Reviews, merci à :

Tyanilisha : Oui, Pornic :)

Lii-chan57 : Je prévois de développer les sentiments de chacun... au fur et à mesure !

O-chocola-o : Kanda est un gros flemmard XD (disons qu'il ne fait que ce qu'il juge utile de faire)

Fuhatsu : Pas mal l'idée de miss Teigne ! Désolée de te dire qu'en revanche, toutes tes hypothèses, aussi ingénieuses soient-elles, sont fausses :D !

Egwene Al'Vere : Mais Harry & Cie ne savent pas qu'Allen se trouve dans le bureau d'Ombrage !

Lulubell Alynn : Rêver en couleur, c'est bien : )

Lord Makura : nouvelle gâterie XD

Sat1 : Ouf, je suis pardonnée !

Al'-chan24 : Ouaaaais ! Jujulapetoch = fort potentiel de persuasion, j'vais faire de la pub au site !

Little Akary: Dans ma vision des choses, Allen avait dû déployer tellement d'efforts pour ne pas se faire découvrir qu'il se retrouvait complètement déprimé à l'idée que toute sa tentative ait échouée. C'est comme ça que je vois le personnage en tout cas : ) (il ne peut pas être tout le temps au top si ? 0_0)

Tango Dancer : Olé !

Tsuki-neesan : c'était sans hésiter la plus longue review jamais écrite dans toute l'histoire de l'Humanité ! BRAVO ! Je ne sais pas si je compte écrire vingt chapitres de plus mais ta review ma fait énormément plaisir : ) !

BleachHitsugaya : Allons bon, Allen a tout de même été percé à jour ! XD (cela dit y'avait effectivement pas beaucoup d'action)

Guikat : Tsuki, tes efforts ont été remarqués !

Mira nara : Merde de même : ) (sauf que pour moi, c'est plus tard)

Timydamonkey : Thank you ! (I'm very honoured)

Crownclown123 : Encore une admiratrice de la review de dix kilomètres de longueur !

Sweetkakes35 : Again, I'm very honoured to have an English reader, and I hope in the future, I'll be able to translate this story in English, but,to me, I'll need the help of an English betareader.

Lyade : C'est horrible mais c'est super marrant à faire XD


Chapitre 23 : Le rêve


Le mercredi soir eut lieu l'examen d'astronomie. Les élèves étaient cette fois répartis en fonction de leur maison. A onze heures du soir, les Gryffondors montèrent au sommet de la tour d'astronomie.

Bien que tous s'étaient promis d'être extrêmement vigilants et concentrés, ils ne purent bientôt plus ignorer ce qui se passait dans le parc, à quelques mètres sous eux.

Des silhouettes sombres s'agitaient dans le parc, et finirent par entrer dans la cabane de Hagrid.

Harry ne pouvait pas détacher son regard de la petite hutte, d'où il voyait s'échapper des rayons de lumière.

Sentant le regard de l'examinateur se poser sur lui, il remonta son télescope et braqua sa lentille sur Venus. Remarquant ensuite qu'il s'était trompé de case pour noter sa réponse, il saisit sa plume et...

BANG !

Comme la plupart des ses camarades, Harry sursauta et se redressa.

La porte de la cabane du garde forestier s'était ouverte à toute volée et on voyait le demi-géant sur le pas de sa maison, rugissant de colère.

Les silhouettes noires, à présent réunies en cercle autour de lui, le bombardaient de sorts, sans grand succès.

Harry serra plus fortement l'objectif de son télescope.

- Soyez raisonnable, Hagrid ! entendit-il

- Raisonnable ? Va donc au diable ! Tu ne m'auras pas comme ça, Dawlish !

Après que Crockdur eut été touché par un maléfice de Stupéfixion, Hagrid se déchaina. Ses forces semblaient s'être décuplées après avoir vu son compagnon s'écrouler. Plusieurs silhouettes s'écartèrent lorsqu'il poussa un hurlement de rage.

- Regardez !

Harry se tourna vers l'endroit indiqué par Parvati. A l'entrée du château, une nouvelle forme sombre se découpait dans l'obscurité.

- Allons, voyons ! fit le deuxième examinateur. Il ne reste plus que seize minutes vous savez !

