Reviews, merci à :
Tyanilisha : Dommage, si tu avais demandé, j'aurais répondu... Non je plaisante !
Koneko-swan : Je ne dirai pas un mot sur le futur... Il va falloir continuer à me lire (oui, c'est du chantage).
Tango Dancer : J'essaye de poster quand je n'ai pas trop de boulot, ou lorsque je suis particulièrement inspirée et que je me dépêche d'écrire avant que cette bénédiction du ciel ne me soit retirée.
SerenePhenix : Le rêve d'Harry est cité dans le livre donc je n'ai pas jugé utile de le raconter une nouvelle fois, je crois que c'est celui dans lequel Voldemort est en colère contre un de ses partisans.
Sat1 : Dans ce cas, j'espère que le début des chapitres te procure une joie sans égal, pour compenser ! : )
Sednareinedesaux : la taille des reviews n'a pas d'importance face à une telle avalanche de compliments !
Egwene Al'Vere : V'là un petit morceau de bonheur quotidien avec ce chapitre dans ce cas.
Mira nara : Kanda n'est pas au nord de l'Angleterre mais en Finlande : les akumas se sont un peu dispersés. Harry a décidé de faire confiance à Allen, donc il a sûrement du penser que Dumbledore voulait lui parler au sujet d'une chose peu importante, concernant son ancienne école par exemple. Et tu sais quoi ? J'adOOOre les chocapics !
Guikat : Non non, c'est bien noté dans le livre, Voldemort est en colère à cause de l'échec d'un de ses partisans : Rookwood. Pour infos supplémentaires : p 656, édition Gallimard. Sinon, l'une de tes remarques se rapproche de ce qui pourrait se passer dans le futur...
BleachHitsugaya : note personnelle : penser à incruster plus souvent le nom de Kanda si celui-ci provoque de tels mouvements de foule...
o-chocola-o : Bienvenue à toi, adorateur du très céleste Timcampy.
Bonne lecture !
Chapitre 18 : le règne d'Ombrage
A la fin de la semaine, au détour d'un couloir, Allen fut renversé par Neville qui, courant aussi vite qu'il le pouvait pour échapper à Goyle, n'avait pas eu le temps de l'éviter.
Lorsque Goyle, arrivant à son tour, vit qu'Allen et Neville étaient renversés sur le sol, il devint livide, fit un pas en arrière, et passa son chemin.
- Désolé, s'excusa Neville essoufflé en aidant Allen à se relever, c'est terrible, c'est terrible !
- Qu'est-ce qui est terrible ? interrogea l'exorciste en époussetant sa robe de sorcier, et pourquoi étais-tu poursuivi par Goyle ?
Le pauvre Gryffondor avait apparemment du mal à reprendre son souffle : il était courbé en deux et haletait bruyamment. Il se redressa au bout de quelques minutes et se décida à révéler au Serpentard le secret qui courrait de toute façon bientôt dans toute l'école :
- On était à une sorte de... réunion pour apprendre à mieux maitriser la magie défensive...
- L'A.D ?
- C... Comment tu connais ?
- Harry m'en a parlé, continue s'il te plait.
- L'A.D, oui, donc on s'entrainait et on a entendu du bruit. Un elfe de maison est venu nous prévenir mais c'était trop tard : Ombrage est arrivée avec des Serpentards et...
- Quoi ! s'exclama Allen, Ombrage a découvert l'A.D ?
- Oui, et certains ont été attrapés, je crois que Drago a coincé Harry.
Ils commencèrent à marcher en direction de la Grande Salle :
- Je crois qu'il a été emmené chez Dumbledore, fit Neville, et lui va sans doute trouver une solution pour le sortir de là non ? Je veux dire, Harry ne va quand même pas être renvoyé ?
- Je ne sais pas, murmura Allen, je ne sais même pas si Dumbledore pourra s'opposer à la moindre décision qu'elle prendra.
En chemin, ils rencontrèrent Ron et Hermione, autant essoufflés que catastrophés :
- Neville ! Tu as réussi à semer Goyle ! s'écria la jeune fille rousse en accourant vers eux
- C'est grâce à Allen, je suis littéralement tombé sur lui et lorsque Goyle l'a vu il... Il est parti ? Pourquoi est-il parti d'ailleurs ?
- A ce qu'il paraît, on lui a raconté des choses sur moi, soupira Allen, et il est assez bête pour y croire.
Ils attendirent que chacun d'eux ait récupéré une respiration normale avant de s'aventurer dans les couloirs.
