Reviews, merci à :

Guikat : Effectivement, il manque un mot… Je rectifierai ça dans un avenir (plus ou moins) proche : ) Tes questions demeureront sans réponses…

Lulubell Alynn : Merci ! J'ai beaucoup aimé écrire cette scène : )

Tyanilisha : J'étais fatiguée de les voir courir dans tous les sens XD

Naifu-Sasu : No panic : la suite !

Lord Makura : Kanda rôde tout près…

Crownclown123 : c'était bien le quatorzième : )

Elinska : … ou il pousse Allen, se prend tous les bouts de verre et guérit..

Xo-Yume-oX : Alors, tu as aimé HP7 ? Personnellement je l'ai trouvé pas mal (mais enfin de toute manière, on ne pourra jamais faire pire que le sixième à mon sens).

Sat1 : En fait, c'est à peu près la seule chose que je n'ai pas inventée sur le moment depuis quelques chapitres, donc ça allait sortir à un moment ou à un autre. (le fait que Voldemort utilise des éléments non-magiques pour blesser Allen).

Dreamless-Lifeless : Mais c'est justement ça qui est génial quand on écrit ! On peut faire ce que l'on veut avec ses personnages ! Si je veux tuer Allen… Couic !

Egwene Al'Vere : Tadaaaaa !

Mako Take : Ouille ! Encore une martyre scolaire !

Fuhatsu : Comme je l'ai expliqué dans le message, ce n'était pas vraiment le sens que je voulais retransmettre : )

Little akary : Oui il y aura une fin, et j'ai terriblement hâte de la poster ! J'ai les moindres détails dans ma petite tête mais il me faut combler le vide entre la réalité et ma tête…

Aeris de Lothlorien : Ah ben tiens, ça c'est original, je ne l'avais encore jamais lu nulle part XD

Lilly's head : Merci ! Désolée pour l'attente, voici le chapitre !

Bonne lecture !


Chapitre 30 : Fin de l'escapade


Allen eut juste le temps de rabattre sa cape pour se protéger des éclats de verre. Mais à peine refoulés, ceux-ci revinrent à la charge, plus nombreux qu'auparavant. Ils suivaient l'exorciste qui tantôt faisait des bonds pour les éviter, tantôt utilisait sa cape comme bouclier.

Profitant d'un nouveau changement de trajectoire des projectiles, l'exorciste leur fit face et décida de les éliminer une fois pour toute :

- LES GRIFFES COURONNEES !

Les morceaux de verre furent anéantis par la puissance de l'attaque.

Mais ceci, et il le savait, était juste un avant-goût de ce que lui réservait Voldemort, aussi Allen ne fut-il pas surpris lorsqu'il vit que les statuts de la fontaine s'étaient animées et avançaient vers lui d'un air menaçant.

Rien d'insurmontable : si le mage noir pensait pouvoir en finir avec lui avec ces quelques tours de magie ridicules, il se trompait lourdement.

Il ne fallut pas plus de deux minutes à l'exorciste pour se débarrasser des statues.

Jetant un regard à Voldemort, Allen vit que ce dernier était passablement agacé.

- Evidemment, murmura le sorcier, je savais que ça prendrait du temps…

Puis, relevant la tête :

- Ça ne fait rien, t'anéantir ne me procurera que plus de plaisir exorciste.

Voldemort commença à murmurer des incantations inintelligibles. Allen en profita pour se tourner vers Harry qui observait le combat. Il craignait que celui-ci ne sorte pour combattre avec lui.

- Harry, surtout reste où tu es ! Dumbledore va arriver d'une minute à l'autre !

- Mais je veux me battre !

Le Survivant, s'impatientant, esquissa un geste pour rejoindre son ami.

- Harry ! Non ! Je… J'ai été suivi par des akumas, ils savent où je me trouve, reste à l'abri !

Cet argument, partiellement vrai, fit hésiter le jeune sorcier. Soudain, il écarquilla les yeux :

- Allen ! Derrière toi !

L'exorciste se retourna vivement.

Un gigantesque dragon de feu se rapprochait dangereusement de lui.

Instinctivement, il se protégea des flammes à l'aide de sa cape. Le feu le traversa sans lui faire subir de dommages.