Mais sa tentative de ramener les élèves à leur carte échoua. Tous suivaient le déroulement des évènements avec une curiosité muée d'inquiétude.

- Comment osez-vous ? hurla la silhouette arrivant sur les lieux du combat. Comment osez-vous ?

Le Survivant reconnut la voix de McGonagall.

Arrêtez-la ! Elle aussi est avec lui ! criait une voix suraiguë qu'Harry identifia instantanément comme étant celle appartenant à Ombrage

- Quoi ? Mais...

- Elle est avec l'espion ! Et lui aussi !

- Vous divaguez, de quel droit l'attaquez-vous ? Il n'a rien fait qui puisse justifier...

McGonagall n'eut pas le temps d'achever sa phrase. Quatre sortilèges de Stupéfixion vinrent la frapper en même temps et elle s'effondra.

Harry entendit le professeur Tofty proférer des jurons d'indignation. Lui-même n'en croyait pas ses yeux.

Cet événement fit exploser Hagrid qui hurlait à présent autant qu'il rugissait. Finalement, voyant la bataille perdue d'avance, il s'empara de Crockdur et s'engouffra dans la forêt interdite.

- Attrapez-le ! Attrapez-le !

Les élèves se lançaient des regards, silencieux autant qu'indignés.

- Heu... Plus que cinq minutes... annonça le professeur Tofty d'une voix éteinte

Cinq minutes plus tard, les étudiants dévalaient les escaliers, impatients de discuter entre eux de la scène à laquelle ils avaient tous assisté.

- Quelle horrible bonne femme ! s'exclama Hermione rouge de fureur. Prendre Hagrid par surprise en pleine nuit !

- Hagrid a bien réagi, hein ? fit Ron d'une voix où perçait pourtant l'inquiétude. Comment ça se fait que tous les sortilèges aient rebondi sur lui ?

- Ça doit venir de son sang. C'est très difficile de stupéfixer un géant, ils sont comme des trolls, vraiment coriaces... Mais le professeur McGonagall, la malheureuse... Quatre éclairs de stupéfixion en pleine poitrine, et à son âge en plus...

- Qu'a voulu dire Ombrage par « Elle est avec l'espion » ? demanda Harry

Hermione se mordit la lèvre inférieure. Elle avait tout de suite compris de qui Ombrage parlait.

- Et bien, commença-t-elle, je sais que vous allez me tomber dessus mais... Je pense qu'elle faisait référence à Allen.

Les oreilles de Ron prirent une teinte rosée, signe que le tournant que prenait la conversation ne lui convenait pas :

- Allen hein ? Pourquoi toujours lui ?

- Ronald, je ne dis rien de mal, Harry m'a posé une question, j'y ai répondu, point.

- Et d'ailleurs je pense qu'elle n'a pas tort, intervint Harry

- Quoi ?

- Allen doit sûrement encore être à Poudlard, vous ne croyez pas que s'il avait été emmené au ministère, la Gazette du sorcier l'aurait mentionné ? C'est le genre de sujet qui aurait montré que Dumbledore est, une fois de plus, coupable de quelque chose.

- Ça n'enlève rien à ce que je dis, riposta Ron, pourquoi en revient-on toujours à Allen ?

La rousse leva les yeux au ciel.

Harry répondit à sa place :

- Écoute Ron, je pense qu'on a réussi à éviter le sujet suffisamment longtemps. Vous connaissez tous les deux mon avis sur le sujet mais si Allen est toujours à Poudlard, alors j'aimerais tirer cette histoire de changement d'apparence au clair.

- Mais...

- On ne sait pas où il se trouve dans le château, c'est vrai, mais on pourra effectuer quelques recherches après nos BUSES. Si Ombrage ne l'a pas emmené au ministère, mais qu'elle pense qu'il est quand même un espion, c'est que quelque chose la retient, et j'aimerais trouver quoi. Sur ce, je propose que nous allions nous coucher, personnellement, je suis épuisé.

Ses amis durent admettre qu'il n'avait pas tort, sur le premier point comme sur le dernier, et c'est après cette conversation qu'ils se mirent au lit.

Le lendemain avait lieu la dernière épreuve, celle que redoutait le plus Harry : Histoire de la magie.

