Reviews, merci à :

Little akary : ça fait toujours rire quand on brise un « mythe », en l'occurence celui de Kanda !

Fuhatsu : Aaaah, les problèmes d'inspiration, je connais ça... Cependant, ce n'est dramatique que lorsqu'on a déjà posté le début d'une histoire et que les lecteurs tambourinent sur leurs écrans pour lire une suite qui ne vient pas (heureusement qu'ils ne savent pas où habitent les auteurs tiens...)

Tsuki-neesan : « Entre l'amour et la haine, il n'y a qu'un pas ». J'espère que l'attente n'a pas été trop « insoutenable » : )

Egwene Al'Vere : : )

O-chocola-o : Il est certain que j'ai adoré écrire la scène dans laquelle Allen rit à cause de l'apparence de Kanda : P

Tyanilisha : Oui, j'ai vu Alice aux pays des Merveilles ! Sinon, il y a eu un bond dans l'histoire parce que je pense que c'était nécessaire, il ne faudrait pas que les lecteurs décrochent : ) Non, plus sérieusement, certains éléments me semblaient moins importants que d'autres donc je les ai laissé en route.

Lil525 : Une consœur pianiste ! Désolée pour le délai entre les chapitres, je fais pourtant du mieux que je peux : (

Lulubell Alynn : Justement pour que les gens réagissent comme tu l'as fait : D !

Sat1 : Qui sait... Moi !

BleachHitsugaya : Ah, si, quand même, ça s'arrêtera un jour (je brise un rêve là ?)

Talula Chrys : « Je vais encore pleurer ma parole. (Au moins je pisserai moins ce soir) » MOUAHAHAH ! Je la ressortirai celle-là...

Koneko-swan : Ou pas...

Guikat : Ah tiens, oui, saltimbanque c'était pas mal non plus (dommage que je n'y ai pas pensé !). Je ne connais pas la durée du polynectar mais je ne pense pas décrire la scène à chaque fois que Kanda en prend un gorgée : ) Vrai aussi que j'ai un peu (mais juste une fraction de seconde) modifié la personnalité d'Allen. Pourtant, en y réfléchissant bien, cette réaction est possible : à force d'être éloigné de son monde, il est bien sûr toujours concerné par les akumas mais sa vision est obscurcie par son amitié avec des personnes qui, elles ne sont pas concernées.

Mira nara : Malefoy ? Mâter Allen ? … Euh... t'as bu là ? XD SUPER IDEE ! (simplement j'avais pas exactement vu ça sous le même angle..)

Sur ce... Bonne lecture !


Chapitre 21 : La chute


- Qu'est-ce que... qu'est-ce que c'est que ça ?

En voyant la figure apeurée de Malefoy, Allen ne savait pas s'il valait mieux attraper sa chemise, l'enfiler rapidement et trouver une explication après ou bien inverser les trois actions.

- Euh, fit-il finalement en s'emparant d'une nouvelle chemise, je suis désolé, tu n'aurais pas dû voir ça.

- Arrête ça tout de suite ! hurla le Serpentard à demi-hystérique en pointant sa baguette sur la main gauche de l'exorciste

Allen stoppa son geste. Visiblement, le sorcier était vraiment terrifié par ce qu'il avait sous les yeux.

- Ton bras... Tu... C'est...

- Je t'ai déjà raconté ce qui m'était arrivé, pas vrai ? fit Allen d'une voix douce, mon accident en Ama...

- Menteur ! Aucun accident ne peut... Cette marque... de... Monstre !

- Mais pourtant c'est la vérité et...

Allen fit un pas vers Malefoy.

Celui-ci poussa un petit glapissement de terreur avant de tourner précipitamment les talons.

- Malefoy, attends !

Le jeune homme blond allait se lancer à sa poursuite quand Timcampy vint voleter devant lui pour l'arrêter.

- Tim, quoi encore ? Il faut que je... Rah, zut, merci.