C'est à cet instant qu'il se fit la réflexion que le feu était magique et que, par conséquent, il n'avait rien à craindre.

Mais alors…

Pourquoi Bellatrix riait-elle à gorge déployée ? Et pourquoi son maitre arborait-il cet air satisfait ?

Oh non…

Allen se tourna lentement vers Harry, s'attendant à le trouver calciné, mort peut-être.

Mais Harry était là, vivant. Debout, il le fixait avec un air… horrifié.

- Allen… ton… ta…

A quelques mètres de lui, Voldemort ricana :

- Pas si intelligent que cela finalement.

Allen baissa les yeux et vit alors ce qui avait provoqué de telles réactions.

Une tache sombre s'étalait sur la cape immaculée qu'il portait, légèrement en-dessous de l'épaule gauche.

Vu de l'extérieur, l'aspect de la blessure était impressionnant, probablement à cause de la couleur écarlate qui tranchait avec la blancheur de l'Innocence. Mais Allen savait que la blessure était moins profonde qu'elle ne le paraissait. C'était juste une plaie superficielle.

En revanche, il s'en voulait d'avoir manqué de concentration, suffisamment longtemps pour que Voldemort parvienne à le toucher.

Le temps était venu de contre-attaquer…

- Crown belt !

Deux lanières blanches vinrent enserrer deux colonnes de marbres. Avant que quiconque n'ait eu le temps de comprendre ce que l'exorciste s'apprêtait à faire, celui-ci avait déjà pris son élan et s'était propulsé vers Bellatrix.

Jambes en avant, il frappa la sorcière dans le ventre de toutes ses forces.

Sous le choc, cette dernière s'effondra sur le sol, le souffle coupé, tandis que sa baguette atterrissait à quelques pas d'elle. Mais Allen n'eut pas le temps d'admirer son œuvre, changeant de direction, il fonça droit sur Voldemort.

Pris par surprise, le mage noir eut juste assez de temps pour se jeter au sol.

Allen le frôla de peu.

- Petit avorton ! siffla Voldemort d'une voix menaçante en se relevant péniblement

Mais l'exorciste revenait déjà à la charge, la griffe en avant. Il n'avait aucunement l'intention de tuer Voldemort, mais désirait simplement le blesser assez pour l'empêcher de nuire.

- Protego !

Allen traversa le bouclier comme on traverse un écran de fumée, et sentit sa griffe déchirer quelque chose.

Il fit volte-face et vit que Voldemort se tenait le bras gauche dont la manche était en lambeaux.

- MAITRE ! hurla Bellatrix

- Ce n'est rien Bella. Curas.

La blessure que lui avait fait subir l'exorciste se referma aussitôt. Allen eut une moue mécontente et repartit de plus belle pour un nouvel assaut. Le tout était de ne pas accorder assez de temps à Voldemort pour formuler un sort ou échafauder un piège du même type que celui qui l'avait blessé à l'épaule. Cette fois-ci, il visa les jambes.

Voldemort transplana au dernier moment pour réapparaitre près de sa loyale servante.

Allen allait utiliser la ceinture du clown pour attaquer par les airs mais il n'en eut pas le temps. Un coup sourd ébranla soudain la pièce, tandis qu'un pan de mur s'effondrait dans un fracas abominable.

Une fumée dense envahit la pièce. Le jeune homme se demandait encore quel piège lui tendait encore son adversaire quand une ombre se dressa soudain devant lui. Il fut violemment plaqué au mur et se retrouva face à un akuma de niveau trois.

- Alors gamin, comme ça on nous ignore ?

Trop surpris d'avoir oublié pendant quelques minutes le fait qu'il pouvait se retrouver à tout moment confronté aux deux akumas qui l'avaient suivi, l'exorciste ne chercha même pas à éviter le coup qui lui arriva droit dans l'estomac.

Cependant, par réflexe, il fendit l'air de sa griffe, ce qui fit reculer les deux créatures qui le relâchèrent, et permit à ses jambes de rentrer en contact avec le sol.

L'écran de fumée disparaissait peu à peu et, après avoir roulé sur lui-même, Allen vit que Voldemort n'avait pas perdu de temps : il avait délogé Harry de sa place de spectateur et lui jetait à présent une multitude de sortilèges que le Survivant évitait avec peine.

- Crown B…

- Pas si vite exorciste !