Durant l'épreuve, le jeune homme faisait tout son possible pour ne pas succomber au sommeil. Finalement, tandis qu'il avait posé le visage dans le creux de ses mains pour réfléchir à la question de la Confédération des trolls, il se retrouva à marcher dans le couloir menant au Département des mystères. Il accéda une nouvelle fois à l'immense salle remplie de globes de verre. Il parcourut les rangées d'étagères sans prêter attention à ce qu'elles contenaient. Il voulait arriver à la dernière salle. Cette fois-ci, il allait...

Soudain, il aperçut une forme recroquevillée au bout d'une allée. Un courant de peur l'envahit.

- Prend-là pour moi... Rapporte-la... Je ne peux pas y toucher... mais toi, tu peux..., fit une voix glaciale dénuée d'émotions

Harry vit une main blanche tenant une baguette magique s'élever près de lui.

Endoloris !

La forme à terre poussa un cri rauque de douleur, et ne parvint qu'à retomber sur le sol en voulant se relever.

Harry se mit à rire, il agita une nouvelle fois sa baguette et le maléfice disparut.

L'homme gémit.

- Lord Voldemort attend...

Sirius se redressa un peu. Son visage blafard était couvert de sang et ses traits étaient crispés. Seuls ses yeux témoignaient de la force qui lui restait encore.

- Tu devras me tuer, murmura-t-il

- Sans aucun doute, c'est ce que je finirai par faire, cracha Harry, à moins que tu ne préfères expérimenter une mort nouvelle.

En disant cela, il jeta un regard aux deux akumas qui assistaient à la scène dans un coin.

- ...Mais tu commencera par aller me la chercher, Black... Tu crois donc que c'était vraiment de la douleur, ce que tu as éprouvé jusqu'à maintenant ? Réfléchis... Nous avons des heures devant nous et personne ne peut t'entendre...

Un long cri retentit lorsque le sortilège de douleur fut lancé une fois de plus.

Harry se réveilla brusquement à terre, hurlant comme un fou tandis que sa cicatrice lui brûlait le crâne.


- Non, non, pas question... Je n'ai pas besoin d'aller à l'infirmerie... Je ne veux pas...

Malgré ses supplications, Harry fut emmené de force par le professeur Tofty, hors de la salle d'examen.

Il se rendit ensuite seul à l'infirmerie, après avoir assuré l'examinateur qu'il se sentait beaucoup mieux, et chercha en vain McGonagall.

- Elle n'est plus ici, Potter, lui apprit madame Pomfresh les yeux humides. Elle a été transférée ce matin à Ste Mangouste. Quatre éclairs de stupéfixion en pleine poitrine à son âge ? C'est étonnant qu'elle ait survécu.

- Elle... est partie ? répéta le jeune homme sans y croire

Il entendit la cloche sonner.

Après que l'infirmière l'eut laissé seul, il demeura un instant pétrifié de terreur.

Son parrain était en danger.

Sirius était avec Voldemort, entouré d'akumas.

Vers qui se tourner à présent que tous ceux sur qui il comptait étaient partis ?

Dumbledore, Hagrid, et à présent McGonagall ?

Il lui fallait prévenir Hermione et Ron, et ensemble, sauver Sirius.

En dévalant les escaliers menant à la Grande salle; où l'épreuve venait juste de s'achever, une angoisse sourde lui étreignait le cœur. Il parvint tant bien que mal à la refouler pour rester lucide.

Apercevant ses amis, il courut vers eux et s'arrêta.

- Harry ! fit la rousse en le voyant. Que s'est-il passé ? Ça va ? Tu n'es pas malade ?

- Où étais-tu ?

- Venez avec moi, j'ai quelque chose à vous dire.

Il les emmena dans la première salle vide qui lui tomba sous la main et leur expliqua que Sirius était prisonnier de Voldemort.

- Et ce n'est pas tout, poursuivit-il, dans mon rêve j'ai aussi vu des akumas.

- QUOI ? s'exclamèrent ses amis en chœur

- Ils étaient là je vous dis, dans un coin, Voldemort a même laissé entendre que Sirius pourrait être tué par eux s'il leur en donnait l'ordre !

- Mais Harry, intervint timidement Hermione, c'est impossible, personne ne peut contrôler les akumas.

