Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message de l'auteur : Oh mon Dieu… désolé! Désolé! Et encore désolé! J'étais en pleine période de fin de session et j'avais tellement d'examens que je passais ma vie à la bibliothèque! Mais, maintenant j'ai fini l'école! Je suis libre! (Bon d'accord, je dois travailler, mais j'aurai bien plus de temps libre!)

Chapitre 49

La jalousie est un vilain défaut

Harry se réveilla avec un mal de cœur épouvantable. Pourquoi se sentait-il donc aussi mal aujourd'hui? Drago lui avait dit qu'il comprenait et il avait fait la paix avec Cho. Tout allait bien. Tout était même mieux que bien. Il aurait du se réjouir. La normalité était enfin de retour. Et même, il s'agissait d'une réalité améliorée. Il n'avait plus à haïr Cho. Il n'avait plus à se haïr pour ce qu'il lui avait fait. Il pouvait enfin respirer.

-Je suis amoureux de toi.

Une grimace explicite se forma sur son visage alors qu'il sortait de son lit. Drago ne comprenait rien. Il ne voyait rien. Il ne pouvait pas être amoureux de lui. Hors de question. Drago était confus. Et il devait admettre qu'il l'avait aidé à être dans cet état. Il n'aurait pas dû l'embrasser même pour s'excuser ou pour lui montrer son affection. Il n'aurait pas dû le prendre autant de fois dans ses bras. Il aurait dû le traiter comme il traitait Ron. Bien que sa relation avec Drago n'avait rien à voir avec celle qu'il entretenait avec le roux. Lui et Drago étaient… de la même famille voilà tout. Il ignorait à quoi devait ressembler une famille unie et aimante, mais il avait découvert au moins l'idée de ce sentiment en compagnie de Drago, alors tout allait bien. Tout devait bien aller. Il se dirigea rapidement jusqu'à la salle de bain et prit encore plus précipitamment sa douche. Il voulait parler à Drago. Il voulait s'assurer que tout allait bien. Dire une petite blague, lui caresser tendrement les cheveux, regarder ses joues se voiler de rouge… Ce n'était pas interdit non? Il pouvait encore faire ça, n'est-ce pas? Ces gestes n'allaient pas porter à confusion? Il s'habilla le plus vite possible et sortit de la salle de bain, bien décidé à cogner à la porte de Drago et lui envoyer un grand sourire. Son cœur se figea douloureusement dans sa poitrine en voyant que la chambre de Drago était vide. Ses poings se crispèrent à ses côtés alors qu'il s'obligeait à prendre une grande respiration. Drago était confus. Il était peut-être même mal à l'aise. C'était normal qu'il veuille l'éviter. Cela ne voulait pas dire qu'il allait l'abandonner et disparaitre de sa vie. Alors pourquoi avait-il donc envie de vomir?

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La première chose qu'Harry fit en arrivant à l'école fut de chercher désespérément Drago. Il n'était pas là. Pourquoi n'était-il pas là? Il ne l'avait pas vu ce matin, bon sang! Cela voulait dire qu'il était à l'école en avance non? Pourquoi ne se trouvait-il pas dans son cours? Il aurait dû être là. Il aurait dû être là. Son cœur battait à la chamade dans sa poitrine. Peut-être se trouvait-il à l'hôpital avec sa mère? Oui… bien évidemment qu'il se trouvait là. Il avait besoin de discuter avec quelqu'un de ses sentiments. Sa mère était la meilleure solution. Il le verrait ce soir. Il n'y avait pas le moindre problème. Il n'allait pas sortir en courant de sa classe et aller à l'hôpital. Il devait respecter les sentiments de Drago. Le blond le lui avait dit non? Qu'il n'allait pas l'abandonner. Il n'avait aucune raison de s'inquiéter. Drago n'allait pas partir. Il allait rester avec lui et tout allait redevenir comme avant. D'accord… tout allait bien… tout allait bien…

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Harry n'avait jamais vu une journée passée aussi lentement de toute sa vie. Il pouvait sentir l'énergie courir en lui. Il ne voulait pas frapper quelqu'un. Non… il voulait retrouver Drago. Être sur que Drago était encore là, dans ce monde. Il devait s'assurer que le blond ne partirait nulle part. Il ne pouvait pas disparaître. Qu'allait-il donc devenir si Drago disparaissait? Une main puissante se posa soudainement sur son épaule, le faisant violemment sursauter.

