Bonjour tout le monde ! Alors voici le nouveau chapitre !
Chapitre 5
Le fortfait ses événements, le faiblesubit ceux que la destinée lui impose.
Harry se sentait comme une bombe à retardement. Ce type était certainement l'une des personnes les plus désagréables de cette Terre. Et, bordel pourquoi lui avait-il lancé un paquet de gomme? Était-ce une manière subtile de lui dire qu'il puait de la bouche? Non, impossible. Drago Malfoy n'était jamais subtile dans son mépris des autres. Alors pourquoi la gomme? Et pourquoi perdait-il son temps à penser au cerveau de Drago Malfoy? Il était évident que le blond souffrait visiblement de mauvaise humeur permanente et grossièreté incessante. Il est donc inutile de s'attarder sur le pourquoi du comment. Mieux valait tout simplement l'ignorer et faire comme s'il n'existait pas. Il eut la vision fugace de la nuque gracile de Malfoy. Cette nuque semblait délicate… sensible… douce comme de la soie… et ses quelques mèches qui tombaient sur elle… la rendait encore plus désirable… Et pourquoi était-il entrain de penser à la nuque de Malfoy? Merde. Il ne regardait pas les gars. Il se refusait catégoriquement à regarder les garçons. Et si, par malheur, il devait trouver la nuque d'un garçon jolie, que ce ne soit pas celle de ce maudit blond albinos. Il s'arrêta brusquement en voyant la porte de la chambre de sa mère s'ouvrir. Et son cœur n'osa plus faire le moindre mouvement avant de voir la silhouette si maigre de sa mère. Seigneur, elle avait l'air d'un zombie. Ses yeux verts émeraude, identiques aux siens, étaient injectés de sang et ses cheveux roux étaient emmêlés. Il se souvenait d'une époque lointaine où sa mère avait semblé être la femme la plus belle du monde. Et son sourire qui illuminait tout son visage… C'était une époque révolue et il ne valait mieux pas y penser. Soudain, celle-ci leva les yeux vers lui et Harry eut l'impression, pendant quelques secondes, qu'elle ne le reconnaissait plus.
-Maman. Dit-il calmement.
-Harry.
Un silence tendu s'installa alors entre eux. Harry aurait voulu s'enfuir. Il n'avait absolument rien à dire à cette frêle femme qui semblait sur le point de s'écrouler. Malheureusement, si elle s'écroulait, il n'avait pas d'autre choix que d'être là, pour la rattraper. Après tout, elle était sa mère et il l'aimait. S'il ne l'aimait pas à ce point… Il aurait été incapable de supporter la vue de ce corps décharné.
-Est-ce que ça va? Demanda doucement Harry.
Sa mère ne le répondit pas, se contentant de le regarder de ses yeux qui semblaient si vides. Elle ne lui parlait pas. Elle ne faisait que le regarder. Attendait-elle qu'il s'en aille? Qu'il lui parle plus? Qu'il la touche? Qu'il l'étreigne? Non, impossible. Il ne savait pas comment se comporter avec cette femme. Non, pas cette femme, sa mère. Sa mère. Il devait se le répéter. Sa mère. Son père. Son frère. Sa famille. Sa seule et unique famille. Il entendit alors quelqu'un monter les marches d'escalier et se figea aussitôt. Ce n'était pas les pas de son père. Celui-ci avait des pas lourds… Cela ne pouvait être que Malfoy. Il vit les yeux de sa mère partir dans la direction du blond et son teint, qui était déjà pâle, devient celui d'un fantôme. Ses petites mains se mirent à trembler et Harry vit, à sa grande horreur, ses yeux se remplirent de larmes amères. C'était la première fois en plusieurs années qu'il avait vu le regard de sa mère empli d'une telle vie. Et ce regard plein de vie était pour Drago Malfoy. Il l'aurait volontiers frappé mais, il ne fit que crisper les poings.
-Bon après-midi, Madame Potter. Au revoir.
Et sans demander son reste, Drago Malfoy claqua la porte de sa chambre. Harry vit la main de sa mère se poser sur son cœur alors que tous ses membres se mettaient à trembler. Elle s'apprêtait à tomber lorsqu'Harry la rattrapa.