Le golem venait de lui rappeler qu'il était toujours torse nu.

Idéal lorsqu'on veut que toute l'école soit au courant...

L'exorciste boutonna sa chemise, fit son nœud de cravate et mit ses gants avant de franchir à son tour la porte du dortoir.

Il lui fallait à présent trouver Kanda, tout lui raconter et surtout, trouver un moyen d'arranger cette situation désastreuse.

Arpentant les couloirs de l'école, il tomba finalement sur celui-ci, accompagné du professeur Flitwick, sortant de la Grande Salle.

- Monsieur Walker ? fit le professeur d'enchantement surpris en voyant son élève apparaître d'une façon aussi soudaine devant lui

- Bonjour monsieur, désolé de vous déranger mais le professeur McGonagall m'a demandé d'aller chercher monsieur Engerlus, elle souhaite lui parler.

- Ah euh, bien.

Flitwick se tourna vers Kanda :

- Nous reprendrons donc cette conversation passionnante à un autre moment, monsieur Engerlus.

Après lui avoir serré la main, et avoir reçu un grognement du membre du ministère en réponse, il quitta les deux exorcistes.

- Qu'est-ce que tu me veux moyashi ? Déjà que le vieux vient de ma rabâcher les oreilles avec sa conception de la condition des elfes de je-ne-sais-quoi, t'as intérêt à faire vite.

Toujours aussi aimable..., songea Allen

- Il serait préférable qu'on ne nous voit pas ensemble, mieux vaut ne pas empirer la situation...

- Empirer la situation ?

- Viens, je t'expliquerai.

Une fois parvenu dans un endroit peu fréquenté du parc, Allen put enfin tout raconter à Kanda :

- J'étais en train de me changer à cause de Tim, dans le dortoir, quand Malefoy est arrivé et... Il a vu mon bras.

Kanda haussa un sourcil :

- Qui est Malefoy ?

- Un élève de ma maison.

- Ta maison ?

- On ne t'a rien expliqué ou quoi ? Bon, disons un élève de l'école si tu préfères.

Vexé, l'exorciste, aux habituels longs cheveux bruns, croisa les bras:

- Tu veux dire que tu as montré ton bras à un élève ?

- Bakanda je ne lui ai pas montré, il l'a vu accidentellement.

- Où est la différence ? Et puis de toute façon, ce n'est pas si grave. Je ne vois pas où est le problème.

Allen résista à l'envie de lui sauter dessus en pensant à tous les efforts qu'il avait déployés pour dissimuler au mieux son identité.

- Pas si grave ? Mais il va tout raconter à Ombrage, si ce n'est pas déjà fait.

- Nous n'avons qu'à l'en empêcher en le retrouvant en premier. On trouvera une façon de lui faire tellement peur qu'il ne parlera plus jamais à personne. Je peux m'en charger, y'a rien à faire dans ce trou paumé de toute façon... Hum ?

L'exorciste aux cheveux blonds le regardait d'un air effaré.

Finalement...

- BAKANDA TU ES STUPIDE OU QUOI ? TU PENSES QUE LES CHOSES SE REGLENT A TA FAÇON PARTOUT ?

- Non mais oh... T'AS PAS FINI DE HURLER MOYASHI ? PARCE QUE TU PENSES AVOIR UNE MEILLEURE SOLUTION ?

Ils se fixèrent de longues minutes avec un regard noir, avant qu'Allen se mette à soupirer :

- Non justement, je n'ai pas d'autres solutions, parce qu'à par la tienne, il n'en existe aucune.

- Dans ce cas..., commença Kanda

- ...Mais on ne va pas utiliser la tienne non plus, l'interrompit Allen

- Alors quoi ?

- Rien. On ne va rien faire car on ne peut rien faire.

Découragé, le plus jeune se laissa tomber à terre.

Il avait fait tellement d'efforts, il avait fait tellement attention, et en une quinzaine de minutes, tout était parti en fumée.

