcière qui avait confondu Allen avec quelqu'un d'autre à Pré-au-Lard lui a fait un clin d'œil quand elle est partie.
- C'est tout ?
- Oui.
Harry lui raconta alors la scène dont il avait été témoin entre la même fillette et ses parents, lors de l'attaque des akumas à Pré-au-Lard.
- Tu veux dire qu'elle a été sauvée par la même personne que moi ? s'exclama la jeune fille à la fin du récit
- Précisément, alors si jamais elle reconnaissait cette personne et voulait lui exprimer sa gratitude...
- Donc tu penses que la personne qui nous a sauvées elle et moi est Allen ?
- C'est possible non ?
Après un moment de silence à contempler son ami, Hermione leva les yeux au ciel :
- Enfin quoi Harry, c'est totalement absurde !
- Quoi ?
Elle croisa les bras :
- Premièrement, elle a reconnu s'être trompée.
- Devant nous.
- Soit, deuxièmement, il se peut qu'il existe non pas une mais deux personnes capables de tuer les akumas.
- Et alors ? fit Harry déboussolé
- Alors rien, je te dis ce que j'en pense, ensuite, tu as dit que Célia avait parlé d'un ange avec une cape blanche et des griffes, or, que je sache, Allen n'a ni l'un, ni l'autre.
- Ça ne prouve rien ! protesta le jeune homme, il peut très bien avoir un moyen de les faire apparaître !
- Enfin, continua la jeune fille imperturbable, j'ai entendu la voix de celui qui m'a sauvée, et je peux t'assurer qu'elle n'a rien à voir avec la voix d'Allen.
- Mais...
- Ah, et j'allais oublier, je ne pense pas qu'on puisse conclure quoi que ce soit sur la base d'un seul clin d'œil.
Elle inspira profondément après son long raisonnement.
- Et... qu'en est-il de deux clins d'œil ?
- Deux cl... mais de quoi parles-tu ?
- Comme d'habitude, ton raisonnement est parfaitement plausible et ne comporte pas la moindre faille, mais il n'y a pas eu qu'un seul clin d'œil, mais deux.
- Ah ?
- Allen.
Interloquée, Hermione attendit la suite.
- Lorsque Célia lui a fait un clin d'œil, il lui en a rendu un à la dérobée, et elle a souri.
- Bon sang Harry, il aura simplement voulu éviter de l'attrister ! Et puis, pourquoi tiens-tu absolument à ce qu'Allen soit le mystérieux sauveur ?
Le brun la scruta quelques instants avant de détourner le regard :
- Allen nous cache quelque chose.
- Et tu t'appuies sur... ?
- Sur rien du tout, c'est l'impression qu'il me donne. Et je sais que tu le sens toi aussi.
- Que je sens quoi ?
- Qu'il nous cache quelque chose ! C'est toi qui a commencé à vouloir l'intégrer parmi nous pour trouver son secret je te signale.
Bouche bée, Hermione ne pouvait rien rétorquer : ce que disait son ami était parfaitement exact, c'est elle qui les avait poussé, lui et Ron, à faire connaissance avec le Serpentard.
- Ça ne veut pas dire que je ne l'aime pas, poursuivit Harry, mais j'aimerais mettre les choses au clair. Tu n'en as pas envie ?
- S...si, mais il ne nous dira jamais rien, fit-elle en baissant la tête
- C'est certain...
Désemparé, il ne savait plus quoi ajouter.
- A moins... murmura lentement la rousse en relevant la tête, à moins qu'on l'espionne.
- H... Hermione ? Toi, tu veux qu'on espionne un élève ?
- On a tout essayé, mais il ne nous dira rien, il faut qu'on découvre ce qu'il nous cache par nous même.
- Alors tu veux le suivre partout où il ira ?
- Oui.
- Et Ron ?
- On le mettra au courant, mieux : on pourra se relayer à trois pour n'éveiller aucun soupçon.
- Et... on commence quand ?
Elle lui fit un sourire tandis que ses yeux pétillaient de malice :
- Pourquoi pas dès demain ?
Prochain chapitre : dimanche 31 janvier (en raison d'une pluie de contrôles)