- Nous n'en savons rien Hermione ! Il a peut-être trouvé un moyen... un sortilège... je ne sais pas moi !

Le jeune homme brun s'assit à une table, tentant de maitriser le sentiment de panique qui revenait à la charge.

- Comment va-t-on s'y prendre pour aller là-bas ? demanda-t-il enfin

Après un moment de silence, Ron prit la parole :

- A... aller là-bas ? balbutia-t-il

- Aller au Département des mystères pour secourir Sirius !

Ses amis tentèrent de le raisonner. Etait-il réellement possible que Voldemort se trouve en ce moment même, à cinq heures de l'après-midi, au ministère de la Magie ?

Harry protesta avec véhémence à leurs remarques en leur rappelant qu'il avait assisté à l'attaque du père de Ron par le serpent de Voldemort. A ce souvenir, Ron se mit de son côté, et c'est à deux qu'ils tentèrent de convaincre Hermione de la nécessité d'aller au ministère. Celle-ci ne semblait rien vouloir entendre.

- J'essaye de te dire... Voldemort te connaît, Harry ! Il a emmené Ginny dans la Chambre des Secrets pour t'y attirer, ce sont des choses qu'il a l'habitude de faire, il sait que... que tu es du genre à porter secours à Sirius ! Alors imagine, et si c'était toi qu'il essayait d'attirer au Département des mys...

- Hermione, peu importe qu'il ait fait ça pour m'emmener là-bas ou pas... Ils ont transporté McGonagall à Ste Mangouste, il n'y a plus à Poudlard aucun membre de l'Ordre à qui on puisse raconter ce qui se passe et si nous n'y allons pas, Sirius est mort !

- Mais, Harry... Et si ton rêve... n'était qu'un rêve ?

Cette remarque acheva de faire sortir le jeune homme brun de ses gonds.

Les deux adolescents se mirent à se chamailler férocement pour prouver qu'ils avaient raison.

Finalement, Hermione dévoila son argument final :

- Et si tu vas là-bas, comment comptes-tu t'y prendre pour battre les akumas ?

Harry ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. La jeune fille n'avait pas tort : comment venir à bout d'une chose qu'on ne peut pas tuer ?

- Si tu veux y aller, c'est ton droit, et j'irais aussi si j'étais certaine de risquer ma vie pour Sirius, et non pour Voldemort. Si nous y allons et que nous découvrons que Voldemort t'a attiré dans un piège, les chances que nous avons de nous en sortir sont extrêmement minces, mais si en plus Voldemort a effectivement trouvé un moyen de mettre les akumas à sa merci...

- Tu dis que Harry a rêvé, fit Ron, si c'est le cas, Voldemort n'a probablement pas réuni des akumas.

- …Mais justement, le problème est que nous n'en savons rien, Ronald.

La porte de la salle où ils se trouvaient s'ouvrit soudain ,et la figure de Ginny apparut à l'encadrement :

- Salut. On a reconnu la voix de Harry. Pourquoi tu criais comme ça ?

- Ça ne te regarde pas ! rétorqua brusquement ce dernier

- Pas la peine de me parler sur ce ton. Je me demandais simplement si je pouvais me rendre utile.

- Et bien non, tu ne peux pas.

Luna apparut derrière Ginny et fit une remarque sereine sur la politesse du jeune homme, ce à quoi il répondit par un juron.

Prise d'une inspiration soudaine, Hermione s'exclama :

- Attend, attends... Harry, je crois au contraire qu'elles peuvent nous être utiles.

Toutes les oreilles se tendirent vers elle.

Elle leur expliqua qu'ils avaient juste à parler à Sirius pour vérifier si celui-ci se trouvait au quartier général ou non.

- Comment ? interrogea Harry, comment on va s'y prendre pour vérifier ?

- On se servira de la cheminée d'Ombrage pour voir si on peut le contacter, répondit la jeune fille d'une voix tremblante à l'idée de s'introduire dans le bureau de la directrice tyrannique. On va de nouveau attirer Ombrage ailleurs mais nous aurons besoin de quelqu'un pour faire le guet et c'est là que Ginny et Luna peuvent nous être utiles.

Les deux jeunes Gryffondors acceptèrent la mission qui leur était confiée sans trop savoir de quoi il en retournait.