A cause de Malefoy.

Kanda s'assit à ses côtés.

Ils restèrent tous deux silencieux, attendant que le temps passe.

- Cette femme, si elle apprend tout, que fera-t-elle ? dit finalement Kanda

- Dans le pire des cas, elle me fera subir un interrogatoire et je serai envoyé à Azkaban, répondit Allen sans se soucier de savoir si son interlocuteur savait ce qu'était Azkaban.

- Et dans le meilleur des cas ?

Le jeune homme blond eut un sourire ironique :

- Dans le meilleur des cas je serai envoyé directement à Azkaban.

Allen cacha son visage dans ses genoux.

C'était une véritable catastrophe.

L'aventure serait achevée dans les prochaines heures.

Il ne craignait pas Azkaban. Dumbledore le sortirait de cette situation avant qu'il n'y rentre, et, si par malheur il y entrait, il pourrait certainement en sortir grâce à son Innocence. L'unique chose qui le tracassait était qu'il ne savait pas s'il aurait le temps et le droit de tout expliquer à ses amis avant qu'Ombrage ne s'en charge. Il ne voulait pas les quitter sans qu'ils sachent.

- On ne peut pas savoir ce qui va se passer.

Allen releva la tête et posa son regard sur Kanda qui fixait un point invisible droit devant lui.

- Mais... murmura-t-il sidéré tout en élevant la tête

- Quoi ?

- A l'instant, est-ce que par hasard c'était...

L'épéiste eut un regard d'incompréhension.

- Est-ce que par hasard c'était...

La mine effarée du plus jeune fit place à un sourire démoniaque :

- … Une lamentable tentative de réconfort ?

- Espèce de...

Kanda n'eut pas le temps d'attraper Allen, celui-ci avait déjà bondi hors de sa portée et détalait à présent vers le château.

- Vous devriez faire attention à votre poids monsieur Engerlus ! hurla-t-il avant d'atteindre la porte principale

Demeuré seul, Kanda fulminait.

- Lui, je l'attrape...

Il décida à son tour de regagner le château. L'horripilante femme nommée Ombrage lui avait demandé d'aller assister au cours de Firenze, le professeur de divination.

Le son de la voix désagréablement aiguë tintait encore dans ses oreilles.

Tout en parcourant les couloirs, ils repensait aux paroles du moyashi. Tsss, cette pousse de soja n'était vraiment pas prudent : exposer son bras au nez et à la barbe d'un élève, c'était vraiment faire preuve d'une étourderie étonnante. Lui n'aurait jamais commis une telle erreur.

L'essentiel était à présent de savoir si l'élève en question avait ou allait tout rapporter à la directrice et, dans ce cas, lui-même serait en danger.

Tout cela le mettait dans une humeur noire, une humeur massacrante. Était-ce même la peine de continuer à jouer le rôle du petit gras du ministère ?

- Tsss, siffla l'exorciste, c'est vraiment pas poss...

Un élève le heurta.

- On t'a jamais appris à faire attention non ? aboya-t-il à l'adresse de l'élève

- D... désolé, s'excusa Neville en rougissant

- Tu as cours ?

- Euh, non, j'ai fini mais je...

- Alors ne reste pas planté là et file dans ta chambre !

- De euh ? Ma... chambre ? Mon dortoir plut...

- Qu'est-ce que j'en ai à foutre moi ?

- R.. rien mais...

Au regard meurtrier que lui lança Kanda, Neville n'osa pas continuer et préféra passer rapidement son chemin.

Un peu plus loin, Allen discutait avec Anna, Harry et Hermione, qu'il avait croisés au détour d'un couloir.

Lorsqu'il vit arriver Kanda, marchant d'un pas décidé et menaçant dans sa direction, il eut un sursaut de crainte.

- Tu vas bien Allen ? lui demanda Hermione surprise

- C'est Engerlus, il arrive par ici.