- Neville m'a raconté, leur rapporta Allen, il semblerait qu'Harry ait été pris.
- QUOI ? firent Hermione et Ron en choeur
Neville acquiesça doucement pour confirmer les dires du jeune homme blond.
Ils entrèrent dans la Grande Salle.
- C'est une catastrophe, gémit Hermione en se laissant tomber sur le premier banc qui lui vint, il va être renvoyé, ou pire !
- Ou pire ? répéta Ron, je vois difficilement ce qui pourrait être pire !
- On pourrait lui retirer sa baguette !
- Mais seul le ministère de la Magie peut...
- J'ai vu Fudge !
- Attendez, on ne peut pas savoir à l'avance ce qui va se passer, tenta de les rassurer Allen, tout ce qu'il nous reste à faire est attendre.
Et c'est ce qu'ils firent, ils attendirent patiemment que leur ami revienne dans la Grande Salle. Durant les trente-et-une minutes qui lui semblèrent être les plus longues de sa vie, Allen essaya de s'imaginer ce qui était en train de se passer entre Ombrage, Dumbledore et Harry. Il priait pour que les deux derniers sortent indemnes de la confrontation.
Hélas, ses espoirs partirent en fumée lorsqu'il vit Harry entrer dans la Grande Salle, le visage défait.
- Alors ? demanda Hermione d'une voix étranglée, lui laissant à peine le temps de s'asseoir, tu n'as pas été renvoyé ?
Le Survivant agita mollement la tête de droite à gauche.
- Par Merlin mais c'est formidable ! s'écria Ron
Allen, quant à lui, laissa échapper un soupir de soulagement.
- Mais Dumbledore n'est plus directeur de Poudlard.
- QUOI ? s'écrièrent ses trois amis
- Il m'a protégé en faisant croire à Fudge et Ombrage que l'armée était son idée, et qu'il l'avait créée pour combattre et renverser le ministère.
- Mais... mais, balbutia la rousse, c'est complètement insensé !
- Peut-être, mais Fudge et Ombrage l'ont pris au mot et ont voulu l'arrêter. Il a disparu avant qu'ils ne puissent le faire.
Harry préféra taire l'évènement qui s'était produit lorsqu'il se trouvait dans le bureau de Dumbledore, le moment où il avait eu la furieuse envie de mordre celui-ci.
- Dire que Fudge peinait à trouve un motif de condamnation et qu'on lui en a fourni un sur un plateau d'argent, soupira Ron dépité
- Non seulement il en a trouvé un mais il a nommé Ombrage...
- … directrice de Poudlard, acheva sombrement Allen
Et en effet, dès le lendemain, d'énormes panneaux avaient été placardés un peu partout sur tous les pans de mur de l'école.
PAR ORDRE DU MINISTERE DE LA MAGIE
Dolorès Jane Ombrage (Grande Inquisitrice) remplace
Albus Dumbledore à la direction de l'école
de sorcellerie Poudlard
Conformément au décret d'éducation
numéro vingt-huit
Signé : Cornelius Oswald Fudge, ministre de la Magie
- Ceci, mes amis, marque la fin de la liberté à Poudlard, murmura Anna en lisant pour la troisième fois de la journée un des panneaux
- J'ai entendu dire qu'elle voulait supprimer des matières, ajouta Nils
- Celles qui font appel à trop de manipulations pratiques ? demanda Allen tandis qu'ils se rendaient à leur salle commune
- Je ne sais pas, mais une chose est sure : il va y avoir du changement. Au fait Allen, ça fait un moment que je me fais la réflexion mais où est ton zilter ?
L'exorciste haussa les épaules :
- Aucune idée, et ça fait un bout de temps qu'il a disparu.
- Et ça ne t'inquiète pas plus que ça ? questionna Anna
Inquiet, Allen l'était. Pas pour Timcampy, car le golem savait parfaitement se débrouiller seul, mais pour le fait qu'il puisse tomber entre les griffes d'Ombrage.
- Je crois l'avoir aperçu dans le dortoir une nuit, mais impossible de savoir où il traine toute la journée. Je pense qu'il s'ennuie ici.
- Ici ? s'esclaffa la jeune fille, alors il préfère l'Amazonie ?
Il sourit :
- C'est bien possible...
Ils pénétrèrent dans la salle commune...
… et constatèrent que celle-ci regroupait la majorité des Serpentards, tous agglutinés auprès d'Ombrage et de Rusard.
