Reviews, merci à :

Tyanilisha : Oui oui, tu verra tout aux prochains chapitres !

BleachHitsugaya : Kanda : reviendra ? Reviendra pas ? Seule moi connais la réponse...

Elrond-76 : Les dragibus n'existent pas dans le monde des sorciers mais Dumbledore aime bien les mots de passe de confiseries moldue...

Egwene Al'Vere : Les Gryffondors sont indomptables : D !

Crownclown123 : Si j'ose, et ça risque fort de se reproduire héhé...

Sat1 : J'arrête à un tel moment pour... tenir en haleine, apparemment ça fonctionne : ) .

Sednareinedeseaux : L'explication de la baguette était, à mon sens, indispensable car on aurait pu se poser la question : pourquoi les sorciers acceptent-ils qu'une telle baguette soit créée alors qu'elle remet en question tout le système de la magie ?

Mira Nara : En fait, c'est Dumby qui allait dans la cuisine de Poudlard, pas Timcampy, je suppose qu'il avait un petit creux...

Tango Dancer : J'arrive à ton secours !

Kyle53 : Voici le chapitre !

Guikat : Sans vouloir me vanter, je commence à maitriser les codes du sadisme, et j'espère continuer ma progression en la matière !

SerenePhenix : Les contrôles : je connais : ) . Bonne idée pour Ombrage : à exploiter ?

Bonne lecture !


Chapitre 17 : Complications en vue


A l'instant où Harry allait enfin apercevoir la main d'Allen, celui-ci cessa brusquement de jouer.

Le Survivant retourna rapidement sa tête vers le mur.

Le silence s'éternisait.

Anna se risqua à demander :

- Euh, Allen ? Tu ne veux pas continuer à jouer ?

- Retournez-vous s'il vous plait, fit la voix du pianiste

Les cinq adolescents s'exécutèrent, étonnés.

Harry espérait qu'Allen ne l'avait pas vu se retourner...

L'exorciste avait remis ses gants blancs et leur faisait face. Il ne paraissait pas en colère mais semblait... décidé.

- Ecoutez, fit-il d'une voix ferme, ça ne peut pas durer comme ça éternellement. Il faut qu'on s'explique une bonne fois pour toute.

- De quoi parles-tu ? demanda Hermione en haussant un sourcil

Le jeune homme la scruta longuement, avant d'émettre un soupir :

- Je sens... non je sais que personne ne m'a cru lorsque j'ai dit que je m'étais trompé de chemin pour l'infirmerie.

Et ses amis ne cherchèrent même pas à se défendre, ni à le contredire.

- … Mais c'était la vérité, et que vous le croyiez ou non, tout ça dépend de vous. Le problème c'est que des amis doivent se faire confiance et que ce n'est clairement pas ce que vous faites vis-à-vis de moi.

- Mais tu peux admettre que tu ne nous fais pas confiance non plus, c'est toi qui nous a caché cette salle, souligna Ron

- Comme je l'ai déjà dis, je ne vous ai pas caché cette salle, je ne vous l'ai pas montrée, et c'est ça qui m'a fait penser à autre chose pendant que je jouais.

En train d'élaborer son prochain mensonge, le jeune homme avait en effet pensé à un élément qui avait soulevé en lui une vague d'indignation, ce qui lui avait fait interrompre son morceau.

- Cela fait à présent quelques mois que l'on se connait, et durant ces quelques mois, la seule personne à qui on a posé des questions et reproché de ne pas assez en dire, c'est moi. Pourtant, je ne connais pas non plus tout de votre vie, et la plupart d'entre vous ne dit pas tout non plus.

Hermione, Nils, Harry, Anna et Ron ne pouvaient rien rétorquer : tout ce que disait Allen était parfaitement vrai. Les Gryffondors en particulier avaient convenu dès le départ de résoudre le « mystère Allen », sans se préoccuper de ce que pouvaient cacher les deux autres Serpentards avec qui ils se trouvaient souvent.

Ils s'étaient acharnés sur lui.

- Je ne suis pas en train de jouer au juge, reprit Allen, mais chacun de nous cache quelque chose, ou l'a caché à un moment ou à un autre. Nous seuls pouvons décider d'en parler aux autres ou non, selon la confiance que nous leur portons. J'aurais fini par vous parler de cette salle, tout comme je vous ai parlé de mon accident ou de ma famille.

