Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message de l'auteur : Désolé pour le retard, mais j'ai eu des examens durant la fin de semaine… Vive l'école lol!

Chapitre 46

Il pense à moi; je le vois; je le sens; je le sais.

Harry ne put s'empêcher de frissonner légèrement en marchant vers le parc où il savait pertinemment que Cho l'attendait. Enfin, si elle l'attendait réellement. Peut-être que la chinoise lui avait menti en lui disant qu'elle l'attendrait aussi longtemps qu'il le fallait. De toute façon, il s'en fichait. Ou bien peut-être qu'il ne s'en fichait. Drago aurait su ce qu'il ressentait. Drago… son regard se crispa férocement dans sa poitrine en se souvenant des yeux du blond. Pourquoi est-ce que Drago l'avait regardé comme ça? Pourquoi avait-il réagi comme ça? Est-ce qu'il avait fait quelque chose de mal? Comment pouvait-il réparer son erreur?

Non. Il ne pouvait pas penser à Drago pour l'instant. Il devait penser à Cho. Il devait savoir ce qu'il ressentait pour son ex petite-amie et non se laisser distraire en pensant à son ami. Mais, Drago était plus qu'un ami. Pouvait-il l'appeler son meilleur ami? Était-ce ça sa relation avec le blond? Ron avait été son ami le plus proche pendant des années, mais Drago était… Il était… Oh bordel! N'avait-il donc pas dit qu'il ne penserait pas au blond? Pas maintenant en tout cas… Il avait tout le temps de penser au blond. Toute sa vie. Si Drago restait assez longtemps pour… Merde, merde, merde!

Pourquoi ne pouvait-il pas s'empêcher à Drago? Juste pendant quelques minutes. Quelques secondes! Ne pas penser à ses yeux, à sa bouche, à son regard. Ne pas imaginer son sourire ou bien encore sa moue. N'importe quoi. Seulement quelques secondes de paix. Son regard se troubla en voyant le parc. Ce parc. Son parc. Leur parc à lui et à Cho. Il se dirigea silencieusement jusqu'à la fontaine et son cœur se serra douloureusement dans sa poitrine en voyant la jeune fille. Cho avait toujours été belle. À une époque, un seul regard d'elle réussissait à lui couper le souffle et à le faire sourire. Il l'avait… Il se secoua faiblement la tête et se dirigea vers la jeune fille à pas sourd.

Une part de lui voulait partir en courant et ne jamais se retourner. Mais, il ne pouvait pas continuer à lui faire éternellement, n'est-ce pas? Il vit Cho lever vivement les yeux dans sa direction. Il vit ses yeux bruns s'écarquiller avant qu'elle ne se mette à courir vers lui. Son parfum lui monta aussitôt dans les narines lorsqu'elle l'enlaça avec fougue. Il avait envie de la pousser. Violemment. Il se contenta de rester, les bras ballants, alors que Cho enfouissait sa tête contre son torse.

-Tu es venu… Tu es finalement venu… Bégaya-t-elle.

Qu'était-il censé répondre à cela? Aucun mot n'arrivait à sortir de sa gorge. Elle était trop serrée. Qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire qu'il vienne ou qu'il ne vienne pas? Il pouvait encore se souvenir de son regard apeuré; de ses mains tremblantes. Pourquoi voudrait-elle le voir? Pourquoi voudrait-elle lui parler? Cela n'avait pas le moindre sens. La Chinoise se détacha lentement de son torse, essuyant vivement ses joues couvertes de larmes.

-Pardon, je dois avoir l'air pathétique. Déclara-t-elle en souriant faiblement.

Elle avait toujours eu un beau sourire. Il se souvenait d'une époque où il aurait tout fait pour que ce sourire soit pointé dans sa direction. Et il l'avait vu quotidiennement pendant près d'un an. Jusqu'à ce qu'il la perde comme il perdait tout le monde.

-Pourquoi voulais-tu me voir? Demanda-t-il froidement.

Il ne comprenait pas son attitude envers elle. Il n'était pas fâché pourtant. Elle avait bien fait de s'éloigner de lui. Il lui avait fait peur. Il avait presque tué un homme pour se défouler. Il avait certainement eu l'allure d'un monstre. Pourtant… il voulait rester loin d'elle. Il ne voulait pas lui parler. Parce qu'elle lui avait fait mal? Parce qu'il lui avait fait mal? Putain qu'il n'en savait rien.