-Tom… Murmura-t-elle. Tom…
-Je sais Maman… Je suis désolé…
Des larmes amères dégringolèrent alors sur les joues d'une blancheur de craie et Harry ne put que ravaler la bile qui lui montait à la gorge. Il pouvait sentir la violence qui s'emparait de son être… Cette haine brûlante qui semblait vouloir s'emparer de chacun de ses battements de cœur. Non. Il devait se calmer. Il devait arriver à penser rationnellement. Et sa mère continuait à pleurer silencieusement contre lui, des sanglots d'une tristesse déchirante s'échappant de sa gorge. Harry ignorait combien de temps il resta là à entendre sa mère sangloter dans ses bras. Avait-elle-même conscience qu'il s'agissait de ses bras? Savait-elle même qu'elle avait un autre fils? Un fils bien vivant et qui se trouvait là… juste devant elle. Harry repoussa vivement ses pensés. Il ne voyait même pas à quoi cela pouvait bien servir d'hurler à sa mère de le regarder. Elle ne le ferait pas. Ses yeux se poseraient sur lui, mais elle ne le verrait pas. Son regard était à jamais tourné vers son frère. Vers l'injustice qu'on lui avait faite. Finalement, elle se laissa tomber dans ses bras, les yeux fermés et visiblement épuisée. Pourquoi était-elle sortie de sa chambre? Elle était incapable de subir de tel évènement. Elle aurait du rester dans sa chambre… Elle aurait du rester pour son bien… Et aussi pour celui d'Harry. Le mépris qu'il ressentit alors contre lui-même le fit soulever sa mère pour la déposer avec gentillesse sur le lit. Il posa alors délicatement sa main sur la joue pale. Quand avait-il parlé à sa mère pour la dernière fois? Non, encore mieux… quand avait-il regardé sa mère pour la dernière fois? Un sourire acerbe se forma alors sur ses lèvres. La regarder? Et pourquoi faire? Qu'y avait-il donc à regarder sur sa mère? Les stigmates du temps et la douleur du passé, voilà ce qu'il y avait à regarder. Et il n'avait nullement besoin de le voir… Il sortit alors tranquillement de la chambre de sa mère pour voir que Drago Malfoy était appuyé sur un mur, les bras croisés.
-Qu'est-ce que tu veux? Cracha froidement le brun.
-Est-ce qu'elle va bien? Demanda calmement Malfoy.
-Toi qui es si intelligent… qu'est-ce que tu en penses?
Les yeux argentés le fixèrent pendant quelques secondes avant qu'un reniflement dédaigneux ne face son entré et que le blond lui tourne le dos. Oui, qu'il parte… qu'il le laisse tranquille avec cette haine sauvage qui semblait vouloir le dévorer de l'intérieur. Qu'il le laisse respirer, bon sang! En un mouvement qu'il ne comprit pas, il se saisit du bras de Malfoy et le tourna vers lui.
-Lâche-moi immédiatement ou je te casse la main. Déclara glacialement le blond.
-Pourquoi m'as-tu demandé si elle allait bien?
La question sembla prendre le blond au dépourvu puisqu'il se contenta de le fixer avec étonnement au lieu de lui casser la main. Sa peau était douce. Un frisson imperceptible se fit sentir dans le corps d'Harry et il s'obligea à l'ignorer. Ses cheveux blonds lui tombaient sur les épaules, lui donnant un air angélique qui n'avait absolument rien à voir sur un type qui n'avait pas hésité à avoir quelqu'un d'innocent en prison.
-Aucune mère ne mérite de souffrir de cette manière. Murmura Malfoy. Les mères sont spéciales…
-Ah oui? Les mères sont spéciales? Et qu'est-ce qui se passe quand une mère déteste son enfant ou bien qu'elle l'abandonne ou, encore mieux, qu'elle le voit tous les jours mais qu'elle agissait comme s'il n'était pas là?
Seigneur, sa voix était trop agressive. Malfoy n'avait pas besoin de deviner ses états d'âme. En fait, le moins Malfoy en savait sur lui, le mieux s'était. Il ignorait comment il allait bien pouvoir faire pour que Malfoy lui confie que son frère ne l'avait pas agressé sexuellement…. Il fallait qu'il trouve un plan… et ce plan ne stipulait en aucune manière que Drago Malfoy soit en mesure de rentrer dans sa tête.