Allen recula rapidement pour éviter un rayon lumineux qui lui passa juste devant les yeux.

Tant que les akumas seraient présents, il ne pourrait pas venir en aide à son ami.

- Les griffes de la ruine !

Une âme disparut de la vision du jeune homme. Elle pouvait enfin goûter au repos.

Une fois qu'il eut délivré la deuxième âme, il se tourna précipitamment vers la fontaine dorée près de laquelle se battaient Harry et Voldemort.

Ce fut l'instant que choisit le mage pour prononcer le terrible sortilège.

- AVADA KEDAVRA !

Trop éloigné et ne disposant pas de suffisamment de temps pour s'interposer, Allen, interdit, ne put que suivre la trajectoire du rayon de lumière vert mortel avec des yeux incrédules.

Quant à Harry, il n'eut pas le temps de réaliser que la mort arrivait droit sur lui, et ne fit pas un pas pour l'éviter.

Alors que le Survivant allait être frappé par le sortilège pour la deuxième fois de sa vie, une statue de la fontaine dépourvue de tête s'interposa, et éclata en morceaux lorsqu'elle entra en contact avec la lumière verte.

- Quoi ? s'exclama Voldemort en pivotant sur lui-même pour voir la personne qui avait eu l'audace de faire échouer ses plans, Dumbledore !

Allen et Harry se tournèrent en même temps vers une arcade dorée sous laquelle se trouvait Dumbledore.

L'exorciste ne put retenir un soupir de soulagement : Harry était sauvé. Voyant que les deux mages s'apprêtaient à se livrer un combat sans merci, il traversa la salle, empoigna le bras de son ami demeuré près de la fontaine, et l'entraina sur les côtés de la salle, derrière un énorme morceau de marbre provenant de la fontaine.

Après avoir désactivé son Innocence, Allen fit un examen rapide de l'état de santé d'Harry. Le jeune homme brun, dont l'entaille sur la joue gauche avait cessé de saigner, semblait avoir écopé de quelques égratignures et bleus en plus, mais ne possédait aucune blessure alarmante. Mais lorsqu'ils échangèrent un regard, Allen sut que son l'esprit de son ami était hanté par la chute de son parrain, Sirius, dans la salle de l'arcade, comme il l'était lui-même. Leur douleur n'avait en revanche rien de comparable : Allen n'avait côtoyé Sirius que très peu de temps tandis que pour Harry, il était tout ce qui lui restait de famille.

L'exorciste était certain que maintenant que le danger était écarté, si la peur n'avait pas oppressé les poumons du Survivant, celui-ci se serait mis à hurler à s'en déchirer les cordes vocales pour extérioriser la douleur qui étreignait tout son être.

Il posa une main sur son épaule, comme pour lui montrer qu'il comprenait son chagrin et combien il était désolé pour lui.

Si Harry sentit le poids de la main sur son épaule, il ne le montra pas, les yeux obstinément rivés sur la scène qui se déroulait devant eux.

Tout comme lui, Allen porta son attention sur le combat.

Celui-ci était impressionnant. Dumbledore et Voldemort rivalisaient de puissance et chaque nouveau sortilège le prouvait. Il y eut des déferlantes de flammes, de boules d'énergie et de rayonnements intenses pour lesquels Harry et Allen durent plisser les yeux, mais les deux adversaires possédaient de nombreuses ressources et il était impossible de prédire l'issue de ce combat.

A moment venu, Dumbledore sembla pourtant s'être approprié la victoire : il avait réussi à emprisonner Voldemort grâce à une longue langue de flamme qu'il avait enroulée autour de lui. Mais le mage noir transforma la chaine de flammes qui l'enserrait en un gigantesque serpent qui se retourna contre le directeur de Poudlard.

Puis, transplanant sur la fontaine, à la place des statues restantes, Voldemort lança le sortilège impardonnable tandis que son serpent attaquait.

Surgi de nulle part, Fumseck avala le jet de lumière verte destiné à son maitre et disparut aussi vite qu'il était apparu, s'enflammant tout entier. Dumbledore changea le serpent en une fumée noire, puis utilisa l'eau du bassin pour piéger Voldemort.

Ce dernier ne devint plus qu'une forme floue pendant quelques secondes, puis, soudain, s'évapora.