Tandis que la nouvelle directrice arborait un sourire éclatant, les concierge se tenait droit comme un i, presque au garde-à-vous.
- Vous avez une idée de ce qui se passe ? demanda Allen en chuchotant
Ni Anna, ni Nils ne semblaient en mesure de répondre.
Finalement, Nils prit un élève à part :
- Eh, toi, qu'est-ce qui se passe ?
- Aucune idée, ils viennent d'arriver.
Ombrage s'éclaircit la gorge et prit la parole, une fois qu'elle se fut assurée d'avoir toute l'attention nécessaire :
- Chers élèves, si je suis ici avec vous, c'est que j'ai foi en cette maison qui me semble être la plus disciplinée de Poudlard.
Allen vit Drago ricaner.
- Comme vous le savez, et comme vous l'espériez sans doute, j'ai l'intention, en temps que directrice de Poudlard, de prendre les mesures nécessaires pour que chaque maison respecte un seul mot d'ordre : la discipline.
Elle marqua un temps de pause, promena un regard sur son auditoire silencieux, puis reprit :
- Malheureusement, la tâche risque d'être ardue, compte tenu de la dépravation dans laquelle Poudlard n'a cessé de plongé depuis quelques années. Il me faut un soutien, une force supplémentaire, pour canaliser d'éventuels élèves perturbateurs. Ce soutien, j'ai décidé de le nommer : Brigade Inquisitoriale. Il ne tient qu'à vous d'en faire partie, dès aujourd'hui.
Elle fit apparaître un rouleau de parchemin :
- Chaque élève souhaitant faire partie de cette Brigade devra signer ce parchemin, attestant de la validité de son engagement. Des questions ?
Une élève leva la main.
Ombrage dut se mettre sur la pointe des pieds pour percevoir son visage :
- Oui ?
- Et elle consiste en quoi exactement cette « Brigade » ?
- Et bien les membres de la Brigade agiront en tant que gardiens de la discipline et seront chargés de maintenir l'ordre et l'obéissance.
- Des préfets donc...
- A cela près qu'il pourront, si besoin il y a, ôter des points aux élèves des différentes maisons.
Des murmures approbateurs se firent entendre.
Drago prit la parole, la mine réjouie :
- On peut s'inscrire quand ?
Visiblement ravie de l'engouement qu'elle avait fait naître, Ombrage eut un rire de petite fille :
- Immédiatement si vous le désirez.
Les Serpentards commencèrent à se bousculer pour avoir accès au parchemin.
Ecoeuré, Allen saisit ses amis par la manche :
- Venez, fit-il, on s'en va.
Une fois qu'ils furent dans les cachots, il laissa exploser son mécontentement :
- C'est ridicule, cette Brigade détruit complètement le système instauré par Dumbledore !
- Mais c'est le but ! Tout le monde sait que le but ultime d'Ombrage est d'effacer toute trace de Dumbledore à Poudlard ! Elle veut rendre l'école conforme à ses propres attentes.
- Et beaucoup vont en profiter, fit remarquer Nils
Et autant vont en pâtir, ajouta mentalement Allen
- Vous avez vu ça ? fit Hermione effarée alors que Malefoy venait tout juste de leur enlever une bonne cinquantaine de points
Ron, Allen, Nils, Hermione et Anna se trouvaient dans la Grande salle pour le déjeuner.
- Aucun de vous ne fait partie de cette Brigade à la noix j'espère, fit Ron d'un ton suspicieux, visant ostensiblement Anna et Nils
Le jeune homme brun haussa les épaules :
- Tu nous prends pour qui ?
- D'ailleurs si nous en faisions partie, nous t'aurions déjà enlevé au moins trente points pour suspicion non-fondée, rétorqua Anna en riant
Allen, lui s'interrogeait :
- Dites, où est Harry ?
Hermione et Ron échangèrent un regard qui ne présageait rien de bon.
- Ombrage a demandé à le voir.
L'exorciste fit une grimace :
- Le pauvre, elle va le harceler jusqu'à la fin de l'année si ça continue.
- Bon, on va vous laisser, fit Nils, il faut qu'on aille à notre table, la « Brigade Inquisitoriale » arrive et si elle nous voie à votre table...
Hermmione les retint avant qu'ils ne soient définitivement hors de portée :
- Attendez, surtout ne quittez pas la Grande Salle !
Allen haussa un sourcil, surpris :
- Pourquoi ?