Ensemble, ils échafaudèrent tout un plan pour éloigner Ombrage de son bureau et laisser du temps à Harry pour parler à Sirius.

Ron irait dire à la Grande Inquisitrice que Peeves avait encore fait des siennes, ou essaierait de persuader celui-ci de provoquer tout un remue-ménage. Ginny et Luna se posteraient dans le couloir du bureau et feraient croire aux élèves essayant de s'y aventurer que du Gaz Etrangleur avait été répandu, quant à Hermione, elle devrait accompagner Harry dans le bureau.

- Dites, fit Ron, ça ne résout pas vraiment le problème des akumas non ?

Harry fit mine de ne pas avoir entendu et se précipita au dortoir pour y attraper sa cape d'invisibilité.

Sa cicatrice lui faisait mal, mais il ne pouvait pas y prêter attention. Pas maintenant en tout cas.

Le plan fut lancé et Harry et Hermione se retrouvèrent tant bien que mal devant le bureau de la directrice.

- Cinq minutes, pas plus, rappela Hermione tandis qu'Harry ouvrait la porte à l'aide du couteau qui lui avait été donné par Sirius

Il y eut un cliquetis de serrure, et la porte s'ouvrit enfin.

Harry et Hermione s'introduirent dans le bureau et purent enfin respirer plus librement...

… Jusqu'à ce qu'ils relèvent la tête.

- A... llen ? fit Harry dans un souffle alors que l'exorciste, assis près de la cheminée esquissait un mouvement de stupeur

- Que... ?

Hermione, elle, se raidit en le voyant.

Le Survivant revint bien vite de sa surprise.

Il devait parler à Sirius.

Il jeta une pincée de poudre de Cheminette dans l'âtre, tout en fixant l'exorciste des yeux. Puis, détournant le regard, il s'agenouilla et plongea la tête dans les flammes vertes.

Alors que la moitié du corps de son ami avait disparu dans le feu, Hermione était toujours pétrifiée en train de dévisager le jeune homme aux cheveux blancs.

- Hermione je...

- Toi... murmura la jeune fille

Elle avait reconnu la voix mystérieuse qui la hantait. Enfin, elle pouvait mettre un nom sur un visage.

Ça semblait presque surréaliste. Comment imaginer une telle histoire ? Et pourtant, la preuve était là.

Certes, le Allen qu'elle avait sous les yeux à présent était différent du Allen qu'elle avait connu, ou cru connaître. Le visage plus fin, le nez droit, la peau plus pâle, les cheveux blancs plus longs et plus en désordre... Même sa balafre avait disparu pour laisser place à une marque singulière.

Mais ses yeux, non. Ses yeux argentés qui l'a fixaient mi-inquiets, mi-soulagés, ne pouvaient décidément pas la tromper.

La forme et la couleur de l'iris étaient différentes, pas l'âme qui les habitaient.

C'était définitivement Allen.

L'exorciste la vit poser les yeux sur son visage, en détailler les moindre changements. Il était heureux qu'elle le voit pour la première fois comme il était vraiment.

Et il sourit.

Hermione n'eut alors plus aucun doute concernant son identité.

C'était lui qui l'avait sauvée.

Comment oublier un tel sourire ? Comment n'avait-elle même pas notée que le Allen qu'elle connaissait avait presque exactement le même ?

Elle remarqua aussi l'inhabituel ruban accroché à son bras.

- Tu... commença-t-elle en faisant un pas en avant

Mais elle fut coupée par l'arrivée fulgurante d'Ombrage qui bondit à la cheminée et agrippa solidement les cheveux de Harry pour le tirer hors de la cheminée.

- Vous pensez sans doute, crachota la petite femme, qu'après deux Niffleurs, j'allais à nouveau laisser une ignoble petite créature fouiner dans mon bureau quand j'ai le dos tourné ? Depuis la dernière fois, j'ai jeté des sortilèges Anticatimini tout autour de ma porte, espèce d'idiot. Prenez sa baguette ! ordonna-t-elle à Malefoy

Celui-ci ne se fit pas prier et, après un nouvel ordre, il s'empara également de celle d'Hermione après une lutte vaine de celle-ci.

Allen se releva dans un sursaut.

