Bonjour tout le monde ! Désolé de cet immonde retard! J'étais malade comme un chien… Je remercie les revieweurs qui se sont inquiétés de mon bien-être ^^!

Chapitre 40

On ne fuit jamais assez loin et on ne se fuit jamais assez longtemps ! Car toujours vous rejoint l'inadmissible.

Harry ne pouvait pas supporter ce parfum capricieux qui envahissait ses narines. Il ne pouvait pas supporter ce corps gracile aux courbes voluptueuses contre son corps. Il ne pouvait pas supporter de voir ses longs cheveux noirs. Il ne pouvait pas supporter que Cho soit aussi dans ses bras. Il entoura brusquement de ses mains les bras de la chinoise, la reculant efficacement de son corps. La jeune fille releva aussitôt des yeux brillants de larme sur lui.

-Que fais-tu ici? Demanda-t-il calmement.

Il aurait voulu crier ou s'enfuir en courant. Il devait se calmer… se contrôler… Cho ne lui avait rien fait. Il ne comprenait même pas pourquoi le contact de ce corps contre le sien lui donnait l'envie folle de se mettre à vomir. Elle ne lui avait rien fait. Ils s'étaient quittés en bons termes. Il n'y avait pas le moindre problème. Alors, pourquoi ne pouvait-il pas supporter sa vue? Il voulait partir. Il voulait partir. Il ne voulait plus jamais la revoir.

-Mon père est venu en ville pour affaire. Je voulais te voir… Je voulais tellement… tellement te voir.

Ses yeux brillaient de larmes. Ses yeux brillaient toujours de larmes. C'était ainsi qu'il l'avait vu pour la dernière fois. Avec ses grands yeux noirs humides qui le regardaient… Il ne voulait plus revoir ses yeux. Il ne voulait plus revoir ce visage. Il ne voulait plus…

-Il faut que nous parlions Harry… Il faut que nous…

-Je n'ai pas le temps aujourd'hui. L'interrompit rapidement le brun.

-Demain peut-être…

-Je suis occupé.

-Après-demain…

-Encore occupé.

Le visage de son ex petite-amie se déforma sous la douleur et il dut lutter férocement contre la nausée qui lui remontait à la gorge. La dernière fois qu'il l'avait revue… Elle avait une grimace similaire au visage… alors que le sang coulait sur sa joue… que ses yeux noirs étaient noyés de larmes… Et lui avait les mains pleines de sang… Il y avait du sang partout… Il y avait toujours du sang partout. Tout autour de lui. Remontant dans ses narines. Dans sa peau. Dans ses os. Le sang partout… Il recula d'un pas. Son parfum lui donnait des hauts le cœur. Tout en elle lui donnait des hauts le cœur.

-Je ne reste que pendant trois jours. Supplia la chinoise. Il faut que…

-C'est dommage. La prochaine fois, appelle avant de te déplacer pour rien.

Il s'assurerait de ne pas répondre au téléphone. La jeune fille se mordit la lèvre jusqu'au sang et il se tourna d'un bond vers Drago. Le blond les fixait tour à tour, semblant ignorer sur qui fixer son regard. Elle ne pouvait pas parler avec Drago. Il dut se faire violence pour ne pas se mettre à trembler. Il ne devait pas parler à Drago. Elle ne devait pas lui dire… Elle ne devait pas…

-Tout bien réfléchi, la nourriture est nulle ici, allons-nous-en.

Un gémissement de détresse s'échappa de la bouche de Cho et il l'ignora avec une facilité déconcertante. Drago ne devait pas lui parler. Drago ne devait pas lui parler. C'Était l'unique chose qui comptait pour le moment. Les yeux gris du blond plongèrent dans les siens, semblant fouiller son âme. Il détourna brusquement le regard. Drago ne devait pas le regarder dans les yeux. Pas pour le moment. Pas quand Cho était là.

-Harry… Souffla la jeune fille.

-Drago, allons-y. Je meurs de faim.