- Mes deux imbéciles de frères ont prévu quelque chose, expliqua Ron, et avec eux, ce n'est jamais bon signe dès que le verbe « prévoir » fait son apparition.
- Euh d'accord, on y pensera, dit Anna
Tous trois regagnèrent leur table, tout en gardant une distance raisonnable entre eux à celle-ci.
Tandis qu'il remplissait son assiettes, Allen se demanda ce qu'avaient traficoté les jumeaux Weasley pour qu'il faille mieux rester dans la Grande Salle.
La réponse ne se fit pas attendre, un formidable BOUM fit raisonner et trembler les murs de la salle, faisant sursauter la plupart des élèves. Quelques minutes plus tard, une nuée d'étincelles suivie de fusées fit son entrée dans la Grande Salle. Les élèves poussèrent des hurlements de stupéfaction ou de terreur.
Allen, lui, était émerveillé : tout brillait et scintillait autour de lui. Il voyait des lunes, d'énormes soleils, des dragons de flamme et même des cierges volants qui inscrivaient des grossièretés dans l'air.
Des pétards explosaient un peu partout et, bien qu'il ne comprenne pas le mécanisme utilisé, le jeune homme remarqua que le feux d'artifice semblait gagner en intensité au fil du temps.
Celui-ci ne cessa en effet de croitre, et ni les sortilèges, ni les incantations, ni même les pleurs et les supplications ne parvenaient à stopper son développement. Pire : leur utilisation empirait la situation.
Tout le long de la journée, les cours furent ponctués de détonations et de visites imprévues de pétards et autres étincelles. Loin de s'en plaindre, Allen était le premier à féliciter les frères Weasley de leur initiative. Ombrage courut toute la journée, passant de classe en classe, pour régler les problèmes d'intrusion. Même les professeurs paraissaient se réjouir de la voir déambuler en furie dans les couloirs, et ne faisaient aucun effort pour l'aider.
C'est donc après une journée riche en émotions, et après s'être assuré qu'Harry était revenu sain et sauf du bureau d'Ombrage suite à son entretien avec celle-ci qu'Allen regagna tranquillement son dortoir à la fin de la journée.
Il s'arrangea pour souhaiter discrètement une bonne nuit à ses deux acolytes et, lorsque toutes les lumières furent éteintes, se mit à la fenêtre, espérant apercevoir des bribes d'étincelles, vestiges du magnifique et flamboyant feu d'artifice de la journée.
Le dortoir des Serpentards se trouvant dans les cachots, les élèves de la maison avaient une vue assez basse sur le lac, mais le jeune homme parvenait à voir des lueurs et à entendre quelques détonations.
Il n'avait pas vraiment sommeil et aurait pu contempler le spectacle toute la nuit s'il l'avait souhaité.
Il s'appuya un peu sur le rebord de la fenêtre. Derrière lui, il pouvait entendre les ronflements et soupirs de ceux qui avaient déjà rejoint les bras de Morphée.
Soudain, une douleur sourde lui traversa l'œil gauche.
Le cœur de l'exorciste fit immédiatement un bond de joie dans la poitrine de celui-ci.
Un akuma !
Certes, il n'y en avait qu'un seul, mais c'était tout ce qui lui fallait.
Plaquant une main sur son œil gauche par précaution, le jeune homme entreprit de sortir du dortoir sans réveiller ses camarades.
Une fois que ce fut fait, il s'orienta en fonction de la position de l'akuma ; il se trouvait dans le parc, derrière l'entrée du château. Il devait faire vite, avant qu'il n'atteigne la porte principale donnant accès à l'école.
Traversant le hall, Allen s'arrêta devant la lourde porte de bois. Comment allait-il faire pour l'ouvrir ? Elle devait être protégée par un sortilège.
A peine eut-il eu cette pensée qu'une succession de cliquetis se fit entendre, puis la porte s'entrouvrit.
Le jeune homme sourit.
Dumbledore sans doute...
Il franchit la porte.
Pendant ce temps, dans la tour nord du château qui abritait les Gryffondors, une jeune fille ne trouvait pas le sommeil. Ses camarades, accoudées à la fenêtres, observaient le mouvement des étincelles, ainsi que leur disparition puis leur réapparition.
- C'est vraiment magnifique ! s'exclama Parvati en pouffant près de sa sœur
Ce qui serait magnifique, ce serait de pouvoir enfin avoir un peu de calme et de pouvoir dormir, songea Hermione qui avait rabattu sa couverture jusqu'au sommet de son crâne
Une heure plus tard, tout le monde avait regagné son lit, et dormait paisiblement.