- Oh, vous, je ne vous conseille pas de tenter quoi que se soit, le prévint Ombrage en pointant sa baguette vers lui

Bien qu'habitué à de telles menaces, l'exorciste se tint tranquille. Il en profita pour fusiller Malefoy du regard, le faisant se ratatiner sur lui-même.

Après qu'Ombrage eut sans succès tenté de faire dire à Harry la raison pour laquelle il se trouvait dans son bureau, un flot d'élèves les rejoignirent : les Serpentards avaient attrapé les autres membres du complot.

Ron aperçut Allen et en ouvrit la bouche de surprise.

L'exorciste le salua d'un bref mouvement de tête, avant qu'ils n'assistent tous les deux impuissants à l'interrogatoire de leur camarade par Ombrage.

N'obtenant aucun aveux, cette dernière eut recours à Rogue qui l'informa qu'elle avait utilisé toutes les potions de Véritasérum qu'il avait préparés.

Harry profita de cet instant pour effectuer une dernière tentative de prévenir un membre de l'Ordre.

- Ils ont pris Patmol ! Il a emmené Patmol là où la chose est cachée.

Un grand silence s'en suivit.

- Patmol ? répéta Ombrage ayant bien l'intention de profiter d'un tel renseignement, Qui est Patmol ? Où est cette chose cachée? Que veut-il dire, Rogue ?

Harry pria de toutes ses forces pour que Rogue comprenne. Bien que cela lui fasse de la peine de l'admettre, le professeur de potions était son dernier espoir.

- Je n'en ai aucune idée, répondit froidement Rogue, Potter, quand j'aurai envie de vous entendre crier des paroles sans queue ni tête, je vous donnerai une potion de Babillage.

Après une remarque cinglante à Crabbe, le professeur quitta les lieux.

C'est alors qu'Ombrage se résolut à agir. Pointant sa baguette sur le Survivant, elle fit savoir que le sortilège Doloris qu'elle s'apprêtait à lui faire subir était ce qui lui restait de mieux à faire.

Allen fit un mouvement pour la stopper.

- Pas un geste vous ! hurla-t-elle, Restez bien sagement dans votre coin. Si le sortilège Doloris est l'unique solution pour...

- Non ! cria Hermione. Professeur Ombrage... C'est illégal !

Mais la directrice ne prêta aucune intention à ses cris et, après avoir courtoisement appris à Harry qu'elle était la personne qui avait envoyé les Détraqueurs à ses trousses l'été dernier, elle inspira fortement et :

- Endol...

- NON ! hurla une nouvelle fois Hermione. Non... Harry... Il faut le lui dire !

Allen détendit ses muscles. Il s'était apprêté à bondir sur Ombrage et à la désarmer. Il n'avait hélas pas prévu ce qu'il ferait après avoir commis une telle action, c'est pourquoi il remercia intérieurement Hermione de lui avoir fourni quelques précieuses minutes supplémentaires pour peaufiner son plan.

Activant la vitesse supérieure des rouages de son cerveau, il ne suivit qu'à peine le reste de la conversation et ne redressa la tête que pour entendre Hermione expliquer en sanglotant qu'ils avaient eu l'intention de communiquer avec Dumbledore.

A sa grande stupeur, il l'écouta débiter toute son histoire, et notamment, qu'ils voulaient dire à Dumbledore que l'arme qu'ils préparaient était prête.

Le jeune homme avait pourtant appris à reconnaître les personnes qui bluffaient lors de la formation avec son maître, et il sut instinctivement que c'était précisément ce qu'était en train de faire la jeune fille.

Seule la raison lui échappait.

Ce qui ne lui échappa pas, en revanche, c'est la tournure que prit le mensonge.

Suite aux faux aveux d'Hermione, un sourire éclatant s'étala sur le visage de la directrice.

- Et il est avec vous, n'est-ce pas ? fit-elle en pointant un doigt sur Allen

- O... oui.

- Q...Quoi ? balbutia l'exorciste qui n'y comprenait plus grand chose

- Ce n'est plus la peine de le cacher Allen, fit Hermione en se tournant vers lui

Puis à Ombrage :

- C'est un espion envoyé par Dumbledore pour nous aider à préparer l'arme.


Prochain chapitre : dimanche 13 juin