-Alors, j'espère pour cet enfant qu'il sera en mesure de trouver quelqu'un d'autre qui sera en mesure de le faire se sentir spécial. Parce que la vie est dégoûtante, pas vrai? Vraiment dégoûtante…
-Pourquoi es-tu ici si tu penses qu'aucune mère ne doit souffrir? Tu fais ma mère souffrir en étant dans cette maison.
-Ma mère est plus importante que la tienne.
Les sourcils d'Harry se froncèrent alors que Drago Malfoy arrachait brusquement son poignet de son étreinte et partait s'enfermer dans sa chambre. Sa mère? Quel était le rapport entre sa mère et cette maison? Était-ce sa mère qui l'avait obligé à venir ici? Pourquoi? Il avait mal à la tête avec toutes ces histoires… Il avait besoin de sortir. Sans perdre une seule seconde, il se précipita dehors et partit en courant dans la direction de la maison de Ron. Il avait besoin de se changer les idées. Lorsqu'il arriva enfin chez son meilleur ami, il eut à peine le temps de cogner à la porte qu'une tornade rousse se précipita vers lui, l'enlaçant fermement.
-Salut Ginny. Dit-il calmement.
-Harry! Je suis tellement contente de te voir! Mon frère n'ait pas encore revenu alors si tu veux… tu pourrais venir t'amuser avec moi.
Le brun haussa un sourcil et haussa nonchalamment les épaules. Il se fichait bien de coucher avec Ginny ou non. Il l'avait déjà fait durant leur brève liaison. Si elle voulait coucher avec lui, cela ne le dérangeait en rien. Et ainsi, il pourrait oublier la vision persistante de la nuque gracile de Drago Malfoy… sans parler de la douceur de sa peau sous ses doigts… Seigneur, il avait eu l'impression de toucher de la soie. À moins, qu'il soit sur le point de devenir complètement cinglé. Des lèvres fermes s'emparèrent des siennes alors qu'une poitrine généreuse se plaquait contre son torse. Il se contenta de se laisser faire. Ginny était expérimentée. Si elle voulait s'amuser avec son tour… cela ne le concernait en rien. Ils furent interrompus par un raclement bruyant de gorge. Harry se tourna alors pour voir que Ron les fixait en grimaçant.
-Va jouer avec tes poupées, Ginny. Grogna-t-il avec dégoût. Toi, Harry suit moi.
Harry hocha docilement la tête et se dégagea sans hâte des bras de la rouquine. Celle-ci laissa échapper un soupir de dépit avant de repartir dans la main. Le brun suivit alors sans protester Ron dans le jardin. Son meilleur ami lui fit alors signe de s'asseoir à côté de lui.
-Bon alors, dis-moi ce qui se passe à la fin. Ordonna sans préambule le roux.
-Rien du tout.
-S'il te plait Harry, ne me prends pas pour un imbécile. Premièrement, tu es venu à l'école avec l'air de vouloir tuer quelqu'un. Deuxièmement, tu fixais le nouveau canon comme s'il t'obligeait à manger quelque chose de pas frais. Et troisièmement, tu étais entrain d'embrasser ma sœur. Tu sais, celle avec qui tu es sorti et avec qui tu as rompu après 3 semaines.
-Même si j'ai rompu avec elle, cela ne veut pas dire que son corps me répugne.
-Harry, franchement, ce n'est pas la première fois qu'elle essaye de se faufiler dans ton lit. Tu l'as toujours repoussé. Et maintenant, pouf, tu te laisses embrasser? Je suis ton meilleur ami ou ton meilleur guignol?
-Je peux y penser pendant quelques secondes?
Ron le frappa sans animosité sur le bras et le brun ne put que pousser un soupir en passant nerveusement sa main dans ses cheveux ébouriffés.
-Je ne sais pas quoi te dire Ron…
-Pourquoi pas la vérité? Ce serait un agréablement changement tu ne trouves pas?
Et Harry sentit la vérité sortir de sa bouche sans qu'il ne puisse la retenir.
À suivre…