- MAÎTRE ! brailla Bellatrix qui se battait avec une statue enchantée par Dumbledore.

Mais Voldemort ne réapparut pas.

Avait-il eu peur de perdre ce combat ou bien avait-il simplement compris qu'aucun des deux ne prendraient le dessus, nul ne pouvait le dire.

Le combat semblait être réellement terminée.

Allen se redressa lentement, et Harry s'élança vers Dumbledore.

Mais le mage l'arrêta d'un cri :

- Reste où tu es Harry !

Le jeune homme s'exécuta, sans comprendre.

Allen promena rapidement son regard dans la salle, méfiant.

Bellatrix s'était mise à pleurer, de rage sans doute, et il ne restait plus aucune menace.

Pourquoi alors Dumbledore arborait-il cette expression terrifiée, qui contrastait fortement avec l'expression de sagesse qui le caractérisait habituellement ?

L'exorciste allait demander ce qui se passait quand il vit Harry s'effondrer sur le sol.

Son sang ne fit qu'un tour et, avant que Dumbledore n'ait pu l'en empêcher, il courut auprès de son ami.

Harry avait les yeux écarquillés et la bouche semi-ouverte, mais aucun son ne sortait de celle-ci. Il était agité de spasmes et se tordait… de douleur ?

Ne voyant aucune blessure apparente, Allen commença à paniquer :

- Mais qu'est-ce qui lui arrive ? Qu'est-ce qui lui arrive ? Il faut l'aider !

Soudain, Harry braqua les yeux sur lui. C'était bien ses yeux verts, mais ce n'était pas… lui. Il y avait cette lueur rouge, la même que celle de…

- Voldemort ? fit Allen dans un souffle, c'est…

- Nous ne pouvons rien pour lui Allen, fit Dumbledore d'une voix sombre, Voldemort s'est emparé de son esprit et il ne tient qu'à lui de l'en déloger.

- Qu…Quoi ?

Le Survivant fut agité d'une nouvelle secousse, puis se mit à parler. Mais à la grande horreur de l'exorciste, c'est la voix froide et dépourvue d'émotion de Voldemort qui emplit la pièce :

- Tue-moi, maintenant, Dumbledore… Si la mort n'est rien, Dumbledore, tue ce garçon…

Dumbledore ne répliqua rien, et se contenta d'observer Harry avec impuissance.

Allen serra la main de son ami, espérant de tout son cœur que son calvaire prenne fin. A travers Harry, Voldemort plongea une dernière fois son regard dans celui de l'exorciste, puis la lueur rouge disparut.

Harry frissonna, reprenant peu à peu possession de son corps.

- Ça va Harry, tu n'es pas blessé ? demanda Dumbledore tandis qu'Allen et lui l'aidaient à se relever

- Ça va. Je… non… où est Voldemort… qui sont ces… qu'est-ce que… ?

Il tremblait comme une feuille et Allen dut le soutenir afin qu'il puisse se maintenir debout.

Entretemps, une foule de sorciers et sorcières avaient rempli la salle, grâce aux cheminées ayant repris leurs places initiales.

- Il était là ! hurla un homme en entrainant Cornelius Fudge dans son sillage, je l'ai vu, M. Fudge. Je vous jure que c'était Vous-Savez-Qui. Il a emmené cette femme avec lui et il s'est enfui en transplanant.

- Je sais, Williamson, je sais, je l'ai vu aussi ! bredouilla le ministre de la Magie qui avait manifestement disposé d'assez de temps pour poser une cape sur son pyjama

Une fois que Fudge se fut exprimé sur ce qu'il avait refusé d'admettre pendant près d'un an, Dumbledore s'avança vers lui et le mit rapidement au courant de la situation, lui indiquant dans le même temps où trouver les mangemorts mis hors d'état de nuire.

Puis le ministre se aperçut Harry :

- Lui… Ici ? Pourquoi… Qu'est-ce que ça signifie ?

Le bref élan de pitié qu'avait eu Allen en voyant Fudge être confronté à la vérité qui le dérangeait et perdre toute la crédibilité qui lui restait s'évanouit avec cette phrase, et surtout avec le regard haineux dirigé sur Harry qui l'avait accompagnée.

Fudge remarqua alors sa propre présence :

- Et je ne crois pas vous avoir déjà vu vous… Vous êtes ?