- Et ? fit Harry en fronçant les sourcils

- On va dire que nos relations sont un peu... tendues.

- Depuis le jour où tu as éclaté de rire en le voyant ?

- Il y a de ça...

Le membre du ministère arriva à leur hauteur.

- Walker, siffla-t-il plus sombre que jamais

- Monsieur ? s'enquit Allen qui ne put s'empêcher de sourire

Décidemment, il adorait le voir dans cet état.

Kanda l'agrippa par le col et le plaqua au mur.

- Hé ! s'insurgea Anna

- K... Monsieur ?

Le dénommé Engerlus approcha la bouche de son oreille :

- Moyashi, lui murmura-t-il, j'espère que tu t'éclates bien ici parce que dès qu'on est de retour chez nous, je t'explose la cervelle et je donne les morceaux à bouffer à ton golem, compris ?

- Je crois.

Il le relâcha et quitta les lieux, laissant les trois autres élèves médusés.

- Non mais il est malade ? s'exclama Anna, il n'a pas le droit de te traiter comme ça !

- Que t'a-t-il dit ? demanda Harry

- Il m'a vu sourire et en a déduit que je me moquait de lui, encore... soupira l'exorciste

Haussant les épaules, il invita ses amis à le suivre.

- Vous venez ?

Les quatre avaient en effet prévu de passer une partie de l'après-midi à réviser les sortilèges. La théorie des sortilèges était la première épreuve qu'ils auraient à passer le lundi matin, la pratique de cette même discipline s'effectuerait l'après-midi. Pendant la première demi-heure de révisions, l'exorciste se retourna toutes les cinq minutes, craignant de voir apparaître à chaque seconde Ombrage furibonde suivie de Malefoy, ainsi que d'une horde d'aurors. Fort heureusement, cela n'arriva pas et Allen pensa alors que Malefoy avait été trop effrayé pour tout aller raconter et avait de toute façon sans doute pensé que personne le ne croirait s'il le faisait.

Le lendemain, ils se retrouvèrent une nouvelle fois, accompagnés de Nils et de Ron, dans la Salle sur Demande. Ils révisèrent la métamorphose.

Le dimanche soir, Allen eut l'impression que son cerveau saturait. Après tout, ce que ses camarades avaient appris en cinq ans, lui avait dû l'apprendre en six mois seulement. Le jeune homme blond alla se coucher tôt, quittant une salle commune remplie d'élèves, de cahier, de manuels, ainsi que de parchemins.

Il ne vit pas Malefoy.

Lorsqu'il repensa à ce détail, une fois dans son lit, il nota qu'il était décidément étrange qu'il ne l'ai pas croisé de tout le week-end, c'est-à-dire depuis qu'il avait vu son bras gauche. Le Serpentard se cachait-il ?

Chassant ces pensées qui l'importunaient, il se tourna sur le côté et s'endormit.

Le lundi matin, après leur petit-déjeuner, les cinquième et septième années se regroupèrent dans la hall, et attendirent d'être répartis dans les différentes salles d'examen.

McGonagall énumérait les noms d'une liste avant de donner le nom de la salle dans laquelle ces candidats passeraient l'examen du jour.

- ...Parvati Patil, Pansy Parkinson, Nils Benkburry, Allen Walker, dans la salle de potion

Allen lança un regard jovial à Nils qui lui retourna un sourire crispé.

- Tout va bien se passer, lui murmura-t-il alors qu'ils entraient dans les cachots.

Ceux-ci avaient été spécialement aménagé pour les épreuves. Les chaudrons avaient été ôtés et une dizaine de tables avait été ajoutée.

L'exorciste s'installa à une table, et attendit d'avoir le signal pour retourner sa copie.

L'épreuve débuta.

Il lut : a) Donnez la formule et b) décrivez le mouvement de baguette magique permettant de faire voler un objet.