-Est-ce que tu te souviens de cette fontaine? Répliqua soudainement Cho, s'élançant vers celle-ci.

Harry la suivit calmement, regardant sans véritablement la voir la fontaine. Comment aurait-il pu oublier cette fontaine? Il s'agissait d'un lieu presque sacré pour eux. Peut-être aurait-il du parler au passé? Était-ce encore un lieu sacré pour lui?

-Je t'ai dit qu'aussi longtemps que l'eau de cette fontaine continuerait à couler, je continuerais à t'aimer.

Et l'eau coulait toujours, forte et puissante. L'eau n'avait jamais cessé de couler. Il sursauta violemment en sentant la main de Cho se poser sur la sienne. La Chinoise releva alors vers lui des yeux brillants alors qu'un sourire hésitant se formait sur ses lèvres.

-Tu t'en souviens… Tu t'en souviens encore…

Oui, il s'en souvenait. Il n'avait jamais dit à une autre fille qu'il l'aimait. Il n'avait jamais regardé une autre fille de cette façon. Pour ne plus jamais être blessé de cette manière. Pour ne plus jamais…

-Je suis tellement désolé Harry… Je suis vraiment désolé.

-De quoi? Demanda le brun.

-D'être partie. De t'avoir abandonné. Je t'aimais. Je t'aimais vraiment. Je n'arrête pas de voir dans mon sommeil tes yeux… Je ne voulais pas te faire de mal… Je n'ai jamais voulu… J'ai été une idiote. J'étais jeune et immature. Je savais que tu souffrais. Je savais que tu avais de la haine en toi, mais pas à ce point… Je ne savais pas comment réagir… Je… Je…

Cho se sentait coupable. Pourquoi se sentait-elle de cette façon? Elle n'avait rien fait! Elle avait eu une réaction normale et intelligente. N'importe qui serait partie en courant!

-Tout le monde aurait agi de la sorte. Fit-il remarquer.

-Je n'étais pas tout le monde! J'étais ta petite-amie. Celle qui t'aimait plus que tout au monde! J'étais censée rester à tes côtés. J'étais censée te soutenir dans ta douleur et non m'enfuir comme une lâche! Je t'ai laissé tout seul et je ne me le pardonnerais jamais.

Les larmes de son ex petite-amie tombaient sur ses mains, le brûlant presque. Il ne savait pas quoi dire. Il ne savait pas comment réagir. Elle se sentait coupable? Elle avait pensé à lui pendant toutes ses années? Elle… Soudainement, avant même qu'il ne donne un ordre concret à son cerveau, ses bras s'enroulèrent autour de Cho, la ramenant contre sa poitrine.

-Je suis désolé de t'avoir fait souffrir. Murmura-t-il contre ses cheveux. Ma seule consolation au moment de notre rupture était de savoir que tu allais bien. J'étais fâché contre toi… mais j'étais surtout en colère contre moi-même. J'aurais voulu être un homme digne de toi. J'aurais voulu que tu n'ais pas peur de moi.

Il plongea alors son regard dans celui de la jeune fille et sourit pour la première fois depuis qu'il l'avait revue.

-Je te pardonne. Souffla-t-il. Pardonne-moi toi aussi, s'il te plait.

Un sanglot s'échappa de la bouche de la Chinoise avant qu'elle ne prenne un brusque élan et que ses lèvres se plaquent contre les siennes. Harry aurait pu la repousser. Il aurait pu la serrer plus fort et explorer sa bouche de fond en comble. Pourtant, il ne fit que rester parfaitement immobile, ses bras toujours autour d'elle. La jeune fille se détacha lentement de lui avant de lever ses yeux dans sa direction.

-Tu ne m'aimes plus, n'est-ce pas? Demanda-t-elle doucement.

-Je t'ai aimé Cho, plus que je n'ai aimé aucune autre fille. Tu n'as plus besoin de t'inquiéter pour moi, je ne suis plus seul maintenant.

La Chinoise le fixa pendant quelques secondes avant d'hocher doucement la tête.

-Il semble spécial, beaucoup plus fort que moi. Déclara calmement la Chinoise.

Le sourire d'Harry redoubla. Pourquoi agir comme s'il ne savait pas pertinemment de qui parlait Cho?