Son regard se posa ensuite sur Harry :

- Nous avons lu le Chicaneur, et lu ton interview. Mais tu ne nous en avais jamais parlé à Nils, à Anna et à moi.

Harry fut surpris de d'apprendre que les Serpentards avaient lu l'article le concernant, et ne lui en avaient pas parlé plus tôt.

- Je... je ne savais pas comment vous alliez réagir, avoua-t-il

- Personnellement, j'ai trouvé ça très courageux, fit l'exorciste en souriant, et je suis content que tu l'aies fait.

- Alors... tu le crois ? demanda Ron effaré, et tu n'es pas fâché ?

- Bien sûr que je le crois ! Je ne soutiens pas Voldemort, combien de fois devrais-je le répéter ?

Ron et les autres en restèrent bouche bée.

- Tu prononces son nom ? s'étrangla Hermione

- Ah, oui, désolé, j'avais oublié...

- Non, ce n'est pas ça, c'est que les seuls à le prononcer sont Harry, Dumbledore et maintenant toi !

Anna et Nils, eux, demeuraient silencieux : étant de futurs Mangemorts, ils préféraient garder le silence.

- Toujours est-il que la chose importante à retenir est : les choses seront dites quand la confiance sera assez grande, résuma Nils souhaitant changer de sujet

- C'est à peu près ça, approuva Allen, tout le monde ici est d'accord ?

Ils acquiescèrent tous.

- Parfait ! Alors maintenant, si tout le monde est d'accord, je vais finir ce morceau !

Et cette fois ci, personne n'eut même l'idée de se retourner.

Le même soir, Harry entra à nouveau dans l'esprit de Voldemort.

Celui-ci était en colère, très en colère.

Quelque chose ne s'était pas déroulé comme il l'avait prévu.

Le lendemain, Harry et Ron voulurent parler de ce qui s'était passé durant la nuit à Hermione.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la Grande Salle, ils virent celle-ci en grande conversation avec Allen.

S'approchant d'eux, ils comprirent que ceux-ci discutaient du BUSE.

- Tu veux dire que tu n'avais pas de BUSE prévu dans ton ancienne école ? s'exclamait Hermione interloquée, mais c'est impossible !

- Je crois qu'il y avait un autre examen à la place, je ne me souviens plus du nom, c'était en septième année...

- L'ASPIC ?

- Oui, c'est ça.

- Mais pour avoir l'ASPIC, il faut déjà avoir le BUSE !

- Ah, bon... répondit Allen en pensant au livre prêté par Dumbledore sur le système éducatif des sorciers qu'il aurait peut-être dû lire plus en détail

- Ah, Harry, Ron !

Le brun et le roux les rejoignirent :

- De quoi parliez-vous ? demanda Harry curieux

- Des examens de sorciers.

- Et ?

Hermione soupira :

- Allen ne semble pas très au courant. Il dit qu'il n'y avait pas de BUSE dans son école.

- Je croyais, qu'il n'y en avais pas, corrigea Allen, mais si tu dis que c'est impossible...

Elle leva les yeux au ciel :

- Parfois, j'ai l'impression que tu ne viens pas de ce monde...

Allen remarqua soudain qu'Harry semblait plus pâle que d'habitude.

- Ça va Harry ? demanda-t-il perplexe, tu as l'air fatigué.

- Ça va...

Mais lui-même n'en avait pas l'air convaincu.

- Hermione, on voulait te parler, indiqua Ron

- Je vous laisse ? proposa Allen se sentant de trop

- Euh...

- A tout à l'heure alors.

Mais Harry le rattrapa :

- Attends !

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Ron éberlué

- J'ai suffisamment confiance en lui.

Cette parole réchauffa le cœur de l'exorciste autant qu'elle le glaça.

Il afficha cependant une mine réjouie.

- Content de te l'entendre dire.

- Il vaudrait mieux qu'on aille dans un endroit plus tranquille.

Une fois à l'abri d'oreilles indiscrètes, Harry raconta le rêve qu'il avait eu à Hermione et à Allen. Celui-ci avait déjà entendu dire par Dumbledore qu'Harry était d'une certaine façon lié à Voldemort et qu'il lui arrivait de rêver de lui. Il dut faire semblant de s'en étonner. Le trio lui apprit alors ce « lien » qui unissait le mage noir et le Survivant depuis la nuit ou l'un avait essayé de tuer l'autre. Ils lui apprirent en outre qu'Harry avait des cours particuliers avec Rogue, cette pensée épouvanta le Serpentard, pour fermer son esprit. Après en avoir discuté encore un peu plus longuement, il fut temps pour eux de se séparer pour aller en cours.