Il n'eut aucune peine à répondre à cette question, Harry, Ron et Hermione lui avait raconté ce qui c'était passé lorsqu'ils étaient en première année : un troll dans les toilettes des filles.

a) Wingardium Leviosa

b) Il suffit de former un cercle dans les airs puis d'abaisser la baguette.

A la fin de l'épreuve, le jeune homme blond jugea qu'il ne s'en était pas trop mal sorti, il avait réussi à répondre à la majeure partie des questions.

Nils, lui, n'était pas satisfait de ce qu'il avait écrit. Ils filèrent tous deux pratiquer des sortilèges élémentaires pour l'épreuve de l'après-midi.

A la fin de la journée les trois Gryffondors et les trois Serpentards se souhaitèrent une bonne nuit, de révisions, et rentrèrent dans leurs dortoirs respectifs.

Le mardi, Allen se retrouva avec Nils et Ron pour l'épreuve de métamorphose.

Si l'épreuve pratique se déroula sans grande difficulté pour Allen, grâce à la baguette surpuissante de Dumbledore, l'épreuve théorique lui donna du fil à retordre. Il lui manquait quelques formules, que la plupart des élèves connaissaient par cœur depuis longtemps.

L'examen de botanique se déroula le mercredi et cette fois-ci, Allen eut le sentiment d'avoir parfaitement réussi (peut-être étais-ce dû au rude entrainement qu'il avait subi avec son maitre). Tout son groupe fut d'ailleurs surveillé par Kanda qui ne surveilla rien du tout, se contentant de fixer les élèves qui se glaçaient en croisant son regard.

Après l'épreuve, l'exorciste se rendit directement à la bibliothèque pour réviser la Défense contre les Forces du Mal. Cette matière l'inquiétait plus que toutes les autres car, depuis le début de l'année, il avait le sentiment de ne rien avoir appris de nouveau sur le sujet. De plus, il manquait cruellement de pratique dans ce domaine et espérait qu'avec les entrainements que lui avait faits subir Harry la veille et l'avant veille lorsqu'il lui avait dit qu'on ne pratiquait que très peu ce genre de sortilèges dans son école, il arriverait à se débrouiller lors de l'épreuve pratique.

Le jeudi matin donc, il se rendit comme d'habitude dans le hall.

Flitwick fit l'appel :

- ...Malefoy Drago, Walker Allen, Finnias Dereck, Potter Harry, Liniack Anna, dans la Grande Salle

Tiens, revoilà Malefoy, songea Allen

- C'est la première fois qu'on se retrouve dans la même salle.

Le jeune homme se retourna et vit Harry et Anna se hâter pour arriver à son niveau. Il leur fit un sourire.

- Anxieux ? leur demanda-t-il tandis qu'ils entraient dans la Grande Salle

Harry lui fit un clin d'œil :

- Pas vraiment, comme je te l'ai dit, j'aime beaucoup cette matière, sauf cette année.

- Moi je pense avoir suffisamment révisé, pour ce matin en tout cas, fit Anna, et toi Allen?

- Un peu nerveux. Tu m'as bien entrainé Harry mais il me reste énormément de lacunes dans cette matière. Je crains surtout pour cet après-midi.

- Ne t'en fais pas trop. De toute façon, tu es assez fort en magie non ?

Allen ne répondit rien.

Il s'assirent chacun à une table.

Lorsque l'examinateur leur distribua les copies, les trois adolescents se regardèrent d'un air complice et échangèrent un discret « bonne chance ».

Allen en profita pour lancer un regard à Malefoy, à l'autre bout de la salle. On aurait dit qu'il avait souhaité se placer aussi loin que possible de lui.

Se concentrant, l'exorciste lut la première question :

Expliquez ce qu'est un épouvantard 2) Indiquez la façon la plus efficace de le neutraliser.

Le jeune homme se souvenait de cette créature, il avait beaucoup apprécié la façon de s'en débarrasser : le rire, après la formule Ridikulus.