-Qu'est-ce qu'il y a? Demanda Ron en fronçant les sourcils.

-Rien, je dois y aller.

Avant que son meilleur ami ne puisse ouvrir, de nouveau, la bouche, Harry était déjà parti vers sa voiture. Il ne voulait pas parler à Ron. Il ne voulait pas rester une seule seconde de plus ici. Il était près de 4 heures de l'après-midi, Drago devait être revenu. Il devait être là. Il avait la certitude qu'il était là. Et s'il n'était pas là…. Et bien il devait être à l'hôpital. Il était forcément quelque part. N'importe où. Et Harry allait le retrouver. Même s'il devait passer sa vie à le chercher, il allait le retrouver. Il en avait la certitude. Il pénétra en trompe dans sa maison et se figea brusquement en voyant des souliers de femme devant la porte. Il connaissait très bien ces petits souliers. Très bien même. Sa respiration se coinça brusquement dans sa gorge alors que son père descendait les marches d'escalier. Non, il n'avait pas le temps de penser à elle. Il n'avait pas le temps de se demander comment il allait faire pour lui parler. Il ne voulait pas lui parler. Il ne voulait pas la voir.

-Ta mère est ici. Déclara doucement son père.

Harry se contenta de l'ignorer et se mit à monter les marches d'escalier. Il n'avait pas le temps de penser à elle. Même s'il pouvait sentir l'odeur du sang dans ses narines. Même si tout semblait étrangement rouge. Il n'avait pas le temps. Il n'avait pas le temps. Drago. Drago. Drago. Drago. Il fallait qu'il le retrouve. Coûte que coûte. Pourquoi ressentait-il ce sentiment d'urgence? Drago ne pouvait pas être bien loin, pas vrai? Il était toujours ici. Avec lui. Drago n'allait pas disparaître alors pourquoi… pourquoi… Il ouvrit violemment la porte de la chambre du blond et faillit s'écrouler sur le sol tant son soulagement était grand. Avant même que Drago ne puisse dire quoi que ce soit, il se dirigea vers lui et l'enlaça de toutes ses forces. Il était là. Il était là. Tout allait bien maintenant. C'était son odeur. C'était sa peau. C'était lui. Il pouvait supporter le retour de sa mère. Il pouvait supporter l'odeur du sang tant qu'il sentait l'odeur de la peau du blond. Tout allait bien.

-Qu'est-ce qu'il y a? Demanda Drago.

Il pouvait entendre la pointe d'inquiétude dans la voix du blond et celle-ci le fit sourire d'extase. Tout allait bien. Tout était redevenu comme avant. Drago avait parlé avec sa mère et maintenant il comprenait que ses sentiments n'étaient pas amoureux. Il comprenait qu'ils pouvaient revenir à leur ancienne relation sans que cela paraisse romantique ou amoureux… Il était là…

-J'ai failli croire que tu avais disparu. Murmura-t-il.

Il avait essayé avec désespoir de ne pas croire cela. Il avait essayé d'agir comme s'il avait confiance en l'amour de Drago pour lui. Mais, il ne savait pas comment faire… Seigneur, qu'il ne savait pas comment faire. Ses bras se crispèrent un peu plus autour du corps menu de Drago et il faillit hurler de joie en sentant le blond retourner son étreinte.

-Es-tu stupide? Souffla le blond. Où serais-je parti? Au Tibet?

-Oui, je suis stupide. Un crétin. Tout ce que tu veux.