Avant cela, Harry demanda à Allen de ne pas parler de ce qui lui avait été dit à Nils et à Anna.

- Ce n'est pas que je ne les aime pas, se justifia-t-il, juste que je ne leur fais pas encore totalement confiance.

- Je comprends, le rassura Allen, je n'en soufflerai pas un mot.

Dans les semaines qui suivirent, tout sembla se passer pour le mieux. La confiance entre Allen et les trois Gryffondors grandissait un peu plus chaque jour depuis la discussion qu'ils avaient eu dans la chambre du quatorzième. Le poids qui pesait sur la conscience de l'exorciste s'était allégé : il n'avait plus besoin d'inventer d'histoires rocambolesques pour se sortir de situations inextricables, tout se déroulait à merveille. Il y n'avait eu aucun nouvel incident de baguette, ou rien qui aurait pu mettre en danger sa véritable identité.

Harry, Hermione et Ron finirent même pas lui révéler qu'ils participaient à des cours secrets, dont Harry était le professeur, pour apprendre à se défendre, puisqu'Ombrage ne leur apprenait rien : l'Armée de Dumbledore. Ce nom le fit rire et il se demanda quelle serait la réaction de Dumbledore en apprenant l'existence d'une telle organisation. Son seul regret était de ne pas pouvoir intégrer cet univers là : après tout, il demeurait Serpentard dans le cœur de bien des personnes bien qu'il soit de plus en plus apprécié chez les Gryffondors. La majeure partie de ceux-ci commençait à le voir comme un Gryffondor pour qui le choixpeau se serait trompé de maison.

Anna et Nils, en revanche, n'arrivaient pas à intégrer le monde de leurs amis. Bien qu'ils se côtoient régulièrement, la méfiance était toujours présente. Mais les deux Serpentards ne s'en formalisaient pas pour autant, tout ce qui leur importait était d'avoir l'amitié d'Allen, et la confiance qui allait de pair.

Pourtant, la poigne de fer qu'exerçait Dolorès Ombrage sur Poudlard commençait nettement à se faire sentir.

C'est ainsi qu'un jour, en revenant de leur cours de soins aux créatures magiques, Allen, Nils et Anna tombèrent sur une foule amassée dans le hall.

Le professeur Trelawney se trouvait au milieu de celui-ci, une bouteille à la main, deux énormes valises à ses pieds. Elle avait les cheveux hirsutes, les lunettes de travers, et était secouée de spasmes, tandis que de grosses larmes dégoulinaient le long de ses joues.

- ...Je... Je suis ici depuis seize ans ! P-Poudlard est ma m-maison ! hoquetait-elle à moitié écroulée sur une de ses malles.

- C'était votre maison, corrigea la voix aiguë et satisfaite d'Ombrage qui se tenait devant elle

Trelawney s'écroula tout à fait sur sa valise.

- Mais depuis que le ministre de la Magie a signé il y a une heure votre ordre de révocation, vous n'habitez plus ici. Veuillez avoir l'amabilité de vous retirez de ce hall. Vous nous embarrassez.

Allen était scandalisé :

- Elle n'a quand même pas le droit de faire ça ! s'indigna-t-il

- Tu sais Allen, fit remarquer Anna, maintenant elle à presque tous les droits sur Poudlard, il ne manquerait plus qu'elle prenne la place du directeur pour que ce soit le cas.

Ce jour ne risquait pas d'arriver, Dumbledore ne lui laisserait jamais la place et l'exorciste ne voyait pas comment elle aurait pu l'obliger à partir.

Il aperçut Harry près du cachot et lui fit un signe. Le Survivant désigna discrètement Ombrage et tapota légèrement sa tempe avec son index pour montrer ce qu'il pensait de tout cela.

McGonagall tendit un mouchoir au professeur de Divination :

- Allons, allons Sibylle... Calmez-vous... Tenez, mouchez-vous... Ce n'est pas si grave... Vous ne serez pas obligée de quitter Poudlard...

- Ah, vraiment, professeur McGonagall ? croassa Ombrage en croisant les bras. Et qu'est-ce qui vous donne le droit de dire cela ?