Pour ce qui était de l'explication en revanche, il ne savait pas quoi écrire. Fallait-il mieux mettre : « créature qui se transforme en la chose la plus crainte par celui qui lui fait face" ? Ou « monstre qui.. ». Non, le mot créature convenait mieux. Il détestait employer ce mot, même lorsqu'il s'agissait d'akumas.

Il jeta un œil à Harry. Celui-ci semblait serein et sa plume grattait tranquillement le parchemin. Anna, elle, avait les yeux dans le vague. Allen espéra qu'elle n'était pas en train d'avoir un trou de mémoire.

Une heure plus tard, Allen avait répondu à onze questions et en avait laissé deux de côté, ayant l'intention d'y revenir s'il en avait le temps. Il allait entamer la deuxième partie, créatures aquatiques, lorsque la porte de la Grande Salle s'ouvrit avec fracas.

Instinctivement, les élèves délaissèrent leur copie et se retournèrent pour voir ce qui se passait.

Ombrage se tenait sur le pas de la porte. Elle était accompagnée de Rusard, ainsi que de deux hommes. L'un avait le visage barrée d'une énorme boursouflure, vestige d'une blessure plus ancienne.

La directrice était rouge, échevelée, et respirait bruyamment : elle semblait hors d'elle, prête à bondir sur quiconque ouvrirait la bouche.

Derrière eux se tenait Rogue qui plissait le nez d'un air pincé.

Allen remarqua que le concierge tenait un épais sac de toile dans la main droite.

- Euh... Oui ? balbutia l'examinateur abasourdi

La Grande Inquisitrice demeura muette, promenant lentement son regard le long des rangées.

Lorsqu'elle posa les yeux sur Allen qui la fixait d'un air interrogateur, comme la plupart des élèves, ses yeux s'écarquillèrent et avant que le jeune homme ait pu esquisser le moindre geste, elle avait déjà fondu sur lui.

- Vous ! hurla-t-elle folle de rage en pointant son doigt boudiné sur lui, debout !

Allen haussa un sourcil : quel qu'était le motif de sa colère, ce n'était pas bon pour lui.

- Je vous demande pardon ?

- J'ai dit DEBOUT !

Dans un geste brusque, elle sortit sa baguette et la pointa sur lui.

Harry, de son côté, pensa abasourdi qu'elle avait perdu la tête.

Allen, lui, vit qu'elle ne plaisantait pas. Il lâcha son stylo et se leva lentement.

- Mais enfin, qu'est-ce qui vous prend ? s'étrangla l'examinateur, nous sommes en plein examen que diable !

- Ce qui me prend ? ricana Ombrage

Elle prit l'exorciste par le bras et, le menaçant toujours de sa baguette, le poussa au milieu de la rangée.

- Hé ! s'indigna Anna, vous...

- Silence vous, on ne vous a pas sonné.

Elle fixa Allen en plissant les yeux.

- Qui êtes-vous ?

Le jeune homme pensa avoir mal entendu :

- Euh... de quoi est-ce que vous...

- Ne jouez pas à l'imbécile avec moi ! rétorqua-t-elle d'une voix hystérique, répondez à la question !

Le cerveau de l'exorciste tournait à plein régime. Visiblement, elle avait découvert quelque chose à son sujet, ou peut-être était-ce une erreur ? Impossible, il ne fallait pas trop rêver : Ombrage avait appelé des renforts : les deux hommes devaient sûrement être des aurors. Etait-ce que par hasard...

Il jeta un œil à Malefoy dont le teint était curieusement cireux et pâle.

C'est pas vrai...

Malefoy avait tout raconté.

Tout.

A présent, il ne lui restait plus qu'à tenter le tout pour le tout et jouer la carte de l'innocence.

- Allen Walker, répondit-il

Et après tout, c'était la stricte vérité...

Ombrage devint écarlate.

- Rusard, fit-elle d'une voix aigüe, ouvrez le sac.

- Bien madame.

Le concierge retourna le sac de toile qu'il tenait dans l'autre sens.