Le blond prenait trop de temps, bon sang! Il s'approcha alors de lui et le releva de sa chaise. Les yeux de Drago s'écarquillèrent, visiblement sous le choc. Il n'avait pas de temps à attendre. Il pouvait sentir le sang. Le sang partout. Il pouvait voir les yeux de Cho. Il ne les regardait pas, mais il pouvait les voir. Ses yeux qui le fixaient avec tellement de… tellement de… Son cœur se crispa férocement dans sa poitrine et il s'obligea à prendre une profonde respiration. Mauvaise idée. Son odeur lui envahissait les narines. Son odeur mêlée au sang. Toujours le sang. Sa main toujours enroulée autour du bras de Drago, il se mit à marcher vers la sortie. Il devait partir. Il devait sentir l'air pur dans ses narines. Il devait s'éloigner de l'odeur du sang. Il devait… Il fut interrompu par la main tremblante de Cho se posant sur son bras.

-Je t'en supplie. Murmura-t-elle. S'il te plait… Ne pars pas comme ça. Je suis désolé.

-Je n'ai rien à te pardonner Cho. Répliqua durement Harry. Je suis occupé aujourd'hui. Tu aurais du prévenir avant de venir me voir.

-J'ai besoin de te parler. Je n'arrête pas de penser à toi. Tu es important à mes yeux.

Un sourire amer se forma sur ses lèvres avant qu'il ne se dégage brusquement de son étreinte. Menteuse… Pourquoi mentait-elle ainsi? Avec ses yeux emplis de larmes… Le sang, la pluie et ses larmes… Quelqu'un essayait de le noyer… Il n'allait pas se laisser noyer.

-Nous sommes sortis ensemble lorsque nous avions 14 ans. Ce n'était qu'une amourette de jeunesse.

Il ne voulait pas regarder ses yeux. Il ne voulait pas la regarder voilà tout. Avant qu'elle ne puisse répliquer quoi que ce soit, il partit sans demander son reste, entraînant Drago derrière lui. Lorsqu'il fut arrivé à sa voiture, il fit un signe éloquent à Drago, lui indiquant de s'asseoir dans celle-ci, avant qu'il ne s'engouffre à son tour. Et si elle venait derrière eux? Et si elle l'empêchait de partir? Non. Elle ne pouvait pas l'empêcher de partir. Il était libre de faire ce qu'il lui plaisait. Il n'avait aucune attache dans ce monde. Il démarra silencieusement lorsque Drago rentra à son tour dans sa voiture. Pendant quelques minutes, il y eut un silence insoutenable entre eux. Pourquoi pouvait-il encore sentir son odeur, bordel! Pourquoi pouvait-il encore voir son regard? Il voulait tout oublier. Il voulait rire avec Drago et oublier ce moment de sa vie. Il aurait du s'en douter. Le bonheur n'était jamais éternel. Surtout avec lui.

-Qui était-ce? Demanda d'une voix blanche Drago.

-Mon ex.

-Ça je l'ai deviné.

-Cho Chang. Nous sommes sortis ensemble pendant un an.

Sa seule et unique relation de plus de deux semaines.

-Vous vous êtes quittés en mauvais termes?

-Non.

-Alors, pourquoi agissais-tu comme ça avec elle?

-Est-ce que nous jouons à se poser des milliers de question? Ça ne devrait pas être mon tour? Siffla Harry.

Il vit le corps de Drago se tendre alors que ses lèvres se serraient en une ligne mince. Merde… Venait-il de le blesser? Merde, merde, merde! Il ne voulait pas le blesser. Drago était bien la seule personne qu'il ne voulait pas blesser. Mais, il n'y avait rien à dire sur Cho. Son ex était le passé. Un passé qu'il tenait à oublier le plus vite possible d'ailleurs. Un passé couvert de sang… Non, il se trompait. Sa vie était couverte par l'odeur du sang.

-Nous sommes sortis ensemble, nous avons rompus et c'est tout.

Drago garda le silence, ses lèvres toujours pincées. Harry pouvait sentir une tension désagréable se créer entre eux. Il n'était pas censé avoir la moindre tension entre eux. Drago était important. Drago était… Drago était son soleil. Il ne pouvait pas se laisser vaincre par la pluie. Il se gara alors devant sa maison et posa délicatement sa main sur celle du blond, demandant silencieusement son attention. Après quelques secondes, celui-ci se tourna vers lui.

-Ce n'était qu'un amour de jeunesse. Rien d'important.