- Moi, fit une voix puissante

Allen sursauta, il n'avait aucune idée de la façon dont le directeur était apparu aussi soudainement près de lui.

Le mage s'avança vers Trelawney.

Il la rassura et lui promit qu'elle pouvait demeurer à Poudlard. Après un frissonnement de narine d'Ombrage, et un échange bref des rappels d'articles du Ministère de la Magie, la situation était réglée.

Dumbledore annonça même qu'il avait trouvé un nouveau professeur de divination.

A la stupéfaction d'Allen, un centaure apparut alors près de lui.

- Voici Firenze, fit le directeur tout sourire à l'intention d'Ombrage qui avait les yeux exorbités et les poings serrés. Je pense que vous le trouverez qualifié pour ce poste.

S'il l'avait souhaité, l'exorciste aurait pu effleurer la robe cuivrée de la créature mi-homme mi-cheval. Mais il ne le fit pas, ayant la certitude que c'était précisément le geste qu'il ne fallait pas faire. Au lieu de cela, il se contenta de l'observer.

Firenze plongea alors son regard azuré dans le sien. Après un très court instant, Allen eut l'impression de lire de la surprise, puis de la curiosité dans le regard étrange. Enfin, après avoir eu l'assentiment de Dumbledore, le centaure fit demi-tour pour regagner le parc du château.

Le hall se désemplit peu à peu, les élèves retournèrent à leur dîner. Ombrage, livide, retourna sans un mot à ses activités.

Seuls restaient Dumbledore, Allen, Nils, Anna et Harry.

Le mage tendit le bras et la lourde porte du hall se referma en grinçant.

- Et bien, je vous suggère d'aller manger, il n'est pas bon de rester l'estomac vide après une journée remplie, fit-il en souriant

Allen eut l'impression qu'Harry hésitait à lui parler.

Il n'eut pas le temps de voir confirmer cette impression car le directeur lui parla :

- Monsieur Walker, je souhaiterais vous parler dans mon bureau.

- Je... d'accord monsieur, répondit-il, peu habitué à ce que Dumbledore le vouvoie.

Le directeur lui fit un nouveau sourire, salua d'un signe de tête ceux qui restaient et se dirigea vers son bureau.

- Je vous rejoins dès que je peux, dit Allen à ses trois amis

Puis il rejoignit Dumbledore.

Dans le bureau du sorcier, Allen s'assit dans le fauteuil qu'on lui proposait et attendit que Dumbledore eut fait de même pour lui poser la question qui lui brulait la langue :

- Monsieur, comment avez-vous fait pour prévoir que Dolorès Ombrage renverrait le professeur Trelawney ?

Dumbledore se mit à rire :

- Cela était très prévisible, j'ai simplement pris les devants.

- Mais si elle renvoie tous les professeurs ?

- Elle ne peut pas voyons, quel serait son intérêt ? Enfin, ne parlons plus de cela, je ne t'ai pas fait venir ici pour évoquer avec toi les tournants possibles de Poudlard dans les semaines à venir, j'ai déjà ma petite idée là-dessus.

- Vraiment ?

- Oui et il y a fort à parier que la situation va devenir disons... plus périlleuse pour toi.

Ainsi le beau temps ne pouvait pas durer...

- Écoute attentivement ce que je vais te dire Allen, et ne m'interrompt que si tu es certain que ce soit absolument nécessaire, est-ce d'accord ?

- Oui.

Le mage croisa les doigts sur son bureau.

- Tu n'es pas sans savoir que Dolorès Ombrage cherche à devenir la directrice de Poudlard.

Si le jeune homme venait de l'apprendre, il ne le laissa pas paraître.

- Or, elle ne pourra le devenir qu'à une seule condition : trouver une cause permettant de me faire renvoyer. Si un jour cela devait arriver, tu ne dois en aucun cas perdre le contrôle de ton personnage d'élève. Personne à Poudlard hormis moi, le professeur Rogue, le professeur McGonagall et Pompom n'a de doute sur ton identité. Sois assuré qu'au moindre faux pas, Dolorès Ombrage te tombera dessus comme un loup-garou sur un humain.

Il se leva et vint prendre une petite caisse en bois.

- Il y a dans cette caisse deux autres baguettes ensorcelées que j'ai créées par précaution, fit-il en lui remettant la boite.

Il vint se rasseoir à son bureau.