Un flot d'objets s'échappa de celui-ci dans un effroyable tintamarre.

Pour Allen, ce fut comme si le temps lui-même s'était arrêté.

Une sueur froide glissa le long de son dos.

Un tas de fioles vides gisait à terre. La plupart étaient brisées, mais toutes étaient vides. Il était impossible de savoir ce qu'elles avaient contenues. A moins... A moins d'avoir les fioles pleines en sa possession.

- Ce sont des potions de transformation, fit la directrice en lui brandissant une fiole remplie d'un liquide opaque sous le nez, et il y en avait encore beaucoup d'autres sous votre lit. Heureusement que votre petit camarade m'a avertie, j'ai fait des recherches.

Harry et Anna fixaient les potions sans comprendre.

- D'où venez-vous ?

Allen demeura muet.

- Vous êtes un espion, c'set ça ? C'est Dumbledore qui vous a engagé ?

Voyant qu'il ne répondait toujours pas, elle émit un rugissement de colère et se tourna vers Rogue.

- Vous l'avez apportée ?

- Je pense qu'il serait préférable...

- Je me fiche de ce que vous pensez Severus, avez-vous apporté la potion ?

Pour toute réponse, il lui tendit un petit flacon rempli d'un liquide verdâtre.

Elle le lui arracha des main et le tendit à l'exorciste.

- Buvez ! ordonna-t-elle, sa baguette toujours tendue dans sa direction.

Il regarda fixement ce qu'elle lui tendait et ne fit pas un geste.

- Je vous ordonne de boire !

Il leva son regard vers elle.

- Non.

Elle eut un hoquet de stupéfaction tandis que les élèves échangeaient des regards effarés.

Que signifiait tout ceci ?

- Vous osez désobéir à un ordre de la Grande Inquisitrice qui est, je vous le rappelle, un haut membre du ministère de la Magie ? Buvez, c'est un ordre !

- Non.

Il n'en était pas question. L'exorciste n'avait aucune idée de l'effet que la potion qu'elle lui tendait aurait sur lui mais il était absolument certain qu'il ne devait pas la boire.

- Vous préférez peut-être que je vous soumette à l'Impérium ?

- Il me semble que c'est interdit, fit remarquer l'examinateur d'une voix froide.

Ombrage serra les poings de fureur.

- Dans ce cas...

Allen sentait son cœur tambouriner furieusement contre sa poitrine. Il ne pouvait rien dire, rien faire, juste attendre et subir.

Sans prévenir, elle l'empoigna par les cheveux :

- Rocklood, Vanver, venez m'aider !

L'auror à la boursouflure et son compagnon arrivèrent à leur niveau à grandes enjambées.

Ensemble, il renversèrent en arrière la tête du jeune homme qui se débattait et lui firent boire la potion de force.

- C'est inadmissible ! s'indigna l'examinateur, j'en référerais au Ministère !

- Je suis le Ministère, rétorqua Ombrage

Lorsqu'ils eurent fini, ils lâchèrent l'exorciste qui bondit en arrière pour s'éloigner d'eux.

- Qu'est-ce que c'était ? demanda-t-il furieux alors qu'un vent de panique commençait à monter en lui

- Vous le saurez dans un instant, répliqua la directrice d'une voix satisfaite, et surtout pas de geste inconsidéré.

Le jeune homme fut brusquement pris d'un vertige et dû s'appuyer à la table d'un élève pour ne pas tomber.

- C'est très puissant, n'est-ce pas ?

Allen avait à présent la nausée.

Ce n'est que lorsqu'il ressentit des picotements désagréables lui parcourir le visage qu'il comprit.

- Oh non... fit-il horrifié en plaçant une main sur son visage

- J'ai bien peur que si, hélas...

Ombrage se tourna vers le professeur de potion :

- Severus, votre contre-potion est tout bonnement fabuleux.


Prochaine chapitre : lundi 24 mai