Après quelques minutes, il accepta de libérer Drago de son étreinte et lui lança un grand sourire. Puis, soudainement il laissa son regard descendre sur les vêtements du blond et il sentit sa salive se coincer dans sa gorge. Le blond portait un pantalon noir moulant et ses jambes semblaient si longues… Pourquoi n'arrivait-il plus à respirer?

-Où est-ce que tu vas? Couina-t-il misérablement. Est-ce que tu veux que je t'emmène?

Il arrivait encore à former des phrases complètes. Magnifique. Drago portait une chemise blanche, elle aussi assez moulante, et ses pantalons… Mon Dieu, ses pantalons… Il ne pouvait pas regarder les jambes du blond sans avoir des mauvaises pensées. Des pensées qu'il s'était promis de ne plus avoir. Mais, bon sang! Il pouvait parier toute sa fortune que les fesses de Drago devaient avoir l'air… Oh bordel…

-Non merci. Il va venir me chercher. Répliqua paisiblement Drago.

-Il? Répéta stupidement Harry.

Le blond hocha lentement la tête avant de prendre son eau de Cologne et d'en appliquer sur lui. Drago se mettait de l'eau de Cologne. Pourquoi faisait-il donc une chose pareille? Il devait se calmer. Il devait se calmer. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.

-Qui est-il? Poursuivit-il d'une voix qu'il espérait sereine.

-Un type que j'ai rencontré aujourd'hui à l'hôpital. Il venait visiter son père. Il est vraiment gentil. Je suis convaincu que tu l'adorerais.

Non, il en doutait fort. Surtout lorsqu'il éprouvait le désir soudain d'aller trouver cet enfoiré et de lui arracher la tête.

-Tu ne peux pas sortir avec un type que tu connais à peine. Grogna-t-il. Il peut être dangereux.

-Calme-toi. Nous allons dans un lieu public.

-Tu ne sais pas ce qui pourrait arriver dans sa voiture. Répliqua vertement Harry.

-Nous y allons à pied. Tout ira bien.

Drago se jeta un regard critique dans le miroir avant d'arranger ses cheveux. Il avait l'air nerveux et fébrile. Il avait l'air… Il avait l'air… Harry se saisit brusquement des bras du blond et le tourna violemment vers lui. Ce n'était pas possible. Ce n'était pas possible.

-Tu ne peux pas y aller! S'exclama-t-il.

-Pourquoi? Siffla Drago en plissant les yeux. Tu l'as dit toi-même. Je n'ai pas d'expérience. Je ne sais pas faire la différence entre l'amitié et l'amour. Je dois donc m'ouvrir aux autres. C'est toi qui me l'as dit!

-Oui, t'ouvrir aux autres! Pas sortir avec le premier connard que tu croises!

-Ce n'est pas un « connard »! Tu ne le connais même pas!

-Tu n'y vas pas!

-Qui va m'en empêcher?

Harry avait envie d'hurler qu'il allait l'en empêcher. Il était hors de question qu'il sorte avec un autre homme. Et si ce type l'embrassait? Et s'il lui caressait les cheveux et lui prenait la main? Et s'il le faisait rougir? Non, non et non!

-Moi! Hurla-t-il.

-Pourquoi voudrais-tu m'en empêcher! Vociféra Drago. Pourquoi agis-tu comme ça! Tu m'as dit que je n'y connaissais rien! Tu m'as dit que je n'étais pas amoureux de toi! Alors, ferme-là!

Le brun s'apprêtait à hurler un bon coup lorsque Drago lui assena un violent coup de poing au ventre qui le fit se plier en deux. Avant qu'il ne puisse reprendre son souffle, Drago était déjà parti de la chambre en courant. Non! Il devait courir après lui! Il ne pouvait pas le laisser partir de la sorte! Mais, merde! Son ventre le faisait souffrir et il n'arrivait toujours pas à respirer convenablement! Non, non et non! Qu'allait-il faire bordel de merde!

À suivre…