- S'il t'arrive le moindre soucis, va immédiatement avertir le professeur McGonagall, elle saura quoi faire. Dis-moi, tu ne m'as encore pas posé de questions, tu ne paniques pas déjà à l'idée de mon départ j'espère.

- Mais monsieur, vous m'avez dit que...

- … Que tu ne devais pas m'interrompre à moins que tu ne le juges nécessaire, or si j'étais à ta place, je me serais déjà interrompu plus d'une fois.

Allen aurait bien voulu poser des questions mais il n'en avait aucune en tête pour le moment.

- De toute manière monsieur, Ombrage ne trouvera jamais le moyen de vous faire renvoyer, non ?

- J'aimerais que ce soit le cas Allen, j'aimerais que ce soit le cas, murmura Dumbledore brusquement soucieux

Puis il reprit d'une voix joyeuse :

- Mais ne nous laissons pas abattre pour autant voyons ! Il y a de la tarte à la citrouille au dîner, je ne vais pas te retenir plus longtemps.

Il raccompagna le jeune homme à la porte, lui souhaita un bon appétit et une bonne nuit, et après un dernier sourire, referma celle-ci.

Pourtant il ne m'aurait jamais parlé de cette éventualité s'il n'y avait pas un sérieux risque qu'elle devienne réelle dans les semaines qui viennent, songea Allen en déposant la boite en bois au dortoir.

Il dissimula celle-ci sous son matelas, près de l'endroit où il avait placé ses potions d'apparence et son uniforme d'exorciste, puis il se rendit à la Grande Salle pour dîner.

L'image du sourire optimiste s'évanouissant du visage de Dumbledore avant qu'il n'ait complètement refermé la porte de son bureau dansait devant les yeux du jeune homme.


Le lendemain, les Serpentards eurent leur premier cours de divination avec Firenze.

La salle 11 avait été tout spécialement décorée pour ses cours.

Un tapis de mousse avait été déroulé au sol et des arbres dont la cime allait se perdre dans les hauteurs du plafond avaient été plantés.

Le centaure les accueillit tous en leur serrant la main.

Il semblait déjà connaître leur nom.

Il les fit s'allonger sur le sol. La lumière de la salle prit une teinte bleutée et des étoiles apparurent au plafond. Il leur expliqua ensuite longuement que la science des étoiles était un savoir nécessitant de la sagesse et que les centaures mettaient des années à la maitriser.

- Trop nombreux sont les humains se disant capables de déchiffrer les indices du futur laissé par les astres. Le futur bouge, change, au gré des évènements. On ne peut qu'entrevoir les possibilités d'un futur, pas le décrire.

Le cours plut à Allen. La plupart des Serpentards n'écoutaient même pas le centaure et discutaient entre eux, mais lui n'était pas dérangé par les bruits. Il avait la capacité rare de former une bulle autour de lui, une bulle pour s'isoler des autres.

A la fin de la séance, les élèves quittèrent la salle sans même dire au revoir.

- Allen Walker, viens ici s'il te plait.

Allen regarda autour de lui. Il était le seul élève restant et, à priori, le seul à s'appeler Allen Walker.

Il s'approcha du centaure et leva les yeux vers lui.

- Firenze plongea à nouveau son regard dans le sien, puis il désigna d'un simple coup d'œil la voute étoilée qu'il avait créée.

- Les étoiles m'en ont dit beaucoup sur toi.

- V...vraiment ?

- Ta tâche est noble, et je suis honoré de te rencontrer enfin. Ton esprit est empli de doutes, ils obscurcissent ton âme et ton cœur. Il te faut les écarter de ton chemin pour suivre la voie qui est tienne.

Allen ne comprenait pas tout mais avait saisi l'essentiel : Firenze savait qui il était et ce qu'il faisait dans ce monde.

- Ton compagnon est quelque part au nord.

Son compagnon ?

- Vous voulez dire... Kanda ?

Firenze se contenta de lever la tête au ciel.

- Des temps difficiles pourraient bientôt arriver, bien plus tôt que tu ne le penses Allen Walker. Passe un bonne journée.

Et sans un mot de plus, il s'engouffra dans la forêt magique.


Prochain chapitre : dimanche 28 mars

Pour une fois, pas de fin « sadique » alors à la place, je vais vous allécher un peu en vous indiquant que les évènements vont s'accélérer dans le prochain chapitre...