-Il est plus fort que nous deux. Parfois il est fragile… mais, il est extraordinairement fort.

-Alors, c'est lui que tu aimes maintenant?

Les yeux d'Harry s'écarquillèrent avant qu'il n'hoche la tête. Oui, il aimait Drago. Il ignorait de quelle façon il aimait le blond. Mais, il savait qu'il l'aimait. N'était-ce pas suffisant? Cho lui caressa tendrement les joues avant de poser ses lèvres sur l'une d'entre-elle.

-Je ne t'oublierais jamais mon premier amour. Chuchota-t-elle.

-Moi non plus, mon premier amour.

Ils n'avaient pas besoin de se dire « au revoir ». Harry regarda Cho lui faire un signe de main avant de partir en courant. Ils n'avaient pas besoin de se dire « au revoir » pour la simple et bonne raison qu'ils se reverraient bien assez tôt. Et cette fois-ci, il serait heureux de la voir. Il posa doucement sa main contre son cœur et sourit. Il n'avait plus mal à la poitrine. Il se sentait… léger; libre pour la première fois de sa vie. Il n'y avait plus de haine en lui pour le moment. La haine était donc si lourde? Si pesante? Il n'avait jamais remarqué son poids avant d'en être débarrassé. Ne serait-il donc pas mieux s'il n'haïssait personne? Il eut la vague image de ses parents et il sentit son cœur se crisper. Non. Il n'allait pas penser à eux. Il était heureux. Il était libre, ne serait-ce que pendant quelques minutes. Il voulait savourer cet instant. Il voulait le savourer… et il voulait que Drago soit avec lui. Il ne voulait penser à rien. Il se releva brusquement et se mit à courir en direction de sa maison. Il voulait voir Drago sourire. Il voulait lui dire qu'il était libre maintenant. Libre de toutes les contraintes qui enchaînaient son âme normalement. Il rentra brusquement dans sa maison et monta directement dans la chambre de Drago. Le blond était assis devant sa toile, le regard étrangement vide. Ce ne fut que lorsqu'il se racla bruyamment la gorge que Drago sursauta violemment hors de sa transe et leva vers lui un regard hésitant. En deux pas, Harry se retrouva devant lui et le souleva de sa chaise afin de le serrer à l'étouffer. Seigneur que Drago sentait bon. Les mains du blond s'enroulèrent faiblement autour de sa nuque et il plongea ses yeux dans ceux de Drago.

-Je ne déteste plus Cho. Déclara-t-il d'emblée. C'est extraordinaire. Je ne me suis jamais senti comme ça. Comme si… la vie était belle.

Le visage de Drago se rembrunit, à sa grande surprise et le blond essaya vainement de se dégager de son étreinte.

-Toutes mes félicitations. Déclara-t-il glacialement. Lâche-moi.

-Qu'est-ce que tu as? Répliqua Harry, ses sourcils se fronçant. Tu étais celui qui voulait que j'aille la voir et maintenant tu fais la tête?

-Lâche-moi je t'ai dit.

-Non! C'est quoi ton problème? Je ne comprends rien.

-Tu ne comprends jamais rien! Lâche-moi!

Merde! Drago détruisait sa petite bulle de bonheur pour la remplacer par une rage presqu'incontrôlable. De quoi est-ce que le blond parlait? Pourquoi agissait-il de la sorte? Pourquoi ne comprenait-il rien? Pourquoi…

-Non! Je ne te lâcherai pas!

-Va retrouver ta petite-amie, allez faire des bébés et laissez moi tranquille!

-De quoi est-ce que tu parles? Cho n'est pas ma petite-amie! Nous nous sommes pardonnés, bordel! Nous nous sommes dit tout ce que nous avions sur le cœur et nous nous sommes pardonnés! Pourquoi est-ce que tu réagis comme ça? Ta réaction est démesurée et stupide! Pourquoi est-ce que tu me repousses de la sorte? Pourquoi est-ce que tu me repousses tout le temps? Si tu ne veux pas être avec moi, dis-le bordel! Tu me dis toujours d'être honnête et tu ne l'es jamais! Tu es…

Il fut brusquement interrompu dans sa tirade par les lèvres brûlantes de Drago se posant violemment sur les siennes.

À suivre…