- Je suis… euh…

- Il est avec moi, fit simplement Dumbledore d'une voix sereine

Le regard sceptique descendit sur le bras gauche de l'exorciste.

- Avec vous, vraiment ? Ne serait-ce pas plutôt l'espion ayant infiltré Poudlard dont on m'a parlé ?

Une nouvelle fois, Allen ne sut quoi répondre.

Dumbledore prit les devants :

- Cornelius, je me porte garant de ce jeune homme, et si vous le voulez bien, nous discuterons de tout cela dans votre bureau.

Après quoi, il demanda au ministre de suspendre Ombrage de ses fonctions de directrice de Poudlard et d'abandonner les charges qui pesaient contre Hagrid. Bien que formulées poliment, ces demandes étaient très clairement des ordres.

Ayant ensorcelé la tête d'une des statues, sous les yeux outrés de Fudge, il la tendit à Allen :

- Prenez ce Portoloin.

- Mais… Kanda et les autres…

- Je m'en occupe, prenez-le.

Allen et Harry posèrent une main sur l'objet, sans poser de questions.

- Je vous retrouverai dans une demi-heure. Un… deux… trois…

L'exorciste et le sorcier virent le ministère s'effacer devant eux avant d'être happés par le haut.

La minute qui suivit, leurs genoux heurtèrent une surface dure.

Un peu étourdi par le voyage, Allen se releva en chancelant et réalisa qu'ils étaient arrivés dans le bureau de Dumbledore.

Il ne restait rien du décor rose-bonbon et des chatons d'Ombrage.

- Elle est partie pour de bon, murmura l'exorciste

Harry lui aussi s'était relevé et Allen fut soulagé de constater que son ami ne tremblait presque plus.

- Tu vas mieux ? demanda-t-il doucement

Il n'obtint aucune réponse.

Le Survivant promenait son regard sur les objets insolites du directeur, mais ne semblait pas les voir.

Le cœur d'Allen se serra en le voyant tellement perdu dans son désespoir d'avoir perdu un être cher.

- Harry, pour Sirius… Je suis vraiment désolé…

Perdu dans ses sombres, pensées, Harry entendit vaguement la voix de l'exorciste s'adresser à lui.

Il avait mal.

Il voyait, revoyait et voyait encore et toujours la chute de son parrain. Il n'arrivait pas à réaliser qu'il ne le verrait plus jamais. Cela semblait pourtant inconcevable, il y a quelques heures encore, Sirius était en vie, il lui avait parlé, il avait ri.

Comment peut-on être autant en vie et la minute qui suit, cesser d'exister ?

Il se sentait vide.

Sirius et lui ne parleraient plus jamais, ne riraient plus jamais ensemble, ne se verraient plus jamais.

Sirius était mort.

Cette pensée brute frappa son cœur, aussi perçante qu'une flèche.

Il ne l'avait jamais autant réalisé.

Sirius était mort. Sirius était mort. Sirius était mort.

Si seulement il ne s'était pas rendu au ministère par sa faute…

Si seulement il n'avait pas combattu Bellatrix…

Si seulement il s'était décalé de quelques centimètres pour éviter le sortilège…

Si seulement quelqu'un avait pu le sauver…

Une image lui revint tout à coup en mémoire. Alors qu'il se trouvait avec Voldemort et Bellatrix dans l'atrium, lui-même avait été sauvé de ce sortilège, tiré par une lanière blanche juste à temps.

Voyant qu'Harry n'avait aucune réaction, Allen s'apprêta à lui tapoter légèrement l'épaule pour le faire revenir dans la réalité, mais il n'eut pas besoin de le faire.

De dos, Harry prit la parole :

- Attends une minute… Je viens d'y penser... Si tu m'as sauvé de Voldemort aussi facilement… Pourquoi n'as-tu pas sauvé Sirius ?

Surpris par cette brusque prise de parole, Allen ne comprit pas ce que voulait dire le Survivant.

Ce dernier se retourna lentement et l'exorciste remarqua qu'il avait les poings serrés.

- Pourquoi l'as-tu laissé mourir ?

Allen regarda sans comprendre les yeux de son ami s'emplir de haine :

- Pourquoi as-tu laissé mourir Sirius ?