À sa grande surprise, les yeux de Drago se plissèrent dangereusement alors qu'il retirait vivement sa main de sous la sienne. Il… Il le repoussait. Sa respiration se bloqua dans sa poitrine alors qu'il écarquillait les yeux.

-Si tu ne veux pas me parler d'elle, tu en as le droit. Murmura le blond. Mais, ne me ment pas en me regardant droit dans les yeux.

Puis, le blond sortit précipitamment de sa voiture, partant aux pas de charge vers sa maison. Harry aurait du le suivre. Il aurait du le prendre dans ses bras et dire qu'il était désolé. Même s'il ne savait pas pourquoi il devait s'excuser. Drago venait de le repousser. Comme tout le monde. Comme tout le monde… Sa respiration se fit haletante alors qu'il s'appuyait sur le volant de sa voiture. Il était seul, pas vrai? Personne ne restait. Pourquoi ne comprenait-il donc pas ça? Pourquoi ne pouvait-il pas accepter une chose aussi simple? Pourquoi devait-il toujours laisser son cœur sans protection et ainsi laisser le soin à un nombre incalculable de gens le poignarder sans vergogne? N'apprendrait-il jamais? Ses mains se crispèrent sur son volant alors qu'il fermait les yeux. Drago l'avait repoussé. Il n'avait pas voulu qu'il le touche. Très bien. Très bien. Il ne le toucherait plus alors. Il y était habitué. Il était stupide. Il sortit alors de sa voiture et se dirigea vers sa maison. Dès qu'il pénétra dans celle-ci, son père apparut devant lui. Il l'aurait volontiers ignoré s'il ne se trouvait pas sur son chemin.

-Harry, ta mère revient demain.

Il lui lança un regard indifférent.

-Bravo pour elle.

Comment était-il censé réagir exactement? Il n'agissait pas comme un fils ordinaire. Il s'en fichait. Oh comme il s'en fichait… Il voulait aller dans sa chambre et dormir. Il voulait oublier… Il voulait tout oublier. Il voulait que son cœur cesse de lui faire mal. Peut-être était-ce trop demandé.

-Enlève-toi de mon chemin. Siffla-t-il à son père.

Celui-ci posa une main hésitante sur son épaule et il s'empressa de la repousser. Il ne voulait pas être touché. Surtout pas par lui. Il voulait aller dans sa chambre et dormir… encore et toujours…

-Nous avons besoin de parler Harry.

-Non, tu as besoin de parler. Pas moi.

-Nous avons besoin de parler.

-Ne prétends pas connaître mes désirs mieux que moi-même.

-Tu es mon fils.

-Et alors? Ça veut dire que tu as accompli l'exploit extrême d'éjaculer à l'intérieur de ma mère et de féconder son ovule. Ça ne veut pas dire que tu me connais.

Les yeux bruns de son père s'écarquillèrent visiblement abasourdi. Il n'en avait rien à faire. Il n'avait pas envie de l'entendre dire ses conneries dont il se fichait éperdument. Il voulait aller dormir.

-Harry… Je sais que nous avons besoin de parler. Il y a trop de non-dits entre nous.

Harry lui lança un regard venimeux en le voyant faire un mouvement pour s'approcher de lui. Il ne voulait pas être touché, bordel! Ne pouvait-il pas comprendre quelque chose d'aussi simple que cela? Son père sembla comprendre son message silencieux puisqu'il garda sagement ses mains le long de son corps.

-Harry…

-Tu veux parler à quelqu'un qui veut d'écouter? Demanda froidement Harry.

-Je veux parler à mon fils.

-Il y a un moyen pour que tu parles au deux.

Les yeux bruns de son père s'illuminèrent.

-Prend une photo de moi à 10 ans… Ensuite une photo de moi à 11 ans… Jusqu'à mes 15 ans… Et parle-leur. Dis-leur tout ce que tu as sur le cœur. Je suis convaincu qu'ils veulent d'écouter. Le moi de maintenant n'en a rien à foutre de ce que tu as à dire.

Cette fois-ci, il le bouscula sans ménagement et parti s'enfermer dans sa chambre. Voilà qui était mieux. Le silence… dans la plus parfaite des solitudes… Être seul était le seul moyen d'arrêter de souffrir. Il le comprenait parfaitement maintenant.

À suivre…