Tout le monde, sauf Hermione.
A force d'attendre que le silence revienne, c'était le sommeil qui était parti.
Excédée de de pas parvenir à trouver le repos, elle se leva, mit ses chaussures, et jeta un coup d'œil à la fenêtre, essayant de trouver une distraction. Tout ce qu'il restait du feu d'artifice Weasley était un petit dragon de feu qui faisait des ronds dans le ciel.
Hermione soupira et fit demi-tour pour retourner se coucher. Elle entendit une explosion.
Ainsi s'achève l'invention de Fred et George.
Jetant un nouveau coup d'œil à la fenêtre, elle vit que le dragon était toujours là.
Etrange, j'aurais juré avoir entendu...
Un autre bruit d'explosion se fit entendre, plus fort que le précédent.
Il ne réveilla pourtant pas les jeunes filles endormies.
Hermione se précipita à la fenêtre. En regardant avec plus d'attention, elle vit briller une lueur rougeaude, en contrebas.
Ce n'est pas le bruit ni la lumière d'une fusée...
Songeant qu'après tout, elle ne parvenait pas à dormir, elle décida de descendre et d'aller voir ce qui se passait en bas.
Elle sortit du dortoir, traversa la salle commune, prit les escaliers tournants et se retrouva dans le hall.
Quelle direction prendre à présent ?
Hermione tendit l'oreille, essayant de percevoir un son qui l'aurait guidée mis n'entendit rien.
Elle se sentit stupide. Qu'est-ce qui lui avait pris de descendre ? Après tout, l'explosion qu'elle avait vue était peut-être réellement due à une fusée d'artifice. Pourtant elle était bel et bien en bas à présent, et entreprit de marcher un peu avant de retourner dans son dortoir.
Mais, elle n'aurait su dire pourquoi, un détail la chiffonnait.
Quelque chose n'était pas normal.
Quelque chose n'était pas à sa place.
Son regard tomba sur la porte du hall.
Ouverte.
Un élève aurait-il, comme elle, décidé de faire une escapade nocturne ?
Intriguée, la jeune fille franchit la porte et se retrouva dans le parc.
En ce début de printemps, l'air demeurait frais. Elle frissonna et ferma la robe de chambre qu'elle avait eu le bon soin d 'apporter.
Si seulement j'avais aussi apporté ma baguette...
Marchant dans la nuit noire, Hermione entendait l'herbe crisser sous ses pas.
Promenant un regard autour d'elle, elle s'arrêta.
Et maintenant Hermione, jusqu'où vas-tu aller ?
Elle soupira : elle n'avait absolument rien à faire ici, et elle ne voyait personne. Mieux valait regagner son lit.
La sorcière fit demi-tour et atteignit rapidement la porte du château. A l'instant où elle l'eut franchit, celle-ci se referma et les serrures se verrouillèrent, la faisant sursauter.
Elle fit un pas en avant...
… quand elle entendit une voix.
Hermione tendit l'oreille, la voix était lointaine et semblait venir du couloir de gauche. N'hésitant pas une seconde, elle s'engagea dans ce couloir faiblement éclairé par quelques chandelles.
Tout en s'approchant du son de la voix, elle tenta d'identifier à qui celle-ci appartenait.
Elle avait déjà entendue cette voix douce et rassurante, elle en était certaine, mais où ?
S'approchant un peu plus, elle arriva à un point où le couloir se partageait en deux.
Tournant la tête à gauche, elle le vit.
Il était de dos, et tout ce que la jeune fille pouvait voir de lui était qu'il portait une robe de sorcier noir et qu'il avait les cheveux blancs.
Les cheveux blancs ?
Il n'avait pourtant pas la voix d'un vieillard...
L'homme semblait en conversation avec quelqu'un, ou plutôt, quelque chose puisqu'Hermione ne voyait personne à côté de lui.
- Tu sais, tu peux trainer où tu veux mais fais attention aux chats, tu ne voudrais pas te faire manger, une fois de plus si ? Fais aussi attention à la directrice, si elle t'attrape... Fais attention d'accord ?
Cette voix...
Hermione avançait doucement, plaçant un pied après l'autre sans faire de bruit.
Si elle parvenait à se rapprocher suffisamment, elle pourrait voir son visage.
Prochain chapitre : dimanche 11 avril
